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2 février 2016 2 02 /02 /février /2016 17:28

1789, pendant ce temps en Europe ça bouge et la marche en avant de la Démocratie ne pourra s’arrêter. La Suisse sous influence, devra parois subir le pouvoir étranger, sans capacité à le repousser, d’autrefois ébloui par les lumières du miroir aux alouettes, être aveugle au destin. Le canton de Vaud sous la domination Bernoise, essayera sa révolution, ruera dans les brancards, sans vraiment être dans un total succès. C’est plus l’environnement global du canton dans la Suisse et la Suisse dans l’Europe, qui firent avancer les choses, jusqu’au Congrès de Vienne.

La Fête de 1791

Pour la première fois, à la Fête du 16 août 1791, la déesse Cérès fut représentée par une jeune fille, portée sur un gracieux palanquin.

[La Révolution Française aurai-t-elle influencé ce changement, puisque la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, n’est publiée qu’en septembre de la même année ?]

Une généreuse citadines, Mme Grenier-De Lom, fit cadeau de la robe de la déesse.

A remarquer que les attributs, même certains costumes, appartenant à l’Abbaye, étaient déposés chez un des membres du Conseil. Inventaire était dressé, et le dépositaire devait trouver deux cautions responsables.

Une heureuse innovation fut introduite, cette même année 1791, par

La création d’une caisse destinée à constituer un « Fonds » où seraient puisées les primes décernées aux vignerons les plus méritants.

Des dons, parfois importants, l’alimentèrent.

C’est dans une réunion des Conseils du 16 juillet 1791 que la bravade fut fixée sur le 16 août. Le procès-verbal ajoute :

Il a été décidé qu’on publiera la parade le 2 août avec des joueurs d’instruments.

Pour donner une idée de l’envergure prise par l’avant-dernière fête du XVIIIe siècle, reproduisons ces quelques observations faites par un spectateur, présent le 16 août 1791 :

Le spectacle était vraiment curieux et à la fois magnifique. Rien de plus vif et de plus plaisant que les danses, entre autres des bacchantes et des faunes. Les premières étaient, comme les autres, des hommes, mais si bien habillés en femmes que chacun y a été trompé. La prêtresse de Bacchus, savoir M. Tardan fils, a fait récitation, chant et il danse merveilleusement bien. Chaque troupe de vignerons et vigneronnes, de jardiniers et jardinières, d’effeuilleuses, etc., etc., a rempli son rôle au parfait. Nous nous sommes délectés les yeux et les oreilles. Il y a eu, à commencer de la Placette, devant la Maison de Ville, jusqu’à quinze représentations qui ont duré de sept heures du matin à quatre heures de l’après-midi sans interruption. Et quand les acteurs, au nombre de plus de deux cents, se sont mis, Derrière-l’Aile, à une table d’autant de couverts, le repas était délicieux à voir. C’est du jardin du Lieutenant Baillival, M. Couvreu, que nous avons regardé.

Les visiteurs étrangers ont été en admiration.

[A chaque fois que je lis dans un texte ancien, avant le milieu du XXe siècle, le mot « étranger » semble très souvent désigner tous ceux qui ne sont du coin ; c’est-à-dire dans ce cas et les autres fois, « Les visiteurs étrangers ont été en admiration », désignent possiblement des Genevois ou des Fribourgeois et autant de Français ou Savoyards par exemple.]

1791, les Conseillers

1791, les Conseillers

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1 février 2016 1 01 /02 /février /2016 17:51

La Fête des Vignerons

Imaginons qu’un de nos aïeux ait laissé un témoignage écrit de ce qu’il vit, à Vevey, le 7 juillet 1730. Il aurait sûrement donné la composition de la bravade qui, cette année-là, parcourut joyeusement la ville pour se rendre au pré Falconnet : drapeau en tête, hoqueton, membres du Conseil, marmousets, suivis des vignerons et vigneronnes chantant et même dansant avec entrain. Notre aïeul aurait ajouté que la population avait joyeusement acclamé les vignerons, et – détail puisé dans le registre – il aurait signalé une innovation très goûtée : l’adjonction de Bacchus, joli jeune homme hissé sur un tonnelet et porté sur un brancard à dos d’hommes.

Notre aïeul-correspondant aurait, quelques années après, signalé que la bravade ne se ferait plus que tous les trois ans (dès 1741), et que le repas rassemblait toujours plus de travailleurs de la vigne. Le cortège s’amplifiait, attirant déjà de nombreux curieux venus des environs. Il aurait relevé aussi qu’outre les instruments aratoires, brantes, seilles, etc., on y vit paraître la « bossette ».

Une bossette

Une bossette

Un peu plus tard, Bacchus n’y figura plus seul. En effet, à la bravade du 2 août 1747, un gros garçon boucher du nom de Louis Richard représenta, en robe courte, genre tutu, la déesse Cérès, et parada majestueusement à cheval… Le jeune figurant fit entendre, au repas, un compliment qui se terminait par ces mots :

Ces peuples (de l’antiquité : Grecs, Romains) qui ont fait trembler l’Univers, ayant cru que Bacchus était le dieu du vin pour avoir enseigné aux hommes à planter la vigne, et Cérès – que j’ai l’honneur de représenter – la déesse des blés pour leur avoir appris l’agriculture, célébraient toutes les années des fêtes en leur honneur.

On constate ainsi qu’en 1747 la bravade a pris assez d’importance pour qu’elle ait le caractère d’une fête populaire, et qu’il est fait à ce moment-là un rapprochement avec les fêtes antiques. Mais il y a lieu de bien spécifier que le rapprochement n’est admissible qu’en ce qui concerne l’apparat et non le motif. Les anciens peuples fêtaient les divinités païennes, tandis que les dirigeants de l’Abbaye dite de Saint-Urbain, eux, voulaient glorifier le travail de la terre, particulièrement celui de la vigne. L’apparition de Bacchus et Cérès, dans la bravade, a donné, l’auteur du compliment adressé aux membres du Conseil en 1747, l’occasion de rappeler que les peuples de l’Antiquité, tout en honorant et vénérant les faux dieux et déesses d’alors, regardaient l’agriculture comme la plus noble de toutes les occupations et vivaient à la campagne, au milieu de leurs troupeaux, ainsi qu’il est dit dans le compliment.

de Rubens, Cérès, Bacchus et Vénus

de Rubens, Cérès, Bacchus et Vénus

Le rapprochement, sous cette forme, a sa raison d’être. Les dignitaires de l’Abbaye sont comparés à ceux qui, dans l’Antiquité, encourageaient l’agriculture, mais pas à ceux qui fêtaient et adoraient les faux dieux. Si, avant l’ère chrétienne, les organisateurs de solennités mettaient Bacchus, Cérès, Palès en première ligne dans leur programme, nos prédécesseurs – entre autres ceux du XVIIIe siècle – ont renversé les rôles : honorer, glorifier les travaux de la terre d’abord, et, pour le plaisir des yeux, pour agrémenter le cortège, laisser figurer le dieu du vin, la déesse des blés et, plus tard, la déesse du printemps, avec leurs suites colorées.

La Fête des Vignerons – comme l’envisageaient nos aïeux et comme l’a dit un éminent littérateur – est et reste « un hymne grandiose de reconnaissance à la gloire du Créateur ».

Et la Fête des Vignerons est – souvenons-nous-en ! – une création et pas une imitation !

L’importance et l’apparat donnés au cortège demandant plus de temps aux organisateurs, il fut décidé, comme nous l’avons dit, que les bravades n’auraient lieu que tous les trois ans. Et déjà la trompette de la renommée lançait son appel au-delà du territoire veveysan, faisant accourir, le jour de la bravade, des spectateurs venus de loin à pieds, à cheval ou en char.

En feuilletant les registres qui succédèrent à celui de 1647, nous relevons des renseignements permettant de suivre l’évolution de la Fête et son prodigieux développement.

Dans la séance du 29 juillet 1750, les Conseils, décidèrent que:

L’assemblée générale serait convoquée pour le 5 août. Tous les membres sont invités à s’y rencontrer sur la petite place, en uniforme et armes ordinaires, dans la propreté convenable et sans autres différences ni distinction que celles que les Règlements peuvent permettre.

Et voilà encore une indication intéressante :

Ce qui sera publié, pour la conduite d’un chacun, à Vevey, le 30 juillet 1750.

Ainsi, nous constatons qu’en 1750 déjà fut instituée cette « publication », petite cérémonie perpétuée à travers les âges, au cours de laquelle on proclamait officiellement la célébration de la Fête tel jour fixé par les Conseils. La publication fut avancée par la suite et eut lieu au mois de mai.

Nous constatons aussi qu’une assemblée générale précédait toujours la bravade.

Les membres du Conseil arborèrent, dès 1750 déjà, un habit vert, culotte blanche, chapeau de paille orné de la grappe de raisin, un baril en sautoir et à la main un bâton, surmonté d’une serpette. M. l’abbé était en habit violet, armé de sa crosse. Les membres de l’Abbaye, en culotte blanche, chapeau de paille, portaient aussi le baril en sautoir.

Dans un procès-verbal de 1765, nous lisons que :

La parade du 10 juillet fut la plus belle, la plus brillante, la plus nombreuse qui se soit vue jusqu’alors, à la grande satisfaction des spectateurs du lieu et de l’étranger.

Des chars assez décoratifs furent peu à peu adjoints au cortège : ceux de Noé, des tonneliers, etc. L’apparition de Cérès avait tout naturellement provoqué la venue d’un groupe de moissonneurs et moissonneuses portant des épis de blé ou une faucille.

En 1778 apparurent grands-prêtres et grandes-prêtresses accompagnés de canéphores, bacchantes et d’un groupe de faunes.

La conséquence de l’ampleur prise par le cortège fut que la Fête, prévue pour 1781, n’eut lieu qu’en 1783, et la suivante, prévue pour 1789, fut renvoyée en 1791.

Dès 1783 la bravade devait, en principe, s’organiser tous les six ans. Ceci provoqua, naturellement, une modification pour ce qui concerne la distribution des récompenses. Celle-ci eut lieu à époques plus rapprochées – dans la règle trois ans – tandis que la grande journée de réjouissances prenait des proportions rendant impossibles son organisation à trop courte distance.

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30 janvier 2016 6 30 /01 /janvier /2016 17:53

Le « germe » de la Fête des Vignerons

Le secrétaire s’abstient de mentionner chaque année la promenade (devenue plus tard bravade, puis parade) ainsi que ce qui se passait à la collation. Toutefois la liste des libéralités de généreux donateurs atteste que l’agape ne devait manquer de rien. Ce qui est minuté, ce sont surtout les ordonnances en ce qui concerne les visites, les agrégations appelées immatriculations, la gestion des biens de l’Abbaye, les amendes, etc.

Sous la date du 28 juillet 1673 il est mentionné : Promenade et repas pris sous les arbres du pré Falconnet.

Nous voilà fixés sur un nouveau point du programme : c’est un repas qui est alors offert aux vignerons. Et, en 1700, il est minuté que le Conseil décide que l’assemblée générale prendra part à un souper modéré et qu’en cas qu’ils n’y ait pas assez de content (argent comptant) chacun du Général contribuera pour 4 batz, et que la bravade se fera à 2 heures.

La journée de réjouissances prend dès lors une modeste mais progressive ampleur, et le secrétaire a dû être tout fier de minuter que le 28 juin 1706, M. le Bailly S. Wurstemberger assista, pour la première fois, au repas. Cette innovation contribua à augmenter considérablement le nombre des membres, dont plusieurs étaient étrangers à la culture de la vigne.

Et, tout naturellement, la bravade prit plus d’importance. Au cortège, les vignerons portaient leurs outils sur l’épaule ou la brante au dos, et bientôt les vigneronnes les accompagnèrent, n’oubliant sans doute pas leurs seilles. Puis vinrent s’incorporer les marmousets, jeunes porteurs d’attributs. Ces derniers consistèrent en premier lieu en petites statuettes fixées sur des bâtons et figurant un Saint-Urbain, un Bacchus, une Charité, un Ours, etc., en plâtre peint, lesquels sont précieusement conservés au Musée Jenisch (salles du Vieux-Vevey).

Fête des Vignerons [2]

L’honneur de porter le drapeau se disputait et s’adjugeait au plus offrant. On lit que, à l’occasion de la parade du 18 juillet 1727, le Conseil ayant constaté que le port du drapeau n’ayant pas atteint le chiffre voulu, il décide de ne pas ratifier l’enchère et fera porter le drapeau gratis par le fils du procureur de la Société.

[L’honneur se payait donc]

En parcourant les rues de la ville, ces braves travailleurs chantaient des airs de chez nous, en patois ; plus tard, des danses agrémentèrent la manifestation.

C’est le moment d’attirer l’attention sur le développement de ce que nous avons appelé le germe de la Fête des Vignerons. Comme on va le voir, ce germe, planté en bonne terre vaudoise, va se développer grâce à toute la compréhension, tout l’empressement, le zèle et l’abnégation d’une population appelée à contribuer à la réussite de cette journée de réjouissances – nous le répétons – en une solennité grandiose.

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29 janvier 2016 5 29 /01 /janvier /2016 18:10

La Confrérie des Vignerons, née « Abbaye de Saint-Urbain »

Le grand intérêt porté aux travailleurs de la vigne par de hauts personnages a, incontestablement, beaucoup contribué à l’extension de sa culture dans notre pays. Et, comme nous le disons, ce sont ces dits personnages qui créèrent l’Abbaye de l’Agriculture dite de Saint-Urbain.

A l’époque à laquelle se reporte l’existence de notre Abbaye il y avait chez nous des Corporations, associations d’artisans ayant pour but la défense de leurs intérêts communs. Il y eut aussi des corporations d’agriculteurs, et l’Abbaye veveysanne rentrait dans cette catégorie. Il en exista d’autres sans doute, mais, malgré nos recherches, nous n’avons trouvé nulle trace d’un groupement du même genre dans notre pays.

Saluons donc bien bas la vénérable Abbaye veveysanne, apprécions comme il convient son extraordinaire longévité, et applaudissons au fait que, de nos jours, elle remplit encore son utile mission sous la dénomination plus explicite de Confrérie des Vignerons. [En 1969, année de la publication du livre, il y avait encore une grande estime pour cette fête. Qu’en est-il aujourd’hui, en 2015 ?]

Ayant toujours sous les yeux les documents extraits des archives, suivons maintenant la marche progressive de notre Confrérie à travers les âges, et nous verrons comment est née la Fête de Vignerons, solennité unique au monde, qui devint – avouons-le sans vanité – la plus grandiose de nos fêtes nationales.

C’est l’Abbé Chrétien Montet qui fit hommage, en 1647, à l’Abbaye de l’Agriculture de Vevey dite de Saint-Urbain du vénérable registre mentionné.

La première inscription nous apprend que l’Abbé fait présent de ce livre pour dans iceluy enregistrer, minuter et annoter les choses et faicts qui se passeront en dicte Abbaye, pour servir de mémoire à l’advenir.

Ce titre d’abbé a été conservé au président de la Confrérie jusqu’à nos jours. Il a une saveur archaïque qu’il serait malheureux de modifier.

En ce bon vieux temps, les qualifications d’Abbé, Abbaye, de Confrérie s’appliquaient non seulement aux congrégations religieuses, mais aussi à d’autres sociétés civiles et même militaires.

La vénérable Abbaye était donc, en 1647, déjà agissante et constituée selon des règles qui prouvaient qu’elle avait une expérience des hommes et des choses qui ne s’acquièrent qu’au cours de nombreuses années. Le secrétaire a minuté qu’elle avait une trentaine de membres et que sa devise était « Ora et Labora » (Prie et travaille), noble sentence figurant aujourd’hui encore dans les armes de la Confrérie des Vignerons.

Une nouvelle preuve de cette organisation bien assise, c’est la justification de ceux qui ont contribué en dicte année, tant en vin qu’en argent, laquelle justification consiste en une longue liste de donateurs et se termine par un « Sommarum » accusant un total de : Vin, onze setiers et 9 pots, et argent, 7 L. C’était sous cette forme que les adhérents payaient leurs cotisations, ressources qu’alimentaient encore les amendes. Si un vigneron négligeait trop son parchet, le Conseil y envoyait des travailleurs et s’appropriait la récolte de l’année. [Et pour ceux qui n’étaient pas membre de la Confrérie ?]

La large part faite aux dons en liquide laisse entendre que ce vin devait servir à bien désaltérer les braves vignerons convoqués, à cette époque-là, à une réunion dont nous ne connaissons pas le programme. Mais, à une distance assez rapprochée, soit en 1651, le registre nous apprend qu’en date du 28 juin 1651 la Confrérie de Saint-Urbain ordonne que l’on fera la pourminade (promenade) jusqu’au pré du sieur Falconnet et par la ville. Une autre inscription porte que la visitte des vignes s’est faicte en bon ordre.

Nous voilà renseignés sur deux points précis : la visite des vignes était déjà instituée au XVIIe siècle, et une promenade à travers la ville conduisait, un jour déterminé, les participants au pré Falconnet (propriété actuellement occupée par la promenade du Rivage et qui aboutissait au lac par une grève). Là, il est certain que le vin était largement versé, qu’il était probablement accompagné d’une collation, et que l’on fêtait les vignerons les plus méritants.

Le précieux registre nous apprend encore que les adhérents, appelés Frères, étaient dirigés par un Conseil de douze membres, un Rière-Conseil chargé du contrôle de la gestion, et un Conseil de police. Le secrétaire désigne le président : Reverendissime ou Sa Révérence Seigneur Abbé ; le trésorier a le nom de Connétable et l’huissier celui de Héraut, devenu Hoqueton.

N’est-il pas intéressant de constater qu’à travers plus de trois siècles, la vénérable Abbaye a conservé, sinon son titre, tout au moins les bases de son organisation, savoir : visites des vignes et récompenses aux vignerons accompagnées d’une journée de réjouissances. Cette dernière, par la suite, a pris plus d’importance et d’apparat.

Fête des Vignerons
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28 janvier 2016 4 28 /01 /janvier /2016 18:25

Arrestations

En 1919, la police de sûreté a opéré 716 arrestations (962 en 1918) savoir :

a) Sous mandat d’arrêt ou d’amener, 407.

b) Arrestations spontanées, 309, suivant détail ci-après :

Allures suspectes, défaut de papiers, 3.

Atteinte à la sécurité de l’Etat, 3.

Condamné, 1.

Désertion, 2.

Extradition, 3.

Evadés de prison, 5.

Injures, 1.

Rapatriement, 1.

Abus de confiance, 8.

Escroqueries, 18.

Faux et usage de faux, 2.

Homicide, 2.

Complicité d’homicide, 1.

Infanticide, 1.

Adultère, 5.

Attentat aux mœurs, 1.

Détournement de mineur, 2.

Abandon de famille, 2.

Prévenus de vols, 202.

Vol à l’entôlage, 9.

Complicité de vol, 8.

Soupçonné de vol, 4.

Recel, 11.

Donc, avec 202 prévenus de vols, c’est le délit le plus courant. Ajoutons les 8 complices de vol et même les 4 soupçonné de vol, soit 214 voleurs !

Quant aux 9 vols à l’entôlage, sont le fait de prostituées qui dans leurs activités ont commis quelques larcins au détriment de leurs clients.

Que penser de l’énoncé : « Allures suspectes», le délit de faciès est toujours d’actualité.

Sinon, rien d’extraordinaire pour l’époque, même l’atteinte à la sécurité de l’Etat était monnaie courante.

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Published by G.Tell - dans curiosités
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27 janvier 2016 3 27 /01 /janvier /2016 17:13

Alors personne n’a trouvé ou répondu en laissant un commentaire aux énigmes ci-dessous !

La première énigme, la réponse est le « R »

Énigmes

La deuxième énigme, la réponse est la « bière » (cercueil)

Énigmes

La troisième énigme, la réponse est « votre nom »

Énigmes
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Published by G.Tell - dans humour
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26 janvier 2016 2 26 /01 /janvier /2016 16:44

Fribourg

Pour 4 personnes : 4-6 douzaines de cuisses de grenouilles ; 3 dl de lait ; 1 dl de crème ; 2 c. à soupe de farine ; 2-3 échalotes ; 125 g de beurre : 0,5 dl d’absinthe (ou apéritif anisé) ; persil, ciboulette ; 2 gousses d’ail ; ½ citron ; sel et poivre.

Préparation

Faites tremper les cuisses dans le lait et la crème pendant 1 heure au moins. Épongez-les et farinez-les légèrement.

Dans une poêle, faites revenir les échalotes finement hachées dans 100 g de beurre, à feu très doux, sans leur laisser prendre couleur. Versez ensuite le beurre de cuisson, sans les échalotes, dans une autre poêle à frire et faites-y revenir les cuisses à feu vif. Lorsqu’elles sont bien dorées de toutes parts, arrosez-les avec l’absinthe et flambez.

Gardez-les au chaud sur un plat de service et parsemez-les de persil et de ciboulette finement hachés. Salez et poivrez. Ajoutez l’ail pressé et le reste du beurre dans la poêle contenant les échalotes. Chauffez doucement et arrosez de jus de citron. Faites mousser, puis versez sur les cuisses de grenouilles.

Passez à table !

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25 janvier 2016 1 25 /01 /janvier /2016 17:45

Au moment de la guerre de Crimée (1853-1854), les troupes françaises commandées par le général Pélissier, dans les rangs desquelles combattaient de nombreux Suisses, étaient stoppées devant Sébastopol. La ville était défendue par l’artillerie lourde du « Fort Malakoff ». Après 14 mois de siège, le fort tombait et la guerre était terminée. Le général Pélissier reçut le titre de duc de Malakoff. Rentrés au pays – pour plusieurs soldats, c’était La Côte vaudoise – et les habitudes militaires ne se perdant pas si vite, les hommes de Pélissier continuèrent à se réunir régulièrement, à déguster des croûtes au fromage faites à la grande friture. C’est alors qu’ils auraient baptisé, en l’honneur de leur chef, cette croûte crémeuse « Malakoff »…

Sébastopol

Sébastopol

La recette

Pour 4 personnes : 600 g de fromage (gruyère ou Jura) ; 1 gousse d’ail (facultatif) ; 3 ou 4 œufs selon grandeur ; 5 cl de lait. Poivre blanc ou Cayenne. Sel si le fromage a peu de goût, 3 cuillers à soupe de farine.

Mêlez la farine, le fromage râpé et travaillez cette masse avec les œufs. Ajoutez ensuite l’ail, le lait et les épices. Lorsque l’appareil forme un tout bien homogène, divisez-le en portions que vous placerez sur des tranches de pain, en formant un dôme bien lisse. Le « lissé » de cette surface empêchera l’huile de pénétrer dans la masse.

Plongez vos beignets dans une grande friture chauffée entre 180 et 190° et laissez-les cuire pendant 5 à 6 minutes jusqu’à belle coloration.

Épongez-les sur un papier absorbant et servez bien chaud.

Pendant toute la durée de mon service militaire, école de recrues et cours de répétitions, on a souvent mangé des croûtes au fromage ainsi préparées, sans jamais les appeler Malakoff. Mais toujours servi avec une bonne salade d’hiver, comme la scarole.

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Published by G.Tell - dans Carnet gourmand
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24 janvier 2016 7 24 /01 /janvier /2016 17:59

Un article m’interpelle. Parlons en « fi » ou encore en « Grediet »

On s’émeut en Suisse de la disparition du romanche et en de nombreux endroits de Romandie du patois en général. En revanche, sait-on qu’il y a une cinquantaine d’années, au Pays-d’Enhaut, les grandes personnes usaient d’un langage particulier lorsqu’elles tenaient une conversation qui devait échapper aux enfants. Elles s’exprimaient en « fi » ! Nous n’avons pas pu déterminer l’origine de cet usage, mais, personnellement, nous en avons nette souvenance pour avoir plus d’une fois essayé d’en percer le « mystère » !

Basé sur le principe du javanais, cette sorte d’argot qui consiste à intercaler dans les mots les syllabes « av » et « va » (ex. « André » = « Avandravé »), le langage en « fi » demande une certaine pratique pour en acquérir l’automatisme. Certaines personnes qui le parlaient couramment s’en souviennent avec le sourire à Château-d’Oex, tout en précisant qu’à leur connaissance, il ne se pratique plus. Pas plus d’ailleurs qu’à Rougemont où l’on parlait « grediet » (orthographe non confirmée puisqu’il s’agit d’une tradition orale uniquement). A noter que c’était particulièrement les enfants qui usaient de cet idiome, les filles surtout ! A titre d’exemple, voici ce que donne « traduite » l’expression « Rougemont fête les Brandons » = « Rou-grediet-ge-grediet-mont-grediet-fê-grediet-te-grediet-les-grediet-Bran-grediet-dons-grediet.

De nos jours (1983), on dialogue davantage avec les enfants ; il n’y a plus de sujets tabous et les parents n’ont plus besoin de déguiser leur langage, pas plus que les enfants d’ailleurs !

Quoi qu’il en soit, la gymnastique verbale imaginée par nos anciens restes, certes, un excellent exercice pour conserver une « bonne tête ». Il ne tient qu’à vous d’essayer, en commençant par le proverbe qui semble avoir été fait pour…

« Il-fi –faut-fi – tour-fi-ner-fi-sa-fi-lan-fi-gue-fi-sept-fi-fois-fi-dans-fi-sa-fi-bou-fi-che-fi-a-fi-vant-fi-de-fi-par-fi-ler-fi ».

Sage précepte qui ne s’applique pas seulement à l’entraînement du langage en « fi » dont on ne saurait… faire fi !

Commentaire

Il est dit dans cet intéressant article de l’Almanach, que l’usage du langage en « fi » était courant il y a cinquante ans. 1983, année de l’article, moins cinquante années, nous remontons en l’an 1933. Fort bien, à cette époque on parlait en « fi ». Pour moi qui enfant, me trouvais en pension au village des Moulins au Pays-d’Enhaut, chez un couple de personnes qui au quotidien parlait en « fi » et c’était au début des années 60. Pas si loin de 1983 ! Ce peut-il qu’en l’espace d’une vingtaine d’année cet usage se perde à tout jamais ?

Je n’avais pas l’impression d’un langage en perdition, puisque les enfants de ce couple l’utilisaient entre eux. On m’avait expliqué comment se construisait un mot en « fi », c’était facile. Mais de là à comprendre une conversation rapide dans ce langage m’étais hermétique.

Si notre journaliste, enfant dans les années trente, a des souvenirs de ce langage et en a fait cet article, c’est qu’il est lui-même en 1983, âgé d’une soixantaine d’année. N’a-t-il pas vérifié si l’usage en était totalement perdu ou que les locuteurs de ce langage le réserve à un usage privé et que de ce fait, on peut dire que son usage est perdu.

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23 janvier 2016 6 23 /01 /janvier /2016 17:51

Énigme

Qu'est-ce qui vous appartient et dont les autres se servent plus souvent que vous?

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Published by G.Tell
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