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10 août 2015 1 10 /08 /août /2015 16:13

Tennis

Un Australien chasse l’autre. Alors qu’en 1969, Rod Laver avait écrasé de sa classe unique tous ses adversaires, c’est le tout aussi célèbre Ken Rosewall qui, sans toutefois dominer complètement, a marqué l’année avec sa compatriote Margaret Court. Cette dernière a réussi un fantastique « grand chelem », le second de l’histoire du tennis féminin après celui réalisé en 1953 par l’Américaine Maureen Connolly.

photo avant match Laver-Rosewall 5 juin 1969 RG

photo avant match Laver-Rosewall 5 juin 1969 RG

C’est essentiellement d’avoir été finaliste à Wimbledon (il fut battu en finale par son compatriote John Newcombe) et vainqueur à Forest Hills, qui a valu au « petit maître de Sydney » d’avoir été considéré, à 36 ans, comme le meilleur joueur du monde pour 1970.

L’exploit de l’année a été réussi par Margaret Court. À 28 ans, elle a réalisé son rêve, le « grand chelem », en gagnant à Sydney (contre Kerry Melville), à Roland Garros (Helga Niessen), à Wimbledon (Billie-Jean King) et à Forest Hills (Rosemary Casals). L’athlétique Margaret, dont l’atout principal est une volée percutante, est ainsi entrée dans la légende du tennis. Par deux fois, en 1962 et en 1969, elle avait échoué dans sa tentative de remporter les quatre plus importants tournois de l’année.

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9 août 2015 7 09 /08 /août /2015 15:57

Automobilisme

Pour la première fois, un pilote a été sacré champion du monde des conducteurs à titre posthume : l’Autrichien Jochen Rindt, qui se tua le 5 septembre à Monza, lors des essais du Grand Prix d’Italie. La Commission sportive internationale a, en l’occurrence, pris une décision logique. En effet, avant de trouver la mort, l’Autrichien, en remportant cinq grands prix (Monaco, Hollande, France, Grande-Bretagne et Allemagne) sur les treize du championnat du monde, avait non seulement démontré, au volant de sa Lotus, sa grande classe mais aussi très largement dominé le championnat (il était pratiquement assuré de remporter le titre mondial).

Autrichien Jochen Rindt

Autrichien Jochen Rindt

Le Belge Jacky Ickx, vainqueur en Autriche, au Canada et au Mexique, n’a pu prendre que la deuxième place, comme en 1969, avec 40 points contre 45 au champion autrichien. Quant aux cinq autres grands prix, ils ont été remportés par cinq pilots différents : Jack Brabham (Afrique du Sud), Jacky Stewart (Espagne), Pedro Rodriguez (Belgique), Clay Regazzoni (Italie) et Emerson Fittipaldi (Etats-Unis).

Jo Siffert et Pedro Rodriguez expliquent leur succès. https://www.youtube.com/watch?v=SgJ6VLatHzI 4 minutes 13

Le film complet, 33 minutes : http://www.motorsportmagazine.com/race/sports-cars/siffert-and-rodriguez/ Doc en anglais.

[Siffert et Rodriguez prenaient les courses d’endurances comme des courses de sprints, ce qui a quelque peu révolutionné dans les paddocks.]

Pedro Rodriguez de la Vega 1970

Pedro Rodriguez de la Vega 1970

Le Tessinois Clay Regazzoni (31 ans), également vainqueur du Trophée d’Europe de Formule II, a été la grande révélation de la saison (il a pris la troisième place du championnat du monde en formule I) avec le Brésilien Emerson Fittipaldi (22 ans). Mais un autre pilote helvétique s’est encore mis en évidence : le Fribourgeois Joseph Siffert, qui a participé à la nouvelle victoire de Porsche dans le championnat international des marques. Avec le Britannique Brian Redman comme équipier, Siffert s’est imposé dans la Targa Florio, les 1000 km de Spa et les 1000 km d’Autriche.

Grand Prix d'Italie 1970

Grand Prix d'Italie 1970

Clay Regazzoni GP d'Italie 1970

Clay Regazzoni GP d'Italie 1970

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8 août 2015 6 08 /08 /août /2015 16:19

Athlétisme

Deux champions et deux championnes ont dominé une assez quelconque année 1970, marquée dans son ensemble par un relatif effacement des Américains et par la montée de l’Allemagne de l’Est au premier plan européen, donc au second mondial : le Chinois Ni Chih Chin (2 m. 29 en hauteur) [Saut non homologué car la Chine n’était pas reconnue par la Fédération Internationale d’Athlétisme.], le Grec Christos Papanikolaou (5 m. 49 à la perche), la Formosane Chi Cheng (qui a égalé ou battu cinq records du monde mais qui, à cause peut-être d’une trop grande activité, a été victime d’un claquage aux Jeux asiatiques) et la Jamaïquaine Marilyn Neufville, qui a amélioré en 51’’ le record du monde du 400 m.

Christos Papanikolaou

Christos Papanikolaou

Chi Cheng

Chi Cheng

Quelques grands champions ont pris une retraite provisoire ou définitive, notamment les champions olympiques de la longueur et de la hauteur, les Américains Bob Beamon et Dick Fosbury, deux des grandes vedettes des Jeux de Mexico. https://fr.wikipedia.org/wiki/Dick_Fosbury

Dick Fosbury le saut!

Dick Fosbury le saut!

Bob Beamon

Bob Beamon

Les derniers mois de l’année ont enfin été assombris par la révélation de la terrible maladie qui a frappé mortellement une figure marquante des derniers Jeux olympiques et des Championnats d’Europe, la Britannique Lillian Board. [Lillian Board est décédée le lendemain de Noël 1970, à l'âge de 22 ans.]

Lillian Board

Lillian Board

Les événements d’ensemble marquants ont été les Jeux du Commonwealth (où Marilyn Neufville a battu le record du monde du 400 m féminin), la tournée des Etats-Unis en Europe (victoires sur la France 117-94 et sur l’Allemagne de l’Ouest 122-100, mais défaite devant l’URSS 114-122), la Coupe d’Europe (succès de l’Allemagne de l’Est chez les hommes comme chez les femmes) et l’Universiade de Turin (où l’Allemand de l’Est Wolfgang Nordwig, avec 5 m. 46 puis 5 m. 48 a battu le record du monde de la perche appartenant à l’Américain John Pennel avant de le céder à Papanikolaou)

Marilyn Neufville en 1970

Marilyn Neufville en 1970

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5 août 2015 3 05 /08 /août /2015 16:12

Trop?

7,712 milliards d’heures travaillées en Suisse, soit 41 h. 20 minutes hebdomadaire.

Des infos en vrac

Aïe !

Selon le crash-test réalisé le 25 mars les accidents de la route en Suisse coûtent 4, 2 milliards par an.

JoJo

Ah ! Il y a ça aussi : « Je n’ai pas le temps de penser, mais si j’avais le temps, je ne penserais à rien. » Johnny Hallyday

Des infos en vrac

G.Tell et Internet

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4 août 2015 2 04 /08 /août /2015 16:41

Voilà fini les faits divers et sociaux dans nos contrées sur une année, de l’été 1970 à l’été 1971. L’Almanach du Messager Boiteux fait, chaque année une rétrospective de ce qui s’est passé dans le pays et ailleurs parfois, pour que ceux qui trop occupé à des travaux contraignants, comme les agriculteurs, puissent se tenir au courant de l’actualité.

Dans l’Almanach, il y a aussi toute l’actualité sportive passé qui mérite, là aussi, toute mon attention afin de rafraîchir les souvenirs des années 1970 et 1971. Prochainement !

Mais c’est pour plus tard, afin de laisser les gens respirer et de profiter de l’été. Je vais devoir scanner les images qui illustreront les articles, comme dans l’Almanach elles sont toutes en noir et blanc et de mauvaises qualités je chercherais sur Internet quelques-unes en couleurs.

L'Almanach 1972

L'Almanach 1972

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2 août 2015 7 02 /08 /août /2015 15:50

1970 – 1971

Vaud

Les douze mois écoulés furent presque sans histoire dans le canton de Vaud : il n’y avait pas d’élections au programme ! Mais tout de même, après Zurich et Genève, la contestation a gagné Lausanne. Le mois de juillet 1970 vit ainsi la température monter un peu avec la fermeture d’un bar à café par l’autorité. Le « Barbare », c’est son nom, était le refuge d’une certaine jeunesse. Elle ne l’entendit pas de cette oreille et manifesta son mécontentement en envahissant d’autres établissements publics ou en formant des monômes* dans les rues.

* https://fr.wikipedia.org/wiki/Mon%C3%B4me_%C3%A9tudiant

Il en fut de même dix mois plus tard, en mai 1971, lorsque plusieurs centaines de jeunes gens descendirent dans la rue pour réclamer le « cinéma moins cher ». La police dut mettre en action des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants et les nombreux badauds venus assister au « spectacle »…

Le cinéma moins cher ! En voilà une belle cause pour la jeunesse ! Ne vaudrait-il pas mieux manifester pour la lutte contre la faim dans le monde ? Ce serait en tout cas plus démonstratif d’un état d’esprit généreux. [En voilà un commentaire anti-jeune de l’époque !]

Rappelons aussi la polémique suscitée par la mise en vente, autorisée par le gouvernement, du « Petit Livre rouge des Ecoliers » ; nous ne ferons pas de ce factum notre livre de chevet… [Bien sûr, les rédacteurs du Messager Boiteux sont trop vieux pour lire un livre destiné aux écoliers, dès que la polémique s’est élevée, je cherchais à l’acheter et je le possède toujours.]

Le petit livre Rouge

Le petit livre Rouge

Première bonne nouvelle de l’été 1970 : le Signal-de-Bougy, haut lieu de courses d’écoles, qu’une entreprise étrangère se proposait de racheter pour en faire une maison de repos privée, demeurera toutefois accessible au public, grâce à la générosité d’une grande société commerciale suisse. [Migros]

En automne 1970, le 51e Comptoir suisse recevait le Ghana, le Chili, le canton de Soleure, ainsi que l’UNICEF qui prit la place de l’Algérie, cette nation ayant renoncé in extremis à sa participation.

Entendu, le canton de Vaud possède un vaste réseau routier qu’il faut sans cesse améliorer, quand bien même il n’y aurait que les pneus à clous pour ravager le macadam ! En été 1970 s’est ouverte la nouvelle route Montpreveyres-Bressonnaz, ou si vous préférez : Lausanne-Moudon. Malheureusement, de nombreux accidents s’y sont produits. Quelques mois après son ouverture, l’État prenait la décision d’y limiter la vitesse des véhicules à 100 km/h., ce qui a fait couler beaucoup d’encre. Il s’agit d’un essai de limitation de vitesse dont on peut être sûr que les résultats seront passés au crible d’une sévère critique de la part des associations d’automobilistes. [Pendant longtemps j’étais dans l’erreur et l’ignorance de ces faits, j’ai toujours pensé que l’introduction de la limitation de vitesse, 120 km/h pour autoroute et 80 km/h pour les routes cantonales, avait été introduite en 1964 lors de l’inauguration de la première autoroute. Je me trompais donc !]

Sur les bords du Léman, le secteur d’autoroute Vevey-Rennaz a été ouvert au début de novembre 1970, soulageant ainsi les agglomérations de Vevey, La Tour-de-Peilz, Montreux et Villeneuve d’une partie de l’intense trafic qui les traversait.

Autoroute sur Léman

Autoroute sur Léman

Puisque nous en sommes au chapitre des liaisons, il convient de rappeler que Vallorbe a fêté avec éclat, en septembre 1970, le centenaire de l’ouverture du secteur Daillens-Vallorbe de la ligne ferroviaire qui allait devenir plus tard l’artère internationale Paris-Lausanne-Milan-Brindisi.

En août 1970, un de nos avions Mirage s’est abattu près de Combremont ; le pilote a pu manœuvrer son siège éjectable. C’est le deuxième Mirage perdu par notre aviation militaire.

Quelques jours plus tard, un petit avion de tourisme de l’Aéro-Club de Gruyères s’écrasait au-dessus de Blonay ; ses deux occupants ont péri. Rappelons aussi l’horrible accident survenu à un passage à niveau à Grandson ; trois automobilistes français y trouvèrent la mort.

Durant cette période, le canton a perdu plusieurs personnalités de premier plan, et notamment : M. André Bovon, pasteur, 69 ans, qu’on surnommait volontiers le « pape » des Vaudois ; il fut président du Synode de l’Eglise réformée évangélique ; M. Henry Vallotton, 80 ans, qui fut une figure politique et littéraire marquante de notre pays ; en 1939, il présida l’Assemblée fédérale lors de la mobilisation générale et de la nomination du général Guisan ; M. Milo Martin, sculpteur renommé, mort à 77 ans ; M. Marcel-Edouard Sandoz, sculpteur également, mort à la veille de son 90e anniversaire ; grâce à son mécénat, une belle partie d’Ouchy a pu être protégée ; on doit également à sa générosité la réserve naturelle de La Pierreuse, véritable parc national vaudois, au Pays-d’Enhaut ; M. Jacques Freymond, 50 ans, conseiller national dont le nom avait été avancé plusieurs fois dans l’éventualité d’une vacance au Conseil fédéral ; M. David Dénéréaz, 81 ans, qui était abbé-président de la Confrérie des vignerons depuis 1952 ; ce fut sous son magistère que se déroula la Fête des vignerons de 1955, la prochaine aura lieu en 1977 ; ainsi en ont décidé à l’unanimité les membres de la Confrérie, lors de l’assemblée biennale du printemps 1971, tenue sous la présidence de M. Alfred Loude qui a remplacé M. Dénéréaz.

Les hauts de Montreux – Orgevaux, Le Folly, Le Molard – ont retenu l’attention de l’opinion publique, étant donné le projet touristique que d’aucuns ont lancé pour développer cette région encore intacte. Restera-t-il bientôt quelques sites encore vierges de l’atteinte de l’homme ?

La Confrérie du Guillon a fondé le Musée vaudois de la vigne et du vin, qui sera installé dès 1972 dans le Château d’Aigle, ancienne prison du district. Il eût été bien dommage de ne pas « récupérer » ainsi ce château, étant donné sa beauté et son cadre magnifique.

À Vevey, quelque 1300 élèves du Centre professionnel ont pris possession de leur nouveau bâtiment, tandis qu’à Lausanne, la Société vaudoise des maîtres secondaires fêtait son centième anniversaire et, l’Ecole cantonale des Beaux-Arts son cent-cinquantième anniversaire. On a également fêté le centenaire de la naissance du professeur Jules Gonin, mort en 1935, qui est universellement connu pour avoir mis au point, en 1916, l’opération du recollement de la rétine, une des grosses découvertes médicales du siècle.

À Lausanne encore, au printemps 1971, on posait la première pierre du Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV), très imposante construction dont le coût s’élèvera à plusieurs centaines de millions de francs.

La maquette du CHUV

La maquette du CHUV

La première pierre, quelque part ici !

La première pierre, quelque part ici !

Côté politique cantonale, l’initiative fiscale lancée par le Parti ouvrier populaire a été repoussée par 28 666 non contre 13 519 oui, avec une participation misérable de 15% ! Cette initiative était combattue par tous les autres partis vaudois.

Terminons cette rétrospective en signalant que le canton de Vaud compte neuf villes de plus de 10 000 habitants, qui sont : Lausanne (139 300 Habitants), Yverdon (20 800), Montreux (20 422), Vevey (17 922), Renens (17 253), Pully (15 792), Prilly (13 222), Morges (11 700) et Nyon (11 600).

Quelle sera la dixième ville vaudoise de plus de 10 000 habitants ?

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1 août 2015 6 01 /08 /août /2015 16:18

1970 – 1971

Valais

Le Valais a poursuivi son développement et, une fois de plus, le tourisme a enregistré des résultats record. C’est ainsi que, du 1er novembre 1969 au 31 octobre 1970, le nombre de nuitées des établissements « concessionnés » a passé à 3 197 353, soit 191 263 de plus que lors de l’exercice précédent. La station de Zermatt est toujours au premier rang, suivie, pour la première fois, par Loèche-les-Bains. Verbier, Montana, Crans et Saas Fee constituent le haut de cette liste comprenant près de nonante sociétés de développement.

Ces dernières auront très probablement bientôt leurs assises législatives puisque l’on étudie actuellement une nouvelle loi sur leur organisation et sur celle de l’Union valaisanne du tourisme. Cette institution a poursuivi ses efforts afin de faire connaître le pays loin à la ronde. Elle était aidée, à maintes reprises, par l’Office de propagande pour les produits de l’agriculture (Opav), et des séances d’information organisées à l’étranger ou en Suisse étaient complétées par des dégustations de produits valaisans.

L’agriculture a connu une bonne année 1970 avec ses 93 000 tonnes de production, ce qui constitue un record.

On axe de plus en plus les cultures vers les légumes de garde et on assainit les vergers pour éviter les méventes. Les abricots, les tomates et les fraises, points chauds habituels, n’ont pas posé de graves problèmes d’écoulement. Quant au vignoble, il s’est surpassé totalisant, chiffres jamais réalisés, 57 576 007 litres, dont 39 798 314 litres de blancs.

L’industrie poursuit son implantation et enregistre quelques ouvertures de succursales de grandes maisons suisses ; d’autres sont en voie d’achèvement.

La main-d’œuvre est toujours très recherchée, même si la période des grands barrages est terminée – le dernier inauguré étant celui de Gebidem au-dessus de Naters-Blatten. La pénurie se fait surtout ressentir dans le bâtiment et dans l’hôtellerie.

Une année en Suisse et en Romandie [13]

La « surchauffe » intervint également dans le domaine… politique et parlementaire avec l’organisation de plusieurs séances supplémentaires du Grand Conseil pour permettre de traiter tous les problèmes urgents : lutte contre la pollution des eaux, planification hospitalière, construction ou amélioration de routes, constructions d’écoles, sans oublier maintes lois à créer ou à moderniser. Les finances de l’Etat ne semblent pas souffrir de ce surcroît de travail et de participations financière puisque les comptes 1970 bouclent avec plus de huit millions de bénéfice, alors que les prévisions budgétaires atteignaient un total déficitaire de plus de 33 millions de francs. Les lignes directrices de la planification quadriennale y sont certainement pour quelque chose.

À Saint-Maurice, un nouvel abbé a été élu par le chapitre des chanoines de l’Abbaye en la personne de Mgr Henri Salina, qui succède à Mgr Haller, 75 ans, démissionnaire.

Le canton a été particulièrement touché par le décès de plusieurs personnalités de premier plan, notamment MM. Georges Rey-Bellet, de Saint-Maurice, président en fonction du Grand Conseil, âgé de 44 ans ; Cyrille Pitteloud, ancien conseiller d’Etat et ancien président du gouvernement, âgé de 82 ans ; Marc Morand, ancien député, ancien président de Martigny, âgé de 82 ans ; Maurice Salzmann, président en fonction de la ville de Sierre, âgé de 64 ans ; et Louis Rebord, directeur des chemins de fer de la région de Martigny, président du Conseil d’administration de la Caisse d’épargne du Valais, âgé de 70 ans.

Le canton a pu, en cours d’année, se passionner pour des problèmes particuliers, l’actualité cantonale ne se signalant pas spécialement à l’attention de la population. C’est ainsi qu’une pétition pour sauver l’ermitage de Longeborgne, près de Sion, menacé en raison d’un projet de construction de route et de carrières, a groupé plus de 17 000 signatures.

Longeborgne

Longeborgne

D’autre part, l’implantation du nouvel hôpital de Sion, et celle du nouveau collège cantonal de Sion ont animé bien des conversations, sans compter la levée de boucliers provoquée par l’introduction d’agents de police en civil sur les routes, par l’afflux dans les boîtes aux lettres d’une « littérature » douteuse ou tout simplement pornographique, ou encore par le « Notre Père » très peu conformiste d’un ecclésiastique dans le vent… [Que disait-il ?]

Heureux pays toutefois qui peut consacrer son temps libre – il n’en reste pas beaucoup avec le développement de son économie – à la sauvegarde de ses traditions les plus belles, et qui voit ainsi, chaque dimanche de printemps, des milliers de personnes assister aux fameux combats de reines !

Une page sombre pourtant : en mars 1971, une avalanche a enseveli quatre jeunes gens du Val-d’Entremont, ainsi que le gardien de la cabane du Mont-Vélan.

Une inconnue – le vote des femmes – pèse sur le cycle d’élections qui débute en automne 1971 avec les élections fédérales, et qui se poursuivra par les communales à fin 1971, et les cantonales au début de 1972. Mais le canton a œuvré pour l’intégration politique de la femme en incluant celle-ci dans des comités et en organisant de nombreux forums d’information. [Alors Bobonne, tu vas voter comme moi !]

Lorsque nous aurons précisé que l’amnistie fiscale a « déniché » 335 millions de francs, que la Direction de l’arrondissement des téléphones de Sion vient de fêter son 40 000e abonné, que l’association du Chablais groupant des communes vaudoises et valaisannes vient de naître, que Morgins a fêté le 150e anniversaire de sa fondation, que Monthey a introduit la présidence permanente de la ville, que le « Confédéré », quotidien politique, s’est transformé en hebdomadaire, et que le Valais ne désespère pas d’organiser une fois les Jeux olympiques d’hiver, nous aurons terminé ce rapide survol des douze mois écoulés.

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30 juillet 2015 4 30 /07 /juillet /2015 18:05

1970 - 1971

Neuchâtel

La période écoulée a été fertile en événements de toutes natures, mais nous en retiendrons deux qui, par leurs échos, ont suscité d’âpres controverses.

La première affaire est judiciaire. Le 8 octobre 1970, la Cour d’assises du canton acquittait, contre toute attente, un étudiant étranger qui, en 1967 à Neuchâtel, avait abattu un rival de quatre coups de revolver. L’absorption d’un médicament, avant ou après celle d’alcool, était-elle de nature à modifier le comportement du meurtrier ? La cour n’a pas acquis l’intime conviction de sa responsabilité lorsqu’il ouvrit le feu, d’où ce verdict qui a stupéfié.

En février 1971 cependant, la Cour de cassation pénale cassait le jugement rendu en première instance parce qu’insuffisamment motivé, de sorte que le coupable devra se présenter à nouveau aux assises.

Le deuxième événement a trait à la télévision : en octobre, une émission « 25 fois la Suisse, Neuchâtel » soulève une réprobation générale dans le canton. Le Grand Conseil la condamne unanimement. L’auteur de l’émission dira : « ce genre de réactions me paraît grave et de nature à compromettre des efforts pour une télévision vivante », et le chef du Département de l’information de la TV romande évoquera « la nécessité d’une promenade impressionniste et le besoin d’éviter de revenir sur ce qui est hebdomadairement montré à notre antenne ». L’image de la République en a-t-elle pris un « coup » au-dehors comme on l’a prétendu ? Il n’est pas dit, en tout cas, que censeurs et redresseurs de torts aient contribué à la mieux servir.

En septembre 1970, le corps électoral a été appelé aux urnes pour se prononcer sur une initiative popiste concernant les impôts ; cette initiative a été repoussée par 13 947 non contre 8046 oui.

De toutes les réalisations dont a pu, par ailleurs, se prévaloir le canton pendant la période écoulée, il en est quatre qui méritent qu’on s’y arrête. Il s’agit avant tout (le 8 décembre 1970) de cette première unité chirurgicale protégée de la Confédération, qui voit le jour à l’Hôpital Pourtales de Neuchâtel. C’est le conseiller d’Etat Rémy Schlaeppi, chargé de la protection civile, qui a coupé le ruban de ce merveilleux ensemble souterrain.

Les jeunes du « Vallon » ont désormais une nouvelle possibilité de préparer leur avenir : s’ils veulent se spécialiser dans un corps de métier ils pourront avantageusement fréquenter le Centre professionnel du Val-de-Travers à Fleurier. Le passage inférieur de Peseux, d’une part, le Grand-Pont de la Chaux-de-Fonds, d’autre part constituent deux gros et long travaux qui ont pu être menés à chef.

Côté célébration, une date n’est, de loin, pas passée inaperçue : il y a en effet cent ans – c’était le 1er février 1871 – l’armée française de l’Est dite des Bourbakis, pourchassée par les Allemands, pénétrait en Suisse pour y être internée. Il appartenait à la commune des Verrières de commémorer avec ses voisins cet épisode historique et dramatique de la guerre franco-prussienne.

S’agissant de la N5, une lourde injustice a été réparée en 1970 : le Conseil fédéral a reconsidéré le problème de l’artère nationale du pied du Jura et a décrété son reclassement de troisième classe en route de seconde classe, après intervention du gouvernement neuchâtelois à Berne par l’un de ses conseillers aux Etats. La conséquence financière pour le canton de Neuchâtel est d’importance, attendu que la subvention fédérale de 68% passe à 84%. La construction de la route avance très rapidement, plus rapidement même que prévu, dans la région de l’Entre-deux-Lacs. Le tronçon Areuse-Serrières progresse également de manière satisfaisante. Le passage de la N5 dans la Béroche devra être corrigé à Saint-Aubin. La route qui, primitivement, devait traverser le village dans une tranchée sera déplacée au nord de la localité qu’elle évitera.

Quant au raccordement de Neuchâtel à l’importante artère, rien n’a encore été décidé. Le peuple aura vraisemblablement à se prononcer sur deux tracés : au sud de la ville, en tranchées couvertes dans les remblayages en cours, ou au centre de la localité où la route ondulera entre deux niveaux avant de s’engouffrer dans un tunnel pour passer sous le quartier de l’église catholique et franchir le Nid-du-Crô sur un viaduc.

L’industrie horlogère a poursuivi sa mue. L’automatisation des moyens de production s’est accélérée, nécessitant d’importants investissements. De même la concentration des entreprises, conséquence de la lutte sur les marchés mondiaux, a vu le renforcement de plusieurs groupes.

L’ASUAG (Association suisse des fabricants d’ébauches) a pris le contrôle de sept producteurs de montres. Le géant prend ainsi pied, pour la première fois, dans des circuits de distribution. Pour sa part, la SSIH (Société suisse pour l’industrie horlogère) s’est assuré le contrôle d’un groupe de roskopfiers*, afin d’étendre la gamme de ses produits d’une part et de maîtriser des canaux de distribution du produit horloger bon marché d’autre part.

Dans ce groupe, un fabricant a présenté un nouveau calibre en matière synthétique qui bouleverse un certain nombre de données et dont les possibilités semblent immenses. Le nouveau calibre est remonté sur un pont mono-face, l’ajustage des pièces exclut le recours aux vis. [Ce n’est pas la Swatch inventée en 1980 par Ernst Thomke, Elmar Mock et Jacques Müller]

En juin 1971, un groupe américain a pris le contrôle d’une importante société d’horlogerie suisse, la quatrième en importance. Mais il fut précisé que la direction des usines sises au Locle et à La Chaux-de-Fonds, où travaillent près de 1200 personnes, resterait en mains helvétiques.

Enfin, la production mondiale de montres a atteint 147 millions de pièces, la Suisse en ayant assuré la moitié. C’est donc bien le lieu de rappeler ici que l’industrie horlogère a fêté, en été 1971, le 250e anniversaire de la naissance d’un de ses plus grands hommes : Pierre Jaquet-Droz, qui acquit une célébrité européenne au XVIIIe siècle, grâce notamment à ses fameux androïdes qu’on peut voir au Musée de Neuchâtel, et auxquels l’Almanach du Messager boiteux de 1967 a consacré un reportage aux pages 56 et 57.

Reste que le canton a adhéré à la coordination scolaire, que lors de la votation sur les droits civiques aux femmes sur le plan fédéral, les membres de l’Église réformée évangélique neuchâteloise (l’EREN) ont également accepté le pastorat féminin et, qu’enfin, le Grand Conseil a voté des mesures sociales en faveur des personnes âgées et instauré pour elles, l’assurance-maladie. De son côté, le corps électoral chaux-de-fonnier a repoussé par un non catégorique la demande de crédit qui devait permettre la réalisation d’un plan de circulation.

Cette rétrospective serait incomplète si l’on ne mentionnait pas la disparition du quotidien socialiste, « Le Peuple-La Sentinelle », fondé en 1890, et qui a cessé de paraître le 19 mai 1971.

À venir : Le Valais

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29 juillet 2015 3 29 /07 /juillet /2015 16:45

1970 - 1971

Jura

Importante artère donnant accès au Jura, la nouvelle route des gorges du Taubenloch, avec le viaduc sur la Suze et le tunnel qui le précède, s’est ouverte au trafic au début de l’été 1970. À la même époque, la piscine chauffée de Tramelan était mise à la disposition du public.

Août et septembre 1970 nous ont gratifiés de leurs traditionnelles cortèges de réjouissances : le 67e Marché-concours de Saingnelégier (25 000 spectateurs) et la 13e Braderie de Porrentruy placée sous le signe du bleu, du blanc et du rouge (la Provence était en effet l’invitée d’honneur) ont laissé de lumineux souvenirs aux visiteurs accourus du dehors.

Il en fut de même d’ailleurs de la Fête du peuple jurassien, 23e du nom, qui fut marquée par la révélation d’un rapport qui fit du bruit, puisqu’il concernait en fait les personnes habilitées à prendre part à un éventuel plébiscite sur la libre disposition du Jura.

En septembre 1970 toujours, Moutier fêtait le centenaire de son Ecole secondaire tandis qu’en décembre Porrentruy marquait d’une petite cérémonie l’achèvement du gros œuvre de sa nouvelle Ecole normale d’instituteurs. Sonvilier, enfin, honorait à l’occasion de ses 80 ans le professeur et philosophe mondialement connu, Ferdinand Gonseth, son plus illustre bourgeois. https://fr.wikipedia.org/wiki/Ferdinand_Gonseth

À quelques jours de la fin de l’an 1970 s’est éteint, à Courtelary, M. Camille Bloch, directeur fondateur et président du Conseil d’administration de la fabrique de chocolat du même nom. Autre disparition ressentie dans la région, celle survenue en février, de Jules Sandoz, horloger de haute lignée et ancien professeur du Technicum cantonal de Saint-Imier.

Cette période a vu le jugement de deux des auteurs du plus grand Krach financier que le Jura ait connu (35 millions de francs) ; mais ce ne sera pas l’unique affaire judiciaire dans la région. La plus sordide trouvera son épilogue en avril 1971. À cette époque comparaissent devant leurs juges un homme de 30 ans et son amie de 25 ans, qui, en septembre 1969, s’en étaient pris à un couple d’octogénaires habitant une ferme de la commune des Genevez : c’est le crime de Prédame. Le vieil homme subira des lésions corporelles graves ; son épouse décèdera des suites des violences exercées sur elle. Il y avait quarante ans que pareil crime n’avait été commis dans le Jura : les assassins écoperont de 20 et 16 ans de réclusion. Une rente alimentaire non payée est enfin à l’origine d’une autre tragédie : le 8 février 1971, à la ferme de Mont-Gremay située non loin des Malettes, sur la route des Rangiers, un agriculteur abat un gendarme, père de trois enfants en bas âge, tandis qu’un juge échappe de peu à la mort.

Mais il est temps d’évoquer les problèmes politiques et particulièrement la question jurassienne. Le procès tant attendu des Béliers s’ouvre devant le Tribunal fédéral le 22 février 1971. La Cour pénale a à connaître de deux affaires : l’occupation de la préfecture de Delémont le 29 juin 1968 et l’intrusion dans la salle du Conseil national le 11 décembre de la même année. Onze accusés doivent comparaître mais ne se présentent pas : ils ont gagné Strasbourg et le siège de la Commission européenne des droits de l’homme « pour faire connaître au monde entier la façon dont la Suisse traite les Jurassiens ». Le soir-même, les Béliers regagnent le pays et la ferme des « Vies », au-dessus de Develier, ferme dont le Rassemblement jurassien s’est assuré la jouissance depuis plusieurs années. L’attente du jugement commence.

En 1965

En 1965

À Lausanne, un des avocats d’office obtiendra la disjonction des cas de deux des accusés impliqués dans la seule affaire de Delémont. Les prévenus ne sont donc plus que neuf : alors que le procureur requiert des peines fermes pour deux d’entre eux, les neuf séparatistes obtiendront le sursis. Pour le RJ, « la lutte continue ».

Une année en Suisse et en Romandie [11]

Celle des Francs-Montagnards contre toute implantation militaire dans leur région aura duré jusqu’en 1970. L’an dernier, en effet, le Département militaire fédéral a offert aux communes de Montfaucon, Les Genevez et Lajoux la possibilité d’acquérir, dans un délai de trois ans, les biens-fonds situés sur leurs territoires respectifs. Les domaines couvrent une superficie de 289 hectares de terres qui pourront être cédés pour la somme de 3 858 000 francs, étant comprise la reconstruction de la ferme de Sous-la-Côte détruite par un incendie criminel en 1963.

Un problème chasse l’autre : Montfaucon, Les Genevez et Lajoux doivent à présent résoudre celui de l’affectation des terrains que la Confédération possède sur le haut-plateau et dont elle est disposée à se dessaisir, d’autant que l’échéance n’est pas lointaine. Deux Jurassiens sont sur les rangs : le premier projette l’utilisation de ces terres à des fins touristiques, le second propose de consacrer 30% de la surface au tourisme et de réaffecter les 200 autres hectares à l’agriculture. La question devra être tranchée entre ces deux formules : tourisme total, ou solution mixte : tourisme-agriculture. A fin juin 1971, une première option a été prise par les citoyens en faveur de la solution mixte.

Enfin, à cette même période a été inauguré le Centre protestant de Sornetan, situé au centre géographique du Jura.

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27 juillet 2015 1 27 /07 /juillet /2015 17:49

1970-1971

En 1971, la métallurgie genevoise, et l’industrie du bâtiment dans une moindre mesure, ont vécu un « printemps chaud » avec une série de grèves qui se sont étendues à plusieurs usines et chantiers – notamment celui du nouveau siège du Bureau international du travail ; elles ont été suivies par près d’un millier d’ouvriers.

Une année en Suisse et en Romandie [10]

La vie citadine a été marquée par une manifestation populaire sympathique : « La vieille ville en fête », qui a rassemblé quelque 100 000 personnes. Il y eut aussi d’autres manifestations, bien différentes celles-là, à la suite de l’arrestation des membres d’une troupe de théâtre dite d’avant-garde, « Les Tréteaux libres », qu’un conseiller national communiste genevois a traité de « Tréteaux… libertins ». La Maison des jeunes a également fait couler beaucoup d’encre…

Voici fini, provisoirement, les infos sur la période été 1970 à l’été 1971, très synthétiques toute fois, trouvées dans l’almanach du Messager Boiteux, 265e année.

Les informations ainsi présentées sont bien plus un rappel des événements que tous ont déjà lues dans leurs journaux respectifs. Car bien souvent, ce que nous informe le Messager Boiteux n’a de sens que si l’on sait déjà de quoi on parle ; par exemple, l’information ci-dessus à propos des grève genevoises, on ne dit pas les raisons, ni le pourquoi, ni les revendications que cela impliquait de faire grève pour le millier d’ouvriers.

Quant aux membres de la troupe avant-gardiste « Les Tréteaux libre », qu’ont-ils fait pour se retrouvé embastillé, ont-ils dansé nu dans les rues de Genève… mais alors que la loi genevoise n’interdit pas aux citoyens de déambuler dans le plus simple appareil, auraient-ils dit des propos obscènes ?

Et que s’est-il passé à la maison des jeunes pour avoir fait couler beaucoup d’encre… on ne le saura peut-être jamais.

44 ans plus tard, on traite l’information différemment quand il s’agit de rappeler des faits divers de l’an passé ? Je devrais vérifier si l’Almanach du Messager Boiteux de cette année, nous parle de la même manière qu’en 1972.

PS. Si vous êtes neuchâtelois ou valaisans, je continuerais plus tard dans la rétrospective des informations de ces deux cantons pour l’été 1970 – été 1971.

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