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24 octobre 2015 6 24 /10 /octobre /2015 17:34

Cette faiblesse des effectifs était une source de pressantes réclamations de la part de l’Empereur, et les rapports de la Suisse avec lui en furent parfois troublés assez gravement. Il croyait avoir à se plaindre du mauvais vouloir de certains gouvernements cantonaux. Peut-être pas entièrement à tort. Mais qu’on se représente aussi les sacrifices permanents qui nous étaient alors imposés par sa volonté ! Pendant les quatre ans passés en Espagne, certain régiment avait perdu successivement près de 4000 hommes ; et l’on a calculé à cette époque que la Suisse avait fournie, pendant ce laps de temps, un contingent de recrues proportionnellement double de celui de la France. Ce qui n’empêchait point Napoléon de nous menacer de la conscription, ou même d’une pure et simple annexion de la Suisse à l’Empire, - comme il venait de faire du Valais.

Les régiments suisses furent attribués au 2e corps de la Grande Armée, commandé par le maréchal Oudinot, duc de Reggio. Avec un régiment croate et un régiment hollandais, ils formaient la division du général Belliard. Ce chef avait pleine confiance en eux et disait à Napoléon, lors d’une revue : « Sire, ils marcheront bien et se battront bien. »

Un brin de petites histoires dans la grande Histoire. [2]

De fait, les marches de concentration avaient déjà mis les troupes à l’épreuve. Tout en avançant elles s’exerçaient et manœuvraient assidûment ; et la vie militaire n’était certes pas un jeu dans ces régions peu peuplées et pauvres de la Prusse orientale, déjà inondées de troupes et fatiguées de réquisitions. Un historien allemand donne le chiffre de 428'000 hommes et 84'000 chevaux, comme total des bouches à nourrir par ces contrées pendant des mois. La vieille comtesse douairière de Dohna, chez laquelle un capitaine suisse se présentait pour réquisitionner cent bœufs, lui déclara, d’un air digne : « Monsieur, vous me ruinez, car le corps de Davoust vous a déjà précédés et j’ai livré ce que je pouvais. Toute ma fortune consiste en vaste domaines, c’est vrai ; mais que voulez-vous que j’en fasse sans bétail ? Et ce qu’il y a de plus triste, c’est que vous me ruinez inutilement. Vous entrez dans un pays sans routes et sans ressources. Vos chariots de guerre, vos troupeaux, tous vos immenses convois ne pourront pas suivre l’armée. Au bout de quinze jours de campagne, vous serez réduits à la famine. » La suite des événements confirma pleinement ces paroles.

Déjà l’on entend des plaintes. Un trompette du 3e régiment écrit de Stargard, près Dantzig, le 25 mai, que la ration journalière est d’une miche pour quatre hommes. Laissés sans foin ni paille, les chevaux broutent en liberté. Chez les paysans, la misère le dispute à la saleté. De nombreuses désertions se produisent ; et dans une lettre du 28 mai, le colonel Thomasset les attribue aux fatigues et aux privations déjà très grandes.

L’état sanitaire des troupes est dès lors mauvais, et l’effectif sous les armes diminue à vue d’œil. C’est dans ces conditions pourtant que la troupe doit faire des marches forcées, comme celle du 3e régiment, qui parcourut vingt-deux lieues en vingt-quatre heures, afin de se présenter à l’inspection du corps d’Oudinot avant l’arrivée de l’Empereur. [22 lieues = 106,214 km.]

Quand il eut ainsi rassemblé un demi-million d’hommes, cent mille chevaux, douze cents canons et des approvisionnements immenses sur la frontière russe, Napoléon déclara la guerre au tsar. Ses têtes de colonnes touchaient au Niémen, dans les environs de Kowno, tandis que d’autres corps s’en approchaient vers Grodno. Le 24 juin dès l’aube, sur trois ponts jetés pendant la nuit, les troupes commencèrent à franchir le fleuve qui, entre ces deux villes, marquait la frontière du grand-duché de Varsovie et de l’empire d’Alexandre. Le déroulement et le passage de ces deux ou trois cent mille hommes de première ligne, ardents à la victoire qu’ils croyaient sûre, et acclamant l’Empereur de hourras frénétiques, dut être un spectacle grandiose.

Sur l’autre rive, un grand silence les accueille, une immobilité solennelle et pesante. Ne sont-ils pas, à peu près tous, descendus vivants dans leur tombe ?... Pas trace d’ennemis. Les armées russes se dérobent déjà à l’étreinte redoutable de Napoléon. Comme une proie qui s’échappe, il va donc falloir les poursuivre. Leur tactique sera conforme aux circonstances : affaiblir la Grande Armée par des marches prolongées et rapides, la détacher ainsi de ses convois, faire le désert devant elle, l’éloigner le plus possible de ses bases d’opérations et, si possible, gagner l’hiver. Ce plan que les Russes ne conçurent peut-être pas d’emblée dans toute sa rigueur, mais qui s’imposa peu à peu, devait en effet réussir beaucoup mieux que de savantes combinaisons stratégiques.

Tandis que Napoléon marchait sur Wilna, à la poursuite de la principale armée russe, commandée par le général en chef Barclay de Tolly, Oudinot était détaché sur la gauche. Sa mission était, d’une part, de s’opposer au corps russe de Wittgenstein, et de maintenir, d’autre part, le contact avec le corps du maréchal Macdonald, qui commandait l’extrême gauche française, face à Riga.

Tout comme Barclay, Wittgenstein se retirait devant son adversaire. Oudinot s’efforçait de le rejoindre à travers un pays peu habité, coupé de marais impraticables et de bois. Les routes, ordinairement mauvaises, avaient été changées en fondrières à la suite d’un effrayant orage accompagné et suivi de pluies torrentielles. Il semblait que les éléments livrassent déjà bataille pour les Russes.

La mauvaise nourriture aidant, hommes et chevaux souffrirent bientôt d’une dysenterie qui causa plus de pertes qu’un grand combat. Déjà les convois restaient embourbés, et les troupes, après quelques jours de campagne seulement, supportaient – très courageusement, d’ailleurs, - de dures privations.

Après un vif combat d’arrière-garde près de Wilkomir, le corps d’armée de Wittgenstein s’était retiré jusque sur la Duna, qu’il franchit à Dvinsk. Oudinot essaya en vain d’enlever cette place de vive force ; puis il remonta la rive gauche du fleuve, toujours surveillant Wittgenstein qui longeait l’autre rive et se rapprochait ainsi de la principale armée russe.

Quelques engagements eurent lieu dans cette région. Dans l’un d’eux le 3e régiment suisse fit preuve d’un courage du meilleur augure pour la suite de la campagne.

Ce régiment avait été chargé de couvrir le convoi des équipages et le parc de réserve. Canonné jusqu’au soir à travers la Duna, il supporta très calmement ce feu. Puis, comme les ennemis ne faisaient pas mine de vouloir attaquer, le régiment se mit en devoir de rejoindre le corps d’armée, après avoir laissé une compagnie de grenadiers et une de voltigeurs pour protéger les bagages.

Les Russes s’aperçurent de ce départ. Pendant la nuit, ils passèrent le fleuve en barque avec des forces nombreuses et assaillirent vigoureusement la petite troupe. Les Suisses se défendirent par un feu efficace ; mais serrés de près, c’est par des charges à la baïonnette réitérées qu’ils finirent par se dégager et par repousser l’ennemi. On cite à ce propos la belle conduite du tambour fribourgeois Bernet, de la compagnie des grenadiers. Les Russes avaient déjà repassé la Duna, quand nos braves furent secourus.

Quelques jours plus tard, le maréchal Oudinot entrait à Polotzk où le corps de Ney avait passé peu avant. La 3e division, formée surtout des Suisses, et dont le commandement avait passé au général Merle, avait été laissée en arrière avec mission de raser le camp retranché de Drissa, que les Russes, dans leur reculade, avaient abandonné et incendié. Cette division rejoignit à Polotzk. Pendant ce temps, avec les deux autres, Oudinot allait présenter la bataille à Wittgenstein, dont la Duna ne le séparait plus. Mais le général russe, qui venait d’être considérablement renforcé, avait de plus l’avantage d’une position prise à loisir et selon son gré.

Le 30, 31 juillet et le 1er août, il y eut à Jakoubovo une bataille très vive, où Wittgenstein finit par conserver l’avantage. Les Français se replièrent sur Polotzk en bon ordre, dans le ferme espoir d’une revanche. Le maréchal Oudinot, dans son rapport à Berthier, disait avoir vu peu de champs de bataille qui offrissent l’image d’un aussi grand carnage.

Il y avait aussi dans la Grande Armée un bataillon valaisan et un bataillon neuchâtelois. Le premier appartenait au 11e d’infanterie légère, division Verdier du corps d’Oudinot ; et la manière dont il se comporta au combat de Wilkomir lui valut d’être mentionné dans le quatrième bulletin de la Grande Armée. Le second se signala à la chaude affaire d’Ostrovna, avant Witebsk, où l’arrière-garde de Barclay tenta d’arrêter Napoléon.

Ce bataillon, qui formait la garde du prince Berthier, portait l’habit jaune et de ce fait le sobriquet de « serins » ou « canaris ». En toutes circonstances, ces deux corps furent dignes de leur pays.

À suivre…

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23 octobre 2015 5 23 /10 /octobre /2015 17:06

Du Niémen à la Duna

À la naissance du roi de Rome, en 1811, Napoléon s’écriait, plein d’orgueil paternel : « Les grandes destinées de mon fils s’accompliront ! » Tout le monde partageait cette illusion ; et cependant l’astre de l’Empereur s’apprêtait à pâlir.

En mai de cette même année, Masséna évacuait le Portugal après sa grave défaite à Fuentes de Onor. Le futur vainqueur de Waterloo, Wellington, envahit à son tour l’Espagne qui se débat avec acharnement sous l’étreinte française. Et les armées de l’Empereur s’usent dans une sauvage guerre de partisans ou au siège des places fortes.

Mais si la toute-puissance de Napoléon reste en échec dans la péninsule, c’est dans les immenses plaines russes que devait sombre la fortune du nouveau dieu de la guerre.

Après la paix de Tilsitt, en 1807, une très vive amitié avait paru animer l’un pour l’autre Alexandre et Napoléon. La divergence des intérêts politiques l’eut bientôt affaiblie et réduite à néant. En acceptant pour la Russie les rigueurs du blocus continental destiné à ruiner l’Angleterre, le tsar imposait à son pays un fardeau écrasant, bientôt odieux à tous. En revanche, il comptait sur la France pour réaliser de vastes plans en Finlande, en Pologne, sur le Danube. Il espérait aussi partager avec Napoléon la suprématie en Europe. Or celui-ci ne pouvait consentir à un tel partage. Et s’il abandonnait au tzar la malheureuse et vaillante Finlande, il le surveillait par contre avec vigilance du côté de la Pologne. Les Turcs, eux, se défendaient seuls contre les entreprises des Russes.

Le tzar éprouvait donc un vif ressentiment à l’égard de Napoléon, qui l’avait en somme leurré de belles promesses. Son irritation fut au comble, lorsqu’après des annexions nouvelles et de plus en plus arbitraires, Napoléon eut mis la main sur l’Oldenburg après en avoir chassé le duc, beau-frère d’Alexandre. Celui-ci protesta, mais en vain. Puis il rouvrit partiellement la frontière russe au commerce anglais et frappa de taxes très élevées certaines marchandises françaises (décembre 1810)

La rupture était dès lors inévitable. Les deux colosses allaient se mesurer, suivant un mot de Chateaubriand.

Dès 1811, un grand branle-bas de troupes met l’Europe en émoi. On pressent une lutte gigantesque, dont l’ampleur effraye, semble-t-il, les adversaires eux-mêmes. Ils négocient longuement, tout en poussant leurs préparatifs. Par moments, on croit voir l’orage se dissiper. Mais dans les premiers mois de 1812 la guerre devient certaine.

Un brin de petites histoires dans la grande Histoire. [1]

La Prusse d’abord, l’Autriche ensuite, concluent à contrecœur une alliance avec la France. Leurs sympathies vont au tzar ; mais pour finir leurs craintes l’emportent. Cependant l’empereur François Ier fait savoir à Alexandre qu’il ne sortira pas d’une complète passivité, et le roi Frédéric-Guillaume III assure celui-ci qu’il reste son ami sincère. Les dures nécessités de la politique qu’ont-elles à voir avec les sentiments ? De son côté, pour avoir les mains libres, Alexandre faisait la paix avec la Suède et la Turquie.

Dans « l’armée des vingt nations », la plus formidable que le monde eût jamais vue, acheminée par Napoléon vers le Niémen pendant l’hiver et le printemps 1812, les Français étaient en minorité. Presque tous les peuples de l’Europe occidentale et centrale avaient dû fournir leur contingent. Ainsi les Suisses. En vertu de la capitulation militaire du 8 mars 1812, qui avait remplacé celle du 27 septembre 1803 (imposée ensuite de l’Acte de médiation), nos soldats formaient quatre régiments de 3000 hommes, à 3 bataillons de 6 compagnies, - grenadiers, centre et voltigeurs. Tous portaient l’habit rouge, distinctif des Suisses depuis longtemps. À chaque régiment était attachée une compagnie d’artillerie à pied.

Le premier de ces régiments, sous le commandement du colonel Raguellly, de Flims, avait été formé en 1805, presque uniquement des débris des anciennes demi-brigades helvétiques. Il avait dès lors fait campagne en Haute et Basse Italie, et s’y était vaillamment comporté dans maintes circonstances. À l’origine, plus du quart de ses officiers étaient vaudois, dont le colonel en second Réal de Chapelle, les chefs de bataillon Jean Dufresne et Louis Clavel. Napoléon, écrivait à son frère Joseph, roi de Naples, rendait aux Suisses ce témoignage : « Ce sont de bons soldats, et qui ne vous trahiront pas. » Ce régiment, réuni à Reggio, sur le détroit de Messine, quitta la Calabre en juillet 1811, pour être acheminé pendant l’hiver vers le Niémen, par le Simplon et Besançon. C’était six ou sept cents lieues de route. [600 lieues 2896 kilomètres, 700 lieues 3379 km]

Les 2e, 3e et 4e régiments suisses furent formés en 1806 sous le commandement des colonels de Castella (Fribourg), de May (Berne) et Perrier (Estavayer). Le recrutement en fut difficile, et Napoléon y fit incorporer, de façon passagère, il est vrai, des prisonniers de guerre prussiens. Par la suite, quand ces régiments eurent été décimés à plusieurs reprises par les meurtrières campagnes de Portugal et d’Espagne, et que l’impôt du sang se fit sentir plus lourdement en Suisse, les autorités cantonales recoururent à l’incorporation forcée, par mesure administrative, des vagabonds, libertins et fainéants en état de servir. On graciait même certaines catégories de délinquants, à condition qu’ils prissent du service. On continuait d’autre part à enrôler des nationaux d’autres pays, qui ambitionnaient de servir parmi les Suisses, ou qui se trouvaient chez nous en rupture de ban.

Napoléon, qui savait le tort causé aux Suisses par le contact avec ces éléments, écrivait au ministre de la guerre, Clarke, en janvier 1813 : « Autant j’estime à leur valeur les Suisses, autant je méprise toute la canaille étrangère qu’ils accueillent dans leurs rangs. » Mais à qui la faute, s’il fallait recourir à ces moyens pour remplir les vides, - sans d’ailleurs qu’on y pût réussir ; car ces éléments tarés ou étrangers désertaient facilement. À la fin de 1811, les régiments suisses ne comptaient, sauf le premier, qu’une moyenne d’à peine 2000 hommes.

À suivre…

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22 octobre 2015 4 22 /10 /octobre /2015 15:15

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Vous souvenez-vous de l’histoire, racontée ici, de Louis Bégos, soldat de la Grande Armée de Napoléon ?

J’ai trouvé un petit livre, intitulé : « Nos dernières pages d’histoire héroïque. Les Suisses à Polotzk et à la Bérésina », publié par Payot & Cie, Lausanne en 1912

Le petit livre

Le petit livre

Contient six portraits, dont celui de notre Louis Bégos , et une carte.

Je vais donc vous raconter les cinq histoires, de ceux qui ont retenus l’attention des historiens, aux côtés de Louis Bégos.

Remarqué l’orthographe de Bérésina, et celle d’aujourd’hui qui est Bérézina.

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21 octobre 2015 3 21 /10 /octobre /2015 16:05

La solution pour publier une image trop grande pour mon scanner, comme dernièrement la carte du projet de ligne de chemin de fer du Wengernalp-Bahn, est trouvé un tutoriel qui explique comment faire. Un petit scanner + une grande image = utiliser Potoshop !

Tout un apprentissage pour arriver à un résultat convenable, ce n’est pas demain que vous aurez la carte en entier sous les yeux.

Demain je vais chercher de quoi faire un article ou deux chez le bouquiniste Emmaüs.

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20 octobre 2015 2 20 /10 /octobre /2015 16:28

Comme d’habitude, en lisant 20 Minutes, le journal gratuit, je joue à trouver les sept erreurs qui au quotidien se trouve avec les « Comics ».

Aujourd’hui, le sujet du jeu, m’a beaucoup fait rire, comme souvent, le dessin est absurde et plein de drôleries.

J’ai trouvé les sept erreurs sans trop de difficulté, et par acquis de conscience j’ai lu les réponses imprimées à l’envers au-dessous. Et là, j’ai encore ri une fois de plus. Depuis que les journalistes écrivent sur des traitements de textes, plus aucun correcteur ne relit les fautes de ceux-ci.

Les sept erreurs
Les sept erreurs
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19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 16:46

C’était annoncé par les oiseaux de mauvais augures, que la droite politique allait gagner face à la gauche. Il est malheureux de faire le constat qu’ils avaient raison.

Virage à droite !

Ainsi, le pays, a rejoint ceux qui sont contre presque tout, avec des propos haineux, populistes, anti-européens, nationalistes.

Chappatte

Chappatte

Heureusement, nous sommes en Suisse ! En effet, nous sommes dans le pays le plus consensuel et donc cette droite doit composer avec les autres partis forts qui sont toujours là.

La démocratie n’est pas en danger, seul est en danger notre intelligence face aux propos primaires que l’on entend dans leur bouches. On risque de douter, de ne pas comprendre, de se sentir exclu du bon raisonnement, d’être un peu perdu sur le chemin qu’ils nous veulent voir parcourir.

La bagarre n’est pas finie, il y a la question des membres du Conseil fédéral qui devra être renouvelé en partie ou le statu quo actuel !

Qui doit être éjecté?

Qui doit être éjecté?

“Défiez-vous de ceux qui vous disent en vous parlant d'une personne qui vous est chère : - je crains que un tel, ou une telle, ne soit bien malade. On n'est pas oiseau de mauvais augure sans s'y plaire un peu.”

Victor Hugo

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18 octobre 2015 7 18 /10 /octobre /2015 15:33

Acheté chez Emmaüs pour 1 franc, une carte avec pleins d’informations sur le projet de ligne de chemin de fer, le prolongement de la ligne déjà en service, du BOB, [Berner Oberland-Bahnen], de Interlaken Ost à Lauterbrunnen, pour Lauterbrunnen à Grindelwald.

La carte aux dimensions de 32 X 46 cm, est trop grande pour mon scanner. Vous en avez des morceaux.

De Lauterbrunnen à Grindelwald

La première photo montre le centre-droit, avec en titre : UEBERSICHTSKARTE DER WENGERNALP – BAHN, plus à droite : Haupt Berbtouren, (im Anschluss an die proj. Bahnen), ce que l’on peut traduire par : « Principales excursions en montagne, la suite du projet, chemins de fer. À l’extrême droite dans le coin, le prix payé pour la carte chez Emmaüs, 1.-

De Lauterbrunnen à Grindelwald

La photo N° 2 présente en rouge le trajet de la future ligne Lauterbrunnen – Grindelwald. Qui a pour nom, Wengernalpbahn, (WAB), mise en service le 20 juin 1893.

Cette carte est donc un des éléments de présentation au publique ou aux autorités, avant la réalisation du projet, aux alentours de 1892. Précédemment, de nombreux projets ont été présentés, concessions obtenues et pas réalisés. La liste, des projets et réalisations peut être consultée ici. Vous serez peut-être surpris d’y voir le nom du célèbre ingénieur de chez Eiffel, Maurice Koechlin.

Coin gauche

Coin gauche

Coin droit

Coin droit

Cette belle carte, un peu usée par le temps, reste le témoignage d’une époque où l’on bâtissait la Suisse, avec la vision de l’avenir, une Suisse touristique.

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17 octobre 2015 6 17 /10 /octobre /2015 17:35

Programme de la manifestation

Samedi 16 août

De 8 heures à la nuit, Stand de St-Georges,

TIR COMMÉMORATIF A PRIX

Dimanche 17 août

9 h. 30 – Rassemblement en uniforme sur la Plaine de Plainpalais. Chaque militaire rejoint l’unité à laquelle il appartenait pendant la mobilisation. Tête du cortège à la hauteur du Bâtiment électoral. – Salves d’artillerie.

9 h. 50 – Sonneries de cloches.

Lecture de la proclamation de la mobilisation. Cortège à Mont-Repos. Pose d’une couronne au monument des soldats morts pendant la mobilisation. Honneur rendu en marche. Retour en ville.

12 h. – Repas au Bâtiment Électoral. Concert par une musique militaire.

A l’occasion de la Commémoration du Xe anniversaire de la mobilisation, le Comité d’Organisation a fait exécuter une assiette souvenir qui sera distribuée aux militaires présents contre remise d’un coupon spécial de la carte de participant. Pour les soldats qui assistent en civil au dîner, la présentation du livret de service sera exigé pour la remise du souvenir.

Prix du coupon donnant droit au souvenir, Fr. 2.50 Prix du dîner, Fr. 3.50

Cartes de participants à retirer avant le 10 août dans les dépôts suivants : Véron-Grauer (Terraillet) : Association des Intérêts de Genève, pl. des Bergues ; E. Schoenau, rue de Carouge, 8, et par correspondance au Comité, Fusterie, 12, qui fera parvenir les cartes contre remboursement.

Tir Commémoratif

Stand de St-Georges, Samedi 16 Août 1924, de 1 heure à la nuit.

20 cibles à 300 mètres. - 5 à 50 mètres.

Prix, primes et répartition, environ Fr. 5000.-

300 mètres

Fusil

Cible « Mobilisation »

(1 mètre en 10 points)

Inscription unique de 10 balles : Fr. 3.-

PREMIER PRIX : Fr. 30.- DERNIER PRIX : Fr. 3.-

Distinction. – Médaille commémorative et mention à partir de 75 points.

Mention à partir de 70 points.

Cible « Militaire »

(1 mètre en 100 points)

Première inscription de 5 balles : Fr. 4.-

Une seule reprise de 5 balles : Fr. 3.-

PREMIER PRIX : Fr. 40.- DERNIER PRIX : Fr. 4.-

Distinction. – Médaille commémorative et mention à partir de 400 points.

Mention à partir de 375 points.

Cible « Petit Bonheur »

Classement au centre (1 mètre en 100 points)

Inscription de 3 balles : Fr. 3.-

Reprise, la balle : Fr. 0.50

PREMIER PRIX : Fr. 30.- DERNIER PRIX : Fr. 3.-

Libre

(1 mètre en 10 points ou 1 mètre en 100 points, au choix du tireur)

Inscription unique de 10 balles : Fr. 1.-. Sans répartition.

50 mètres

Pistolet

Cible « Mobilisation »

(0,50 m. en 10 points)

Inscription unique de 10 balles : Fr. 3.-

PREMIER PRIX : Fr. 25.- DERNIER PRIX : Fr. 3.-

Distinction. – Médaille commémorative et mention à partir de 72 points.

Mention à partir de 68 points.

Cible « Militaire »

Première inscription de 5 balles : Fr. 4.-

Une seule reprise de 5 balles : Fr. 3.-

PREMIER PRIX : Fr. 30.- DERNIER PRIX : Fr. 4.-

Distinction. – Médaille commémorative et mention à partir de 175 points.

Mention à partir de 170 points.

Cible « Parfait Bonheur »

Classement au centre (0,50 cm. En 50 points)

Inscription de 3 balles : Fr. 3.-

Reprise, la balle : Fr. 0.50

PREMIER PRIX : Fr. 25.- DERNIER PRIX : Fr. 3.-

Libre

(0,50 m. en 10 p. ou 0,50 m. en 50 p.) au choix du tireur

Inscription unique de 10 balles : Fr. 1.-. Sans répartition.

Concours de groupes

FUSIL

Inscription (5 tireurs) : Fr. 10.-

Résultat de la cible « Mob » à l’add. Des points.

Le 50% des groupes au minimum recevra un prix.

PREMIER PRIX : Fr. 40.-

PISTOLET

Inscription (5 tireurs) : Fr. 8.-

Résultat de la cible « Mob » à l’add. Des points.

Le 50% des groupes au minimum recevra un prix.

PREMIER PRIX : Fr. 30.-

POUR DÉTAILS COMPLETS, DEMANDEZ LE PLAN DE TIR

Commentaire : Celui qui aura payé son repas, ses participations aux différents concours de tir et payé pour son souvenir, celui-ci aura dépensé son argent, sans être sûr d’être le champion et ainsi gagner une belle sommes.

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16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 15:20
Ils ont fêté la Mobilisation de 14

Colonel Alfred Audéoud

Celui qui faisait contrepoids au Général Wille, jugé trop proche du Kaiser, trop germanophile, fort discuté partout en Suisse, ne pouvait avoir qu’un homme totalement différent pour l’équilibre nécessaire au pays. Le colonel Alfred Audéoud était cet homme-là, juste, sévère mais aussi paternaliste, et sûrement francophile.

Je reprends ce qu’en dit la République et Canton de Genève sur leur site : le colonel Alfred Audéoud. Né en 1857, il fit ses études de droit avant d'entrer dans l'armée.

Lieutenant en 1876, il était chef d'état-major de la deuxième division et instructeur en chef de la première en 1896. En 1899, il succédait au colonel de la Rive comme directeur des écoles centrales à Thoune.

En 1908, il devint commandant de la première division, puis commandant de la quatrième en 1912. La même année, il était placé à la tête du premier corps d'armée. Dans la guerre russo-japonaise de 1904-1905, il fut délégué pour suivre les opérations de l'armée russe en Mandchourie.

Le colonel Audéoud fut professeur à la section des sciences militaires de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich. Il mourut en 1917, à l'âge de 64 ans.

Pour rappel, le grade de Colonel Divisionnaire est équivalent à celui de Général. Notre pays n’a pas de général en temps de paix, exception notoire du colonel en charge du poste sur la ligne de démarcation entre les deux Corées qui sont toujours en guerre, ceci pour parler d’égal à égal avec les autres généraux.

Ils ont fêté la Mobilisation de 14

J’ai trouvé cette photo du Colonel Audéoud en compagnie du Général français Lecomte, comandant le 33e C.A. [qu’il commanda du 17 décembre 1916 - 8 novembre 1920], sur un forum français « militarisé » où celui qui met cette photo, s’interroge de la présence d’un colonel suisse en France, pendant le conflit. La photo est datée du 6 mai 1917 (6.5.17), et les hommes sont à la Côte 160, (N.E. d’Audignicourt.), située dans le département de l'Aisne en région Picardie.

A la date écrite sur le côté droit de la photo, ils devaient être en plein dans l’offensive de la Bataille du Chemin des Dames. [Pour la petite histoire, à cette date est abattu un avion allemand par le premier pilot américain de couleur, le lieutenant Eugen J. Bulliard.]

Où était le 33e corps d'armée (France)

En 1917

17 mars - 20 mai : poursuite des troupes allemandes, à la suite de leur repli. Prise de Nampcel ; franchissement de l'Ailette, progression dans la forêt de Coucy. Stabilisation sur la ligne Quincy-Basse, Coucy-la-Ville, Barisis-aux-Bois, étendue le 30 mars jusqu'à l'Oise.

16 - 30 avril : engagé dans la bataille du Chemin des Dames, combats violents.

20 mai - 5 juin : retrait du front ; repos vers Oulchy-le-Château.

5 juin - 3 août : occupation d'un secteur vers Courtecon et l'Épine de Chevregny.

Ils ont fêté la Mobilisation de 14

Cette autre photo où le colonel Audéoud est sur un funiculaire. Cette photo éditée sur un site par le petit-neveu du colonel, lui aussi s’interroge ; mais où donc est ce lieu, où a été prise cette photo ?

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15 octobre 2015 4 15 /10 /octobre /2015 15:57
Ils ont fêté la Mobilisation de 14

La frontière, remarquez qu’il n’y a pas de barbelés apparents, que le côté suisse est à droite, et qu’il semble qu’à gauche, le soldat isolé est un Allemand ( ?).

Ils ont fêté la Mobilisation de 14

In Memoriam

En novembre 1918, l’épidémie de grippe ravageait notre pays. Pour éviter sa propagation, les gouvernements avaient interdit les rassemblements, quels qu’ils soient ; les écoles étaient fermées. – C’est à ce moment que le trop fameux Soviet d’Olten déclencha une grève générale qui, selon ses plans devait aboutir à une révolution néfaste…

En ce 11 novembre, où le monde entier accueillait avec enthousiasme l’armistice, la Patrie, une fois encore, cria « Aux armes »… et tous, une fois encore, accoururent à cet appel. Tous partirent, tous ne revinrent pas. La maladie sournoise avait cloué sur un lit d’hôpital bien des petits soldats qui moururent, héros obscurs.

L’orage se dissipa ; nous revîmes, le cœur gros et les yeux pleins de larmes… Et dans bien des familles une place demeura vide, désormais…

A peine rentrés, les membres d’une jeune société patriotique [Pro Helvetia], associant dans une même pensée tous les soldats morts au service de la Patrie depuis 1914, prirent l’initiative d’ériger un monument à leurs camarades disparus. Un Comité accepta cette tâche, pas toujours facilitée, et le 9 janvier 1921, le cénotaphe fut inauguré au Parc Mon-Repos.

Là-bas, où deux sentinelles de pierre veillent sur le Souvenir de Ceux de Genève, de tous grades et de toutes armes, nous irons en pèlerinage, car

Ceux qui pieusement sont morts pour la Patrie

Ont droit qu’à leur tombeau la foule vienne et prie,

a dit le poète.

A l’endroit même où, dix ans auparavant, le peuple en liesse frémissait de joie patriotique, dans le théâtre de la Fête de Juin, se recueilleront ceux qui restent en songeant à ceux qui ne sont plus.

A.-E. R. 1924

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Published by G.Tell
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