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27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 16:37

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Urbanisme

Construction de la ville selon un plan classique appliqué par Rome pour structurer une nouvelle ville. Le module en est le quartier (insula), de forme rectangulaire, mesurant d’axe de route en axe de route 75 x 110 m en moyenne. Toutes les rues se coupent à angle droit ; elles sont gravillonnées et ont une largeur moyenne de 5 m. Exceptions : l’axe principal Sud-Est/Nord-Ouest (decumanus maximus) et l’axe principal Nord-Est/Sud-Ouest (cardo maximus), les deux d’une largeur de 9,5 m. L’ensemble des routes était bordé de portiques, trottoirs couverts par des toitures reposant sur des colonnes en bois, en molasses ou en calcaire. Les rues sont équipées d’égouts collecteurs. La grille régulière ainsi obtenue délimite 42 quartiers auxquels il faut ajouter des espaces construits le long des artères pénétrant dans la ville.

Urbanisme

Urbanisme

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Architecture

Maisons privées : la pierre n’est guère utilisée que pour les fondations ; les superstructures des maisons sont construites en bois ou en pisé, selon la tradition celte. L’ordre contigu est obligatoire. Les magasins et locaux de travail donnent sur les portiques, la partie arrière des propriétés est réservée à la vie privée. Les maisons n’occupent que rarement la totalité de la surface du bien-fonds, il en résulte au milieu de chaque quartier une zone de verdure. La grandeur des parcelles (uniforme au début ?) varie au cours des temps et selon les quartiers, de même que la qualité de l’architecture et des intérieurs.

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Bâtiments et espaces publics

Des espaces destinés à des constructions d’utilité publique sont réservés dans le plan urbanistique, notamment pour

- le forum, à l’intersection du decumanus maximus et du cardo maximus ;

- les temples et

- les thermes, apparemment tous postérieurs à l’époque d’Auguste.

Texte de Hans Bögli, Association Pro Aventico, Avenches. 1989

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26 mai 2015 2 26 /05 /mai /2015 15:07

Première partie

Époque de Jules César

(58-44 av. J.-C.)

Jules César, trouvé en 2007, Arles

Jules César, trouvé en 2007, Arles

58 av. J.-C. : Défaite des Helvètes à Bibracte par l’armée de Jules César. Les Helvètes retournent sur le Plateau suisse. Perte de l’indépendance politique.

Helvètes organisés en quatre pagi (pagus = entité politique des Celtes) dont celui des Tigurins (Tigorini ou Tigurini) dans la région d’Avenches. Établissement d’un oppidum (village fortifié ou refuge) sur le Bois-de-Châtel au Sud d’Avenches remplaçant celui, plus important, du Mont Vully brûlé en 58. En l’état actuel de nos connaissances, aucune trace d’habitation à l’intérieur du futur mur d’enceinte d’Aventicum.

Deux villes fondées sur sol suisse, en dehors du pays des Helvètes : Nyon (colonia Iulia Equestris) et Augst (colonia Munatia ( ?) Raurica).

Époque d’Auguste

(27 av. J.-C. – 14 apr. J.-C.)

15 av. J.-C. : Soumission effective du territoire suisse actuel par les Romains à la suite de l’offensive militaire de Drusus et Tibère.

Env. 8 av. J.-C. : début de la construction du port d’Aventicum, précédé ou suivie de celle de la ville. Date approximative livrée par la dendrochronologie (datation des bois à partir des pieux du premier port) et corroborée par l’étude de la céramique.

Délimitation géographique de la civitas Helvetiorum : lac Léman (à l’Est de Nyon) – Préalpes – Walensee – lac de Constance – Jura.

Organisation politique : la civitas appartient à la province de Gallia Belgica. L’administration de la ville d’Aventicum et de la civitas est la même ; peu de détails sont connus.

Texte de Hans Bögli, Association Pro Aventico, Avenches. 1989

Fondation d’Aventicum

Le choix de l’emplacement est dicté par la présence d’une route reliant le bassin lémanique au Rhin, la proximité du lac de Morat (accès au réseau fluvial), la qualité du terrain à bâtir et une situation géographique intéressante par rapport au Plateau suisse. Les habitants sont des Helvètes en nombre inconnu.

Le premier nom de la ville était probablement Aventicum (Helvetiorum), d’une racine gauloise aven – (à rapprocher de la divinité locale Aventia.

La ville romaine Aventicum [Association Pro Aventico]

À suivre…

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25 mai 2015 1 25 /05 /mai /2015 15:32

Un petit mot sur notre psychiatre zurichois qui nous fait prendre des vessies pour des lanternes. Vous ne trouvez pas que Brad Pitt devrait jouer dans un film qui raconterait la vie de notre éminent médecin ?

Hermann Rorschach, en 1910

Hermann Rorschach, en 1910

Brad Pitt

Brad Pitt

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Regardez comme ils se ressemblent.

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24 mai 2015 7 24 /05 /mai /2015 16:26

C’est l’année des anniversaires un peu partout, Marignan 1515, l’Abbaye de Saint-Maurice 515 et Avenches 15.

Ce week-end à Avenches, vendredi soir, samedi, dimanche et lundi, grande fête pour célébrer le deux millième anniversaire de la fondation de la ville, Aventicum. [Budget de la fête un million]

Beaucoup connaissent les arènes d’Avenches pour les spectacles que l’on y joue de nos jours, mais pas trop la richesse des vestiges que nous ont laissés les Romains. Mon précédent article sur Aventicum vous a permis de regarder le documentaire de la RTS un, il est temps maintenant de raconter un peu plus sur l’histoire romaine du lieu, sans pourtant aller trop dans les détails.

Vue classique des arènes d’Avenches

Vue classique des arènes d’Avenches

À suivre

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22 mai 2015 5 22 /05 /mai /2015 16:47

Même si B12 et Vitamine sont là pour nous amuser, c’est souvent plein de bon sens.

Économie

Et Christophe Alévêque, humoriste certes, a écrit le livre avec le documentariste Vincent Glenn pour nous expliquer avec humour l’économie. [On marche sur la dette]

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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 16:23

Rien à dire est-ce juste de le dire ?

...

...

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19 mai 2015 2 19 /05 /mai /2015 15:54

18.05.2015

Lundi soir à la télévision, sur la RTS un et deux, en concurrence un film, « Wolverine : le combat de l’immortel » et « Aventicum D-couverte ».

Un mauvais film contre un bon documentaire.

Mon choix n’a pas hésité un instant, le documentaire d’une durée de 53 minutes vaut le coup d’être vu, pour une fois que la RTS nous fait un bon film sur un sujet qui le mérite. N’oublions pas qu’Aventicum a été notre capitale.

Buste en or de l'empereur Marc-Aurèle, trouvé en 1939, d'un poids de 1589,7 gr.

Buste en or de l'empereur Marc-Aurèle, trouvé en 1939, d'un poids de 1589,7 gr.

Je vous donne le lien pour visionner le documentaire, sans savoir combien de temps il sera possible de le visionner. Donc dépêchez-vous de le regarder.

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18 mai 2015 1 18 /05 /mai /2015 17:38

L’unité, l’uniformité, une préoccupation de Charlemagne.

Charlemagne réglemente l’usage des cloches, les faire sonner à certaines heures est la forme empirique de donner l’heure à tous. C’était en 801, on ne connait pas à quelle heure il a ordonné cet usage. Plus tard, en 817, au Concile d’Aix-la-Chapelle, il décide que les églises paroissiales devaient avoir deux cloches au minimum. Un Capitulaire de Charlemagne dit aussi qu’il interdit le baptême des cloches.

La Große Glocke de la cathédrale de Berne pèse 10 tonnes et est la plus grosse cloche de la confédération https://www.youtube.com/watch?v=6gsatAIsp9k

Cadran solaire

Cadran solaire

Sablier

Sablier

Le réglage du temps n’était pas chose facile à l’époque, on avait bien sûr le cadran solaire, mais quand trois jours de pluies et gros nuages sombres, suffisaient à dérégler l’ensemble, il était alors difficile de trouver l’heure exacte. La clepsydre ou le sablier n’étaient utiles que pour les temps courts, chez les moines, les bougies qui donnaient l’heure et qui brulaient en continu, pouvaient sauver les quelques soucieux qui cherchaient à connaitre absolument quelle heure il était. Mais même avec le secoure des religieux et système de mesure primitif du temps, il faut se rappeler qu’entre Genève et Romanshorn, la mesure du temps au cadran solaire, 20 minutes de décalage entre ces deux villes existait et donc la mesure du temps n’était pas partout la même. On pouvait aussi avoir à la maison un astrologue qui pouvait calculer beaucoup de choses mystérieuses et le temps aussi. (Ils ont été en usage très longtemps et ceci depuis la nuit des temps.)

Pas trop précis

Pas trop précis

Mécanique

Mécanique

La mesure mécanique du temps au XIVe siècle avait le même problème, on pouvait dire que chaque village avait son temps propre. Ceci pour encore longtemps. En 1933, le quartz régule le temps, plus en laboratoire que dans la rue. Par la suite, c’est l’atome qui devient la référence du temps pour tous.

Aujourd’hui on laisse aux média de nous donner l’heure et ce n’est pas toujours la vraie heure, enfin pas à la seconde près, selon que l’on se règle sur la radio, la télévision ou Internet et son téléphone, on est tous dans la même heure mais pas à la même seconde.

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17 mai 2015 7 17 /05 /mai /2015 17:31

Origine des sources

De nombreuses hypothèses ont été avancées pour expliquer l’origine de ces sources. Le comte Russe Razoumosky (1791) a été le premier à étudier la minéralogie de Loèche-les-Bains, problème qui a été repris plus tard par le professeur Heim et Lugeon. On avait cru tout d’abord que ces sources avaient une origine volcanique. Selon une autre théorie, la température élevée de l’eau était due à des réactions exothermiques et chimiques de l’eau d’infiltration et de sels minéraux.

La géologie moderne a permis de réfuter ces hypothèses, grâce surtout aux travaux de Monsieur Ch. Girardet, ing. E. I. L., [École d’ingénieurs de Lausanne] qui, dans une monographie publiée en 1952, étudia de manière très approfondie l’origine des sources. Selon lui, l’eau de pluie et de neige s’infiltre à travers les couches du lias et du trias http://fr.wikipedia.org/wiki/Jurassique_inf%C3%A9rieur et est minéralisée principalement par le trias. En vertu du principe des vases communiquant, cette eau thermale remonte à la surface, à Loèche-les-Bains, par une fissure de la couche calcaire.

La température de la source dépend toutefois de la profondeur du bassin collecteur ; en effet, il est généralement reconnu aujourd’hui que 30 mètres de profondeur augmentent la température de l’eau de 1° C.

Ch. Girardet se rallie à l’opinion du professeur Lugeon qui situe la zone d’alimentation des sources dans la région du Torrenthorn. Le professeur Heim, par contre, la situait entre le Balmhorn et le Wildstrubel. S’il était possible de déterminer avec exactitude les limites de cette zone, écrit Girardet plus loin, on pourrait suivre avec précision le chemin de l’eau de pluie par la méthode colorimétrique, situer le bassin collecteur et calculer le cheminement souterrain de l’eau. [État des connaissances en 1961]

Aujourd’hui on dit ça…

Le long trajet de l'eau thermale de Loèche-les-Bains commence à l’est du village, dans la région située entre les sommets du Majinghorn et du Torrenthorn. C’est ici, près des lacs Wysssee et Schwarzsee, à environ 2 300 - 3 000 m d’altitude, que l’eau de pluie s’infiltre et pénètre dans la montagne par des réseaux de failles s’enfonçant jusqu’à environ 500 m sous le niveau de la mer. L’eau s’enrichit en sulfate de calcium dans cet environnement de gypse triasique puis, devenue eau thermale, elle remonte à la surface sous l'effet de son réchauffement pour jaillir dans l’une des nombreuses sources de Loèche-les-Bains. Des mesures de tritium ont révélé que l’eau faisait un voyage de plus de 40 ans à travers ces voies souterraines. Il est possible que les roches cristallines du massif de l’Aare soient également en contact avec ces écoulements souterrains, mais la question fait encore l’objet de vives discussions.

Les tremblements de terre, les inondations, les éboulements, les avalanches, les changements dans les précipitations, sans oublier les activités de construction sont susceptibles de modifier le débit et les propriétés des sources thermales. [Source Internet Loèche-les-Bains 365]

usine à fric

usine à fric

Source de revenus confortable pour ne pas dire pompe à fric. Pour trois heures de bains, CHF 23 et je me demande s’il existe une piscine populaire à CHF 3 l’entrée pour juste avoir le plaisir d’un bain chaud.

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16 mai 2015 6 16 /05 /mai /2015 17:24

Les sources thermales

Loèche-les-Bains possède au total plus de 20 sources chaudes, plus ou moins importantes, qui émergent dans une zone très restreinte s’étendant du nord-est de l’Hôtel des Alpes à la limite inférieure du village. Ces sources possèdent depuis des milliers d’années les mêmes propriétés curatives et ne se distinguent entre elles que par des différences de débit et de température.

Quatre de ces sources sont captées, la plus importante étant la source de St-Laurent qui jaillit de terre sur la Grand’ Place, devant l’Hôtel Maison-Blanche. Avec un débit qui a toujours été de 900 litres/min., la source de St-Laurent est la plus abondante. Sa température est de 51° C. ; elle est donc une des sources les plus chaudes de la Suisse. La source de St-Laurent alimente le Grand Bain, de même que les bains de Werra, de St-Laurent et de l’Hôpital. Les trois autres sources captées sont la source « Heilbad » qui jaillit à 48° C. au nord-est du village, près du chemin menant aux chutes de la Dala. Elle a été captée à nouveau en 1838 et alimente les bains de l’Hôtel des Alpes. Un peu plus loin se trouve la source de l’ancien « bain des pauvres » dont les eaux alimentent également l’Hôtel des Alpes. Enfin, en-dessous du village, la « Rossquelle » ou « Röstquelle » jaillit à environ 43° C. ; elle est utilisée pour le bain de pieds.

Le débit total de ces sources est d’environ deux millions de litres en 24 heures. [État en 1961]

Loèche à la fin des années 50

Loèche à la fin des années 50

Analyse de l’eau des sources

Lorsque l’on compare les premières analyses chimiques faites tout d’abord en 1827 par Brunner et Pagenstecher de Berne avec celles effectuées en 1949 par le professeur Gübeli à l’Ecole polytechnique fédérale à Zürich, on est surpris de constater que la qualité et le poids des substances minérales n’ont pour ainsi dire pas varié.

Le tableau suivant fait état de l’analyse des eaux de St-Laurent selon les données du professeur Gübeli.

En mg/l.

Lithium Li 0,052

Sodium Na 23,575

Potassium K 3,49

Magnesium Mg 38,330

Calcium Ca 431,82

Strontium Sr 11,04

Barium Ba Trace

Fer Fe 0,493

Manganèse Mn 0,030

Aluminium Al 0,008

Somme des cations 508,838

Chlorure Cl 6,198

Bromure Br 0,260

Jodide J 0,0412

Fluorure F 2,44

Sulfate So4 1162,9

Hydrophosphate HPO4 0,007

Hydroarséniate HAsO4 0,001

Nitrate NO3 0,089

Hydrocarbonate HCO3 96,00

Somme des anions 1267,936

Acide silicique H2SiO3 29,59

TOTAL 1806,364

[Cation/Anion – ici] http://fr.wikipedia.org/wiki/Anion

Selon le professeur Gübeli, l’eau de la source de St-Laurent est sulfatée calcique, hyperthermique et hypotonique, en d’autres termes il s’agit d’une « source Gypseuse ».

La valeur du pH est de 7,01 à 20° C.

La composition des autres sources est similaire, seuls la température et le débit varient.

Lorsqu’elle est fraîche, l’eau minérale est claire et limpide comme l’eau de roche pure. Au griffon ( ?), de petites bulles d’air incolores montent à la surface de l’eau ; il s’agit, selon le professeur Gübeli, d’acide carbonique et d’azote. À certaines époques de l’année, notamment au printemps, en automne, et quelques fois en été, l’eau devient trouble et donne un dépôt grisâtre. Jadis, on appelait ce phénomène « l’eau qui fleurit ». Il n’est d’ailleurs que de courte durée et n’empêche pas les bains, mais ne peut être bue pendant ce temps pour les besoins de la cure.

L’eau des thermes n’a d’ailleurs ni odeur, ni saveur. Cependant, lorsqu’elle est conservée pendant quelque temps dans un récipient fermé, ou même à l’air, elle finit par dégager une odeur sulfureuse qui provient vraisemblablement d’une réaction chimique des substances minérales en solution.

Étonnamment douce et onctueuse au toucher, l’eau enveloppe comme un baume les membres du malade.

G.Tell, Internet, Loèche-les-Bains hier et aujourd'hui, Dr. Med. Hans-Anton Ebener

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