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29 novembre 2015 7 29 /11 /novembre /2015 18:25

Le chemin de fer en Valais

(1850-1963)

par Paul PERRIN

La longueur totale des lignes de chemin de fer du canton du Valais, à voie normale et à voie étroite, à crémaillère, et les funiculaires (sans les téléphériques), atteint aujourd’hui 338 kilomètres, ce qui le classe au 6e rang des cantons suisses, entre Argovie (345,3 km) et St-Gall (310,6 km). Berne, Zurich, Vaud et les Grisons précèdent Argovie. Sur ces 338 km, 132,4 concernent les CFF et 205,6 les compagnies privées.

C’est en janvier 1853 déjà, c’est-à-dire à un moment où il n’existait en Suisse que la ligne de St-Louis à Bâle (1844) et celle de Zurich à Baden (1847), que le Valais accorda une concession pour une ligne du Bouveret à Sion, mise en service en 1859 jusqu’à Martigny et en 1960 jusqu’à Sion.

Ce début très précoce est à l’origine du développement imprévu et surprenant de la voie ferrée dans un canton qui semblait alors devoir être tenu à l’écart pendant longtemps encore de ce nouveau moyen de transport. Car, en 1851-52, les experts anglais, appelés par le Conseil fédéral, et cette autorité elle-même, ne concevaient qu’un réseau suisse très restreint, composé d’une ligne de Genève au lac de Constance et une de Bâle à Lucerne. Le trafic était estimé insuffisant pour alimenter deux lignes par le Plateau suisse. Quant au passage des Alpes, les experts anglais ne le concevaient qu’au moyen de « plans inclinés », c’est-à-dire de funiculaires mus par des machines à vapeur fixes, système qu’ils préconisaient pour le passage du tunnel à forte rampe du Hauenstein, ainsi que pour le passage éventuel du Lukmanier, dont on parlait alors.

En été 1852, le Conseil fédéral présenta aux Chambres fédérales le projet de loi sur les chemins de fer qui prévoyait la construction et l’exploitation du réseau par la Confédération, avec l’aide des cantons. Mais les Chambres donnèrent la préférence au système des chemins de fer privés, ne laissant à la Confédération qu’un droit général de surveillance pour sauvegarder les intérêts militaires, garantir l’unité technique et assurer la jonction des lignes entre elles. Sur la demande de leur gouvernement, les députés du Valais votèrent en faveur du régime privé.

Le canton du Valais fut donc l’un des premiers cantons suisses à accorder une concession de chemin de fer. Ce sont des circonstances historiques assez curieuses, déjà exposées dans les Annales, qui en sont la cause.

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26 novembre 2015 4 26 /11 /novembre /2015 19:08

Le tunnel de Saint-Maurice agrandi et pas fini, sera terminé en 2017, si j’ai bien entendu l’information qui circulait il y a quelque temps.

Pourquoi tant de lenteur ?

Le Valais qui avait été en son temps un précurseur dans le ferroviaire est aujourd’hui à la traine et pénalise ses citoyens qui sont toujours à rouler dans des trains d’autrefois.

Le bout du tunnel

Prochainement je vais vous parler du temps où le Valais était à la pointe des avancées dans les chemins de fer et des tunnels.

En prenant un texte parlant justement du canton du Valais, précurseur dans le domaine ferroviaire.

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24 novembre 2015 2 24 /11 /novembre /2015 16:42

Demain est annoncé de la neige jusqu’en pleine, l’hiver arrive.

Les alertes sont nombreuses et sur d’autres infos, le sourire est de rigueur, la neige est l’or blanc, donc souhaitée en masse.

Les autorités vont s’agiter pour bien montrer où passent les impôts. Le sujet des conversations dans les bistrots sera bien sûr la neige.

Les carrossiers se sont préparés à accueillirent les cabossés du jour, ils ont vérifié que leur gyrophare tourne bien.

On touille en quantité le plâtre à l’hôpital en prévision des jambes cassées.

Si les prévisions météorologiques sont justes, nos journaux écriront encore une fois en gras : « Voici l’offensive du général Hiver ! ». ICI

Le calme avant la tempête

Les journalistes exagèrent toujours, en employant des mots forts, trop forts pour juste une averse de neige que le premier rayon du surlendemain fera fondre.

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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 18:21

Lorsqu'ils sont venus chercher les communistes,

Je n'ai rien dit, je n'étais pas communiste.

Lorsqu'ils ont enfermé les sociaux-démocrates,

Je n'ai rien dit, je n'étais pas social-démocrate,

Lorsqu'ils ont arrêté les syndicalistes,

Je n'ai pas protesté, je n'étais pas syndicaliste.

Lorsqu'ils sont venus me chercher,

Il ne restait plus personne pour protester.

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 17:35

L’Europe va se battre pour obtenir le gain magistral proposé par Euro Millions.

Plus de 100 millions

J’ai joué, comme presque toutes les personnes que je connais. Une telle somme fait plus que rêver, elle fait mentir ceux qui en parlent ; je ferais ceci, cela, etc., à les écouter, ils deviendront tous vertueux et généreux, s’ils gagnaient la somme et même si c’est la moitié. La réalité, comme on est fondamentalement égoïste, on ne partagera pas, on gardera les 162 millions et on se battra avec les impôts pour payer le moins possible.

162 millions d’Euros est-ce trop, ou juste assez pour continuer son chemin ?

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18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 17:59

Croix processionnel

Trésors d’église [9]

La croix fleurdelisée à compartiment central carré est revêtue de plaques d’argent en partie dorées, fixées sur une âme de bois. Elle est ornée de motifs floraux et cruciformes au repoussé, appliqués sur divers faces des montants de la croix, et peut être datée du XVe siècle.

Sur sa face principale, le Crucifix repose sur une croix de tiges de métal. Dans les quadrilobes sont placées des scènes dans la disposition d’origine ne semble pas respectée. En haut, une femme voilée sort du tombeau, mains jointes, sans nimbe. Cette iconographie est en général réservée à la Résurrection d’Eve. À droite, saint Jean tient ses mains croisées devant sa gorge. À gauche, la Vierge en prière est représentée de face. En bas prend place un ange, les mains jointes. Au revers, dans le médaillon central carré, figure l’agneau pascal. Les quadrilobes restants ont perdu leur ornement. La partie supérieure du nœud comporte un motif en forme de fleur.

Pour le Moyen Age tardif, signalons :

- Un ciboire-reliquaire en cuivre doré et argenté du début du XVe siècle avec un pied à six pans. Le large nœud orné de médaillons contient des têtes de personnages circonscrites dans des quadrilobes.

- une coupe polygonale avec un couvercle pyramidal (la croix manque)

- un calice portant sur le pied les armes de l’évêque Walter Supersaxo (1457-82), en vermeil, de la deuxième moitié du XVe siècle. Le nœud comporte des losanges saillants avec à l’intérieur un cercle entouré de rayons.

Calice Supersaxo

Calice Supersaxo

Commentaire :

Voilà la fin du sujet : Trésors d’église, en particulier celui du Musée de l’Évêché à Sion. Si vous allez sur le site du musée, vous y trouverez quelques photos et des textes de présentation. Comparé à ce que nous trouvons sur Internet concernant les Musées de France par exemple, avec visites virtuelles, les plus belles photos de leur trésor, etc., on peut dire que nos musées suisses sont bien le reflet du Pays, c’est-à-dire austère.

Je suis peut-être sévère avec nos musées, mais l’accès à ceux-ci par l’Internet est fermé, rien de plus qu’une carte de visite qui renseigne et ne surtout rien montrer, il faudra payer pour voir, comme au poker !

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17 novembre 2015 2 17 /11 /novembre /2015 17:20

Baiser de paix

L’ivoire montre la Vierge et l’Enfant se tenant par la main, entourés de saint Paul avec le livre et l’épée, et de saint Jean Baptiste avec son vêtement de peau de bête, portant un objet surmonté d’une croix (l’agneau sur le livre ?). La Vierge dite de Saint Aignant, à la cathédrale Notre-Dame de Paris, pourrait bien en être le prototype, ce qui tendrait à prouver une origine parisienne pour l’atelier qui a exécuté cet ivoire. D’après le manteau en tablier terminé presque horizontalement en-dessous des genoux, on peut dater cette pièce après 1339, date donnée par la Vierge de Jeanne d’Evreux (Musée du Louvre, Paris, anciennement trésor de Saint-Denis).

Trésors d’église [8]

L’encadrement est fait de métal entouré de fils d’argent dorés enroulés et d’appliques en forme de feuilles dorées. Au revers se trouve une plaque dorée ainsi qu’une poignée pour tenir l’objet.

Objets de comparaison :

- Un baiser de paix (Trésor du Chapitre de Saint-Nicolas, Fribourg). Les éléments proviennent de France (ivoire) et du Haut-Rhin (monture).

- le feuillet d’un diptyque en ivoire, provenant de Paris, vers 1350 (walters Arts Gallery, Baltimore).

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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 17:08

Plat de reliure d’un évangéliaire gothique

Cet évangéliaire revêtu de plaques d’argent partiellement dorées et décorées de pierreries date des années 1500. La tranche et le revers sont recouverts d’un velours rouge avec des motifs verts. Ce plat avait attiré l’attention de Jean-Daniel Blavignac, architecte genevois, lors de son passage en Valais dans la première partie du XIXe siècle. [Et alors, quoi ?]

La Vierge à l’Enfant est debout entre les deux saints patrons du Valais, Catherine d’Alexandrie et Théodule, sous une double arcature gothique. Tous deux tiennent une épée, symbole de son martyre pour Catherine, de ses droits régaliens pour Théodule, et sont dotés d’autres attributs, respectivement la roue et la crosse.

Plat de reliure d'un évangéliaire gothique

Plat de reliure d'un évangéliaire gothique

La partie sous les arcatures gothiques est recouverte d’émail translucide vert et bleu moucheté.

Seul le fermail supérieur nous est parvenu. Un personnage tient de sa main droite une licorne (illustration au dos de la couverture).

Objet de comparaison :

- Coffret-reliquaire de Saint-Pierre (église paroissiale, Lens Valais)

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15 novembre 2015 7 15 /11 /novembre /2015 18:50

Coffret profane d’apparat du XIVe siècle

La première mention du coffret remonte à l’inventaire de Valère de 1642 : « Un petit coffret richement orné et exécuté avec art dans sa partie extérieure, au moyen de couleurs argentées et transparentes ». Il ne figure pas dans l’inventaire des deux églises de 1364. Les inventaires dénombrent 35 reliques à l’intérieur du coffret, aujourd’hui vidé de son contenu ; certains de leurs authentiques remontaient à 1200 environ.

Trésors d’église [6]

L’âme de bois provient d’un conifère. Les scènes qui y sont rapportées sont de caractère profane. Les faces extérieures et le couvercle sont exécutés à la manière d’un motif textile sur lequel sont ajoutées les représentations en relief d’un roi et d’une reine, rappelant les sceaux royaux. Entre ces médaillons, des éléments en losange et en triangle concaves sont parés de rinceaux ornés de feuilles ou d’un joueur de rebec. Sur les arêtes verticales du coffre, des bandes habillées de feuilles d’argent comportent des chiens, des lièvres, lions, ânes, chèvres, loups, agneaux. La même frise d’animaux est visible sur le rebord du couvercle. Le moraillon emprunte la forme d’un baldaquin abritant une femme aux côtés de laquelle sont assis des joueurs de rebec et de psalterium. Une scène d’amour courtois agrémente la ferrure qui protège le mécanisme de la serrure. La ferrure circulaire, gravée et émaillée, dans laquelle est enchâssée la serrure est d’une qualité remarquable. Deux dragons sont installés dans une fontaine hexagonale. Un couple de personnages assis de part et d’autre semble occupé à nourrir les monstres à l’aide de fruits cueillis sur les arbres qui les surplombent. Au-dessus, un pavillon à coupole abrite un couple d’amoureux enlacés. Sous la fontaine, deux lions sont sur le point de dépecer un chevreuil. Cette image demeure liée au thème du jardin d’amour ou de la fontaine de vie, mais sa signification demeure obscure.

Tout le décor extérieur est réalisé dans la technique du repoussé-estampé, qui permet de reproduire le même motif en de multiples exemplaires. Mis à part les médaillons dorés, une grande partie des plaques était émaillée à l’origine, en bleu et vert mat, avec du jaune, violet, brun clair.

La figure du roi sur son trône orné de lions rappelle l’empereur Henri VII tel qu’il est représenté sur un sceau de 1313 (Musée National Suisse, Zurich), produit italien. Le trône de la reine flanqué d’aigles est proche du sceau des empereurs Louis de Bavière et Charles IV et de celui de Jean le Bon, roi de France.

Le tissu en soie chinoise du XIVe siècle qui orne l’intérieur indique le haut rang social du premier propriétaire. Le motif se détache en vert clair sur fond violet foncé. Il orne les trois compartiments et les six tiroirs logés dans le coffret. Ces tissus apparaissent dès la deuxième moitié du XIIIe siècle sous le nom de « drap de Turquie ». Ils proviennent du royaume mongol et sont parmi les plus coûteux.

Trésors d’église [6]

En juin 1365, l’empereur Charles IV a visité l’abbaye de Saint-Maurice. Il prit alors le Chapitre de Sion sous sa protection et ratifia ses droits de chancellerie, raison pour laquelle la tradition rattache le coffret à ce souverain, lequel en aurait fait don au Chapitre. Selon Karel Otavsky, cette tradition serait infirmée par l’origine du coffret qu’il situe vers le milieu du XIVe siècle à la cour de Castille. Cependant, une provenance de l’Italie du Nord semble mieux convenir à ce coffret. Le travail de l’émail sur estampage est d’ailleurs une caractéristique des objets vénitiens.

Trésors d’église [6]

À l’angle droit du couvercle se trouve une plaque de cuivre, petite bande losangée, élément de restauration que l’on retrouve sur le pourtour du plat d’évangéliaire gothique.

Objet de comparaison :

- Ceinture de provenance italienne (Museum of Art, Cleveland)

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14 novembre 2015 6 14 /11 /novembre /2015 18:10

Coffret en ivoire pyrogravé

Trésors d’église [5]

Cette petite boîte en ivoire barlongue avec un toit à quatre pans est décorée de médaillons pyrogravés représentant des scènes paradisiaques. Les cercles contiennent des oiseaux et quadrupèdes, accompagnés d’entrelacs. De l’ensemble se dégagent des caractères hispano-arabes, fréquents dans l’art siculo-arabe. Cette production en série peut être attribuée aux ateliers musulmans de l’Occident méditerranéen, peut-être ceux de Sicile, et datée du XIIe siècle.

Le trésor conserve une autre pièce en ivoire, sans décor, avec un fermoir et deux charnières datant probablement de la fin du XIe siècle.

Objets de comparaisons (pièces siculo-arabes)

- Un coffret identique, 90 X 170 mm (Trésor de Saint-Sernin de Toulouse)

- un coffret de la cathédrale d’Apt (Sisco, Corse)

- un coffret de la 2e moitié du XIIe siècle (Bayerisches Nationalmuseum, Munich)

- un coffret du XIIe siècle (Dommuseum, Salzburg)

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