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30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 17:10

Empereurs

Aurelius Valerius Maximianus (Maximien Hercule)

Ce soldat de fortune, ami de Dioclétien, devient empereur romain de 286 à 305 et de 306 à 310, année de sa mort à Marseille. Il aurait franchi le Mons Jovis en 285 et, selon la tradition orale, se serait trouvé à Forum Claudii Vallensium lors du martyre de saint Maurice et des légionnaires chrétiens de Thèbes, en 286 ( ?). Il aurait, semble-t-il, ordonné personnellement leur exécution. (de Voragine – Tillemont – A.J. de Rivaz – Gard). Son nom est inscrit sur une colonne militaire encore visible à Martigny.

Personnages illustres signalé à Martigny [3]

Charlemagne (Carolus Magnus), empereur d’Occident

Les historiens estiment qu’il aurait franchi le Mont-Joux mais ils ne s’accordent pas pour fixer l’année de ce passage. Les uns prétendent que ce fut en 780 ; les autres, en 800 ou 801. Selon Baronius, Charlemagne célébra la fête de saint Jean-Baptiste de l’an 801 à Ivrée d’où il prit le chemin des Alpes, passant par le Mont-Joux, pour rentrer chez lui. Selon la tradition orale, il aurait fait halte à Saint-Maurice d’Agaune et fait don de divers présents.

Personnages illustres signalé à Martigny [3]

Charles II le Chauve

En septembre 875, il franchit le Mont-Joux pour se rendre à Rome où, le jour de Noël, il sera couronné empereur d’Occident par le pape Jean VIII. En janvier 876, il regagna son pays par le même chemin.

Personnages illustres signalé à Martigny [3]

Charles III le Gros, roi d’Alamanie

En 879, ce futur roi de France (884) franchit le Mont-Joux pour se rendre à Rome où, en 881, il sera couronné empereur d’Occident par le pape Jean VIII.

Personnages illustres signalé à Martigny [3]

Conrad II le Salique, empereur de Germanie

Selon la tradition orale, il aurait franchi le Mont-Joux, en 1027, pour se rendre à Rome où, le 26 mars (jour de Pâques), il fut couronné empereur romain germanique par le pape Jean XIX.

Personnages illustres signalé à Martigny [3]

Henri IV le Germain, empereur de Germanie

A la fin 1076, il franchit le Mont-Joux avec son épouse Berthe, leur fils Henri V, Amédée II de Savoie et Adélaïde de Suse pour aller se soumettre au pape Grégoire VII, le 28 janvier 1077, à Canossa. Un autre passage eut lieu, au début d’avril 1081, lorsqu’il se rend à Rome où le 21 mai, il fait élire l’antipape Clément III (investiture laïques).

Personnages illustres signalé à Martigny [3]

Henri V le Parricide, empereur de Germanie

En 1110, il a franchi le Mont-Joux à la tête d’une armée de 15'000 hommes pour se rendre à Rome où il espérait se faire couronner empereur romain germanique par le pape Pascal II. N’ayant pas réussi, il nomme l’antipape Bourdin (querelle des investitures) qui prit le nom de Grégoire VIII. Henri V tentera la même démarche auprès du pape Gélase II qui, traqué par l’antipape Grégoire VIII, ira se réfugier à Cluny. Finalement, c’est le pape Calixte II qui signera, en 1122, avec Henri V, le concordat de Worms.

Personnages illustres signalé à Martigny [3]

Frédéric Ier Barberousse, empereur romain germanique

Il aurait franchi, à deux reprises, le Mont-Joux. La première fois, en 1167, lorsque vaincu par la ligue lombarde il dut rapidement quitter l’Italie du Nord pour rentrer en Allemagne. La seconde fois, en 1176, lorsqu’il dut s’enfuir d’Italie après la défaite de Legnano. Par un acte daté de Turin, le 5 janvier 1176, il place la maison-hôpital de Saint Bernard de Mont-Joux sous sa protection.

Personnages illustres signalé à Martigny [3]

Henri VII de Luxembourg, empereur romain germanique

Venant de Rome où, en 1308, avait eu lieu son couronnement, il franchit le Mont-Joux en compagnie d’Amédée V, comte de Savoie, en 1310.

Personnages illustres signalé à Martigny [3]

Napoléon Bonaparte (futur empereur Napoléon Ier)

Le 6 mai, au lever du jour, le premier consul Bonaparte quitte Paris en compagnie de Duroc, son aide de camp, et de Bourienne, son secrétaire. Il arrive à Lausanne le 12 et en repart le 13 pour Villeneuve où il rejoint l’armée de Réserve qui se compose de plus de 40'000 hommes, 5'000 chevaux, 50 canons, 8 obusiers et 500 véhicules du train. Au soir du 16 mai 1800 (26 floréal de l’an VIII), Napoléon Bonaparte arrive à Martigny et loge à la prévôté du Grand-Saint-Bernard où il est l’hôte du prévôt Luder. A Martigny, il procède, incognito, à une inspection détaillée de l’armée de Réserve qui se rend à Marengo où, le 14 juin 1800, elle battra les Autrichiens et les Russes. Bonaparte séjourne 3 jours à Martigny. Très tôt, le matin du 20 mai (30 floréal), il quitte Martigny avec Duroc, Bourienne, le prieur L. Murith et le chanoine H. Terrettaz, procureur. A 10 heures, il fait une courte halte à la cure de Liddes et arrive à Bourg-Saint-Pierre, à 11 h. 30. Après un frugal repas pris à l’auberge Moret, il reprend la route, à 14 heures, à dos de mule guidée par Nicolas Dorsaz et escorté des généraux Murat et Marmont. Il arrive à l’hospice, à 17 heures, où il est accueilli par le prieur J. B. Darbellay. Après un arrêt d’une heure, il repart en traineau pour Etroubles où il passe la nuit. Le lendemain 21 mai, dans la matinée, il est à Aoste. Ainsi, du 14 au 20 mai 1800, une armée forte de près de 50'000 hommes et chevaux passa à Martigny, dernier relais avant de franchir les Alpes.

Personnages illustres signalé à Martigny [3]

Frédéric III

Ce prince impérial qui deviendra en 1888, après la mort de son père Guillaume Ier, empereur d’Allemagne et roi de Prusse, passe à Martigny les 3 et 4 octobre 1883 en allant et revenant du Grand-Saint-Bernard où il passe une nuit. Il est accompagné de son épouse, la princesse Victoria Adélaïde Marie-Louise fille de la reine Victoria d’Angleterre, et de l’une de ses filles.

Personnages illustres signalé à Martigny [3]
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28 avril 2015 2 28 /04 /avril /2015 16:41

Les souverains pontifes

Personnages illustres signalé à Martigny [2]

Etienne II (752-757)

Chassé de Rome par les Langobards, venant de Pavie, il franchit le Mont-Joux au début du mois de décembre 753 pour se rendre, en passant par Lausanne et Romainmôtier, chez Pépin le Bref, roi des Francs, qu’il couronnera à Saint-Denis en 754. Il fait halte à l’Abbaye de Saint-Maurice d’Agaune où l’un des clercs qui l’accompagnait mourut.

Léon III, saint (795-816)

En novembre 804, il franchit le Mont-Joux pour se rendre auprès de Charlemagne, empereur d’Occident, dont le fils Carloman vient à sa rencontre jusqu’à Saint-Maurice d’Agaune.

Léon IX, saint (Bruno, comte de Dagsbourg) (1049-1054)

En 1026, alors qu’il est évêque de Toul, il franchit le Mont-Joux pour se rendre de Lombardie en Germanie. Devenu pape, il refranchit le Mont-Joux, le jour de la Pentecôte de l’an 1049, pour se rendre d’un synode à Pavie aux conciles de Mayence (septembre 1049) et de Reims (octobre 1049). Son troisième passage a lieu en 1050, année où il se rend à un synode à Verceil. Le 22 septembre, il célèbre la fête de Saint-Maurice à l’Abbaye d’Agaune.

Eugène III, bienheureux (1145-1153)

En 1147, chassé de Rome par Arnauld de Brescia, il se réfugie en France. Au printemps 1148, les troubles à Rome ayant cessé, il reprend le chemin de la Ville Eternelle et passe à Saint-Maurice le 25 mai, date à laquelle il consacre l’église abbatiale reconstruite, puis à l’hospice du Mont-Joux, le 27 mai, jour de la remise d’une bulle.

Célestin III (Hyacinthe de Bobone) (1191-1198)

Il passe à Martigny, le 26 mai 1148, avec 14 cardinaux accompagnants le pape Eugène III dont il est le clerc. En 1191, à l’âge de 85 ans, il devient pape.

Grégoire X, bienheureux (Théobald Visconti) (1271-1276)

Revenant du 2ème concile œcuménique qui se tient à Lyon, en 1274, il fait halte à Lausanne, en octobre 1275, pour consacrer la cathédrale Notre-Dame en présence de Rodolphe III de Habsbourg, empereur d’Allemagne. Il rentre à Rome par le Valais. (Bon vieux Grégoire)

Clément V (Bertrand de Got) (1305-1314)

Elu pape le 15 juin 1305 et couronné le 14 novembre à Lyon, il aurait franchi le Mont-Joux en 1306. Il sera le premier pape à s’établir en Avignon (1309).

Pie II (Aeneas Sylvius Piccolomini) (1458-1464)

En 1431, l’humaniste siennois franchit le Mont-Joux avec le cardinal in petto Domenico Capranica pour se rendre au concile de Bâle dont il assumera la charge de secrétaire. Laïc, il sera également le secrétaire de l’antipape Félix V et de l’empereur Frédéric II. En 1456, Calixte III le fait cardinal.

Félix V (alias Amédée VIII, duc de Savoie) (1439-1449)

Le 25 juin 1439, les participants au faux concile de Bâle déposent Eugène IV. Le 5 novembre de la même année, le duc de Savoie Amédée VIII est élu pape Félix V. En fait, il sera le dernier antipape de l’Histoire élu par les cardinaux légitimes. En 1440, il est cité de passage à Martigny. Le 7 avril 1449, à Lausanne, il se démet en faveur de Nicolas V et meurt empoisonné le 4 janvier 1451, à Ripaille, en qualité de cardinal administrateur de l’évêché de Genève et légat du pape en Savoie, Suisse et Bavière.

Pie XI (Achille Ratti) (1922-1939)

En 1899, jeune prélat, il est bibliothécaire à l’Ambrosienne de Milan. Il traverse le Valais afin de se rendre à Fribourg et participer à un congrès international catholique. A cette occasion, il passe à Martigny puis il fait halte à Saint-Maurice et visite l’église abbatiale. Par la suite, il fera plusieurs ascensions dans les Alpes valaisannes.

Rappelons qu’en 1911, alors qu’il est cardinal, il visite l’hospice du Simplon et que, le 20 août 1923, il proclame saint Bernard de Manthon patron céleste des habitants de nos vallées et protecteur des alpinistes qui gravissent nos montagnes.

Voici la traduction de l’autographe, en latin, que l’on peut lire à l’hospice du Mont-Joux :

« A nos fils bien-aimés, les disciples de Saint Bernard de Menthon qui, dans les Alpes Pennines, à l’école d’un si grand maître et guide, s’adonnent au soin de la perfection religieuse et aux œuvres de science et de charité, ayant été Nous-mêmes autrefois leurs Hôte, Nous accordons de tout cœur dans le Seigneur Notre Bénédiction Apostolique. Pie XI, pape »

Pie XII (Eugène Pacelli) (1939-1958)

En octobre 1930, il est cardinal depuis le 16 décembre 1929 et secrétaire d’Etat lorsqu’il traverse incognito le Valais. Revenant du sacre de Mgr. Aloisius Scheiwiler, évêque de St-Gall, qui eut lieu le 5 octobre 1930, et rentrant à Rome, il fait halte à Saint-Maurice où il passe une nuit à l’Hôtel de la Gare.

Jean XXIII (Angelo Giuseppe Roncalli) (1958-1963)

En 1946, lorsqu’il est nonce apostolique à Paris, Mgr. Roncalli traverse le Valais. Il passe la nuit du 6 septembre à l’Abbaye de Saint-Maurice. Il revient en Valais, en 1947, et se rend en excursion au glacier du Rhône.

Paul VI (Giovanni Baptista Montini) (dès 1963) [liste écrite en 1974, Paul VI régnait encore]

En 1959, étant cardinal et archevêque de Milan, il traverse le Valais venant du Melchtal et regagnant l’Italie. Il fait halte à Saint-Maurice et passe la nuit du 28 août à l’abbaye. Il est accompagné de son frère et de la famille de ce dernier. Le lendemain, il regagne Milan en passant à Martigny et au Grand-Saint-Bernard.

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27 avril 2015 1 27 /04 /avril /2015 16:15

Un curieux petit livre qui répertorie les personnages illustres qui ont étés signalés à Martigny en plus de 2'000 ans.

Édité en 1974, écrit par Léonard Closuit.

De moins 570 à 1974, une chronologie d’illustres inconnus ou très connus à découvrir.

Une particularité cartographique intéressante est signalée au début du livre.

Octodurus, capitale des Véragres, est située sur l’axe principal des grandes civilisations du bassin méditerranéen. En effet, si l’on relie Gizeh à Martigny par une ligne droite, cette dernière est dans l’axe des hauts-lieux des civilisations antiques égyptiennes (Kéops), minoenne (Cnossos en Crète), mycénienne (Mycènes dans le Péloponnèse), romaine (Rome et Pompéi), étrusque (Cécina et Tarquinia en Etrurie).

Depuis Octodure cet axe peut encore se prolonger en direction des mégalithes celtes de Stonehenge (Grande-Bretagne).

Cette particularité est le fruit du hasard et nous savons que de multiples lieux géographiques ont cette similitudes qui se révèlent seulement sur les cartes d’aujourd’hui… et encore.

Préambule

Martigny, coquette cité blottie au cœur des Alpes Pennines, à l’axe de la transversale Rome-Paris-Londres, est devenue, depuis l’antique Octodurus des Celtes et Forum Augusti puis Claudii Vallensium des Romains, un nœud de communications important où convergent les routes d’Italie, par les cols du Grand-Saint-Bernard (Mont-Joux) et du Simplon, et de France par celui de la Forclaz rendu célèbre, au siècle passé (XIXe), par le tour du Mont-Blanc.

Depuis plus de vingt siècles, des hommes de toutes les nations ont séjourné ou passé dans cette ville étape et carrefour européen situé sur le chemin de Saint-Maurice d’Agaune et de Lausanne, de Genève par la Savoie, de Chamonix, d’Aoste et de Turin par le Grand-Saint-Bernard que, selon la tradition orale, Annibal, Jules César et Charlemagne auraient emprunté.

Ce mémoire n’a d’autres prétentions que d’établir l’énumération chronologique des personnages qui ont séjourné ou passé à Martigny et de rassembler, à l’intention des étudiants, l’ensemble de la bibliographie, des sources et références concernant leurs passages en Valais.

L.C.

Nota bene : L’étymologie de « Martigny » vient de « Martiniacum » (1163). Les « de Martigny », vidomes, administrèrent la région de 1162 à 1442. (arm. Val.)

Personnages illustres signalé à Martigny

À suivre une liste des personnalités, mais restreinte, pour ne pas ennuyer le lecteur.

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26 avril 2015 7 26 /04 /avril /2015 16:51
L’assermentation des troupes

L’assermentation des troupes

Pour Stoppa, l’assermentation de la troupe était d’une importance capitale, car il estimait que chaque homme devait servir en connaissance de cause et devait savoir à quoi il s’exposait en cas de manquement aux règles de la discipline, de la morale et de la foi. Il avait réglé dans les moindres détails le déroulement de l’assermentation. Cette cérémonie ne se faisait en général qu’une fois, lors du renouvellement des capitulations ou lors de l’avènement d’un nouveau Roi, ou encore lors de l’arrivée d’un fort contingent de recrues.

Stoppa avait prévu deux parties distinctes : la première consistait à énumérer les principales prescriptions à observer et la deuxième était le serment proprement dit. Pour cela, le régiment devait être « en tenue de campagne, sous les armes, le matin, à jeun ». Tous les soldats, sans exception, « même les tambours et les fifres » devaient, pendant la lecture des articles, lever la main droite à la hauteur du chapeau. Les officiers devaient se placer à « la tête de leurs pelotons » et « les sergents dans leur division » et « avoir ôté leur chapeau ».

L’officier-major, avec l’enseigne portant le drapeau du régiment, se trouvait face à la troupe rassemblée. Il devait lire le texte du serment à très haute voix, lentement, s’arrêter à chaque ponctuation afin de laisser le temps aux soldats de répéter, également à haute voix, la phrase qui venait d’être prononcée.

Le serment traitait de toutes les questions. Par exemple de :

- Promettre et jurer de servir en tout honneur et loyauté le Roy de France ;

- de défendre le drapeau, ne jamais abandonner son poste ;

- d’exposer son corps et sa vie pour endommager l’ennemi ;

- défense absolue de s’attaquer ou porter préjudice aux monastères, aux églises, aux prêtres, aux femmes, aux filles, aux vieillards, aux moulins, aux fours de boulangers, sous peine de vie ;

- défense de railler ou injurier des sujets de religion, de badiner en public, de blasphémer Dieu, de boire avec excès ;

- les jeux sont interdits les samedis, dimanches et jours de fête ;

- interdiction de maltraiter les vivandiers ;

- observer une obéissance absolue envers les officiers et les sergents ;

- les réunions, assemblées et émeutes sont proscrites ;

- le mot de garde doit garder le secret le plus absolu ;

- défense de maltraiter par la parole ou par des actes prévôts, juges, officiers de justice ou leurs sauthiers ;

- défense de laisser sortir chevaux, mulets ou bestiaux dans les « bleds » (blés) ou champs d’avoine, de couper les arbres fruitiers, les haies, les enclos, d’endommager les jardins, les vignes ;

- défense d’enlever le « bled », l’orge, le seigle, l’avoine et tout autre produit de la ferme ;

- observer la plus grande hygiène pour jouir d’une bonne santé ;

- Par mesure d’hygiène, les bouchers abattront le bétail hors du camp ;

- ne pas errer inutilement dans les rues ;

- éviter cris et chansons ;

- défense de quitter le camp sans congé et sous loyale exoine (excuse).

Après la lecture de ces différentes prescriptions de service, on passait à la deuxième partie du serment, qui avait un caractère très solennel. Dans la même formation et la même tenue, mais devant le drapeau déployé, chaque homme répétait après l’officier-major :

« Je promets et jure à Dieu et à son Evangile de servir fidèlement et loyalement le Roy de France, de défendre le drapeau au péril de ma vie, de ne jamais l’abandonner sous quelque prétexte que cela puisse être, avant que j’aie obtenu mon congé accoutumé. Ainsi Dieu me soit en ayde. »

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24 avril 2015 5 24 /04 /avril /2015 17:14
Même article... et pourtant.

Les deux articles précédents n’ont pas la même mise en page. J’ai dû chercher et comprendre l’utilisation des outils mis à disposition des blogueurs. Ça s’améliore de jour en jour dans la compréhension de l’ensemble de cette nouvelle plateforme Kiwi.

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24 avril 2015 5 24 /04 /avril /2015 17:03

Il est bien évident qu’étant donné les multiples fonctions de Peter Stoppa, il lui était impossible d’assurer constamment le commandement des troupes placées sous ses ordres. S’il veillait très attentivement aux directives du commandement, il en confiait l’exécution effective à des lieutenants colonels qui servirent au Régiment Vieux-Stoppa jusqu’en 1701.

1672, Jean-Baptiste Stoppa, frère cadet du colonel, tué à la bataille de Steinkerk, [Steinkerque].

1677, Gabriel Hessy, de Glaris, Prit en 1689 le commandement du Régiment Pfyffer.

1689, Félix Plattner, de Bâle, ex-capitaine de la 4e compagnie du Régiment. Quitta le service en 1690.

1690, Russinger, de Bâle, mourut des suites de blessures reçues à la bataille de Steinkerque, en 1692.

1692, Jost Brendlé, d’Oberwill/Bremgarten, prit le commandement du Régiment en 1701 à la mort de Peter Stoppa.

Dès qu’il est à la tête de son régiment, l’activité de Stoppa ne connaît plus de bornes. Profitant de cette période de calme relatif, il apporte des réformes dans les troupes suisses au service de la France.

Il s’occupe de tout, du recrutement, du logement, de la subsistance, de l’instruction. Il édicte les prescriptions du service intérieur : soins de propreté, nettoyage des armements, des équipements, balayage des chambres, des escaliers, des cours, des écuries. Il est en contact permanent avec ses hommes, s’inquiète de leurs besoins, de leurs désirs et de leur confort.

Mais il porte une attention toute particulière à l’instruction du combattant. C’est lui qui institua les grenadiers. (Bien que les livres d’Histoires attribuent à Louis XIV l’institution des Grenadiers !)Les grenadiers tirent leur origine de ces « enfants perdus » (frei Knechte, verlorene Gesellen) [serviteurs libres, compagnons perdus]. Ces hardis volontaires engageaient le combat en escarmouchant, dispersés devant le front. Peu à peu, on les arma exclusivement d’arquebuses. Stoppa fit former dans chaque compagnie quatre soldats d’élite auxquels la dangereuse mission de lancer la grenade était réservée. Les hommes qui furent l’objet de cette distinction se signalèrent dans les sièges des Flandres par des faits d’une audace inouïe. Sur la proposition de Stoppa, on les groupa en compagnie. Il les répartit par détachement de soixante hommes dans chaque bataillon. Ces hommes étaient pourvus d’une hache pour abattre les palissades et portaient un sac de cuir appelé « grenadière » qui renfermait douze à quinze projectiles à main.

En collaboration avec un officier français, le lieutenant-colonel Martinet, Stoppa formule quelques idées nouvelles et pratiques sur l’augmentation du nombre d’armes à feu et sur l’emploi de l’infanterie.

Il s’attaque ensuite au costume uniforme qui change définitivement l’aspect du soldat. Dès 1668, toutes les troupes suisses furent habillées de rouge et seule la couleur des revers et des parements distingua les régiments. Soldats et officiers portaient un feutre à ailes plates orné d’un nœud de rubans aux couleurs du colonel.

Enfin Stoppa s’acharne à étendre ses conceptions aux nouveaux régiments suisses qui se créent, afin que les troupes suisses au service de la France présentent une unité d’ensemble. (Là aussi on attribue à Louis XIV la paternité de l’uniforme.)

Il établit un règlement militaire, qu’il complète par une discipline de fer, sévère, mais juste. Il veille tout spécialement à ce que chaque homme ait une connaissance complète et exacte de la situation dans laquelle il se trouve. C’est la raison pour laquelle il attache une importance toute spéciale à la prestation du serment. Dans le même ordre d’idée, il réglemente tout le cérémonial de garde.

C’était un grand soldat.

C’est Stoppa qui a créé l’intendance dans ses unités afin de fournir à la troupe un minimum de vivres. Il était partisan d’un système de vivandiers et de vivandières suivant les armées en vendant des denrées à un prix « honnête ».

De ce fait, il était très populaire auprès des hommes, bien qu’il sache aussi se montrer très sévère et il n’hésitait pas à poursuivre les délinquants avec la dernière rigueur. Pour s’en convaincre, il faut se reporter aux termes du serment des troupes qu’il avait établi. [Prochain article « L’assermentation des troupes ».]

Il était aussi un fervent partisan de la guerre de mouvement. Il était capable de se déplacer très rapidement, évitait de s’encombrer de bagages lourds, préférait les marches de nuit qui lui permettaient de surprendre l’ennemi.

GTell, Peter Stoppa 1621-1701, par Francis Barraz.

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22 avril 2015 3 22 /04 /avril /2015 16:25
1672 Le Régiment Vieux-Stoppa

Il est bien évident qu’étant donné les multiples fonctions de Peter Stoppa, il lui était impossible d’assurer constamment le commandement des troupes placées sous ses ordres. S’il veillait très attentivement aux directives du commandement, il en confiait l’exécution effective à des lieutenants colonels qui servirent au Régiment Vieux-Stoppa jusqu’en 1701.

1672, Jean-Baptiste Stoppa, frère cadet du colonel, tué à la bataille de Steinkerk, [Steinkerque].

1677, Gabriel Hessy, de Glaris, Prit en 1689 le commandement du Régiment Pfyffer.

1689, Félix Plattner, de Bâle, ex-capitaine de la 4e compagnie du Régiment. Quitta le service en 1690.

1690, Russinger, de Bâle, mourut des suites de blessures reçues à la bataille de Steinkerque, en 1692.

1692, Jost Brendlé, d’Oberwill/Bremgarten, prit le commandement du Régiment en 1701 à la mort de Peter Stoppa.

Dès qu’il est à la tête de son régiment, l’activité de Stoppa ne connaît plus de bornes. Profitant de cette période de calme relatif, il apporte des réformes dans les troupes suisses au service de la France.

Il s’occupe de tout, du recrutement, du logement, de la subsistance, de l’instruction. Il édicte les prescriptions du service intérieur : soins de propreté, nettoyage des armements, des équipements, balayage des chambres, des escaliers, des cours, des écuries. Il est en contact permanent avec ses hommes, s’inquiète de leurs besoins, de leurs désirs et de leur confort.

Mais il porte une attention toute particulière à l’instruction du combattant. C’est lui qui institua les grenadiers. (Bien que les livres d’Histoires attribuent à Louis XIV l’institution des Grenadiers !)Les grenadiers tirent leur origine de ces « enfants perdus » (frei Knechte, verlorene Gesellen) [serviteurs libres, compagnons perdus]. Ces hardis volontaires engageaient le combat en escarmouchant, dispersés devant le front. Peu à peu, on les arma exclusivement d’arquebuses. Stoppa fit former dans chaque compagnie quatre soldats d’élite auxquels la dangereuse mission de lancer la grenade était réservée. Les hommes qui furent l’objet de cette distinction se signalèrent dans les sièges des Flandres par des faits d’une audace inouïe. Sur la proposition de Stoppa, on les groupa en compagnie. Il les répartit par détachement de soixante hommes dans chaque bataillon. Ces hommes étaient pourvus d’une hache pour abattre les palissades et portaient un sac de cuir appelé « grenadière » qui renfermait douze à quinze projectiles à main.

En collaboration avec un officier français, le lieutenant-colonel Martinet, Stoppa formule quelques idées nouvelles et pratiques sur l’augmentation du nombre d’armes à feu et sur l’emploi de l’infanterie.

Il s’attaque ensuite au costume uniforme qui change définitivement l’aspect du soldat. Dès 1668, toutes les troupes suisses furent habillées de rouge et seule la couleur des revers et des parements distingua les régiments. Soldats et officiers portaient un feutre à ailes plates orné d’un nœud de rubans aux couleurs du colonel.

Enfin Stoppa s’acharne à étendre ses conceptions aux nouveaux régiments suisses qui se créent, afin que les troupes suisses au service de la France présentent une unité d’ensemble. (Là aussi on attribue à Louis XIV la paternité de l’uniforme.)

Il établit un règlement militaire, qu’il complète par une discipline de fer, sévère, mais juste. Il veille tout spécialement à ce que chaque homme ait une connaissance complète et exacte de la situation dans laquelle il se trouve. C’est la raison pour laquelle il attache une importance toute spéciale à la prestation du serment. Dans le même ordre d’idée, il réglemente tout le cérémonial de garde.

C’était un grand soldat.

C’est Stoppa qui a créé l’intendance dans ses unités afin de fournir à la troupe un minimum de vivres. Il était partisan d’un système de vivandiers et de vivandières suivant les armées en vendant des denrées à un prix « honnête ».

De ce fait, il était très populaire auprès des hommes, bien qu’il sache aussi se montrer très sévère et il n’hésitait pas à poursuivre les délinquants avec la dernière rigueur. Pour s’en convaincre, il faut se reporter aux termes du serment des troupes qu’il avait établi. [Prochain article « L’assermentation des troupes ».]

Il était aussi un fervent partisan de la guerre de mouvement. Il était capable de se déplacer très rapidement, évitait de s’encombrer de bagages lourds, préférait les marches de nuit qui lui permettaient de surprendre l’ennemi.

GTell, Peter Stoppa 1621-1701, par Francis Barraz.

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22 avril 2015 3 22 /04 /avril /2015 13:33
Je suis sur Kiwi...

Me voilà immigré, transféré sur la nouvelle plateforme. Pendant le transfère je ne pouvais laisser aucun article, c'est pour ça, lundi et mardi il n'y a pas eu d'article.

Pour le moment je suis dans la phase d'exploration et de découverte des nouveautés qui sont nombreuses et qui me perturbe un peu.

Pour vous lecteurs, si vous remarquez quelques désagréments sur mon blog, signalez ceux-ci dans "commentaire". Merci

GTell

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18 avril 2015 6 18 /04 /avril /2015 17:16

 

Lac-Majeur.jpg

Lac Majeur

 

Comme à son habitude, Tœpffer voyage en zigzag dans le pays et décrit ce qu’il voit, ce qui le surprend comme ce jour-là au bord du lac Majeur.

 

 

Sur le débarcadère de Magadino – un bourg composé de trois auberges et de deux cabanes – Tœpffer et ses élèves attendent le passage de l’unique bateau à vapeur du lac Majeur. Les badauds couvrent la rive ; le pont est rempli de monde et de petits chats. Quelques touristes, des artistes, entre autres M. Lory, de Neuchâtel, des gens des vallées voisines, deux curés et un décrotteur composent la société. Voici le merveilleux navire.

 

   « C’est un petit bateau, pompeusement appelé Il Verbano et qui, tout médiocre qu’il est à tous égards, a été érigé en miracle par l’imagination orientale des matelots et des riverains. On vous vend l’histoire de ce bateau, son portrait, les propriétés, les dimensions et les gentillesses de sa machine ; on vous vend la liste de ce qu’il faut regarder du bateau, dans le bateau, avant le bateau, pendant et après le vateau, et une sorte de libraire en jaquette stationne sur le bâtiment pour y vendre ou y louer à l’heure ses écrits relatifs à cette huitième merveille du monde : Il Verbano. »

 

GTell, Internet, La Suisse des diligences.

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17 avril 2015 5 17 /04 /avril /2015 16:05

 

L’accoutrement du touriste d’il y a deux siècles différait sensiblement de la tenue extra-légère de ceux qui escaladent aujourd’hui nos montagnes à torse nu, en culottes courtes, sans bas et sans chapeau. Pour le voyageur à pied du temps de Louis XVIII, le problème consistait à combiner un équipage qui lui permît de parcourir monts et vaux tout en se trouvant en état de voir partout la bonne compagnie. A cet effet, Ebel donnait le conseil suivant :  prendre des culottes d’une étoffe assez souple pour ne faire, étant pliées, qu’un très petit volume, une paire de bas de soie, deux chemises très fines, trois cravates et trois mouchoirs de poche, une paire d’escarpins dans lesquels on loge un rasoir, du fil, des aiguilles et des ciseaux ; de tous ces objets, faire trois paquets au moyen de deux bas de soie dont on a coupé les pieds pour s’en servir en guise de sac et d’un troisième où sont les souliers ; l’habit, d’un drap fin, est muni de six poches qui renferment tout l’attirail, de manière à n’en laisser rien voir quand on entre dans une maison pour y faire une visite. Pendant la marche, on enveloppe les trois paquets dans un mouchoir de poche que l’on porte au bout de la canne du parapluie.

 

Ebel se garde d’ajouter qu’il a emprunté sans façon cette théorie du parfait paquetage à un livre fort peu connu qui parut à la fin du XVIIIe siècle, sous le titre : Promenade autour de la Grande-Bretagne, dont l’auteur n’est autre que le précurseur du tourisme pédestre, le chevalier de la Tocnaye, émigré breton qui, pendant la Révolution, occupa ses loisirs forcés en se promenant à pied dans les pays du nord de l’Europe.

 

Le médecin hanovrien (Ebel) a repris à peu près textuellement la description de l’équipement succinct et compressible imaginé par le gentilhomme français. Il s’est borné à en supprimer « un sac à poudre fait avec un gant de femme » comme décidément un peu trop Ancien Régime pour un touriste parcourant les montagnes de l’Helvétie.

 

GTell, Internet, La Suisse des diligences.

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