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14 mars 2015 6 14 /03 /mars /2015 18:06

 

 

LE CINQUANTENAIRE DU TRIBUNAL FÉDÉRAL

 

   Le samedi 7 février 1925, les délégués des Autorités fédérales et de plusieurs Universités suisses, le Gouvernement vaudois, le Tribunal cantonal, la Municipalité de Lausanne, étaient réunis au Palais fédéral de Montbenon et y entouraient, au milieu d’une discrète décoration de verdure et de fleurs, MM. Les membres du Tribunal fédéral. Une cérémonie, solennelle dans sa simplicité, avait lieu pour commémorer le cinquantième anniversaire de l’institution de notre Haute-Cour fédérale de Justice. MM. Les conseillers fédéraux Haeberlin et Motta, M. Dufour, président du Conseil d’Etat du canton de Vaud, firent ressortir, tour à tour, la belle mission accomplie pendant un demi-siècle par le Tribunal fédéral et la déférence unanime qui entoure cette autorité judiciaire, en Suisse et à l’étranger.

 

   Les facultés de Droit des Universités de Berne, Bâle, Zurich, Neuchâtel, le président du Tribunal allemand à Leipzig, s’associèrent à ce jubilé en faisant parvenir à Lausanne des adresses élogieuses et reconnaissantes, et l’Université de Genève offrit une médaille commémorative.

 

   A l’occasion de cet anniversaire, il est bon de jeter un coup d’œil en arrière et de remonter à la fondation de notre Haute Autorité judiciaire.

 

   Le Tribunal fédéral fut institué par la Constitution fédérale de 1848. A cette époque, et jusqu’à 1874, les compétences de la Confédération étant minimes en matière juridique, les juges siégeaient très rarement et se réunissaient dans les différentes villes de notre pays à intervalles très éloignés. La Constitution fédérale de 1874 augmenta considérablement les attributions administratives et judiciaires du pouvoir central ; il fallut donc constituer un Tribunal fédéral permanent de 9 membres ; les Chambres fédérales y procédèrent le 22 décembre 1874 ; les premiers élus furent : Blumer (Glaris), Roguin (Vaud), Morel (St-Gall), Anderwert (Thurgovie), Pictet (Genève), Niggeler (Berne), Olgiatti (Grisons), Bläsi (Soleure), Stamm (Schaffhouse). C’étaient des hommes de grande valeur et de conscience, qui firent briller la nouvelle institution et lui acquirent d’emblée la confiance entière du pays. Pour le siège du Tribunal, sept villes entrèrent en compétition. La lutte fut ardue aux Chambres fédérales ; elle s’engagea d’abord au Conseil des Etats où, après 4 tours de scrutin, Lucerne sortit victorieuse par 22 voix contre 20 données à Lausanne. Au Conseil national, on eut beaucoup de peine à trancher le différend, mais au 4e tour, Lausanne triomphait par 71 voix contre 43 attribuées à Lucerne. Le Conseil des Etats se rangea finalement à la décision du National par 22 voix contre 18.

 

   La loi sur l’organisation du Tribunal fédéral disait, à son article 11 : « La ville qui aura été désignée pour le siège du Tribunal fédéral fournira gratuitement, meublera et entretiendra les locaux nécessaires pour les audiences du Tribunal et de ses sections, pour sa chancellerie et ses archives. » La ville de Lausanne dut se mettre au travail en vue de choisir l’emplacement du futur Palais fédéral. Après des difficultés extraordinaires, la magnifique pelouse de Montbenon, d’où l’on jouit d’une vue admirable sur le lac et les Alpes, fut choisie. En attendant son palais, la Haute-Cour fédérale dut se résigner à un logement de fortune, Lausanne lui offrit son Casino (Montbenon), édifice où l’on organisait des expositions, des bals, des concerts, des prédications, des congrès (entre autres celui de la Paix présidé par Victor Hugo, où l’on faillit en venir aux mains, 1869).

 

Le 16 mars 1882, la première pierre fut posée à l’angle sud de l’édifice de Montbenon, et le 19 septembre 1886, les conseillers fédéraux Ruchonnet et Schenk procédèrent à la reconnaissance du bâtiment que leur remit le lendemain le syndic de Lausanne, Samuel Cuénoud. Dans son éloquent discours, Louis Ruchonnet, s’adressant aux juges fédéraux, affirma qu’ils pouvaient rendre la justice en toute indépendance au sein d’une population dans laquelle le respect de la loi est une tradition. Le Tribunal fédéral, formé de 9 membres en 1874, de 14 en 1893, de 16 en 1895, de 19 en 1904, en compte actuellement 24 (1925), nommés pour 6 ans par l’Assemblée fédérale. Il est divisé en 7 sections : 1° Droit public ; 2° Droit civil ; 3° Poursuites et faillites ; 4° Chambre criminelle ; 5° Cour pénale ; 6° Chambre des mises en accusation ; 7° Cour de cassation. Pour être élu, point n’est besoin de posséder un titre scientifique ; dans le choix des juges, on doit tenir compte que les trois langues nationales soient représentées. Ce Tribunal juge les procès civils, les recours, les procès déjà jugés par un Tribunal cantonal et portés en appel, les litiges qui peuvent s’élever entre Confédération et cantons, entre Confédération et particuliers, entre cantons, entre cantons et communes, entre cantons et particuliers. Les membres du Tribunal fédéral sont souvent choisis comme arbitres par les gouvernements étrangers pour juger des litiges, en « évitation » de conflit armé, ce qui montre la haute considération dont jouit notre Haute Autorité judiciaire en dehors des frontières de notre pays.

 

   Les magnifiques locaux de Montbenon sont devenus trop exigus et le Tribunal va transporter ses assises dans le magnifique édifice du parc de Mon-Repos, actuellement en construction….. Mais revenons au cinquantenaire et terminons ce court exposé par les paroles de M. le juge fédéral Virgile Rossel : « Toute notre pensée sera de servir la patrie en restant, comme nos devanciers, de fidèles serviteurs de la loi, puisque nous savons qu’un peuple ne vaut que ce que vaut sa justice. »

 

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GTell, Le jeune citoyen 1925

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13 mars 2015 5 13 /03 /mars /2015 18:12

 

Tribunal_Federal.jpg

 

GTell

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12 mars 2015 4 12 /03 /mars /2015 17:54

 

J’ai reçu un message de Google me demandant de corriger l’ergonomie mobile qui pose problème…

 

« Nos systèmes ont testé 250 pages de votre site et ont découvert que 23 % d'entre elles contiennent des erreurs majeures d'ergonomie mobile. Les erreurs présentes sur ces 57 pages nuisent gravement à la bonne utilisation de votre site Web par les mobinautes. Ces pages ne seront pas considérées comme mobile-friendly (adaptées aux mobiles) dans la recherche Google, et seront affichées et classées en conséquence pour les utilisateurs de smartphones. »

 

Aux utilisateurs d’OverBlog, pouvez-vous m’aider à résoudre le problème ou donner votre avis sur le sujet ?

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12 mars 2015 4 12 /03 /mars /2015 17:36

La publicité a beaucoup évolué ces dernières années.

 

Je vais vous replonger dans deux publicités d’industriels bien connus en 1974.

 

Le Groupe Sulzer et Giovanola, se présentent dans une brochure traitant de l’économie suisse, éditée par l’Office suisse d’expansion commerciale, Lausanne.

 

 

Sulzer

 

Le Groupe Sulzer présente, me semble-t-il, montre un complet aperçu de ce qu’ils font, une publicité sans modestie.

 

 

 

Pub Giovanola

Giovanola, société disparue depuis dix ans, proposait en 1974, une publicité dynamique, avec un dessin qui semble représenter des éléments indéterminés de structures métalliques, Moderne et artistique.

 

 

GTell, La Suisse et ses industries, tirage spécial pour le Crédit Suisse

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11 mars 2015 3 11 /03 /mars /2015 16:30

 

1000bravo.jpg

 

Aujourd’hui c’est le millième article que je vous propose. Particulier, puisque celui-ci est de l’autosatisfaction, de l’égocentrisme ou du narcissisme, par mille fois laissé pas grand-chose ou plus conséquent, articles et photos, des points de vues personnels, des reprises d’articles de la presse, et souvent grâce à quelques livres anciens, des passages de textes, ou des textes complets, toujours en relation avec la Suisse. Occupation plaisante parfois, laborieuses des fois, compliquées souvent, pour tuer le temps et partager un certain regard sur nous sans être trop ennuyeux.

 

Bref, 1000 fois un article, c’est mille jours de 2007 à 2015. (Les passages à vide ont été aussi profitables, comme des vacances.)

 

Mon Blog est référencé sur :

 

Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Francis_Isoz

 

pressaboutus.com: http://pressaboutus.com/gtell.over-blog.org

 

sudwall.superforum.fr: http://sudwall.superforum.fr/t4978p135-liberation-de-marseille-marseille-libere-aout-1944

 

blaise-galland.over-blog.com: http://blaise-galland.over-blog.com/article-statistiques-de-la-communaute-suisse-romande-d-overblog-50085891.html

 

vea.qc.ca – Backlinks – OpenLinkProfiler-org: http://www.vea.qc.ca/fr/2014/03/pic-pic-2/  http://www.vea.qc.ca/fr/2014/03/pic-pic-2/


Seconda guerra mondiale e paesi neutrali: https://forum.termometropolitico.it/630911-seconda-guerra-mondiale-e-paesi-neutrali-i-parte-la-svizzera-3.html

 

Les Agettes - JungleKey.fr: http://www.junglekey.fr/search.php?query=Les+Agettes&type=image&lang=fr&region=fr&img=1&adv=1&start=150

 

Oscar Briand – Recherche de personnes Yasni.fr : http://www.yasni.fr/oscar+briand/recherche+personne

 

Moutarde de Bénichon – cyclopaedia.net : http://www.cyclopaedia.de/wiki/Moutarde-de-Benichon

 

Similarsites.com : http://www.similarsites.com/site/gtell.over-blog.org

 

Peoplecheck.de : http://peoplecheck.de/s/helias+helye


www.exit.ws: http://www.exit.ws/recherche/Salaire::Horlogerie-suisse/web/8


pplcrwlr.ch: http://pplcrwlr.ch/about/ehinger/nelly/


Recherche Google, Images correspondant à Histavoire : https://www.google.fr/search?q=Histavoire&biw=1600&bih=759&tbm=isch&tbo=u&source=univ&sa=X&ei=EyD_VI_1HcmuUanwg4AB&ved=0CE4QsAQ Autant d’entrées sur mon Blog.

 

GTell

 

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10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 16:51

 

La Restauration [suite et fin]

 

Nous avons rencontré beaucoup d’amitié et de chaleur humaine auprès des gens que nous avons contactés, parce que nous n’avons pas de moyens financiers à disposition. « On » nous a donné des sacs de ciment, on nous a prêté du matériel, on nous a transporté gratuitement des dizaines de camions de déchets. Les Autorités communales ont fait preuve d’une grande bienveillance à notre égard. Au printemps 1979, c’est plus de 3500 brouettes de matériaux divers, représentant plus de 200 m. cube, qui ont été extraits des profondeurs. Les quatre puits ont été dégagés et nettoyés, de même que les voies d’accès et les escaliers taillés dans la roche.

 

La galerie inclinée qui conduisait à l’extérieur a été dégagée des éboulis qui l’obstruaient et sa voûte en pierre sèche a dû être reconstruite en partie. A l’extérieur, dans la cour se trouvant devant les anciens abattoirs, un bâtiment en bois recouvrant le puits d’évacuation a été construit. Un wagonnet et des rails ont été installés.

 

L’appareillage a été complété par plusieurs palans et treuils devant permettre l’évacuation plus aisée des matériaux, gravats et autres immondices encombrant la grotte principale comme les galeries.

 

A l’aide d’échelles métalliques fixées après escalade artificielle, notre spéléologue a atteint le toit de la voûte de la grotte. Tous les trous et cavités de la perte ont été explorés. Les électriciens ont installé la lumière et la force motrice. Des ateliers de réparation, d’entretien et de restauration ont été réalisés. Le local de détente construit par les meuniers, dans l’aile sud du bâtiment des anciens abattoirs, contient les pièces trouvées dans la grotte, une documentation la plus complète possible sur les moulins du Col-des-Roches, de même qu’une documentation générale sur les moulins à eau.

 

Une équipe a visité de très nombreux moulins en Franche-Comté voisine et dans le Jura, apportant par cette expérience des enseignements précieux. Enfin, le groupement s’est structuré avec un coordinateur, des responsables de secteurs, s’est donné des statuts et a pris contact tant avec les autorités qu’avec tous les organismes pouvant lui être d’un certain secours.

 

Pour permettre la reconstruction des moulins tels qu’ils existaient autrefois, les meuniers ont obtenu durant ces dernières années de très nombreuses pièces de tout ordre. Ils ont eu la chance de pouvoir acquérir le moulin de Vaulion de la famille Develay, dans le Jura vaudois ; il venait de cesser son activité après avoir été filmé par le cinéaste suisse Claude Champion. Ils ont eu la chance également de se voir remettre en don le moulin de M. Petitpierre, ancien meunier à Noiraigue. Ce fut le dernier moulin artisanal en activité dans le canton (jusque dans les années 1960)

 

Les moulins de Vaulion et de Noiraigue ont été entièrement démontés par toute l’équipe. Les pièces, numérotées et classées, ont été transportées au Col-des-Roches, où elles sont stockées en attendant de pouvoir être utilisées à la reconstruction. Le seul démontage et transport du moulin de Noiraigue a nécessité plus d’une année de travail intense. Les meuniers ont également participé activement à plusieurs manifestations, telles que Fêtes des Promotions au Locle, exposition organisée en commun avec le Photo-Club de la ville du Locle, préparation d’une exposition en collaboration avec la Commission du 3 février, à St-Blaise. Sur demande, des visites de la grotte et du moulin Eberlé en l’état où ils se trouvaient ont eu lieu. Bientôt, les visiteurs pourront venir plus nombreux constater le travail gigantesque effectué au Col-des-Roches par nos ancêtres.

 

L’étape qui vient de se terminer n’a pas nécessité de gros investissements financiers. Comme le groupe dispose maintenant de documents muséographiques de première valeur, la grotte historique dégagée, le moulin de Noiraigue et celui de Vaulion, la boulangerie des Verrières, il s’agira de les présenter sous la forme d’un musée du grain. Il est évident que cette deuxième étape nécessitera des investissements financiers plus importants. C’est pourquoi nous nous permettons de solliciter votre appui.

 

L’intérêt que vous porterez à la cause des meuniers du Col-des-Roches permettra la réalisation de ces projets.

 

Brochure réalisée par la Confrérie des Meuniers du Col-des-Roches en mars 1979

 

Depuis cette date, le musée est en fonctionnement, un site Internet est ouvert et probablement que vous êtes aujourd’hui nombreux à visiter cette curiosité unique.

 

Plan-des-moulins.jpg

 

GTell, la Confrérie des meuniers du Col-des-Roches

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9 mars 2015 1 09 /03 /mars /2015 16:52

 

Restauration

 

Les moulins se sont endormis, semble-t-il, à tout jamais, excepté dans la mémoire de quelques vieux Loclois, tandis que seuls deux ou trois érudits, tels que Zeltner, Jung, Faessler, en parlent dans leurs écrits.

 

Plusieurs personnes ont émis le désir de reconstituer ces moulins, notamment Me Zeltner, avocat au Locle, qui y songea peu après la fin de la guerre. En 1967, trois Loclois descendent même revoir les moulins, mais les travaux qu’un tel projet suscitait, de même que les moyens qu’il eût fallu y consacrer, retinrent les intéressés.

 

Cependant, le 21 juin 1973, six hommes sont fermement décidés à s’atteler à la lourde tâche de reconstituer les anciens moulins. Le 5 juillet déjà, nos six explorateurs pénètrent dans ce qui fut autrefois « Les moulins souterrains ». La grande caverne, toujours là, est encombrée de gravats, mais roues, meules et mécanismes ont disparu. Les puits, galeries et aqueducs sont colmatés par une boue épaisse et malodorante ; dans le puits principal, 6 mètres d’eau recouvrent une dizaine de mètres de boue. L’évacuation des eaux ne se fait plus.

 

Le travail auquel entendent se livrer chaque jeudi soir nos six meuniers paraît gigantesque. Ils ont choisi de vivre cette expérience extraordinaire en une équipe homogène non hiérarchisée, avec un seul mobile : ajouter aux richesses régionales une curiosité historique inestimable. Les diverses formations qu’ils ont suivies, comme les spécialisations de chacun, se rejoignent et se complètent admirablement dans la réalisation de leur objectif.

 

Avec l’accord de l’archéologue cantonal et celui du Conseil communal du Locle, les travaux démarrent avec pour mot d’ordre « le moins de publicité possible ». En effet, il était prématuré de dire par avance quelles seraient les chances de succès d’une telle entreprise. Dans une première phase, il s’est agi de dégager l’ancien emposieu des Abattoirs-Frontière du Col-des-Roches, par où toutes les eaux superficielles de la vallée du Locle s’étaient écoulées jusqu’en 1805, date du percement de la galerie de la Rançonnière. Une grille était mentionnée dans certains écrits, mais son emplacement étant inconnu des six chercheurs, il fallut la retrouver sous une quinzaine de mètres d’eau et de boue.

 

Ce fut le travail de toute la première année des sept « meuniers » car un nouveau compagnon s’était joint entre-temps au groupe. Enfin le 21 mai 1974, après plus de mille heures d’efforts pour évacuer plusieurs dizaines de m3 de boue, la fameuse grille d’un mètre cinquante de haut sur un mètre trente de large fut découverte par plus de quarante mètres de profondeur. La grille dégagée signifiait que l’entreprise pouvait continuer car les eaux s’écoulent depuis lors normalement dans le dernier canal d’évacuation.

 

Durant les cinq premières années d’un travail continu, le groupe s’est agrandi et il a passé à une quinzaine de membres qui se réunissent généralement une fois par semaine, assez souvent deux et parfois plusieurs fois par semaine, suivant les nécessités du moment. A ce jour la corporation des meuniers du Col-des-Roches totalise plus de 7000 heures de travail. [1979]

 

Grille.jpg

 

GTell, la Confrérie des Meuniers du Col-des-Roches

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8 mars 2015 7 08 /03 /mars /2015 18:32

 

Moulin.jpg

 

En 1877, l’hoirie Eberlé se propose de vendre ses usines du Col-des-Roches à l’usage de moulins et scieries ; le Conseil Municipal du Locle hésite à les acheter.

 

En 1880, le tenancier de la scierie, M. Ch.-A. Hodel, entreprend « dorénavant tous les sciages à façon qui pourraient être demandés », tandis que le nouveau tenancier des moulins, M. Dorlet, annonce que « pour répondre aux nombreuses demandes du public, le moulin du Col-des-Roches – Locle entreprend dès maintenant la mouture à façon de toutes les céréales telles que : épeautre, froment, seigle, orge, avoine, maïs ».

 

Malgré ce regain d’activité, les jours des « USINES DU COL-DES-ROCHES » sont comptés, car la vente des installations intéresse la Municipalité qui se propose d’abaisser le niveau du Bied afin d’assainir la vallée.

 

En 1884, lorsqu’un nouveau propriétaire se présente avec une offre de Fr. 75.000.-, le Conseil municipal surenchérit à Fr. 77.500.- ; les moulins Eberlé sont rachetés ainsi par la communauté locloise qui dispose de la concession perpétuelle au droit d’eau ; l’abaissement du niveau du Bied pourra se faire …

 

En 1886, la turbine actionne une dynamo qui sert à des essais d’électricité ! L’atelier de mécanique et d’installation d’usines d’Hermann Berner (de l’ancien moulin des Ecreuses) répare le mécanisme des moulins et de la scierie. Cependant, les autorités préfèreront à la quinzaine de mètres de chute de la grotte, les 90 mètres de la Rançonnière pour obtenir un courant électrique capable d’alimenter toute la ville du Locle, l’une des premières villes suisses à s’éclairer à l’électricité dès 1890.

 

En 1894, la grande roue du puits E4 sera retirée et la scierie détruite.

 

En 1895, le dernier document descriptif des moulins souterrains paraît dans « LE RAMEAU DE SAPIN », sous la plume de l’instituteur Studer. Il a vu les restes de la scierie en face du grand moulin Eberé, et 16 meules dans la maisonnette du bâtiment adossé aux rochers ; une famille vit encore au troisième étage !

 

En entrant dans la grotte, « en descendant à peu près verticalement et après avoir traversé 5 planchers successifs, on serait tout étonné d’arriver près de la turbine (base du puits E1).

 

En 1899, la transformation du moulin Eberé en abattoirs-frontière met un terme à l’exploitation des moulins du Col-des-Roches.

 

En 1902, même la forme des bâtiments sera modifiée par l’adjonction d’ailes dont l’une reliera l’ancienne écurie au moulin Eberé, aspect que l’ensemble a conservé jusqu’à nos jours.

 

 

plan cadastral

 

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7 mars 2015 6 07 /03 /mars /2015 17:09

Cul-des-Roches.jpg

Carte de la Souveraineté de Neuchâtel et Valangin exécutée par De Merveilleux en 1694

 

Remarquez le nom du col, à l’époque : Cul de Roches.

 

En août-septembre 1833, le célèbre conteur danois Hans Christian ANDERSEN visite les moulins qu’il décrira d’une façon admirable dans l’un de ses romans :

 

« Juste au pied du rocher, il y a une petite maison. Oh ! je la vois si bien : toute blanche, peinte à la chaux, les cadres des fenêtres bleus…

Nous descendons un escalier, jusque dans les caves. Ici on trouve des sacs des coffres pleins de blé. Sous nos pieds nous entendons un grondement bizarre. Encore quelques marches et nous devons allumer la lampe, tant il fait sombre. Nous nous trouvons maintenant dans un moulin à eau, un moulin souterrain. Bien au-dessous du sol mugit un torrent ; personne, là-haut ne s’en doute ; l’eau tombe de plusieurs toises sur les roues bruissantes, qui tournent et menacent d’accrocher nos habits et de nous faire tourner avec elles. Les marches sur lesquelles nous nous trouvons, sont usées et humides ; des murs de pierre l’eau ruisselle, et, tout près, s’ouvre l’abime. Oh ! tu aimerais ce moulin comme moi je l’aime ! »

 

En 1836, Jean-Pierre Comtesse et le propriétaire des moulins où des transformations ont été effectuées. « L’ALBUM DE LA SUISSE PITTORESQUE » leur consacre une page entière. « Deux moulins ont été transportés depuis quelques années dans les bâtiments et il n’y a plus de battoir » (moulin à pilon) ; par contre, l’énergie du dernier puits est utilisée pour actionner en surface une scierie. Il a fallu creuser obliquement une galerie semi-naturelle qui fait communiquer la surface et le haut du puits ; le meunier y a ensuite fixé un arbre de transmission composé de 2 pièces de bois d’une longueur totale de 50 mètres !

 

En 1938, F. Caumont nous apprend, dans son « VOYAGE D’UN INSTITUTEUR AVEC SES ELEVES » qu’une fenêtre donne du jour à la première cavité, mais qu’il faut absolument des lampes pour aller voir les rouages. Il est impressionné par le mugissement de l’eau, par le bruit des roues et surtout par « les figures de spectres des garçons meuniers poudrés de farine de la tête aux pieds ».

 

En 1842, un maître-meunier loclois, Jean-Georges Eberlé, rachète les moulins et scieries et reconstruit à neuf le grand bâtiment, ainsi que la scierie. Cet homme énergique s’est adapté aux méthodes de son époque puisque le moulin Eberlé a trois étages sur rez-de-chaussée, ainsi que quatre logements. L’élévation du bâtiment permet l’installation de tout un système de bluterie pour tamiser la farine « sur le modèle des Grands Moulins de Serrières », système ingénieux qui fonctionne pendant plus de 40 ans. En 1870, Jean-Georges Eberlé étant décédé, la famille Eberlé conserve « l’usine du Col-des-Roches » comme on l’appelle dans de nombreux actes.

 

En 1851, le Messager Boiteux nous informe que « le fond de la vallée à l’extrémité de laquelle sont les moulins bien connus du Col-des-Roches, se couvre de jour en jour de nouvelles maisons. La route vient d’être ouverte, passant à travers les rochers par un tunnel de 100 mètres ».

 

En 1860, Andersen revient passer 15 jours au Locle ; il n’a pas oublié les moulins qu’il visite à nouveau.

 

En 1872, dans le « RAMEAU DE SAPIN », l’instituteur Clerc apporte d’intéressantes précisions : c’est en 1854 que la deuxième roue a été remplacée par une turbine. Le meunier a simplifié et modifié le mécanisme des rouages que font mouvoir 3 roues de 15 à 20 pieds de haut (5 à 6 m.) et de 4 à 4,5 pieds de large (environ 1,20 m.) ; les meules de silex provenant de la Ferté-sous-Jouarre (près de Paris) ont 1,30 m. de diamètre, et le fer a remplacé le bois dans tous les rouages. M. Clerc précise que « les 2 premières roues font mouvoir les moulins et la dernière la scierie ».

Cette même année, le meunier Matthey-Doret envisage de remplacer sa turbine qui dispose d’une chute de 12 m. L’année suivante, il est en pourparlers pour changer la grande roue du puits E4, qui donne environ 12 chevaux.

 

GTell, la Confrérie des Meuniers du Col-des-Roches

 

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6 mars 2015 5 06 /03 /mars /2015 16:44

 

precee-col-des-roches.jpg

 

Entre 1802 et 1805, le lieutenant J.-J. Huguenin perce à travers la montagne la galerie d’écoulement de la Rançonnière, libérant ainsi les Loclois de la hantise des inondations fréquentes lors de crues de printemps. Dès lors, le meunier peut conserver et doser, grâce à des écluses, l’eau nécessaire aux 3 moulins.

 

Charles-Samuel Girardet a fêté cet événement en une gravure qui nous montre deux bâtiments au pied des rochers.

 

En 1809, le « MANUEL DU VOYAGEUR EN SUISSE » d’Ebel parle des 3 moulins « extrêmement curieux, situés verticalement les uns au-dessous des autres ». Plus de 10 guides touristiques reprendront exactement son texte pendant près de 40 ans.

 

En février 1812, charles-Henri Sandoz, meunier aux Grands moulins du Col-des-Roches, présente une requête en communauté du Locle car « l’exubérance des eaux a occasionné des dommages considérable au Bied qui conduit l’eau aux Grands moulins ; vu le cas extraordinaire, la commune accorde les matériaux nécessaires à la réparation du Bied*, cela sans conséquence ».

 

En 1816, le maire Huguenin de la Brévine nous confie, dans ses « LETTRES D’UN BUVEUR D’EAU », qu’il n’a pas eu le courage de descendre « dans ces sombres profondeurs ». Deux maisons sont adossées contre les rochers : « l’une sert d’habitation au meunier et l’autre couvre les rouages ».

 

En 1827, Meisner de Berne décrit d’une façon précise les moulins :

« Descendant quelques marches taillées dans la pierre, on arrive dans une grotte élargie où deux mécanismes pour la mouture sont côte à côte. Une faible lueur venant de la lumière extérieure permet encore de distinguer les objets.

Plus bas, on trouve un moulin à pilon dont l’arbre de transmission de 50 pieds descend jusqu’à la roue à eau. 48 pieds plus bas, il y a un troisième moulin et à nouveau 32 pieds au-dessous un quatrième…

À la lumière de quelques lampes, nous descendons les quelques nonante marches dans les profondeurs. Le grondement de l’eau qui chute, le claquement des moulins, les ombres fantomatiques et les meuniers recouverts de poudre blanche avec leur ombre gigantesque, tout cela donne une impression bizarre et merveilleuse ».

 

*bied/fossé

 

GTell, la Confrérie des Meuniers du Col-des-Roches

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