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30 mars 2015 1 30 /03 /mars /2015 16:06

 

Bourgeoisie-de-Sion-copie-1.jpg

 

Au Moyen Âge, les bourgeois étaient les habitants des bourgs, autrement dit des villes bénéficiant de libertés politiques, commerciales, judiciaires. Dès la fin du XIIe siècle, la cité de Sion, ancienne préfecture romaine, qui s’intitulera bientôt Universitas communitatis civitatis Sedunensis (union de toute la communauté de la cité de Sion) obtint de l’évêque, comte du Valais, une certaine autonomie.

 

Cette « université » rassemblait en effet tous ceux qui s’étaient volontairement associés dans le but de défendre leurs intérêts communs, de garantir leurs libertés. Jusqu’au milieu du XIXe siècle, la Bourgeoisie resta l’unique administration de la ville.

 

C’est la Constitution fédérale de 1848 qui institua les « communes municipales », dans le but d’associer tous les habitants – même temporaires – à la gestion des affaires de la ville, qu’ils aient ou non été admis dans la communauté bourgeoisiale. Un partage des biens et des tâches s’ensuivirent et si les bourgeois de Sion restèrent propriétaires de l’hôtel de ville, ils en mirent une partie à disposition du président du conseil municipal et de ses proches collaborateurs.

 

La Bourgeoisie rassemble environ 11% de la population sédunoise. Elle entretient avant tout les liens de solidarité entre ses membres. L’assemblée primaire réunit tous les bourgeois domiciliés sur la commune au moins deux fois par an : elle a pour but de les informer et de les consulter sur la gestion des affaires courantes. Son patrimoine est administré par ses organes : l’Assemblée bourgeoisiale et le Conseil Bourgeoisial (un président assisté de six conseillers), qui est élu tous les quatre ans.

 

Collectivité de droit public, elle reste fidèle à la tradition de l’ancienne commune médiévale dont elle est issue en contribuant au bien-être des Sédunois. L’engagement de la Bourgeoisie, en étroite collaboration avec la Municipalité, dans la conservation du patrimoine va de pair avec le soutien qu’elle apporte aux affaires culturelles (publications, participation à de nombreuses manifestations, réunions académiques etc.).

 

 

GTell, Ville de Sion, Bourgeoisie de Sion.

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29 mars 2015 7 29 /03 /mars /2015 16:30

 

PATRIMOINE DE LA BOURGEOISIE DE SION

 

7-Borne-leugaire-des-empereurs.jpg

 

 

Borne leugaire des empereurs Trébonien Galle et Volusien

 

Datation : entre juin 251 et août 253 après J.-C.

 

Cette borne leugaire indique une distance de 17 lieues gauloises à partir d’Avanches (canton de Vaud)

 

Une lieue gauloise équivaut à 2200 m et il faut chercher l’emplacement d’origine de ce leugaire à 37, 4 km d’Avanches. Cette borne ne peut donc provenir du Valais, d’autant plus que les distances n’y étaient pas mesurées en lieues gauloises mais en milles romains (1481,5 m)

 

Le doublement des lettres dans les abréviations « IIMMPP CCAAEESS » pour « Imp(eratoribus) Caes(aribus) (duobus) », intervient lorsqu’il est fait mention de deux empereurs régnant simultanément.

 

Cette borne a été retrouvée en 1817, en remploi comme colonne dans l’ossuaire de la cathédrale. Elle provient probablement de la Broye vaudoise, où l’évêque de Sion possédait des terres au Moyen Âge, et aurait été ramenée en Valais par un dignitaire du diocèse.

 

 

GTell, Ville de Sion, Bourgeoisie de Sion.

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28 mars 2015 6 28 /03 /mars /2015 17:40

 

PATRIMOINE DE LA BOURGEOISIE DE SION

 

5 Autel funéraire de Titus Campanius Priscus Maximianus

 

Autel funéraire de Titus Campanius Priscus Maximianus

 

Datation : entre 250 et 350 après J.-C.

 

Titus Campanius Priscus Maximianus a exercé une des plus hautes charges honorifiques à Rome en tant que remplaçant d’un consul (consul suffect).

 

Sa mère, qui lui dédie cet autel, était femme ou fille de sénateur d’après son titre de clarissima femina. L’origine de la famille semble étrangère et le nom Numidius pourrait suggérer des racines africaines.

 

Plusieurs familles de rang sénatorial (noblesse romaine) sont attestées en Valais au Bas-Empire.

 

La pierre est dans un mauvais état de conservation mais deux asciae, outils de tailleur de pierre, dont la mention et/ou la figuration sur de nombreux monuments funéraires a une signification symbolique, peuvent être distinguées sur la base de l’autel.

 

Cette inscription a été découverte vers le milieu du XVIIe siècle dans la cave de la maison du bénéfice de l’autel de l’Immaculée Conception (Rue de l’Eglise n° 17).

 

GTell, Ville de Sion, Bourgeoisie de Sion.

 

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27 mars 2015 5 27 /03 /mars /2015 17:18

 

4-Epitaphe-de-Marcus-Floreius-Ingenuus.jpg

 

PATRIMOINE DE LA BOURGEOISIE DE SION

 

Epitaphe de Marcus Floreius Ingenuus

 

Datation : seconde moitié du Ier siècle après J.-C.

 

Cette inscription funéraire met en évidence un couple ayant occupé les fonctions les plus importantes au niveau régional.

 

Les duumviri étaient les deux plus hauts magistrats d’une cité. En Valais, ils devaient officier dans la capitale, Martigny. En plus de cette charge, Marcus Floreius et sa femme Fusca avaient été prêtre et prêtresse du culte impérial (flamen et flaminica).

 

Marcus Floreius était peut-être originaire de la région de Sion et y possédait probablement un domaine. C’est pourquoi, il choisit de s’y faire enterrer.

 

Cette inscription a été découverte en 1831 dans le dallage de la crypte, sous le chœur de la cathédrale.

 

GTell, Ville de Sion, Bourgeoisie de Sion.

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26 mars 2015 4 26 /03 /mars /2015 16:41

 

3-inscription-dedicace-de-la-cite.jpg

 

Dédicace de la cité des Sédunes à Auguste

 

Datation : entre le 26 juin 8 avant J.-C. et le 31 décembre 6 avant J.-C.

 

L’intégration du Valais à l’Empire romain survient probablement vers 15 avant J.-C. sous l’empereur Auguste (premier empereur romain, de 27 avant J.-C. à 14 après J.-C. [40 ans 7 mois et 3 jours])

 

Cette inscription est le plus ancien témoignage du loyalisme du peuple indigène valaisan des Sédunes (la « cité des Sédunes » ne doit pas être réduite à une agglomération mais englobe l’ensemble du territoire occupé par cette population) envers l’empereur et peut être datée par l’étude de la titulature impériale. Auguste est investi de la 16e puissance tribunicienne le 26 juin 8 avant J.-C. Il est consul pour la 12e fois le 1er janvier 5 avant J.-C.

 

La partie gauche de la dalle a été retaillée et certaines lettres ont été abîmées lors d’une réutilisation.

 

Cette inscription était déjà signalée avant 1493 et fut longtemps encastrée à côté de la porte du transept sud de la cathédrale.

 

GTell, Ville de Sion, Bourgeoisie de Sion.

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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 16:04

 

 

2-inscription-gouverneur-de-province.jpg

 

PATRIMOINE DE LA BOURGEOISIE DE SION

 

Cette inscription est brisée sur tous ses côtés et son type ne peut être déterminé avec exactitude.

 

…]s sédunois € Sa […

…Co]nstitutus, gouverneur (de la province) […

 

L’aiguière est un symbole associé au pouvoir divinatoire impérial et la couronne de lauriers est un attribut des généraux victorieux. Avec la présence du surnom du Gouverneur Constitutus en fin de texte, cette inscription pourrait commémorer des bienfaits de l’empereur ou du gouverneur.

 

Le surnom Constitutus est relativement rare et se trouve plus fréquemment dans les Balkans mais un gouverneur portant ce surnom est connu à Martigny au troisième siècle après J.-C.

 

Cette inscription était signalée avant 1863, comme encastrée dans le mur d’une maison non précisée.

 

GTell, Ville de Sion et Bourgeoisie de Sion.

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24 mars 2015 2 24 /03 /mars /2015 17:38

 

 

Inscriptions du vestibule de l’Hôtel de Ville

 

PATRIMOINE DE LA BOURGEOISIE DE SION

 

Bon, il ne fallut pas longtemps pour trouver plus d’informations que celles qui étaient dans le vieux guide touristique en ma possession. En effet, l’information était sur un site qui parlait surtout des inscriptions latines retrouvées et scellées dans les murs de l’Abbaye de Saint-Maurice, qui venaient d’un peu partout autour de l’Abbaye, et au passage dans le texte, il fait mention de la célèbre inscription de Pontius Asclepiodotus en l’an 377. Elle se cache à l’Hôtel de Ville de Sion. Je suis allé photographier la plaque en question et aussi pris la documentation offerte à tous.

 

En premier, je vais mettre la photo que j’ai faite aujourd’hui pour illustrer mon travail et par la suite, je pense demain, une recopie du document édité par la Bourgeoisie de Sion de la plaquette et des autres inscriptions.

 

Ma photo

Ma photo

 

Chrisme

Le chrisme

 

 

Traduction :

 

Exemplaire par son dévouement,

Pontius, préteur, (chrisme)

a reconstruit ce bâtiment impérial,

beaucoup plus prestigieux qu’il ne l’était auparavant.

Cherche de tels hommes, République !

Sous le quatrième consulat de notre seigneur l’empereur Gratien, et sous celui de Mérobaude,

Pontius Asclepiodotus, homme très parfait,

Gouverneur de la province, en a fait le don.

 

Commentaire :

 

Cette inscription commémore la réfection d’un bâtiment officiel par le gouverneur de la province, Pontius Asclepiodotus. La nature et la fonction du bâtiment restauré ne sont pas évidentes et on ne peut déterminer s’il s’agissait d’un palais ou d’un autre type de bâtiment étatique, voire d’une église.

 

Si l’on admet que le chrisme (XP pour CHRistos entre l’Alpha et l’Omega, première et dernière lettres de l’alphabet grec), en fin de deuxième ligne, fait dès l’origine partie de l’inscription, celle-ci serait la plus ancienne inscription chrétienne connue de Suisse, et Pontius Asclepiodotus serait volontairement affiché comme chrétien.

Cette inscription a été découverte dans le courant de la première moitié du XVIIe siècle, dans une cave dont on ignore l’emplacement.

 

Références :

 

Corpus Inscriptionum Latinarum XII, 138

Corpus Inscriptionum Medii Aevi Helvetiae I, n° 1.

Wiblé (F), „Inscrpitions latines sur pierre de la Vallis Poenina (Haute vallée du Rhône) », in : Migliario (E) et Baroni (A) (a cura di), Epigrafia delle Alpi, Bilanci e prospettive, Trento, 2007, p. 174.

Walser (G), Römische Inschriften in der Schweiz III, Wallis, Tessin, Graubünden, Meilensteine aus der ganzen Schweiz, Berne 1980, ip. 24.

 

GTell, Ville de Sion

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23 mars 2015 1 23 /03 /mars /2015 18:35

 

En 377

 

A Sion, le gouverneur de la province des Alpes Poenines, Pontius Asclepiodotus, fait graver une inscription portant un signe chrétien; il s'agit de la plus ancienne inscription chrétienne datée, trouvée sur le sol suisse.

 

inscription-latine-chretienne.jpg

 

 

Petite photo dans un petit livre de présentation des « trésors » de la ville de Sion qui a une certaine importance pour le pays, mais malheureusement aucun texte en clair ni de traduction. Pas encore trouvé malgré mes recherches sur Internet. J’espère trouver quelques indices sur cette pierre au Musée d’histoire de Sion. Dès que possible vous en saurez un peu plus sur le sujet.  

 

 

GTell, Internet.

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22 mars 2015 7 22 /03 /mars /2015 17:23

 

 

louis-napoleon.jpg

 

 « Le seul Suisse à régner sur la France »

 

GTell

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21 mars 2015 6 21 /03 /mars /2015 18:05

 

L’étroite interdépendance avec le monde qui caractérise la Suisse donne également sa marque à la politique monétaire. Aussi le pays a-t-il ressenti en permanence la nécessité de conserver un franc sain et convertible. Il a également un intérêt naturel à des cours de change stables qui facilitent l’insertion économique dans le monde et favorisent une division du travail génératrice de prospérité. Le franc est depuis toujours une devise forte.

 

La Banque nationale suisse, institut d’émission du pays, ouverte en 1907, a pour tâche de faciliter les opérations de paiement et de mener une politique monétaire et une politique du crédit qui servent les intérêts généraux du pays. Elle est une des rares banques centrales du monde dont les actions soient actuellement encore négociées journellement aux bourses suisses. Fait unique, elle a deux sièges centraux, l’un à Berne, la capitale fédérale, où sont centralisées les fonctions plus spécifiquement administratives, et l’autre à Zurich, où sont fixés les deux départements les plus importants du point de vue des transactions, ainsi que le PDG de cet institut, le président du Directoire de la Banque nationale. La Confédération, qui n’est pas actionnaire de la banque centrale, exerce son influence avant tout au travers de la nomination des trois membres du Directoire – qui est la direction suprême de la banque – ainsi que de 25 des 40 membres de son conseil d’administration, qui porte ici le nom de Conseil de Banque.

 

La banque d’émission ne peut créer de monnaie qu’en contrepartie de l’achat d’or ou de devises-or, ou par l’octroi de crédits à court terme. Les billets en circulation doivent être couverts à 40% par la réserve d’or. [en 1974] Vu l’incertitude de la situation monétaire internationale, la Banque nationale suisse est déliée depuis 1936 de l’obligation, consignée dans ses statuts, de rembourser en or les billets de banque. Elle reste en revanche tenue en principe de pratiquer une politique lui permettant de maintenir le cours du franc à sa parité-or, compte tenu de fluctuations à l’intérieur d’une marge fixée par le Conseil fédéral. Depuis la réévaluation du franc en mai 1971, cette parité s’établit à 4'596 fr, le kilo d’or fin ; après les deux dévaluations du dollar de fin 1971 et de février 1973, cela correspond à un cours moyen théorique de 3,38 fr, par dollar. Mais vu la suspension de la convertibilité-or du dollar et la persistance de la crise monétaire internationale, la Banque nationale, d’accord avec le Conseil fédéral, a suspendu le 23 janvier 1973 ses opérations de soutien de la devise américaine. Depuis lors, la fixation du cours de cette monnaie sur le marché suisse des devises est laissée au libre jeu de l’offre et de la demande, lequel a ramené le cours en francs suisses du dollar bien au-dessous de la parité théorique. Du fait de ce retrait du marché des devises, la banque d’émission a dès lors de nouveau un meilleur contrôle sur la masse monétaire intérieure dont la régulation lui avait échappé pour un temps, à la suite des afflux massifs de fonds étrangers.

 

Les réserves de devises, qui s’élèvent à près de 25 milliards de francs, représentent la contrepartie de quelque huit mois d’importations, soit un taux de couverture remarquablement élevé. Si les réserves d’or constituaient auparavant plus de 85% du total des réserves de devises, ce taux est depuis descendu de 50%, suite aux opérations de soutien du dollar effectuées entre le moment de la suspension de la convertibilité-or de la devise américaine et celui où il a été décidé de laisser flotter le cours du franc. Mais les 11,9 milliards de francs d’or en réserve n’en couvrent pas moins toujours à 75% environ les billets de banque en circulation. [Le 18 avril 1999 fin de la couverture-or en votation, entré en vigueur le 1er janvier 2000]

 

Source Crédit Suisse

 

GTell

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Published by G.Tell - dans gtell
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