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21 avril 2017 5 21 /04 /avril /2017 17:52

Médisance

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Ceux qui déblatèrent derrière mon dos, mon cul les contemple. ERIK SATIE

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Il est absolument monstrueux de voir comme, derrière votre dos, les gens disent de vous des choses qui sont entièrement et absolument vraies. OSCAR WILDE

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Hommes et femmes

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Si le plus grand plaisir des hommes est de se payer le corps des femmes, le plus grand plaisir des femmes est de se payer la tête des hommes. SACHA GUITRY

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L’homme poursuit la femme jusqu’à ce qu’elle l’attrape. MARCEL ACHARD

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Il y a des hommes qui n’ont que ce qu’ils méritent, les autres sont célibataires. SACHA GUITRY

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Gastronomie

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Il est incontestable que, de tous les arts, l’art culinaire est celui qui nourrit le mieux son homme. PIERRE DAC

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C’est toujours par la faim que commence un bon repas. JEAN COMMERSON

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Un cannibale est un homme qui aime son prochain avec de la sauce. JEAN RIGAUX

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Automobile

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Le chauffeur est la partie la plus dangereuse d’une automobile. LÉO CAMPION

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L’ennui, avec les voitures de sport, c’est que le jour où vous avez enfin les moyens de vous en offrir une, la plupart du temps vous ne pouvez plus rentrer dedans. NOCTUEL

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Lorsqu’un homme prend la peine d’ouvrir la portière de sa voiture à une femme, de deux choses l’une : ou c’est la femme ou c’est la voiture qu’il possède depuis peu. JEAN DELACOUR

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Argent

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L’important, dans la vie, ce n’est pas d’avoir de l’argent, mais que les autres en aient. SACHA GUITRY

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Pourquoi l’argent n’aurait-il pas d’odeur, lui qui peut tout avoir. ERIK SATIE

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Mettre de l’argent de côté pour l’avoir devant soi est, pour paradoxale qu’elle soit, une façon comme une autre d’assurer ses arrières à effet de ne pas l’avoir dans le dos. PIERRE DAC

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19 avril 2017 3 19 /04 /avril /2017 17:52

Mardi 18 avril 2015, l’OFC et l’OFS ont présentés les chiffres de fréquentation de nos musées. Si vous avez, comme moi, écouté d’une oreille distraite, vous aurez certainement entendu que la fréquentation des musées est supérieure à celle des cinémas.

 

C’est bon à savoir. Et, pour en savoir plus, sans passer par les rébarbatifs documents officiels de l’Administration, je vous propose plus simplement l’article du journal 24 Heures, qui dans un article simple et claire, un bon résumé. C’est ici.

L’un de ces musées qui propose des curiosités, avec une part d’histoire vraie, une part d’imaginaire, le tout dans un cadre fidèle à la pensée de la personne qui en était le concepteur. En effet, Adrian Malcolm Conan Doyle, le plus jeune fils de Sir Arthur Conan Doyle, s’installa au château de Lucens en 1951. Dans ce château, il créa un musée, à la gloire du célèbre Sherlock Holmes et à la mémoire de son père.

Adrian et son père

Adrian et son père

Le temps faisant son effet, sur toutes choses, le musée devint poussiéreux et encombrant, pour certains propriétaires. Donc, du château, le musée se déplaça de quelques mètres, pour la Maison Rouge. Le site Internet du musée, c’est ici. Sur le site du musée, vous pouvez écouter une émission d’Espace 2, Le mythe Sherlock Holmes, avec de nombreux intervenants qui nous parlent du grand détective. L’écoute est préférable pour certaines personnes qui n’aiment pas forcément lire les longs textes des liens données ici. Cependant, il faut savoir que l’émission en question dure 2 heures.

Sherlock Holmes

Sherlock Holmes

Toujours actuel de nos jours, Sherlock Holmes, est tellement présent, qu’il est connu de presque tous. Sa biographie est ici, du moins celles que l’on peut lire chez Wikipédia.

Quelques mots sur Sir Arthur Conan Doyle

Sir Arthur Conan Doyle

Sir Arthur Conan Doyle

Quelques mots sur Adrian Conan Doyle

Si vous n’aimez pas Sherlock Holmes, que vous n’aimez que les dinosaures, alors, sachez que Le Monde perdu : Jurassic Park de Spielberg est inspiré du livre de Michael Crichton, Le Monde perdu, lui-même inspiré du roman, Le Monde perdu de Conan Doyle, publié en 1912.

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14 avril 2017 5 14 /04 /avril /2017 16:40

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Un cas particulier.

Les ruines les plus étonnantes, au dire des archéologues, sont celles d’une immense maison, un véritable palais aux sols recouverts de mosaïques, chauffé à l’air chaud, avec piscine et tout le confort et le luxe dont jouissaient les Romains à l’apogée de l’Empire.

 

L’histoire traditionnelle enseigne qu’Augusta Raurica fut complètement détruite par les Alamans en 259-260 apr. J.-C. et que la ville fut ensuite abandonnée des siècles. Or, ce qu’il y a d’étonnant, c’est que ce palais fut construit un siècle après la destruction d’Augusta Raurica, sur les ruines de l’ancienne cité. Ce qui signifie qu’il existait un homme assez riche – et assez convaincu que les Germains installés de l’autre côté du Rhin n’attaqueraient pas une nouvelle fois – pour construire cette villa luxueuse. Les fouilles de la villa se poursuivent et promettent pour les années à venir toute une série de découvertes surprenantes.

L’amphithéâtre d’Augusta Raurica se distingue des autres amphithéâtres romains par le fait qu’il a été creusé dans le sol au lieu d’être construit en hauteur. Le terrain présentait probablement à cet endroit une dépression naturelle qui fut élargie, vers 150 apr. J.-C., lorsque les combats furent exclus du théâtre reconstruit et désormais réservé aux seules représentations scéniques. Du cœur de l’arène, on n’entend que le vent dans les arbres et on ne voit plus de vieux murs effrités. Ce lieu évoque avec réalisme la désolation d’un empire déchu.

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La forteresse de Kaiseraugst

Puisque Kaiseraugst est juste à côté d’Augst, il est bien pensable qu’à l’époque romaine, comme aujourd’hui, d’une cité romaine fortifiée à une autre cité, peu de distance entre-elles, existait déjà.

 

En arrivant dans la ville, en face de l’école se dressent les murs imposants de la citadelle romaine de Kaiseraugst.

Plan de la forteresse

Plan de la forteresse

Il est vraisemblable qu’il y eut une petite agglomération à Kaiseraugst dès les premiers temps de la Gaule romaine, du fait que la grande artère romaine sud-nord rejoignait le Rhin à cet endroit. Au fil des siècles, les Romains construisirent deux ponts sur le Rhin à Kaiseraugst. Le plus ancien des deux passait à la limite ouest du village actuel. C’est aujourd’hui la partie la plus large du fleuve, alors qu’à l’époque romaine et avant que ne fût construit le barrage d’Augst-Wyhlen, une île émergeait près de la rive nord ; le pont y prenait appui et rejoignait la rive. La seule trace encore visible de ce pont est une profonde entaille dans la terre du rivage allemand, à l’endroit où la route romaine remontait au niveau de la côte. On s’accorde à penser que ce pont était en bois et qu’il fut sans doute la proie des flemmes lors des premières invasions alémanes, en 259-260 apr. J.-C.

Commentaire.

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[Un fleuve, longtemps frontière pour les Romains, une voie romaine axe nord-sud et un axe est-ouest, un ou deux ponts à Kaiseraugst, on peut imaginer les renforts romains, passant par-là, pour rejoindre la grande armée de Marc Aurèle le Bon, à Vindobona, là où il devait mourir (Vienne Autriche). Si vous avez vu le film « Gladitor » qui montre les combats qu’il entreprenait à proximité de Vindobona. Les légions romaines devaient probablement venir, autant du nord que du sud.]

En 294 apr. J.-C., les Romains construisirent un nouveau pont, en pierre cette fois et à quelques centaines de mètres en amont de l’ancien. De solides piles en maçonnerie furent ancrées sur le fond rocheux du fleuve ; leur hauteur avait été calculée en prévision des plus grandes crues que les Romains pouvaient imaginer. Sur cette maçonnerie furent posées des poutres de bois, elles-mêmes supportant les madriers de la chaussée. Ainsi, cette construction en bois pouvait être facilement détruite en cas d’attaque de l’ennemi et remplacée par la suite avec un minimum de frais et d’efforts. Il y a quelques siècles, on pouvait encore voir, par basses eaux, les piles de maçonnerie.

Plan général

Plan général

Pour défendre ce pont, une place forte fut construite sur la rive par la Legio prima Martia, laquelle on donna le nom de Castrum Rauracense. L’extrémité sud du pont donnait accès à la citadelle par une porte, puis la route traversait la forteresse pour ressortir de l’autre côté par un portail et pénétrer dans les terres. Cette citadelle mesurait environ 280 x 170 m et fermait un quadrilatère irrégulier. Les murs, construits avec des pierres récupérées à Augusta Raurica, avaient entre 3 et 4 m d’épaisseur, et 8 m de hauteur. Tous les 30 m, une tour carrée s’élevait au-dessus du mur. Une fois achevée, la citadelle pouvait abriter toute une légion de 6000 hommes ; la population civile quant à elle s’établit en dehors de l’enceinte, à l’ouest. Des pans de mur sont encore visibles dans le vieux quartier de Kaiseraugst, ainsi que les vestiges des thermes de la légion et d’une église chrétienne primitive datant de la même époque.

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Ainsi prend fin la présentation des vestiges romains d’Augst et de Kaiseraugst.

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13 avril 2017 4 13 /04 /avril /2017 16:16

Le chemin mène à l’autre extrémité du forum, où se trouvait la basilique, qui servait de tribunal et de bourse de commerce. Le terrain primitif descendait de l’emplacement du théâtre à celui de la basilique ; pour niveler la surface du forum, on érigea un haut mur de brique et de pierre, qui servit d’assise à la partie arrière de la basilique. Ce qui reste du mur atteint une hauteur de 10 m. Du côté extérieur de ce mur, une tour ronde renfermait le trésor de la cité à l’étage inférieur et, au-dessus, la salle du sénat municipal, ou curie. Quelques restes calcinés de la basilique ont été récemment dégagés de la salle du trésor, tandis qu’une partie de la curie a été reconstituée pour mettre en évidence les sièges semi-circulaires des décurions, ou conseillers municipaux, qui se réunissaient là pour administrer la colonie. A l’angle nord du mur de la basilique, on distingue encore une gouttière en pierre destinée au drainage des eaux de pluie de la grande place, ainsi que les fondations de l’escalier de la basilique. Un passage sous cet escalier mène aux caves de cet édifice ; il est fermé par un portail moderne en fer.

Le site archéologique d’Augusta Raurica [2]

A quelques mètres au nord de la basilique, une pièce d’habitation romaine a été partiellement excavée et restaurée afin de montrer le fonctionnement du chauffage central. Le sol reposait sur des pilotis de tuiles d’environ un mètre de hauteur et l’air chaud provenant d’un fourneau à bois circulait sous le sol de pierre et dans les tubulures établies à l’intérieur des murs. Un tel système de chauffage central représentait le minimum de confort pour les Romains installés au nord des Alpes, mal habitués par le climat méditerranéen à supporter le froid de nos régions.

 

Repasser maintenant par le théâtre et gravir l’escalier qui lui fait face ; sur le terre-plein, on remarque un bloc de maçonnerie carré : c’est la base d’un temple de conception classique, avec une colonnade sur la façade antérieure, une pièce unique pour la statue du dieu et un toit à fronton. Sa construction remonte à l’an 150 apr. J.-C. environ, c’est-à-dire à l’époque où le théâtre fut reconstruit ; ce temple prit la place d’un sanctuaire datant des débuts de la colonie. Il était entouré d’une enceinte sacrée à laquelle était adossé un portique à colonnade. Du podium, la vue s’étend sur le théâtre d’un côté et sur la vallée de l’autre.

Statuette de la déesse Victoire

Statuette de la déesse Victoire

Cette magnifique statuette de bronze provient d’une maison privée de la colonie d’Augusta Raurica. La déesse de la Victoire trône sur une sphère symbolisant la Terre – Lune et étoiles sont en incrustations d’argent – et soulève au-dessus de sa tête un disque orné de la tête de Jupiter. L’ensemble est une glorification de la victoire de la puissance romaine sur l’univers, victoire favorisée par le dieu des dieux.

A l’angle du petit terre-plein sur lequel s’élevait le temple, on voit que ce terre-plein a été agrandi par la construction d’un haut mur de soutènement en pierre et en brique ; contre ce mur s’adossaient les entrepôts municipaux. Ce mur a été dégagé sur toute la hauteur, et l’on peut examiner les consoles de grès qui soutenaient les piliers des entrepôts en bois.

Au pied de ce mur, on peut également admirer une section d’aqueduc, découverte dans la région de Liestal. On se représente généralement les aqueducs comme des conduites portées par des arches et s’étirant à travers le paysage. En fait, les Romains préféraient poser des canalisations souterraines, à l’abri de l’homme et des intempéries. L’aqueduc souterrain exposé ici est assez grand pour qu’un homme puisse passer et faire les réparations nécessaires. Le solide travail de maçonnerie témoigne de l’excellente qualité de la main-d’œuvre et du génie civil romains. L’aqueduc qui amenait l’eau potable dans les maisons et les bâtiments publics d’Augusta Raurica s’allongeait sous terre sur une longueur de 9 km, des sources du bas du Jura jusqu’au sud de la cité. A cet endroit, un aqueduc aérien, aujourd’hui disparu, prenait le relais. L’eau qui arrivait à la cité était alors filtrée dans de grands bassins et passait ensuite dans les tuyaux de plomb qui alimentaient chaque maison de la cité, ainsi que les fontaines publiques et les thermes. Il existait également un système complet d’évacuation des eaux usées, qui se déversaient dans le Rhin.

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[Regardez que les Romains, n’ont pas tiré l’eau du Rhin, juste à côté de la cité, pour l’alimentation quotidienne et pour les bains, mais bien une eau de source prise très loin.]

Stèle mortuaire en grès rouge

Stèle mortuaire en grès rouge

Noter le souci de réalisme dans les traits des visages et le drapé des vêtements – robe longue pour la femme, tunique courte et manteau agrafé sur l’épaule par une fibule pour l’homme.

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12 avril 2017 3 12 /04 /avril /2017 17:23

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La description que je vais vous donner est tiré d’un guide touristique : « Guide Romain de la Suisse », publié par Payot Lausanne, 1975

Augusta Rauricorum, ou Augusta Raurica, doit son nom à une petite tribu celtique, les Rauraques, qui étaient installés dans cette région avant l’arrivée des Romains. Ils furent défaits par les légions de César, en même temps que les Helvètes, à la bataille de Bibracte, en 58 av. J.-C., et furent alors renvoyés sur leur territoire. Mais peu après, une troupe armée de Rauraques rejoignait les rangs de Vercingétorix, qui, en 52 av. J.-C., appelait les tribus gauloises à la révolte contre les légions de César. Pour prévenir toute sédition de la part des Rauraques, le général romain Lucius Munatius Plancus établit au milieu de leur territoire une colonie de légionnaires vétérans, vers 44 av. J.-C.

Au moment de son apogée, Augusta Raurica comptait 20 000 habitants ; c’était une vraie cité romaine : elle possédait un théâtre, un amphithéâtre, sept temples, deux thermes publics, une basilique, deux forums, un aqueduc, et ses rues d’habitation s’ordonnaient selon un quadrillage régulier. Dans tout l’Empire, la ville était renommée pour ses jambons fumés, son lard et ses saucisses. En 259-260 apr. J.-C., les Alamans brûlèrent la cité, qui ne fut plus jamais reconstruite. Une partie des anciens habitants – un ou deux mille – bâtirent non loin de là une petite ville, sur les lieux de Kaiseraugst, lorsque les légions romaines réoccupèrent la frontière du Rhin. Une bonne partie d’Augusta Raurica a échappé au pillage du Bas-Empire et du moyen âge, offrant ainsi au visiteur une image suggestive de ce qu’elle avait été aux belles heures de l’Empire.

Il est recommandé de commencer la visite par le musée, à gauche en arrivant on y expose les découvertes des fouilles entreprises dans la cité, ainsi que le grand trésor d’argenterie de Kaiseraugst ; ce trésor, découvert dans l’ancienne citadelle romaine au bord du fleuve, comprend des pièces de monnaie, des médailles et un service de table en argent – grands plats, coupes et cuillères. Un Romain fortuné a dû enfouir ces richesses vers 360 apr. J.-C., au début de l’une des campagnes de l’empereur Julien contre les Alamans. Des maquettes de différents quartiers de la cité sont également exposées dans ce musée, ainsi que de nombreux objets abandonnés lors de l’incendie de 259-260 apr. J.-C. Juxtaposée au musée, une villa provinciale romaine a été reconstruite et meublée en tenant compte des découvertes faites dans d’autres villas du même type sur le Plateau suisse. [La visite virtuelle de la villa est à découvrir sur le site Web, ici.]

De l’autre côté de la route se trouve le théâtre ; c’est le plus important vestige romain d’Augusta Raurica et probablement même de toute la Suisse. Ce théâtre, en demi-cercle, fut reconstruit dans son dernier état vers 150 apr. J.-C. Il pouvait contenir environ 8000 spectateurs, et des troupes itinérantes d’acteurs y jouaient des pièces grecques et romaines. Autrefois l’édifice, recouvert de stuc blanc, étincelait au soleil ; aujourd’hui, seul apparaît encore le mur dénudé, mais l’effet de cette masse grise n’en est pas moins impressionnant. Depuis les années trente, un travail considérable a été entrepris pour la restauration et la conservation du théâtre.

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[J’ouvre ici une parenthèse, sur le pourquoi tant de travaux de sauvegarde des vestiges archéologiques, partout dans le monde, sont entrepris aux alentours de 1930. Le 4 novembre 1922, Howard Carter, découvre le tombeau de Toutankhamon et c’est l’explosion des merveilles qui envahissent les journaux du monde entier. Depuis ce moment, on fouille partout et on restaure les ruines, ce que feront nos savants archéologues suisse. Il fallait faire briller le passé et trouver des possibles trésors encore caché. Tel a été le cas à Avanches, en avril 1939, avec la découverte du buste de Marc-Aurèle. Surtout, que l’enseignement qu’a montré H. Carter, lors de ses fouilles, la rigueur et l’aspect primordial de conservation du site, incitèrent les archéologues du monde à mieux faire leurs travaux de fouilles.]  

Cependant, on a laissé pousser librement les arbres sur les gradins supérieurs, conservant aux ruines une apparente pérennité. Certains mois d’été, le visiteur peut assister à un spectacle classique monté sur la scène romaine. Ainsi encadré de verdure et de murs effrités, le spectacle prend des dimensions nouvelles, sans comparaison avec le cadre d’un théâtre moderne.

 

Si l’on se trouve sur les gradins, on remarque une ouverture dans le mur de l’arrière-scène ; derrière cette ouverture, qui faisait partie de la scène primitive, un large escalier gravit un terre-plein sur lequel s’élevait autrefois un temple entouré d’un portique à colonnade corinthienne. L’idée géniale d’utiliser un temple comme fond de scène d’un théâtre classique se retrouve au forum d’Aventicum (Avenches) et à Ostie, en Italie.

Vue aérienne du théâtre d’Augst

Vue aérienne du théâtre d’Augst

La photo ci-dessus met en évidence les éléments faisant partie du théâtre proprement dit. Cependant, à la place des gradins inférieurs et de l’orchestra semi-circulaire du théâtre s’étendent les reste des gradins de l’arène ovale d’un amphithéâtre.

 

Cela s’explique par le fait que, pendant une certaine période, le théâtre d’Augst servit aussi bien aux représentations théâtrales qu’aux combats.

Le temple d’Augst

Le temple d’Augst

Ce temple, dit temple de Schönbühl, a été construit dans le même axe que le théâtre ; on y accédait par un large escalier.

Théâtre et temple, à Ostie

Théâtre et temple, à Ostie

Par Livioandronico 2013 — Travail personnel.

Quitter le théâtre par l’un des couloirs souterrains, comme l’aurait fait un Romain il y a 1800 ans ; prendre, derrière le théâtre, un chemin partant de l’autre côté de la route. A droite de ce chemin se trouve une maison jaune ; des fouilles ont révélé qu’elle a été construite sur les vestiges du temple de Jupiter qui s’élevait sur le forum principal d’Augusta Raurica. Ce temple, actuellement recouvert, se trouvait à l’une des extrémités de cette grande place rectangulaire pavée de grès rouge.

A suivre...

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8 avril 2017 6 08 /04 /avril /2017 18:12

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César faisant du tourisme en Gaule, taquine les autochtones et bâtit çà et là des villes, parfois ce sont ses lieutenants qui remplacent Jules, trop occupé semble-t-il, à écrire quelques récits de son parcourt. Jouer ainsi sur des terres occupées par tant de « barbares » selon les termes employés par les grecs, il pouvait faire comme bon lui semble. Jules, ne faisant pas trop attention, justement, à ce qu’il faisait, il se trouva d’autres romains qui ne voyaient pas d’un bon œil ces promenades.

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Sa vision de grandeur n’était pas celles des autres. Ces autres, tuèrent donc César.

Le vide laissé permit à d’autres romains de laisser leur nom dans les écrits, comme grands soldats ou grands bâtisseurs. Un des lieutenants de Jules, Lucius Munatius Plancus, fonda une colonie au pieds d’une belle colline, lugdunum (Lyon), bien loin des zones qui demandaient toutes son attention, c’est-à-dire là où les Germains chicanaient les Romains. Il en avait l’habitude, déjà avec Jules il fortifia quelques coins le long du Rhin et faisait la guerre aux terribles barbares germains.

Il trouva un petit herbage le long du Rhin où il déposa ses affaires après avoir bataillé contre les Rauraques et ainsi marquer de sa présence, l’autorité de Rome, dans la fondation d’Augusta Raurica (Augst). Par la suite il s’en retourna là où était le vrai pouvoir, c’est-à-dire à Rome. Lucius est mort en 15 après Jésus à Gaète en Italie. Si vos promenades passent par Gaète, passez admirer son tombeau, relevé au fil du temps. On peut y lire :

« Lucius Munatius, fils de Lucius, petit-fils de Lucius, arrière-petit-fils de Lucius, Plancus,
consul, censeur, imperator pour la deuxième fois,
septemvir du collège des Épulons, ayant obtenu le triomphe sur les Rhètes,
réalisa le temple de Saturne à partir des prises de guerre,
répartit des terres en Italie à Beneventum, fonda en Gaule les colonies de Lugudunum et Raurica ».

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Ceci est la traduction en français du texte latin.

Augusta Raurica était très importante pour les Romains et très convoitée des Germains. Alors dans un premier temps, il fallait que la colonie devint cité, de passer d’une construction en bois, devenir une cité de pierre. Et quand l’on passe du bois à la pierre, on bâti différemment, avec plus de grandeur et avec toutes les représentations du pouvoir romain, comme c’était le cas à Rome. Théâtre, forum, thermes, temple et villas de luxe. Un port a été nécessaire, ce qui développa une « ville basse », qui réunissait les artisans et pêcheurs. Fort et tours de guet, murailles de protection, toujours sur le modèle du camp militaire, très carré, les rues se coupant à angle droit.

Une petite Rome au bord de l’eau. Mais elle était juste là, de l’autre côté du fleuve, c’est-à-dire pas loin des guerriers germains, qui pour un moment étaient calmé, mais qui préparaient dans leur esprit la revanche. Pendant ce temps les Helvètes, à moitié romain depuis un moment, vaquaient à leurs occupations tranquilles.

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À suivre, le site archéologique.

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5 avril 2017 3 05 /04 /avril /2017 16:51

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Il faut bien sûr utiliser le mot « assemblage » quand on parle des voitures « fabriquées » en Suisse. C’est sous le nom de GM Suisse que l’on a vu des autos avec le sigle particulier, reproduit ci-dessous.

Pour montage en Suisse

Pour montage en Suisse

Pour l'importation en Suisse.

Pour l'importation en Suisse.

Nombreuses étaient les voitures, ayant sur la calandre, le sigle en métal ou un autocollant sur la lunette arrière. La Suisse était, et est encore, le pays des voitures allemandes. La configuration du pays demande qu’une voiture monte bien la pente et par tous les temps, ce que faisait la coccinelle par excellence.  Donc, beaucoup de WV et bien sûr ses concurrentes Opel. Ceux qui ne juraient pas que par WV, s’autorisaient de rouler Opel en classe populaire et moyenne, si un peu plus riche, avec de confortables revenus, ils choisissaient Mercedes. Les sportifs aisés, plus rare, s’offraient une sportive Porsche.

Vouloir se démarquer en Suisse, alors que tous ceux qui pouvaient se le permettre, roulaient en Mercedes, restait pour eux les Américaines.

Les années après-guerres, pendant trente ans, on pouvait voire de temps à autre une Américaine, qui ne passait jamais inaperçue, jamais. Trop différentes des autres, les plus nombreuses étant alors, les françaises, les allemandes, les italiennes, qui faisaient que l’on avait l’impression que tout le monde roulait dans le même genre de véhicule que l’on pouvait avoir chez-soi.

 

Le plus curieux à cette époque, ces voitures populaires côtoyaient encore, celles des années d’avant-guerre. Démodées peut-être, mais toujours admirable, surtout pour l’enfant que j’étais, que de voir ces voitures démarrer à la manivelle.

Donc, quand une Américaine passait dans la rue, on était bien obliger de la regarder, grande, brillante, elle ne ressemblait à aucune autre, qu’à elle-même. Certaines d’entre elles, reconnaissable au fameux sigle GM, venaient de Bienne. Elles avaient donc en commun avec les Opel, le même lieu d’assemblage, ce qui était flatteur.

Les plus « merveilleuses » de ces Américaines, étaient celles qui étaient décapotable et qui ne se voyaient qu’en été. Il y avait donc des personnes qui pouvaient s’offrir de telles voitures. Toutes, venaient-elles de cette usine Biennoise ? Non, l’importation était probable pour certains modèles, mais celles qui avaient le fameux sigle « GM assemblage », l’étaient.

L’histoire nous est racontée par Opel Suisse, ici. La lecture de présentation de l’histoire de GM Suisse et recommandée.

1936, première Buick sortant de la chaîne d'assemblage à Bienne.

1936, première Buick sortant de la chaîne d'assemblage à Bienne.

GM Bienne

GM Bienne

Vue de l'usine à Bienne

Vue de l'usine à Bienne

La 50'000 assemblée en 1957

La 50'000 assemblée en 1957

Publicité d'avant-guerre

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Published by G.Tell - dans La modernité
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4 avril 2017 2 04 /04 /avril /2017 16:04

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« Prends la brosse et la ramassoire, et va nettoyer le plancher au salon. » Ces ustensiles font partie de notre vie courante, au même titre que la fourchette et la brosse à dent. Et pourtant, seule la ramassoire est vaudoise.

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Ébriquer est certainement commun à plusieurs patois mais, dans le canton de Vaud, il est issu d’un groupe de mots satellisés autour de « èbréqua ». J’en déduis que la paternité première est de chez nous, pour remplacer « casser » ou « mettre à mal ».

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« Le cheminot appond les wagons à la locomotrice ». Appondre veut donc dire « rajouter », ce qui a du reste donné naissance au dicton : « Qui répond appond ». Mais on peut également lui adjoindre le sens de « sans discontinuer » : « Il appond ses cigarettes les unes aux autres ».

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Published by G.Tell - dans humour
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2 avril 2017 7 02 /04 /avril /2017 18:01

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« Il a poussé sa bouélée » dit-on d’un chanteur à l’organe puissant, mais dont les qualités musicales ne sont pas à la hauteur des décibels engendrés, ou alors de quelqu’un en colère qui vocifère. En résumé, bouéler, c’est crier.

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Celui qui fait la fine bouche lorsqu’on lui offre une part de fromage ou de gâteau en disant : « Oui, merci, mais une lèche », voudra dire qu’il n’en désire qu’un petit morceau. Tant mieux pour les autres.

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« Ton gâteau a un goût de reviens-y » exprime le plaisir qu’aurait le dégustateur à en recevoir une deuxième tranche. Avec reviens-y, on désire doubler la mise, recommencer, faire coup double.

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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 17:14

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…ou avez-vous un jour parlé vaudois ?

Imprégné d’une intention légèrement péjorative, le manoillon est un ouvrier non spécialisé, que l’on appelait autrefois le manœuvre. On utilise également l’expression pour quelqu’un qui n’est pas très habile de ses mains : « Il a fait ce nœud comme un manoillon ».

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Si l’on veut parler de chute, c’est de la déguillée qu’il s’agit, mot issu de déguiller qui veut dire tomber ou faire tomber. Populairement, une déguillée peut également qualifier un état d’ivresse en cours d’exécution.

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« Il est tard, c’est le moment d’aller se réduire ». Dans le grand monde, l’on dirait en toute simplicité : « Nous sommes las. Souffrez que l’on se retire ». Que c’est bien dit ! Mais ça nécessite le petit doigt sur la couture et la colonne vertébrale toute raide !

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« Madame, il y a Jules qui m’a flanqué une claque ». Celui qui a ainsi interpellé son institutrice est un redzipet, un rapporteur. Il n’y a pas besoin d’être écolier pour redzipéter, puisque la définition de ce mot s’étend jusqu’à redire à d’autres ce que l’on a entendu, répéter des propos et des indiscrétions. Non ! On redzipète aussi au Café du Commerce !

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