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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 17:07

 

 

Indication de qualité sur les couverts de table argentés

 

Ces nombres, complétés par un poinçon de maître, sont des désignations de qualité exprimées en grammes, correspondant à un poids d’argent fin. Les nombres 180, 120, 100, 90 ou 84 sont des standards, qui révèlent la charge d’argent fin déposé électrolytiquement soit sur 12 cuillères et 12 fourchettes de table prises ensemble, soit sur une surface de 24 dm2. Pour le standard « 90 », la couche d’argent fin représente approximativement 36 micromètres.

 

180   120   100 90

 

Les ustensiles destinés à manger (cuillères, fourchettes, services à poisson, etc.) portent l’indication de la charge d’argent fin par douzaine, éventuellement complétée par le chiffre standard ; ainsi, la mention « 18 » sur des cuillères à café indique que 18 grammes d’argent fin ont été déposés, au total sur les 12 cuillères en question.

 

120-50   10-45   90-18   ou seulement 50   45   18

 

Les ustensiles à servir (louches à soupe, pelle à tarte par exemple) portent l’indication de la charge d’argent fin par pièce ; la mention « 6 » sur une louche signifie donc que cette louche a reçu un dépôt d’argent fin équivalant à 6 grammes.

Toute indication de la charge d’argent fin doit être accompagnée du poinçon de maître.

 

180-6   120-4   100-3   90-1,5   ou seulement 6   4   3   1,5

 

 

 

 

GTell, UBOS, en collaboration avec le Contrôle fédéral des métaux précieux.

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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 16:58

 

 

Indication d’épaisseur du dépôt sur les ouvrages en plaqué or.

 

 


Lorsque l’épaisseur du dépôt d’or sur les ouvrages en plaqué est indiquée, elle doit être exprimée en micromètres ; elle complète alors les désignations obligatoires prévues pour cette catégorie d’ouvrages, soit au moins le terme « Plaqué » ou « Doublé » avec la mention du procédé de fabrication « G » (pour « galvanique ») ou « L » (pour « laminé ») et le poinçon de maître. Exemples de marquages conformes :

 

Plaqué G 10 + poinçon de maître

Doublé or L 20 Microns + poinçon de maître.

 

Les traductions dans une autre langue sont admises.

8     8M  / 8 Microns  /  10   10µ   10M   10 Mikron   /   20   20µ   20M   20 Microns   /   40   40µ   40M   40 Mikron


 

Ces indications de qualité, courantes en Allemagne et aux Etats-Unis principalement, sont interdites en Suisse ; elles ne se rapportent pas à l’épaisseur de la couche de métal précieux, mais représentent un rapport de poids entre le dépôt d’or et l’ouvrage ; ainsi, par exemple, un ouvrage marqué « 10/000 » n’est recouvert que d’une pellicule d’or de 3 à 4 micromètres (qualité « Amerikaner ») et ne répond pas aux exigences posées en Suisse pour les articles en plaqué or (épaisseur minimale du dépôt de 8 micromètres).

 

5/000   5 mill   / 5 millièmes   /   10/000   10 mill   /   20/000    20 mill   /   1/10   12 KGF   /   1/20   10 KGF

 

 

GTell, UBOS, en collaboration avec le Crontrôle fédéral de métaux précieux.

 

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13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 16:33

 

 

Indications de titre courantes à l’étranger

 

Les pays étrangers connaissent des titres qui peuvent différer de ceux qui ont cours en Suisse. Bien que ces titres ne soient pas admis sur le marché intérieur de notre pays, il se peut être utile d’en citer quelques-uns :

 

Or

333   8 K – Cet alliage à faible teneur en métal précieux (1/3 d’or et 2/3 de métaux d’alliage) est répandu en Allemagne.

375   9 K – Ce titre est courant en Grande-Bretagne et en Irlande ; rappelons qu’il n’est reconnu en Suisse que pour les boîtes de montres.

840   9166   920   975   986   - Ces titres, plus élevés que ceux qui sont admis en Suisse, sont légaux en France (920 et 840), en Suède (975 et 840), en Autriche (986), en Grande-Bretagne et en Irlande (9166).

 

Argent

830   - Titre reconnu au Danemark, en Finlande, en Norvège et en Suède.

835   - Titre largement répandu en Allemagne, en Italie, en Autriche et aux Pays-Bas.

900   916   935   950   - Titres rencontrés dans divers pays.

 

 

 

 

GTell, UBOS, en collaboration avec le Contrôle fédéral des métaux précieux.

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12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 16:59

 

 

Indications de titres spéciales réservées aux lingots et médailles

 

Lingots et médailles

Certains lingots d’ancienne fabrication portent parfois encore l’indication de titre « 1000 ». De nos jours, les titres courants sont cependant le « 9999 » pour l’or et le « 999 » pour l’argent et le platine. La présence d’un poinçon d’essayeur-fondeur est obligatoire (il s’agit du poinçon de responsabilité des usines de traitement des métaux précieux titulaires des autorisations et patentes octroyées par la Confédération, et nécessaires pour exercer cette activité).

 

Médailles

Les médailles et les refrappes officiellement autorisées de monnaies originales peuvent porter les indications de titres reprises ci-dessous, différentes de celles prévues dans la loi ; ces titres correspondent à ceux qui ont cours pour la fabrication des monnaies. La présence d’un poinçon de maître est obligatoire.

 

OR

900  916   9166

Argent

835   900   935

950   958   999

9999   1000

 

 

GTell, UBOS, en collaboration avec le Contrôle fédéral des métaux précieux.

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10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 17:22

 

Argent. Titre légal supérieur pour les ouvrages en argent. L’indication du titre en millièmes doit être complétée par l’apposition d’un poinçon de maître. Sur les boîtes de montres doit en outre figurer le poinçon officiel « Canard » ou « Gentiane 1».

 

 

titre supérieur légal AR

Titre supérieur légal Argent

 

 

Argent. Titre légal minimal pour les ouvrages en argent. L’indication de titre en millièmes et le Poinçon de maître sont obligatoires et doivent être complétés, sur les boîtes de montres, par le poinçon officiel « Coq de bruyère» ou « Gentiane 2 ».

 

 

titre minimal légal AR

Titre minimal argent.

 

 

 

Platine. Titre légal pour les ouvrages en platine. La présence de l’indication de titre, complétée par les lettres « PT » et d’un poinçon de maître, est obligatoire. Sur les boîtes de montres doits en outre figurer le poinçon officiel « Bouquetin » ou « Tête de lièvre ».

 

Platine-copie-1.jpg

Le seul titre légal pour le platine.

 

GTell, UBOS, En collaboration ave le Contrôle fédéral des métaux précieux.

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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 17:07

 

Or. Titre légal supérieur pour les ouvrages en or. L’inscription d’un poinçon de maître à proximité de l’indication du titre est obligatoire. Sur les boîtes de montres, le poinçon officiel suisse « Helvetia » ou « Lynx 1» complète ces indications. Outre l’indication du titre en millièmes, il est admis, en complément, une indication en carats en abrégé « K » ou « C ».

OR

 

 

 

ATTENTION ! De telles indications se rencontrent fréquemment sur des falsifications ; il s’agit surtout de bracelets et de montres offertes dans les pays méditerranéens par des marchands ambulants, notamment sur les routes et les plages. Ces ouvrages sont sans valeur, et consistent généralement en alliages de métaux communs légèrement dorés.

 

attention

 

 

Titre légal minimal pour les ouvrages en or (exception faite des boîtes de montres ; voir ci-dessous). L’indication du titre en millièmes et la présence d’un poinçon de maître sont obligatoires. Sur les boîtes de montres, ces indications sont complétées par l’apposition du poinçon officiel « Ecureuil » ou « Lynx 2 ». L’indication complémentaire du titre en carats est admise.

 

titre légal minimal OR

 

 

Titre légal minimal pour les boîtes de montres exclusivement. Elles doivent porter l’indication du titre en millièmes, le poinçon de maître et le poinçon officiel « Morgenstern » ou « Titre bas ».

 

titre minimal bts montre

 

 

GTell, UBOS, en collaboration avec le Contrôle fédéral des métaux précieux.

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7 juin 2014 6 07 /06 /juin /2014 17:46

 

 

Or gris : Alliages d’or, parfois appelés ors « blancs », dont la couleur grise est obtenue par l’addition de nickel ou de palladium ; l’or gris n’est pas du platine. Les ouvrages en or gris sont soumis aux mêmes dispositions légales (titres, marquage) que celles qui s’appliquent aux articles en or de couleur. 

 

Ouvrages en métaux précieux : Ouvrages en alliages de métaux précieux atteignant un titre légal minimal. 

 

Ouvrages en plaqué ou doublé : Au sens de la loi suisse, les termes « plaqué » et « doublé » sont des synonymes. 

Les ouvrages en plaqué sont des articles en métal commun (le plus souvent alpacca, laiton ou acier inoxydable), sur lesquels a été appliquée d’une manière indissoluble une couche de métal précieux par voie mécanique (laminage) ou galvanique (électrolyse).

La principale prescription suisse en matière d’ouvrages en plaqué concerne l’épaisseur du revêtement de métal précieux, qui doit atteindre au moins 8 micromètres, soit 8 millièmes de millimètre.

Bien que la loi reconnaisse le plaqué argent (pour autant qu’il soit appliqué par voie mécanique) et le plaqué platine, on ne rencontre en pratique que du plaqué or.

Attention ! Il ne faut pas croire que tout ce qui est proposé et vendu comme plaqué or l’est réellement au sens de la loi ; dans un document à suivre, je vous parlerais des marquages qui doit se trouver sur les articles effectivement en plaqué or.

 

Palladium : Métal précieux, le plus léger du groupe du platine, et souvent utilisé comme élément d’alliage dans les ors gris. Il existe également des ouvrages en palladium. 

 

Pierres décoratives : Minéraux et roches d’ornement et de parure ne possédant pas toutes les propriétés exceptionnelles des pierres précieuses, mais également caractérisés par leur couleur, leur éclat, leur rareté, et présentant souvent un aspect ou des effets optiques particuliers. Exemples : agate, turquoise, lapis-lazuli.

 

Pierres précieuses : Minéraux, le plus souvent taillé, caractérisés par leur dureté, leur couleur, leur éclat, leur transparence, leur rareté. Exemples : diamant, rubis, saphir, émeraude (ces quatre pierres sont officiellement « précieuses »), aigue-marine, topaze, tourmaline.

 

Plaqué : Synonyme de « doublé » ; désignation réservée aux ouvrages dont la couche d’or accuse une épaisseur d’au moins 8 micromètres.

 

Platine : Métal précieux gris lourd, à point de fusion élevé. Le platine est d’un usage courant dans un grand nombre d’industries. En bijouterie, il est surtout réservé à la fabrication de joaillerie (ouvrages sertis de pierres précieuses). Le titre légal minimal est fixé à 950 millièmes, les principaux métaux d’alliage utilisés étant le cuivre, l’iridium et le palladium.

Poinçon : Tige d’acier utilisée pour imprimer une marque sur métal, ou la marque elle-même.

Les poinçons officiels sont des marques insculpées par les essayeurs-jurés des bureaux de contrôle sur les ouvrages en métaux précieux qu’ils ont essayés et trouvés conformes. En d’autres termes, il s’agit de la garantie officielle du titre par l’Etat.

 

Poinçon commun : Dans le but d’uniformiser la législation sur le contrôle des métaux précieux et de faciliter le commerce international, l’Autriche, la Finlande, la Norvège, le Portugal, la Suède, la Grande-Bretagne, l’Irlande et la Suisse ont signé une « Convention sur le contrôle et le poinçonnement des ouvrages en métaux précieux ».

http://www.ezv.admin.ch/dokumentation/04027/04031/05005/05006/index.html?lang=fr

Poinçon de maître : Tout ouvrage en métal précieux ou en plaqué mis dans le commerce en Suisse doit porter, outre l’indication du titre ou les désignations spécifiques prévues pour le doublé, un poinçon de maître, marque de fabrique et de commerce déposée tant auprès du Bureau central du contrôle des métaux précieux qu’auprès du Bureau fédéral de la propriété intellectuelle. Ce poinçon peut être assimilé à une signature, garante de la composition de l’ouvrage. Le poinçon de maître, marque de responsabilité, constitue le fondement de la poursuite juridique en cas d’infraction à la législation.

Chaque bureau de contrôle des métaux précieux dispose d’une cartothèque regroupant toutes les marques enregistrées (il en existe plus de 6000, suisses et étrangères). Ce registre des poinçons est public, en ce sens que quiconque est en droit d’être renseigné sur une marque particulière.

 

Poinçons officiels : Toute boite de montre en or, argent ou platine mise en circulation en Suisse, qu’elle ait été fabriquée dans le pays ou importée, est soumise à vérification par le contrôle des métaux précieux. Cette opération, obligatoire, consiste à assurer que les ouvrages sont conformes au titre légal et portent les désignations prescrites. Si c’est le cas, l’essayeur-juré appose le poinçon officiel sur chaque boîte.

Les ouvrages en métaux précieux autres que les boîtes de montres peuvent également être poinçonnés officiellement, même s’ils sont présentés par des particuliers, mais ce contrôle est facultatif.

Les divers poinçons officiels de garantie, spécifiques à chaque métal et à chaque titre, sont repris dans les documents à venir.

Revêtements d’argent : Les procédés de fabrication des revêtements d’argent sont fondamentalement les mêmes que ceux qui sont utilisés pour les dépôts d’or.

Pour la bijouterie et les articles d’usage courant, le dépôt d’argent par voie mécanique se révèle trop onéreux, si bien que ce métal précieux est exclusivement appliqué par voie électrolytique.

Rappelons qu’au sens de la loi suisse, les dépôts électrolytiques d’argent, quelle que soit leur épaisseur, ne sont pas considérés comme « plaqués », mais seulement comme « argentages ».

Des désignations particulières sont prévues pour les couverts de tables (fortement argentés).

 

Revêtements d’or : Depuis les époques les plus reculées, on recouvre d’or des métaux communs. A l’origine, cette pratique avait surtout pour but de donner l’illusion de l’or dans un dessein plus ou moins avouable. Actuellement, les dépôts d’or sont admis sur le plan légal, mais les ouvrages de ce genre doivent être désignés de manière telle que tout risque de confusion avec l’or massif soit exclu.

Divers procédé permettent de réaliser des dépôts d’or ; toutefois, deux techniques prédominent :

a)     a)  Le revêtement par voie mécanique : sous l’effet de la chaleur et de la pression, une plaque d’or est appliquée (soudée) de manière indissoluble sur un bloc de métal commun. Cet assemblage est ensuite laminé à l’épaisseur choisie, puis mis en forme jusqu’à obtention de l’objet final ;

b)      b) Le recouvrement par voie galvanique : les ouvrages, sous leur forme définitive, sont revêtus d’or par électrolyse.

Selon l’épaisseur finale de la couche appliquée, on parle de « plaqué » ou « doublé », ou seulement de « dorage ».

 

Rhodium : Métal du groupe du platine. En bijouterie, le rhodium, particulièrement résistant aux attaques chimiques, est surtout mis en œuvre en tant que recouvrement d’ouvrages en argent, or gris, platine ou alliages de métaux communs ; il constitue un dépôt pelliculaire, très blanc (le rhodium possède, avec l’argent, le meilleur pouvoir de réflexion de la lumière visible).

 

Soudure : Assemblage indissoluble de pièces métalliques, sous l’effet de la chaleur et à l’aide d’un alliage d’apport (brasure) à point de fusion plus faible que celui des parties à réunir.

 

Titre, indication de titre : Le titre est la proportion de métal précieux pur contenu dans un alliage ; il s’exprime en millièmes. Ainsi, par exemple, « or 750 » signifie que l’alliage est constitué par 750 parties d’or et 250 parties d’autres métaux. Le « carat » est une vieille unité de titre pour l’argent.

 

Titres légaux : La loi fédérale sur le contrôle des métaux précieux fixe les titres légaux minimaux que doivent atteindre les ouvrages en métaux précieux pour être considérés comme tels. Ces titres sont les suivants :

Pour l’or : 750 millièmes, 585 millièmes ; pour les boîtes de montres exclusivement, le titre de 375 millièmes est également légal.

Pour l’argent : 925 millièmes, 800 millièmes.

Pour le platine : 950 millièmes.

Seuls les ouvrages accusant au moins ces titres légaux peuvent être vendus comme ouvrages en or, argent ou platine.

 

Zolotnik : Ancienne indication de titre russe, que l’on rencontre encore parfois sur des boîtes de montres ; 96 zolotnik correspondent à l’or fin, 72 à l’or 750 millièmes et 56 à l’or 585 millièmes.

 

GTell, UBOS, en collaboration avec le contrôle des métaux précieux.

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6 juin 2014 5 06 /06 /juin /2014 17:47

Imitations : La loi suisse considère comme « imitations » : 

a)     a) Les ouvrages composés d’un alliage de métaux précieux et d’autres métaux lorsque l’alliage n’atteint pas le titre légal minimal (bague en or 333 millièmes par exemple) ;

b)     b) Les objets recouverts de métal précieux, mais qui ne remplissent pas les conditions exigées pour les ouvrages en plaqué ou doublé (par exemple une broche en métal « Amerikaner », c’est-à-dire en métal commun revêtu d’un dépôt d’or de 3 à 4 micromètres au lieu des 8 constituant l’épaisseur minimale légale pour les ouvrages en plaqué) ;

c)     c) Les ouvrages composés de métal précieux et de métal commun lorsque la présence du métal commun n’est justifiée par aucune nécessité technique (bracelet comportant des maillons en or et en acier par exemple).

 

Iridium : Métal du groupe du platine, très lourd, à point de fusion élevé. Il est souvent utilisé en tant qu’élément d’alliage pour le platine, et trouve surtout une application dans la fabrication des pointes de plumes à écrire ; il est également utilisé en technique dentaire et en électrotechnique. 

 

Laiton : Alliage de cuivre et de zinc. Avec l’alpacca et l’acier inoxydable, il constitue l’alliage de métaux communs de prédilection pour la fabrication d’ouvrages destinés à recevoir un revêtement d’or ou d’argent. 

 

Laque : Il est bien connu que l’argent se sulfure, c’est-à-dire se recouvre de minces pellicules de sulfure d’argent noirâtre sous l’effet du soufre contenu dans l’atmosphère. Comme les efforts visant à supprimer cet inconvénient par l’élaboration de nouveaux alliages ont échoué, on cherche à protéger le métal par d’autres moyens, notamment par l’application d’une laque (vernis au four), qui forme isolation entre l’argent et son environnement. Parmi les autres possibilités de protection, citons le rhodiage ou le nickelage de l’argent. 

 

Lingots Plaquettes : Il s’agit de plaques d’or, d’argent ou encore de platine fins, produites par les usines d’affinage des métaux précieux dans une gamme de poids variant entre 1 et 25 g, et souvent portées comme pendentifs ; les lingots sont coulés, alors que les plaquettes sont frappées. 

 

Loi fédérale sur le contrôle du commerce des métaux précieux et des ouvrages en métaux précieux : Depuis les temps les plus anciens, l’or, l’argent, puis le platine ont été utilisés pour la fabrication de bijoux. Depuis toujours également, on connaît des imitations et des falsifications de telles pièces. 

En Suisse, une « Loi fédérale sur le contrôle du commerce des métaux précieux et des ouvrages en métaux précieux » protège l’acheteur en poursuivant d’office les contrevenants, faussaires, escrocs. Elle prescrit les indications que doivent porter les ouvrages en or, argent ou platine, les articles en plaqué et les imitations, fixe les règles relatives à leur composition, réglemente le commerce des métaux précieux, énumère les peines prévues en cas d’infraction, falsifications, etc.

 

Médaille : Pièce semblable à une monnaie, en or ou en argent, mais non destinée à la circulation monétaire. Les médailles sont fabriquées à titre élevé, par exemple 900, 916, 958 ou encore 999 millièmes. 

 

Métaux : Corps simples, en général caractérisés par une bonne conductibilité de la chaleur et de l’électricité, et doués de certaines propriétés telles que dureté, fusibilité, coulabilité, ductilité, etc. A l’exception du mercure, tous les métaux sont solides à température ordinaire. 

Selon leur stabilité chimique, les métaux sont classés en deux catégories : métaux précieux (ou nobles) et métaux communs.

 

Métaux communs : Métaux moins stables chimiquement que les métaux précieux. Parmi les métaux communs courants, citons l’aluminium, le chrome, le cuivre, l’étain, le fer, le mercure, le nickel, le plomb, le zinc. 

 

Métaux précieux : Métaux doués d’une stabilité chimique particulièrement élevée. Certaines de leurs caractéristiques physiques sont également remarquables (l’or, par exemple, peut être réduit par martelage à une épaisseur d’un dixième de micromètre, et laisse alors passer la lumière avec une teinte violette) ; leur valeur esthétique et leur relative rareté jouent évidemment aussi un rôle non négligeable. 

Sont considérés comme métaux précieux l’or, l’argent, le platine et les métaux de son groupe, soit : le palladium, le rhodium, l’iridium, le ruthénium et l’osmium.

Au sens de la loi suisse, seuls l’or, l’argent et le platine sont reconnus comme métaux précieux. Il est prévu d’y ajouter le palladium lors de la prochaine révision de la loi.

 

Micromètre, Micron : Unité de mesure de longueur, égale à un millième de millimètre, utilisée en Suisse pour définir l’épaisseur des dépôts d’or sur les ouvrages en plaqué (épaisseur minimale exigé : 8 micromètres ; à titre de comparaison, une feuille de papier atteint 50 à 80 micromètres). Le terme « micron », ancienne dénomination du micromètre, est encore usuel dans la branche horlogère. 

 

Monnaie : Pièce de métal émise en tant qu’instrument de paiement par un Etat. L’or et l’argent furent durant des siècles les principaux métaux monétaires ; ils sont aujourd’hui presque toujours remplacés par des métaux communs. 

 

Neusilber : Alliage de cuivre, de zinc et de nickel ; synonyme d’alpacca. 

 

Nickel : Métal commun, entrant dans la composition de divers alliages de métaux communs, également utilisé en tant qu’élément d’alliage dans certains ors gris. 

Le nickel est parfois employé en tant que revêtement d’ouvrages en argent, pour les protéger de la sulfuration. Un tel dépôt évite certes dans une large mesure le ternissement du métal précieux, mais les ouvrages perdent alors leur teinte blanche caractéristique de l’argent. En outre, le nickel entraine souvent des réactions allergiques de la peau.

 

Or : Métal précieux jaune, brillant, inaltérable, très ductile et malléable. Il est principalement utilisé pour la fabrication de bijoux, boîtes de montres, monnaies et médailles, ainsi qu’en technique dentaire et dans un grand nombre d’industries (électrotechnique par exemple). Les principaux pays producteurs sont l’Afrique du Sud, la Russie et le Canada. 

L’or pur est trop mou pour convenir à la fabrication d’objets. Seuls les lingots et quelques médailles sont produits en or fin. Dans tous les autres cas, l’or est allié à d’autres métaux pour lui conférer la dureté, la résistance mécanique et la couleur désirée.

Or-titre.jpg

 

Si nous ajoutons uniquement du cuivre aux 750 parties d’or, nous obtenons un or « rouge »

Si nous allions exclusivement de l’argent à l’or, nous réalisons un alliage d’or « vert »

Si nous ajoutons aux 750 parties d’or du cuivre et de l’argent en parts égales (125 parties de chacun des deux métaux), nous produisons un or « jaune »


 Les ors « rouges », « vert » et « jaune » sont appelés ors « de couleurs », par opposition aux ors gris, dans lesquels c’est le nickel ou le palladium qui officie de métal « colorant ».

 

GTell, UBOS, en collaboration avec le Contrôle fédéral des métaux précieux.

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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 17:11

 

 

TOUT CE QUI BRILLE…       

…N’EST PAS OR !

 

Les vieux dictons populaires recèlent toujours un fond de vérité. Celui-ci ne fait pas exception à la règle, comme le confirme souvent la réalité. De quels moyens le profane dispose-t-il dès lors pour distinguer l’objet précieux de la simple imitation, voire de la vulgaire falsification ?

En fait, seul un examen approfondi de la matière, entrepris par le spécialiste, l’essayeur-juré assermenté, est à même de garantir le bon aloi d’un ouvrage en or, argent ou platine. Cependant, l’achat auprès d’un commerçant reconnu et quelques connaissances de base dans le domaine des métaux précieux constituent déjà un sérieux gage de sécurité.

 

D’ « Acier inoxydable » à « Zolotnik »

 

Acier inoxydable : Les seuls aciers convenant à la fabrication de bijoux, couverts de table et autres pièces d’orfèvrerie, ou encore de boîtes de montres sont les aciers inoxydables au chrome et de nickel. 

Avec le laiton et l’alpacca [amalgame de cuivre de zinc et de nickel], l’acier inoxydable est l’alliage de métaux communs le plus couramment utilisé pour la fabrication d’ouvrages destinés à recevoir un revêtement d’or ou d’argent.

 

Alliage : Mélange de deux ou plusieurs métaux, le plus souvent obtenu par fusion ; à titre d’exemple, citons le laiton, alliage de cuivre et de zinc. 

 

Alpacca : Alliage de cuivre, de zinc et de nickel, également appelé « maillechort » ou encore « argentan » ou encore « Neusilber ». 

L’alpacca est, avec le laiton et l’acier inoxydable, le principal alliage de métaux communs utilisé pour la fabrication d’ouvrages recouverts d’or ou d’argent.

 

Argent : Métal précieux blanc, brillant, qui est le meilleur conducteur de la chaleur et de l’électricité, et qui offre en outre le plus grand pouvoir de réflexion de la lumière. Il est malheureusement sensible au soufre, ce qui se traduit dans la pratique par un noircissement progressif de sa surface au contact de l’air ambiant, lui conférant un aspect souvent peu esthétique. 

Jadis, l’argent était le métal monétaire par excellence ; de nos jours, il sert principalement à la fabrication de bijouterie, orfèvrerie, boîtes de montres, appareillages techniques et de laboratoire ; la sensibilité des sels d’argent à la lumière est également à la base de l’industrie photographique.

Les principaux producteurs d’argent sont le Mexique, les Etats-Unis, le Canada et le Pérou. L’argent pur est trop mou pour convenir à la fabrication d’ouvrages. Seuls les lingots et quelques médailles sont en argent fin. Dans tous les autres cas, l’argent est allié, surtout au cuivre, parfois au zinc.

En Suisse, les titres légaux pour l’argent sont le 925 et le 800 millièmes ; à l’étranger, d’autres titres, comme le 935, le 835 ou encore le 830 millièmes, sont courants.

 

 

Argentage : Au sens de la législation suisse, les dépôts électrolytiques d’argent sont toujours considérés comme des « argentages », quelle que soit leur épaisseur, et doivent être vendus comme tels, et non comme « plaqués argent ». 

Il existe des prescriptions particulières pour les couverts de table argentés.

 

Boîtes de montres : En Suisse, les boîtes de montres en métaux précieux sont soumises au contrôle et au poinçonnement officiel obligatoire, les boîtes de provenance étrangère sont marquées d’un poinçon officiel spécifique, destiné à les différencier des pièces fabriquées en Suisse.

 

Carat/Karat : A l’ origine, le carat était une unité de poids. En bijouterie, il revêt depuis longtemps une double signification :

a)      En tant qu’unité de poids pour les pierres précieuses, 1 carat (en abrégé « ct ») vaut 0,2 g ;

b)      En tant qu’ancienne indication de titre pour l’or, 24 carats (en abrégé « C » ou « K ») correspondent à l’or fin (1000 millièmes) :

18 carats = or 750 millièmes

14 carats = or 585 millièmes

  9 carats = or 375 millièmes

 

Contrôle des métaux précieux : L’application de la « Loi fédérale sur le contrôle du commerce des métaux précieux et des ouvrages en métaux précieux » est confiée à un service officiel, le « Contrôle fédéral des métaux précieux », regroupant une soixantaine de spécialistes appelés « essayeurs-jurés », assermentés au terme de leur formation. Ils veillent au respect des prescriptions et à la conformité des ouvrages en métaux précieux, doublé ou plaqué et imitations mis en vente dans notre pays. Il s’agit d’un service public, auprès duquel chacun peut faire vérifier un ouvrage.

 

Couverts de table : Bien qu’il existe des couverts de table en argent massif, il n’en demeure pas moins que, la plupart du temps, ces articles sont en alpacca ou en acier inoxydable fortement argentés, même lorsqu’ils sont désignés par les indications « Argenterie » ou « Hotelsilber » par exemple. La qualité de l’argentage est exprimée par des chiffres insculpés sur les ouvrages.

 

Cuivre : Métal commun, cependant assez proche des métaux précieux en ce qui concerne plusieurs de ses caractéristiques. Il est utilisé dans de nombreux alliages, comme l’alpacca ou le laiton, et constitue le métal d’alliage classique de l’or, de l’argent et du platine.

 

Désignations : Tant pour les ouvrages en métaux précieux que pour les articles recouverts de métaux nobles, la loi précise les indications de qualité exigées, admises ou interdites. Toute désignation susceptible de tromper autrui est interdite.

Les ouvrages en métaux précieux doivent toujours porter une indication de titre en millièmes et un poinçon de maître.

Sur les ouvrages en plaqué ou doublé, la présence d’un poinçon de maître et des termes « Plaqué » ou « Doublé » accompagnés de la mention du procédé de fabrication est obligatoire ; l’indication de l’épaisseur du dépôt, en micromètres, est facultative.

Pour ce qui concerne les ouvrages considérés comme des « imitations » au sens légal du terme, la liste des désignations interdites est largement plus étendue que celle des indications licites. En aucun cas il n’est admis des mentions de titre (que ce soit en millièmes ou en carats), d’épaisseur en micromètres ou d’autres indications quant à la couche de métal précieux en pour-cent, pour-mille, etc.

 

Dorage : Tout dépôt d’or dont l’épaisseur est inférieure à 8 micromètres est considéré comme « dorage » par la loi suisse, et les articles munis d’un tel recouvrement entrent dans la catégorie des « imitations ».

 

Email : Masse vitrifiée, opaque ou transparente, colorée par divers oxydes, métalliques, et appliquée sur un support métallique, par exemple de l’argent.

 

A suivre [2] et [3]

 

GTell, UBOS, en collaboration avec le Contrôle fédéral des métaux précieux.

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4 juin 2014 3 04 /06 /juin /2014 17:46

 

Nous promettons selon nos espérances, et nous tenons selon nos craintes.

 

La Rochefoucauld

 

 

 

GTell

[en attendant un article]

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