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27 avril 2014 7 27 /04 /avril /2014 17:50

 

 

V


verchère, n. f., domaine donné en dot à une fille. Ce terme n’appartient pas à la Suisse romande ; il est utilisé dans la région de Lyon.


W


wigetze, n. f., bombance. En patois, « viguâitse » (CHESSEX-SCHÜLE).


Y


yaya, n. m., homme répondant oui (ya) à toutes les questions. Par extension, un sot, un nigaud (PIERRE-HUMBERT).

yoki, n. m., nigaud, bêta, imbécile (PIERRE-HUMBERT).

yoquelet ou yokelet, n. m., petit bêta (PIERRE-HUMBERT).

yot, -ote, n. m.-f., nigaud, bêta, imbécile (PIERRE-HUMBERT).

 


Bon, voilà la fin du glossaire des mots et expressions vaudoise et si vous avez lu chaque mot vous aurez remarqué que bien souvent la définition dit : désigne un sot, un nigaud, un imbécile, un bêta, un niais, etc. alors faut-il en déduire qu’il y a beaucoup de ces gens-là ou que c’est un signe de richesse du langage pour que les Vaudois aient inventé un si grand nombre de mots pour définir les simples d’esprit.

 

 

GTell, Le Langage des Vaudois.

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26 avril 2014 6 26 /04 /avril /2014 16:34

 

 

S


sac, n. m., au figuré un gros lourdaud. Exemple : « Quel sac, ce type-là ! ».

salée, n. f., sorte de galette aux œufs et beurre. Il existe plusieurs recettes de salée, au sucre et au sel, sans parler de la fine salée de Corcelles-près.Payerne (VIDOUDEZ-GRANGIER, p. 166).

sarcloret, n. m., voir serclolet.

Sato, sobriquet donné à un homme qui « sait tout ».

sensass, adj. sensationnel.

sercloret ou sarcloret, n. m., sarcloir. Pour DEVELEY, ce peut être aussi une binette, une petite houe.

Soif d’or, sobriquet donné à un personnage particulièrement avide d’argent.

soutasse ou sous-tasse, n. f., soucoupe, petite assiette se plaçant sous une tasse. DEVELEY condamne déjà l’usage des mots sous-tasse et secoupe.

 

T

tablard ou tablar, n. m., rayon, tablette, planche disposée horizontalement pour y placer des objets (PIERREHUMBERT).

tablette, n. f., pastille, bonbon. Exemple : « des tablettes à la menthe, à la gomme ou au sucre » (PIERREHUMBERT).

taborniau, n. m., au sens propre, tambourineur, batteur de tambour. Au figuré, niais, bêta, lourdaud (HUMBERT, p. 27).

tadié, n. m., imbécile (REYMOND-BOSSARD, p. 212).

tadzenet, -ette, n. m.-f., autre forme pour taguenet.

taguenet, -ette, n. m.-f., niais, imbécile.

taillé, n. m., galette épaisse. Il existe plusieurs recettes : taillé aux greubons, taillé levé (VIDOUDEZ-GRANGIER, p. 177, p. 180) et taillé au sucre et à la crème.

talmatcher, v. intr., jargonner, parler une langue étrangère (HUMBERT, p. 29).

tâte-dzenaille, n. m., littéralement, tâte-poule, lambin, indécis (REYMOND-BOSSARD, p. 74). On appelait les Lausannois « lè Tata-dzenelye » ou « Tata-dzenelhe » (FAVRAT, p. 274).

tatipodze ou tatipotze, n. m., fureteur, tatillon (PIERREHUMBERT).

tiquelet, -ette, n. m. –f., bêta.

tirer du côté, loc. verb., ressembler à une personne. Exemple : « Le petit tire du côté de sa mère. » On trouve également l’expression tirer contre (PIERREHUMBERT).

tobie, n. m., variante pour nianiou (voir ce mot).

tolliaud, n. m., imbécile, bêta.

tomme, n. f., petit fromage à pâte molle au lait de vache ou de chèvre (PIERREHUMBERT).

topette, n. f., bouteille de vin, fiole.

toquié, -ée, n. m.-f., terme à rapprocher sans doute de toqué, -ée, un peu fou, bizarre (PETIT-ROBERT).

toto, n. m., sot, nigaud, synonyme de nianiou (voir ce mot). D’après PIERREHUMBERT, ce terme est sans rapport avec tôtô, n. m., gros lourdaud, gros Allemand (ou Suisse-allemand).

toupin, -ine, n. m.-f., homme ou femme bêta, maladroit. La toupine, n. f., est également un récipient en terre glaise dans lequel on met le beurre (REYMOND-BOSSARD, p. 212, p. 223, DEVELEY).

toyer, -ette, n. m.-f., personne bête, débile mental. Exemple : « Le toyet du village ».

toyotze, n. m., homme sans intelligence, bête (REYMOND-BOSSARD, p. 212).

toyoyo ou toyoyot, -ote, n. m.-f., bêta, personne stupide (PIERREHUMBERT).

trabetzet ou trabetset ou trabuchet, n. m., chevalet de charcutier ou table à claire-voie sur laquelle on dépèce les porc (PIERREHUMBERT).

trivougnée ou trivognée,n. f., tiraillement violent ; querelle ; tripotée, rossée (PIERREHUMBERT).

Troppetit, sobriquet attribué, sans doute par dérision, à un grand gaillard.

trouille, n. f., peur. Exemple ; « Quelle trouille j’ai eu ! »

Tue-bailli, n. m., sobriquet donné aux Yverdonnois. En patois, « Lè Tiâ-bailli » (FAVRAT, p. 289).

 

GTell, Le Langage des Vaudois.

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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 17:10

 

 

Q


qué, particule interrogative, n’est-ce pas ? N’est-il pas vrai ?

quenoyon, n. m., imbécile.

quegnu, n. m., tarte, « gâteau » (REYMOND-BOSSARD, p. 202).

quiquageon ou kikajon, n. m., pavillon, kiosque ou tonnelle de jardin, maisonnette ou réduit. Mot hébreu (PIERRE-HUMBERT).

 

R


raisse, La, n. f., sobriquet venant du patois « la rèsse », la scie. Se dit d’une personne – ou d’une chose – ennuyeuse, désagréable.

rapercher, v. tr., attraper, accrocher, rassembler, réunir, ramasser. Rapercher est si employé, note LUGRIN, pp. 61-62, « qu’on est à se demander ce que, dans nos campagnes, on ne reperche pas ».

rapicoler ou repicoler, v. tr., ravigoter, ranimer, ragaillardir. Exemple : « … un doigt de vin qui l’a un peu repicolé » (ou rapicolé) (PIERRE-HUMBERT).

rebibe, n. f., copeau de bois (DEVELEY). On fait également, avec un fromage très sec, des « rebibes de fromage» qui se mangent généralement à l’apéritif.

rebimbollion ou rebimbillon, n. m., renvoi, crampe d’estomac, gargouillis dus à une mauvaise digestion (HUMBERT, P. 32).

rebouiller, v. tr., remuer, fouiller, farfouiller, mettre en désordre. Au figuré, remuer, émouvoir (PIERRE-HUMBERT).

rebuse, n. f., retour du froid, surtout au printemps.

redzipeter, v. tr., rapporter, répéter ce que l’on a appris. Le redzipet, n. m., est un rapporteur.

regardant, adj., économe, intéressé, pingre.

régent, -te, n. m.-f., instituteur, institutrice du degré primaire.

remaille, n. f., grenouille.

repoussenion ou poussenion, n. m., collation, petit repas en fin de soirée. PIERRE-HUMBERT donne aussi la forme poussegnon.

requinquer, v. tr., rétablir, ranimer, retaper (PIERRE-HUMBERT).

résiné ou raisiné, n. m., appelé également vin cuit, concentré de jus de fruits (pommes ou poires) obtenu après une très longue cuisson. On en fait volontiers du gâteau (VIDOUDEZ-GRANGIER, p. 164).

revoyance, n. f., revoir, moment où l’on se retrouve. L’expression à la revoyance est synonyme d’au revoir (PIERRE-HUMBERT).

ringuer, v. tr., porter ou traîner péniblement une lourde charge ; ressasser, seriner d’où ringue, n. f., ritournelle, scie, discours ennuyeux (PIERRE-HUMBERT).

rioule, n. f., querelle, mauvaise chicane. Etre en rogne, être en chicane, être en colère. On trouve également le verbe rognasser, chercher noise (PIERRE-HUMBERT, REYMOND-BOSSARD, p. 56).

roille, n. f., pluie.

royaumer, se, se pavaner, poser, plastronner (PIERRE-HUMBERT).

ruclon, n. m., tas de compost, tas d’ordures (REYMOND-BOSSARD, p. 224).

ruper, v. tr., manger gloutonnement. Au figuré, dépenser, dissiper (PIERRE-HUMBERT).

 

GTell, Le Langage des Vaudois

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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 10:48

 

 

Pauvres jeunes vaudois sans culture. S’ils savaient l’histoire de ceux qu’ils revendiquent les symboles, ils ne s’attaqueraient pas à un lieu musulman. Ils se trompent de cible. Si Hitler et sa clique étaient contre les Juifs, ils ne l’étaient pas des musulmans. En effet, Hitler était un grand copain du Grand Mufti de Jérusalem, Mohammed Amin al-Husseini.

Qui pouvait mieux être contre les juifs que l’ennemi naturel de toujours, les musulmans. A tel point que l’armée nazie avait en son sein la 13e division de montagne de la Waffen SS Handschar, composée en grande majorité de musulmans de Bosnie.

A plusieurs reprises le Grand Mufti de Jérusalem et Hitler se rencontrèrent. Hitler avait besoin de tous ceux qui pouvaient être contre les juifs et embêter les anglo-saxons. Comme l’ennemi des musulmans au Moyen-Orient étaient ces Anglais qui faisaient la loi et les Juifs qui bien-sûr étaient ceux qui ne croyaient pas en Allah.

 

Donc en aucune façon un nazi n’aurait fait un tel graffiti sur la future mosquée payernoise. Un vrai nazi aurait respecté l’ami musulman et même protégé ceux-ci. Par contre les jeunes c… de la région, racistes et xénophobes, rempli de bière et vide de connaissance ont parfaitement démontré qui ils étaient.

Je peux déplorer que les journalistes aient encore une fois raté le coche en ne rétablissant pas la vérité à cette occasion. Il est bien entendu qu’il est peu probable que cet acte de vandalisme soit le fait d’un Juif, l’enquête le démontrera.

 

Bundesarchiv Bild 146-1987-004-09A, Amin al Husseini und Ad

Le Grand Mufti et Hitler

 

Bundesarchiv Bild 146-1978-070-04A, Amin al Husseini bei bo

 

13e division de montagne de la Waffen SS Handschar

 

 

Rashid_Ali_al-Gaylani_and_Haj_Amin_al-Husseini_at_anniversa.jpgDiscours à Berlin

 

GTell

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24 avril 2014 4 24 /04 /avril /2014 17:10

 

 

Toujours pas de proposition à l’énigme de l’égalité.

 

Une petite aide pour trouver ?

 

Le problème est posé en chiffre arabe…

 

 

GTell

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22 avril 2014 2 22 /04 /avril /2014 17:02

 

 

Sans-titre2.jpg

 

GTell et LeMatinDimanche

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21 avril 2014 1 21 /04 /avril /2014 17:53

 

Le 30 avril 1964 s’ouvrait Expo64 qui devait marquer la Suisse entière. Un cahier spécial dans mon journal du dimanche relate les déboires et les attractions à succès et les emblématiques lieux, objets et polémiques que suscita l’Expo64.

 

Comme personnellement j’en connais beaucoup sur l'Expo64 et que je vous ai déjà proposé des articles sur le sujet, j’ai plutôt flashé sur les à-côtés des articles lus dans le journal.

 

Par exemple :

 

Le coût de la vie


A boire et à manger

La Migros vend le litre de lait 80 centimes. Le poulet à la crème du fameux Restaurant de la Forêt, à Lausanne, vaut 6,50 francs. Le paquet de cigarettes coûte en moyenne 1,30 francs. La Tribune de Lausanne est à 25 centimes la semaine, 30 le dimanche. Les cafétérias proposent des menus dès 3 francs. Un cervelas salade y coûte 1 franc, des spaghettis à la bolognaise 4 francs, une entrecôte 4,50 francs, une bière au distributeur 50 centimes.

Le fameux restaurant La Forêt était dans l’enceinte de l’Expo64.

 

S’équiper

La cuisinière Le Rêve à gaz coûte 398 francs, le modèle à l’électricité 743 francs. Le téléviseur Philips 59 cm avec antenne Suisse et France vaut 1229 francs.

 

A vendre et à louer

« Très belle villa » à vendre à Yverdon, 6 pièces, garage, 1000 m2 de terrain, vue lac et Jura, pour 165 000 francs. Villa à louer Chambésy, près de Genève, 6 pièces, jardin et garage, 900 francs par mois.

 

Partir

Un voyage de six jours en Irlande, vol Aerlingus, déplacements en car, hôtels « de premier ordre », coûte 1145 francs au départ de Genève.

 

Changer

Il faut 4,30 francs suisses pour acheter un dollar US, 88 centimes pour un franc français et 1,08 franc pour un Deutsche Mark.

 

La surchauffe

L’économie suisse tourne trop fort : la croissance a dépassé 4% en 1963, on compte 412 chômeurs contre 5800 offres d’emploi, l’inflation est de 3%. Le Conseil fédéral instaure le contrôle des prix en début d’année, le peuple confirme la mesure en votation.

 

L’affaire des Mirages

Création de la première commission d’enquête parlementaire de l’histoire fédérale le 17 juin, réduction de 100 à 57 du nombre d’avions Mirage achetés à Dassault le 23 septembre.

 

Le nouveau tunnel

Mise en service du tunnel du Grand-Saint-Bernard le 19 mars. Introduction des numéros postaux le 6 avril.

 

La pub à la télé

La pub fait son entrée à la Télévision romande, qui lance l’émission « Un’ora per voi », en italien, pour les immigrés.

 

Le foot, c’est romand

Lausanne-Sports remporte la Coupe suisse (2-0) contre La Chaux-de-Fonds devant 51 000 spectateurs. Mais La Chaux-de-Fonds remporte le championnat pour la troisième fois.

 

La paix maintenant.

La marche annuelle de la Paix, organisée par la gauche communiste, défile à Lausanne. Slogan : « Pas d’armes atomiques pour la Suisse. »

 

Le parc des Suisses

En 1954, 20 000 voitures roulent en Suisse. Il y en a plus de 500 000 en 1964, et 5,6 millions fin 2012, dernier chiffre en date.

 

Les lauriers de Rover

La Rover P6 2000 est désignée voiture européenne de l’année par un jury de 58 spécialistes.

 

Le prix d’une Peugeot

La Peugeot 403 est vendue 8600 francs, la 404 coûte 10 900 francs. L’essence suisse est la moins chère d’Europe : 57 centimes le litre.

 

Le galop de la Mustang

Ford sort la Mustang. Il s’en vend 100 000 en cent jours aux Etats-Unis.

 

La DB5 de James Bond

« Goldfinger » est le premier film à accorder une importance centrale à la voiture avec la mythique Aston Martin DB5 de James Bond, truffée de gadgets (écran de fumée, disperseur d’huile, pare-balles amovible).

 

Les rois Beatles

La beatlemania emporte tout : 73 millions d’Américains regardent le « Ed Sullivan Show » qui les reçoit et ils placent cinq chansons aux cinq premiers rangs du hit-parade américain, dont « A Hard Day’s Night » et « Love Me Do », Bob Dylan chante « The Times They Are a Changin’ » et les Rolling Stones sortent leur premier album.

 

Le quatuor yé-yé

En France, alors que Jacques Brel chante « Les bonbons » et Georges Brassens « Les copains d’abord », les yé-yé triomphent. Quatuor de tête : Claude François, Johnny Hallyday, Sylvie Vartan et Sheilla. Mais le disque le plus vendu est « Tombe la neige » de Salvatore Adamo.

 

Les mots d’époque

Jean-Paul Sartre publie « Les mots » et refuse le Prix Nobel de littérature. John Le Carré publie son chef-d’œuvre, « L’espion qui venait du froid ». Polémique en France à propos du livre de poche : faut-il mettre la littérature entre toutes les mains ? Création du magazine Le Nouvel Observateur.


Parapluies à Cannes

Le Festival de Cannes couronne « Les parapluies de Cherbourg » de Jacques Demy, « Le gendarme de Saint-Tropez » est le fim le plus vu de l’année en France devant « Merlin l’enchanteur ». « Mary Poppins » et « My Fair Lady » avec Audrey Hepburn sortent en salle – ils rafleront, en 1965, une flopée d’oscars. Luis Buñuel sort « Le journal d’une femme de chambre » et Jean-Luc Godard « Une femme mariée ».

 

Le début du Vietnam 

Lydon Johnson est élu 61e président des Etats-Unis. Il lance la guerre à la pauvreté et son programme de « Grande société ». c’est aussi le début de la guerre du Vietnam.


Le bagne de Mandela 

Nelson Mandela est condamné à perpétuité en Afrique du Sud ; le pays se voit refuser sa participation aux JO de Tokyo.


Le Nobel à Luther King

Martin Luther King reçoit le Prix Nobel de la paix et les Etats-Unis adoptent la loi sur les droits civiques des Noirs.


La colère à Berkeley

Les étudiants de l’Université de Berkeley, à San Francisco, manifestent pour leur droit à la liberté d’expression, dans le Free Speech Movement.


Le camarade Brejnev

Leonid Brejnev succède à Nikita Khrouchtchev comme secrétaire général du Parti communiste soviétique.


Le Tour d’Anquetil

Jacques Anquetil gagne son cinquième Tour de France devant Raymond Poulidor.


Les noueaux venus

Sont nés en 1964 : Michelle Obama, Nicolas Cage, Valérie Lemercier, Kad Merad, Ruth Metzler-Arnold, Benoît Poelvoorde.

 

GTell, Dimanche Le Matin.

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19 avril 2014 6 19 /04 /avril /2014 16:30

 

 

N


nianiou, n. m., nigaud, niais. Exemple : « Quel nianiou tu me fais ! »

niaquet ou nioquet, -ette, n. m.-f., petit bêta, petite nigaude (PIERRE-HUMBERT).

niauque ou niôque,n. f., et adj. nigaude, sotte, femme ou fille d’esprit borné (PIERRE-HUMBERT).

niolet, ette, adj., diminutif de niolu.

niolu, -ue, n. m.-f., dadais, nigaud, rêvasseur (PIERRE-HUMBERT).

nion ou nillon, n. m., pain de noix ou plus précisément résidu solide du pressage des noix. On en fait du gâteau (VIDOUDEZ-GRANGIER, p. 160).

nioquelet, -ette, n. m.-f., diminutif de nioquet (voir ce mot).

nioufe, n. f., nigaude, sotte.

noix, n. f., fruit du noyer. Au figuré, imbécile. Exemple : « Quelle noix, ce garçon ! » (PETIT-ROBERT).

noveyon, à, loc. adv., dans l’obscurité, ou plus souvent dans la demi-obscurité de la nuit tombante, entre chien et loup (PIERRE-HUMBERT).


O


ouiais, adv., un oui qui veut dire non.

 

 

 

P


paillasson, n. m., natte servant à s’essuyer les pieds à l’entrée d’une maison ou d’un appartement. Ce terme est courant dans la langue française dès 1750 (PETIT-ROBERT).

panosse ou pannosse, n. f., torchon dont on se sert pour laver ou essuyer un sol. Selon DEVELEY, linge à essuyer la vaisselle.

panosser, v. tr., action de passer la panosse, récurer.

papet, n. m., bouillie à la semoule, à la farine ou encore aux poireaux. Le papet aux poireaux – considéré par certains comme le mets national vaudois – se mange avec des pommes de terre et des saucisses (VIDOUDEZ-GRANGIER, p. 138-139).

patrigoter, v. int., patauger, v. tr., tripoter, brasser, patrouiller (PIERRE-HUMBERT).

pedzant, part. prés., de pedzer, coller.

pèdze, n. f., poix, colle, matière collante. Par extension, se dit d’un importun, d’un fâcheux, d’un lambin (PIERRE-HUMBERT, p.28).

peinturlurer, v. tr., peindre avec des couleurs criardes, barbouiller ; v. pron., se maquiller.

penatzet, n. m., petit vin. On dit aussi, en parlant d’un vin de petite qualité, que « c’est de la piquette ». La piquette est un vin fabriqué avec du marc et de l’eau (REYMOND-BOSSARD, p.202).

Père gonfle, n. m., sobriquet donné à un homme aimant bien la bouteille.

péti, n. m., autre terme pour désigner le nion (voir ce mot).

pétole, n. f., crotte de chèvre, mouton, de lapin (PIERRE-HUMBERT). Autrefois, on donnait le nom d’Ecole pétole à l’Ecole préparatoire au Collège classique cantonal.

pétouille ou mieux pétouillon, - onne, n. m.-f., individu qui « pétouille », mauvais ouvrier, propre-à-rien, brouillon (PIERRE-HUMBERT).

pétouiller, v. int., faire du mauvais ouvrage, tripoter, s’occuper de gamineries, mal marcher, PIERRE-HUMBERT relève que ce terme est fort répandu en Suisse romande. Ne pas avancer, traîner, en parlant d’un travail, d’une affaire, etc.

pétrissoire, n. f., huche à pétrir (DEVELEY, PIERREHUMBERT).

piapia, n. f., bedoume (voir ce mot).

piaute ou piôte, n. f., patte et jambe d’un animal ; familièrement pied et jambe d’un homme (PIERREHUMBERT).

picholette, n. f., chopine, bouteille. Exemple : « fiouler (boire) sa picholette » (HUMBERT,  p.24).

pièce, n. f., petit gâteau.

pif, n. m., nigaud, sot (PIERREHUMBERT). Le français populaire connaît également le pif, le nez (PETIT-ROBERT).

pifer, v. tr., sentir. Exemple : « Je ne peux pas pifer ce type-là » (PETIT-ROBERT).

pintier, n. m., tenancier, patron d’une pinte, d’un café.

pintoiller, v. intr., pinter, buvoter, boire plus que de raison (PIERREHUMBERT).

pioncée, n. f., action de dormir considérée dans sa durée. Somme profond.

pioncer, v. intr., dormir profondément, au contraire de béner, dormir légèrement, sommeiller (LUGRIN, p. 48).

Pique-lune, n. m., sobriquet donné à un homme marchant le nez en l’air.

Pique-soleil, n. m., sobriquet – en patois « lè Peque-sèlàu » - donné aux gens d’Avenches. On disait d’eux qu’ils passaient leur temps dans la rue (FAVRAT, p. 260).

piorner, v. intr., pleurnicher, larmoyer, geindre, se lamenter (PIERREHUMBERT). Une piorne est une femme se plaignant sans cesse (CHESSEX-SCHÜLE).

pive, n. f., cône, fruit du conifère, pomme de pin (PIERREHUMBERT, LUGRIN, p. 26).

plantage, n. m., jardin maraîcher.

poison de femme, n. m. ou f., méchante ou mauvaise femme ; acariâtre ou insupportable.

porreau ou pourreau, n. m., forme déjà condamnée par DEVELEY et empruntée au patois « lo porrâ », le poireau (REYMOND-BOSSARD, p. 224).

potringuer, v. tr., droguer, administrer des médicaments ; préparer une drogue ou une quelconque mixture (PIERREHUMBERT) ; v. pron., se prend en mauvaise part en parlant d’une personne usant de tisanes et autres médicaments. Exemple : « Elle se potringue beaucoup » (LUGRIN, pp. 60-61).

pouet, -ette, adj., laid. Proverbe : « A pouette chatte beaux minets ».

poutzer ou poutser, v. tr., nettoyer, laver, astiquer, frotter ; v. pron., se laver (PIERREHUMBERT).

puissant, -ante, adj., grand et gros, fort, considérable, en parlant des gens et des choses (PIERREHUMBERT). Une puissante pour les Vaudois est une gonflée (voir ce mot).

purge, n. f., remède purgatif. Egalement connu en français (PETIT-ROBERT).

 

GTelle, Le Langage des Vaudois.

 

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18 avril 2014 5 18 /04 /avril /2014 16:44

 

 

M


mécol, pron., moi. Se décline : técol, toi ; cécol, lui, elle ; nocol, nous ; vocol, vous ; leurcol, ils, eux. Cette dernière forme parait peu usitée.

mèdze, n. m., guérisseur, rebouteux (REYMOND-BOSSARD, p. 216). On trouve également la forme meige. Une ordonnance de Berne (1765) interdisait aux « Maiges, Empiriques et Charlatans de traiter aucune maladie ».

merveille, n. f., beignet léger de pâte frite. Le terme était déjà connu au XVIIIe siècle (PETIT-ROBERT). La pâte doit être trempée dans la grande friture, composée de beurre fondu et de graisse mélangés (VIDOUDEZ-GRANGIER, p. 173).

mifou ou mi-fou, n. m., toqué, individu à moitié fou.

mijaurée, n. f., femme aux manières affectées, prétentieuse, Pimbêche (PETIT-ROBERT).

minçolet, -ette, adj., très mince. Diminutif de mince.

moindre, tout, locution exprimant un état d’abattement, de déficience physique. Exemple : « Depuis quelques jours, le petit est tout moindre », c’est-à-dire qu’il n’est pas dans son assiette (LUGRIN, p. 58).

mouillon, n. m., humidité, eau répandue.

morbier, n. m., horloge à poids, montée dans un châssis de bois, primitivement fabriquée à Morbier, dans le Jura français.

muet, -ette, n. m.-f., sobriquet donné à une personne particulièrement bavarde. Une petite ville audoise abritait un café dénommé : « Chez les muettes ». Et pour cause !

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17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 16:36

 

 

G


gagui, n. f., fille ou femme « qui a beaucoup d’embonpoint et d’enjouement » écrit DEVELEY qui la distingue de la gaupe, « femme malpropre et désagréable » ; femme mal attifée et aussi de mauvaise vie (PIERRE-HUMBERT).

galais, -se, adj., joli. En patois, « galé, -sa » (PIERRE-HUMBERT).

galetas, n. m., bûcher aménagé dans les comble (PIERRE-HUMBERT). Sobriquet donné à un grand diable.

gandoise, n. f., histoire, sornette, gaudriole.

ganguiller, v. intr., pendre en se balançant ; pendiller ; v. pron., grimper avec agilité PIERRE-HUMBERT, REYMOND-BOSSARD, p.176).

gargouiller, v. intr., produire un bruit analogue à celui de l’eau tombant d’une gargouille.

gâtion, -onne, n. m.-f., enfant gâté, couvé par sa mère (LUGRIN, p. 68).

goger, v. tr., couver, se préparer en parlant d’une maladie (LUGRIN, p. 27) ; se dit également des tonneaux, des brantes qu’on met goger dans l’eau pour faire gonfler le bois (PIERRE-HUMBERT).

golée, n. f., gorgée. Exemple : « Avaler une golée d’eau » (PIERRE-HUMBERT.

gonfle, n. f., congère, amas de neige soufflée par le vent (LUGRIN p. 28) ; adj., soûl, ivre. Exemple : « Il est fin gonfle. » A donné : gonflée, n. f., soûlerie.

gouille, n. f., flaque d’eau, petite mare. Du patois « golye » (CHESSEX-SCHÜLE).

gotrodzet, n. m., partie de la gorge du porc où se fait la saignée. Cette chair, imbibée de sang, doit être consommée le jour même de la boucherie. On la mange ordinairement avec des pommes de terre, plus rarement avec des pommes.

Goutte-au-nez, n. m., sobriquet donné, selon PERROCHON, à qui n’est pas de la Croix-Bleue !

gratte-à-cul ou grattecul, n. m., cynorrhodon (HUMBERT, p. 35).

greubons, n. m. pl., résidus de la fonte du lard. En cuisine, on en fait des taillés (VIDOUDEZ-GRANGIER, p. 177).

griet ou grillet, n. m., grillon, insecte de couleur verte. C’est la raison pour laquelle on a donné, à Payerne, le sobriquet de griet aux radicaux, alors que les libéraux, dont la couleur est le noir, sont les cafards (voir ce mot).

gruler, v. int., trembler, frissonner, grelotter ; t. tr., secouer les branches d’un arbre pour en faire tomber les fruits (REYMOND-BOSSARD, p. 176).

gueiupe, n. f., femme de mauvaise vie.

guillon, n. m., petite cheville de bois servant à boucher le trou fait au tonneau pour tirer le vin (PIERRE-HUMBERT, LUGRIN, p. 37-38). Le guillon est l’emblème de la Confrérie vineuse du même nom.


J


Jour de semaine, n. m., jour ouvrable (PIERRE-HUMBERT).


L


louftingue, adj., un peu fou, imbécile. Comme loufoque, vient de louf, transformation argotique de fou (PETIT-ROBERT).

luge, n. f., gros traîneau d’attelage servant à transporter le bois, la pierre, le foin, le fumier ; petit traîneau de glisseur (glissette ou lugette d’enfant) dont le dessus est à clairevoie (PIERRE-HUMBERT).

 

GTell. Le langage des vaudois.

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Published by G.Tell - dans curiosités
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