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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 17:04

 

 

On acquiert rarement les qualités dont on peut se passer.

 

 

P. Choderlos de Laclos

 

 

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1 juin 2014 7 01 /06 /juin /2014 16:30

 

 

Etre tolérant ne signifie pas qu'on doive tolérer l'intolérance des autres.

 

Jules Romains

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 18:23

 

   À la suite de l’assassinat de Gaudot, le ministre plénipotentiaire du roi de Prusse, Friedrich-Wilhelm von Derschau, présente aux députés des quatre cantons alliés, Berne, Lucerne, Fribourg et Soleure, réunis à Morat, le 13 août 1768, un mémoire sur l’ensemble de l’affaire Gaudot. Ce document, qui est « à la fois un résumé très complet des événements et un réquisitoire serré dirigé contre le magistrat neuchâtelois », est publié in extenso par Pierre Favarger et Jean Borel dans Documents inédits des archives de Berlin sur les troubles de Neuchâtel de 1766 à 1768, dans le Musée neuchâtelois, 50e année, Neuchâtel, 1913. L’extrait suivant est tiré des pp. 275-276.

 

   Mais n’y a-t-il donc, dira-t-on, ni police, ni lois, ni sûreté à Neuchâtel ? il y a sans doute à Neuchâtel de très honnêtes gens, qui n’ont pris aucune part à ces horreurs ! Il y a une police, il y a des lois et des magistrats chargés de les faire observer. La police et le droit d’armes appartient à la ville ; ce sont les quatre-ministraux et le conseil qui l’exercent et qui, dans ce cas, étaient chargés par la constitution de pourvoir à la sûreté publique de dissiper ce tumulte et de sauver Gaudot. Ils en ont été sommés de bouche et par écrit par le vice-gouverneur, sous peine d’en répondre. Ils ont paru se donner bien des mouvements et prendre bien des mesures dans ce but. Ils ont fait armer des soldats, commandé une compagnie de grenadiers ; mais il faut le dire, la passion qui s’était emparée des âmes dans tous les ordres et dans tous les âges était devenue une fureur presque générale ; les esprits étaient aveuglés, fascinés, pervertis. Le plus grand nombre aurait sans doute frémi de tremper ses mains dans le sang de Gaudot, mais, pleins de cette haine, ils concouraient à ce tumulte, ils l’encourageaient, les uns par leur contenance, leur air et leurs discours, d’autres par leur exemple, d’autres enfin simplement par leur présence. Mais tous, ou presque tous laissaient faire et n’étaient pas fâchés dans le fond de leur âme qu’il se trouvât enfin des âmes atroces et barbares qui consommassent le crime. Voilà, pour se renfermer dans l’inculpation la plus modérée, le principe de cette indolence du magistrat qui délibère pourtant et n’agit point, qui ne prend aucune mesure efficace et vigoureuse, qui fait armer des soldats, commande des grenadiers et ne leur donne aucun ordre précis, ferme et proportionné au besoin et au danger, qui, du moins, ne veille point à leur exécution et qui, enfin, ne leur fait pas rendre compte d’une odieuse et punissable conduite. A qui ce magistrat persuadera-t-il que, s’il l’avait voulu sincèrement et fortement, il n’aurait pas sauvé cet infortuné pendant un tumulte qui a duré environ 30 heures et pendant lequel, suivant son propre verbal, il y a eu des intervalles de calme et de repos ? N’est-ce pas un peu ridicule que cette voiture que l’on envoie sans escorte au milieu d’un peuple agité, avec deux seuls huissiers ? N’a-t-on pas prévu d’avance, n’était-il pas évident qu’elle aurait le sort qu’elle a essuyé ? N’était-ce pas le moment, si ce magistrat avait sérieusement voulu sauver Gaudot, où il devait se montrer avec cette fermeté, ce courage et cette autorité qui en imposent toujours à la multitude ? Un corps de magistrature respectable et respecté peut-il et doit-il se défiler de l’impression de sa présence sur ce peuple ? Si les principaux membres du corps des ministraux ou du conseil de ville étaient entrés dans cette voiture, et que tous les autres les eussent précédés en corps, sous l’escorte de la compagnie des grenadiers, peut-on douter que l’avocat général du roi n’eût été sauvé ? Peut-on sans indignation voir dans la procédure que, pendant ce moment critique et décisif, cette compagnie paradait sur la place, faisait des marches et des contremarches, tambour battant, et cela, dit-on, dans le but d’attirer le peuple qui était dans la rue du tumulte ?

 

Quatre-ministraux. Nom donné aux magistrats de la Ville et Bourgeoisie de Neuchâtel du Moyen Age à la Révolution de 1848.

 

Les questions sont posées et les interrogations aussi, mais qu’en est-il des sanctions ?


 

GTell, Documents d’Histoire Suisse.

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29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 17:01

 

 

Le lendemain de l’assassinat, le cadavre de Gaudot est visité par les médecins-chirurgiens Jean-Rodolphe Liechtenhahn et Samuel Paulet. Le rapport en huit points qu’ils rédigent prouve la fureur et l’acharnement des meurtriers. Arthur Piaget l’a publié sous le titre Les blessures de Gaudot, 1930.


   Par ordre de M. Petitpierre, conseiller d’Etat et maire de cette ville, nous, soussignés, nous sommes transportés avec M. Pettavel, moderne maître-bourgeois, dans la maison de M. Gaudot, avocat général, pour faire la visite du corps de mon dit sieur Gaudot, étendu raide mort sur le plancher du poêle de devant du second étage de sa maison, près de la fenêtre qui jouxte son cabinet d’étude.

 

   1° Nous déclarons avoir bien reconnu en ce cadavre la personne de feu M. Gaudot, avocat général et, par la visite que nous en avons faite, nous reconnaissons avoir trouvé en lui les plaies suivantes :

 

   2° A la tête, une plaie oblique et mortelle, faite par un instrument tranchant, à la partie latérale de l’os frontal, au-dessus du sourcil gauche, avec division et enfoncement d’une partie de cet os, lésion de la dure-mère et de la pie-mère et de la substance du cerveau, de ce côté-là.

 

   3° Une 2e plaie longitudinale, d’environ demi-pouce, à la racine du nez, montant entre les deux sourcils, pénétrante jusqu’à l’os et, plus bas, fracture des os du nez.

 

   4° Une 3e petite plaie à la partie supérieure latérale droite de l’os temporal pénétrante jusqu’à l’os, faite par instrument piquant et tranchant.

 

   5° Une 4e plaie à la partie postérieure de la tête, d’un pouce et demi de longueur, faite par instrument tranchant, aussi pénétrante jusque sur la pariétal droit.

 

   6° Un coup de feu mortel à la partie latérale droite de la poitrine passant au travers d’une partie de la substance du poumon et ressortant à côté des vertèbres du dos.

 

   7° Un 2e coup de feu mortel à la partie latérale droite des fausses côtes, passant au travers de la substance du foie et ressortant à côté de la première vertèbre des lombes.

 

   8° Un 3e coup de feu mortel, pénétrant au-dessus de la partie antérieure latérale droite de ventre, au-dessus de l’os des Isles [= os iliaque], traversant les intestins et ressortant par la partie postérieure, au-dessus de l’os des Isles gauche.

 

 

À l’époque la mauvaise humeur du peuple s’exprimait encore par la mort du responsable supposé des mécontentements réels.

 

À suivre Mémoire de Derschau sur les troubles de Neuchâtel

 

GTell, Documents d’Histoire Suisse 1649-1797  

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28 mai 2014 3 28 /05 /mai /2014 16:49

 

 

Pour les besoins de sa politique extérieure, le roi de Prusse, Frédéric II, veut pouvoir compter sur des revenus fixes. Dans cette intention, il supprime la régie des impôts dans sa principauté de Neuchâtel et il la remplace par une ferme, en 1748. A l’occasion du renouvellement de cette ferme en 1767, le mécontentement des Neuchâtelois se fait de plus en plus vif. Le roi s’estime menacé dans son autorité et dans ses privilèges. Il se résout donc à porter ses griefs devant le gouvernement de Berne que les anciens actes de combourgeoisie désignent comme arbitre entre le prince de Neuchâtel et ses sujets.

 

L’assassinat de Gaudot le 25 avril 1768

 

Claude Gaudot (1713-1768), en sa qualité d’avocat général, soutient à Berne les intérêts du prince. La sentence rendue par Berne, le 23 janvier 1768, est défavorable à la ville de Neuchâtel où l’effervescence déjà vive atteint son comble lorsque Gaudot, nommé lieutenant-gouverneur, revient de Berne, le 24 avril.

 

   La lettre suivante, adressée à François de Marval (1692-1773) par sa sœur Françoise, est extraite d’une publication de L. Thorens intitulée Lettres sur l’affaire Gaudot et l’occupation de Neuchâtel par les troupes des cantons (avril – août 1768).

 

   Mon père finit lundi sa lettre, mon cher frère, en vous disant que l’on avait coupé les traits des chevaux qui devaient conduire M. Gaudot au Château pour le mettre en sûreté, car il ne devait point aller à Berne comme on le disait à la populace. Quand la livrée de la ville, que l’on avait mise près de sa maison pour contenir le peuple, et les deux sautiers de la seigneurie, qui devaient l’escorter à cheval, virent tout ce train et la voiture renversée et cassée, ils s’en allèrent en informer messieurs les quatre [ministraux], et le sautier Convert, qui était dans la maison avec lui et qui devait monter avec lui dans la voiture, montra une bravoure admirable : il se mit à la fenêtre au milieu d’une grêle de pierres qu’on ne cessait de jeter et harangua le peuple ; enfin on cessa pendant quelques moments mais, d’abord qu’il fut retiré, le tapage recommença avec plus de fureur. Enfin il sortit, on ne sait point si ce fut par l’ordre de M. Gaudot, pour aller au Château ou pour demander du secours, voyant qu’il ne pouvait plus rien. Ce fut alors que les horreurs commencèrent : on enfonça la porte de sa maison et on y entra quatre à quatre ; on jeta d’abord tous les meubles en bas jusqu’à ciels de lit et les châlits, enfin jusqu’à tapisseries. Il était caché dans armoire avec son neveu Favarger qui ne l’a pas voulu quitter jusqu’à ce quil a été mort ; ils avaient sept pistolets et une épée ; et, craignant qu’on ne vint le découvrir là, ils en sortirent et se retranchèrent de coin en coin dans sa maison ; pendant que l’un tirait, l’autre chargeait, et ils se défendirent comme des lions jusqu’à 9 heures trois quarts du soir, qu’il fut assassiné, étant assaillis par le nombre ; et alors son neveu le voyant mort se sauva ; jamais je n’ai estimé Favarger qu’à présent. J.-P. Droz a été tué d’un coup de balle à la gorge que M. Gaudot lui tira et plusieurs personnes blessées ; la pauvre Mme Gaudot est au plus mal, on la sauva par force ; elle demandait en grâce qu’on la fît mourir avant son mari ; enfin, si je pouvais écrire tout ce qui s’est passé, il y en aurait plus de 40 pages. Nos magistrats ont fait tout ce qu’ils ont pu pour le sauver, excepté de se mettre à genoux ; ils n’en pouvaient pas faire davantage ; ils ont prié et supplié les grenadiers de vouloir le garder ; jamais ils ne l’ont voulu, excepté à la dernière extrémité, encore Dieu sait comme ils l’ont fait ; ils ont exhorté le peuple ; tout a été inutile. Ils furent au Château quatre ou cinq fois pour dire à M. [Abraham-Louis] Michel qu’ils n’y pouvaient plus rien ; à la fin M. Michel dit : « Et bien Messieurs, combien êtes-vous ? Soixante-quatre ! Allons-y ! Je vais à votre tête. » Et, dans le même moment, on entra et l’on dit qu’il était tué ; alors il jeta sa perruque à terre, en disant : « Pauvre Neuchâtel ! Misérable Neuchâtel ! Tu es perdu ! » M. Derschau ne s’est point montré, crainte que l’on ne respectât pas sa personne ; enfin l’on écrit à Berne et Berne a écrit à la Cour ; on ne dit point les réponses de Berne qu’on dit fort irrité ; M. de Lentulus devait arriver dans trois jours ; mais à présent on ne sait pas ce qu’ils feront.

 

À suivre : le constat des blessures de Gaudot.

 

GTell, Documents d’Histoire Suisse 1649-1797

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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 17:37

 

 

Les mesures d’hygiène publique sont du ressort des autorités civiles. En 1735 est créée une Commission establie pour la propreté de la ville de Lausanne. Malgré les ordonnances, la population vit de routine et se soucie si peu d’hygiène que le conseiller d’Apples fait part de ses observations au Conseil de Lausanne, le 20 novembre 1766. Il publie plus tard son exposé sous le titre Mémoire prophylactique sur les causes accidentelles de l’insalubrité de l’air de la ville de Lausanne, dans Acta Helvetica, Bâle, 1772. L’extrait suivant est tiré des pp. 3-5.

 

   Au mépris des ordonnances, fort peu de personnes sont exactes à balayer devant chaque maison deux fois la semaine ; ou, si on le fait, c’est d’une manière si négligente qu’il reste toujours quelques petits tas d’ordures ou de cendres par les rues, que la première pluie ou le premier char répandent de côté et d’autre ; aux environs de la boucherie et dans la tuerie même, on voit pendant plusieurs semaines des grands tas d’excréments verts qui sont sortis des entrailles des bêtes à cornes et autres animaux qui passent par les mains des valets des bouchers, d’où il résulte une odeur et des exhalaisons putrides, surtout dans les chaleurs, qui infectent tout le voisinage ; dans les tours que j’ai faits dans les boucheries comme conseiller, j’ai tâché de remédier à cet inconvénient et de représenter aux bouchers leur obligation à cet égard, mais presque toujours inutilement.

   Un second abus non moins répréhensible, c’est encore qu’au mépris des ordonnances plusieurs personnes se permettent de laisser quelquefois pendant plusieurs mois dans les rues, et surtout dans les ruelles, des grands tas ou des petits tas de fumier qui exhalent à la longue, par la fermentation, des odeurs très malsaines. Mais, ce qui met le comble à la malpropreté la plus infecte, c’est qu’il s’est introduit parmi le peuple, depuis bien des années, une licence intolérable de déposer leurs ordures dans les rues, licence occasionnée peut-être parce qu’il n’y a pas dans chaque maison de gens de cet ordre des aisances privées. Ce qu’il y a de sûr, c’est que hommes, femmes et enfants, tous indistinctement, déposent leurs ordures et déchargent leur ventre dans les ruelles, dans les grands degrés, dans les places publiques, dessous la maison de ville, autour des églises et autres bâtiments. C’est principalement la nuit ou le grand matin que ces infamies se commettent, d’où il résulte des odeurs empoisonnées qui infectent toute la ville, et si même on nettoie quelquefois les ordures ainsi déposées, ce qui se fait mal et très rarement, on voit dès le lendemain ces endroits infectés des mêmes odeurs.

   Les moyens qu’on a employés jusqu’ici pour nettoyer les rues sont non seulement insuffisants, mais même onéreux au public ; on trouverait mieux son compte à se procurer un tombereau qui fermât bien, avec un bon cheval et un valet, armé de pioches et de balais, qui fût occupé à ramasser journellement et exactement tous les fumiers, balayures, cendres, ordures qui se trouveraient dans les rues, ruelles, carrefours, places publiques, autour des églises, dessous et derrière la maison de ville et dans les faubourgs, balayer deux fois la semaine les trois grands degrés et, pour que cette dépense ne fût pas absolument onéreuse à la bourse publique, au lieu de payer pour se débarrasser de toutes ces immondices, on ferait de bons tas de ces balayages hors de la ville et des faubourgs et, à la sortie de l’hiver, on les ferait voiturer par char dans les vignes du public et des pauvres ; cet engrais ainsi exposé à l’air pendant longtemps, s’il n’est pas aussi bon que le fumier, sera toujours d’un grand usage et on n’aura pas le déplaisir d’en voir laisser la moitié dans les rues, par la négligence de ceux qui sont chargés de cette commission.

 

Sans WC à la maison, sans l’existence du tout à l’égout, sans un ramassage officiel des ordures et des fumiers et des excréments, il était très pénible de flâner dans les rues de Lausanne, du moins à cette époque.


GTell, Documents d’Histoire Suisse 1649-1797.

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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 15:49

 

Les protagonistes.

 

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      Hitler

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     Wilhelm Keitel, Commandant suprême des forces armées allemandes.

 

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Wilhelm Ritter von Leeb

Commandant du Groupe d'Armée C

 

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Wilhelm List

Commandant en chef de la 12e Armée

 

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Heinz Guderian

Général commandant le groupe blindé Guderian

 

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Franz Halder

Général, chef d'état-major armée de terre

 

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von Menges

Capitain Etat-Major, auteur du plan Tannenbaum (arbre de noël)

 

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25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 16:45

 

 

On sait beaucoup et peu de choses sur les conditions de la neutralité de la Suisse pendant la Seconde guerre mondiale. Je relève à la lecture de faits disséminés dans mes livres et aussi vus dans des textes publiés sur Internet, que la Suisse en tant que neutre, devait la parité envers tous. Un achat aux Américains, impliquait un achat aux Allemands ou aux Italiens ou aux Japonais. Une vente, un commerce quelconque se devait d’être « équitable » envers chacun des belligérants.  Nous savons qu’il n’en a pas été ainsi pour bien des articles que pouvait acheter la Suisse ou des livraisons qu’elle octroyait aux Alliés ou aux membres de l’Axe. Ce déséquilibre était directement lié aux menaces de son voisin Allemand et bien sûr aux difficultés des suisses de commercer avec d’autres pays. Mais toutes les astuces pour aider les Alliés ont étés appliquées pour contourner le contrôle que pouvait faire les Allemands à la douane. La poste fut sollicitée pour l’envoie par lettres de milliers de pièces de précisions nécessaires aux bombes, du fait de la petitesse des pièces en question elles pouvaient être collées sur une feuille par milliers et bénéficier de passer les frontières comme lettre ordinaire. Les mouvements d’horlogerie de précision passaient dans la valise diplomatique. Bien que pour arriver à Londres, le « coli » passait par la France libre, l’Espagne, le Portugal et parfois par le Canada avant d’arriver à Londres. Ces exemples d’astuces pour contourner le blocus économique, montrent que l’industriel suisse était plutôt en faveur des Ailiers. Pour ne pas avoir sur le dos les Allemands, les suisses se devaient de les calmer en livrant plus aux membres de l’Axe, ceci avec protestations officiels du Gouvernement pour le déséquilibre évident que cela engendrait. C’est en partie ce que l’on reprocha à la Suisse à la fin des hostilités.

 

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24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 13:41

 

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Pourquoi Hitler n’a pas attaqué la Suisse ?

 

La Campagne de France amène les Allemands là où la Ligne de démarcation a été tracée au moment de la signature de l’Armistice. A ce moment précis la Suisse, de Genève à Saint-Gingolph, la frontière sud était ouverte sur la France de Vichy. Ce qui irritait Hitler, qui a tout fait pour que l’Armée viole la ligne de démarcation ou crée les conditions souhaitées, en destructions d’ouvrages ferroviaires, pour isoler la Suisse. Heureusement, l’Armée a ses règles et son honneur que le général Halder qui n’aimait pas Hitler, a fort heureusement respecté les accords de l’acte d’armistice. Donc le « Trou Suisse » n’a pas été fermé, du moins jusqu’à l’année 1942 à l’occasion de l’invasion par les Allemands de la Zone libre. En 40, les préoccupations d’Hitler qui préparait l’opération « Otarie », l’invasion de l’Angleterre, est confronté à plus sérieux adversaire, les Anglais. Pour Hitler il était impératif que la Suisse soit entièrement isolée pour faciliter la prise du pays qui dès les effets d’un blocus stricte aurait mis le pays à genou et les politiques auraient négociés la reddition de l’armée et permis les Allemands d’entrer et d'occuper la Suisse sans bataille. Ces conditions n’étant pas réalisées, il aurait du faire la guerre à la Suisse et comme on l’a vu, il fallait des moyens conséquents, qui heureusement pour nous, étaient requis sur la Manche.

 

P.S. N’oublions pas qu’Hitler était « La Direction politique », un « Guide » le « Führer », qui soumettait à la « Direction militaire », au « Chef des Armées » le Général Keitel qui était chargé de concrétiser les désirs du « Guide ». Hitler avait choisi Keitel pour pouvoir le manipuler plus facilement que d’autres généraux plus compétents, d’où des erreurs et maladresses tactiques sur le terrain et impossibilité pour Keitel de s’opposer à Hitler dans l’idée de l’invasion de la Russie.

 

GTell.

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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 16:40

 

Commentaires

 

Tous les documents ne sont ici, trop, c’est trop de répétitions pour bien comprendre ce qui est dit. Nous voilà face à l’étude approfondie de l’attaque de la Suisse par des forces conséquentes et féroces pour ne pas répéter l’erreur de la Norvège. Sournoisement le loup approchera déguisé et frappera et finira en quelques jours (4-6 jours) pour en finir avec la Suisse.

Le décompte des forces en présences est fortement en faveur de l’Allemagne. La Suisse n’a pas de chars, la DCA est embryonnaire, l’aviation est fort peu moderne et pas bien grande, les fortifications trop visibles seront de bonnes cibles, les obstacles seront repoussés très facilement et l’armée n’est pas très nombreuse, les suisses de type français sont nuls, mais attention, le soldat suisse est bon tireur. Il faut vite encourager les suisses à expulser les prisonniers de guerres polonaises et françaises qui risquent de consolider l’armée suisse. L’armée allemande ne compte pas trop sur les Italiens pour les appuyer, ce serait plutôt le contraire.

Comment la Suisse pouvait bien voir l’armée Allemande et ses forces, et le général Guisan, savait il combien était proche la fin de son armée ?

Je reste dubitatif devant tant de précision pour l’invasion de la Suisse en force ou pacifiquement, cela reste une invasion. Véritable rouleau-compresseur qui aurait d’une bouchée avalé la Suisse.

 

GTell.

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