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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 16:07

 

 

Notice privée d’Otto Wilhelm von Menges du 24 juin 1940, auteur des trois premiers projets d’attaque de la Section des opérations à l’Etat-Major de l’Armée du 24 juin 1940.

Archives privées Dietrich von Memges, Essen.

 

menges2a

 

 

24 juin 1940

Dans la matinée je reçois l’ordre d’établir une étude pour l’attaque contre un pays. Le premier grand travail autonome !...

 

20 h 40. Nous entendons au mess que les Français ont signé à 19 h 35 l’armistice avec les Italiens.

 

Depuis 1 h 35 armistice. Un grand moment. Nous ne pouvons être assez reconnaissants envers Dieu et les excellentes troupes. Les télétypes nécessaires exigent un grand labeur ; en plus mon étude. Malgré tout joie immense. Malheureusement pas de champagne pour fêter.

 

25 et 26 juin 1940

Travaille à mon étude, qui satisfait pleinement le chef de Section. L’activité s’est un peu calmée. Premiers ordres pour la nouvelle articulation de l’Armée de Terre contre l’Angleterre…

 

 

invasion-plan-26-6-1940.jpg

Plan d'invasion

 

GTell, Il faut encore avaler la Suisse.

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11 mai 2014 7 11 /05 /mai /2014 17:18

 

Documents qui retracent l’ensemble des événements de juin 1940 à nos frontières. Les traductions sont tirées du livre « Il faut encore avaler la Suisse », je reprends l’essentiel.

 

Hitler s’occupe personnellement des incidents aériens.

 

Concerne : Violation de la neutralité en Suisse

 

Selon communication du capitaine Gregor de l’Etat-Major de la Conduite des Opérations de la Luftwaffe, le Führer a décidé de s’occuper désormais lui-même de cette affaire. Toutes les informations provenant de l’Etat-Major de la Conduite des opérations de la Luftwaffe concernant les combats aériens avec des pilotes suisses doivent être immédiatement transmises au Führer. Le Führer a convoqué au rapport le général commandant le 5e Corps aérien, principalement concerné.

 La présente information a été communiquée par téléphone à M. Sonnleithner, train spécial.

 

Berlin, le 9 juin 1940

      Kramarz

Copie à :

S.E. (Secrétaire d’Etat)

Bureau MAER. (Ministère des Affaires étrangères du Reich)

S.S.E. Pol. (Sous-secrétaire d’Etat, section politique)

Dir. Pol. (Direction Politique)

Sect. Pol. II. (Section politique)

 

 

Rencontre Hitler/Mussolini à Munich, 18 juin 1940 : Extrait des souvenirs du Generalfeldmarschall Wilhelm Keitel (1946)

« …Le jour suivant déjà, le Führer, Ribbentrop et moi-même nous rencontrâmes Mussolini, le comte Ciano et le chef de l’Etat-Major italien, le général Roatta, en Allemagne du sud, probablement à Munich. A côté d’informations communiquées aux Italiens à propos de notre armistice et des raisons déterminantes pour la ligne de démarcation et pour les territoires français (zones) devant être évacués militairement, le Führer voulait décider Mussolini, en raison des exigences italiennes à propos des territoires devant être occupés par l’Italie, de couper, en liaison avec nous, la Suisse de toute communication avec la France. Mais dans les faits, en dépit de la parole donnée par Mussolini, cet objectif n’a jamais été atteint ; les Italiens ne sont jamais parvenus à concrétiser ces exigences et ils en auraient été bien incapables après leurs échecs militaires. Un armistice entra bientôt en vigueur, mais les conditions étaient modestes et culminèrent dans l’occupation d’une étroite zone sur le front des Alpes, ce qui, il est vrai, permit aux Italiens de s’emparer des fortifications de frontière des Français ; mais ils n’étaient pas parvenus à les vaincre. »

 

[La rencontre avait eu lieu le 18 juin 1940 à Munich. Par erreur Keitel la situe le jour après la conclusion des négociations d’armistice germano-françaises, par conséquent le 23 juin 1940]

 

Remarque – c’est compréhensible qu’il se trompe parfois dans ses souvenirs, il ne faut pas oublier qu’il avait la corde au cou lorsqu’il écrits.

 

 

Extrait des notices du chef de l’Etat-Major de l’Armée 19/24 juin 1940, Generaloberst Halder.

 

19.6.40 [Mercredi]

… Malgré ces succès qui se poursuivent à un rythme inhabituel, il semble que le commandant en chef de l’Armée [Generaloberst Walther von Brauchitsch] ait été mal reçu par le Haut Seigneur [Hitler] de retour de la conférence de Munich car il y a toujours quelques Français qui résistent dans la zone NE… [L’Armée Française des Alpes résiste jusqu’au 3 juillet 1940]

   Dans la soirée une « instruction OKW » arrive désignant une frontière qui, par rapport aux Français, ne doit pas être dépassée (en général le Cher) et une ligne à l’est de la Côte de l’Atlantique et demande que, d’une part, nous utilisions des éléments de Kleist [Général Ewald von Kleist, commandant en chef du groupe blindé I] auprès du Groupe d’Armée B au-delà de la Loire pour le contrôle de la côte de l’Atlantique et, d’autre part, que nous poussions sur Lyon des éléments de Kleist pour partir de là, nous diriger sur les arrières [du front Français] devant le front italien…

   Nous apprenons que les Italiens veulent attaquer dans 2-3 jours sur le front des Alpes. Jusque-là nous devrions nous trouver sur les arrières français dans la vallée du Rhône. Ce qui ne va guère être réalisable au point de vue temps. La rédaction des ordres découlant de ces « instructions » sera achevée vers minuit…

 

20.6.40

… Les évènements importants que nous apportent les informations du matin concernent l’occupation de Nantes à l’embouchure de la Loire (avec ponts intacts) et de Lyon. Je ne comprends pas ce qu’exige encore de nous la haute direction politique, et quels sont ceux de ses vœux qui n’ont pas été réalisés, mais en tant que subordonné il faut subir les nerfs de ses supérieurs.

 

   Après la conférence du matin au cdmt en chef de l’A, [Commandant en chef de l’Armée] les ordres sont donnés pour la constitution d’un groupe Lyon sous le C.C. 12 [Commandant en chef de la 12e Armée, Generaloberst Wilhelm List] pour mission spéciale dans la région Chambéry et Grenoble. A côté du XVIe Corps d’Armée toutes les unités motorisées doivent être provisoirement regroupées dans des groupes de combat et pris sur le Groupe d’Armée A, avec en plus provenant du Groupe d’Armée B des éléments aussi puissants que possible des Div. Mont. Sur camions.

   Selon mes calculs, on pourra intervenir à partir de la zone Lyon avec des détachements avancés le 21.6. dans la soirée mais pas avant le 25. 6. avec l’infanterie. Le corps Hoepner [Général Erich Hoepner, cdmt. Du XVIe Corps d’Armée.] peut évidemment partir aussitôt, si cela paraît souhaitable…

 

[Après 17.00 h.] … Le colonel von Greiffenberg [Colonel à l’E.M. Hans von Greiffenberg, chef de la Section des opérations de l’Etat-Major de l’Armée.] et la planification détaillée pour la répartition des forces destinées à la défense des côtes et des régions de l’intérieur…

 

21.6.1940

… Les Italiens prétendaient commencer aujourd’hui leur attaque sur le petit Saint-Bernard et plus au sud. Le temps est si mauvais que l’aviation ne peut collaborer. On peut donc admettre que cette attaque va se limiter à quelques patrouilles. Pour nous, il ne sera question de quitter la zone de Lyon que si les Italiens ont sérieusement attaqué, donc pas avant le 22.6. On ne pourra décider si l’on intervient qu’après la fixation des conditions d’armistice. Pratiquement, seul le 23.6. entre en question.

   [Soir] … Les Italiens exigent que nous intervenions le 22.6., afin d’aider la progression de leur attaque sur le petit Saint-Bernard. Nous ne le faisons pas. Le groupe List ne pourra se mettre en marche qu’à partir du 23.6. En outre il faut attendre pour voir si cette soi-disant attaque des Italiens est autre chose qu’un simple combat de patrouilles. » …

 

22.6.1940

… 18.50 h. la Convention est signée à Compiègne. Toute la journée échange de télégrammes avec l’Etat-Major italien qui nous presse de nous diriger depuis Lyon sur Chambéry, pour ouvrir aux Italiens la route des Alpes. Etant donné que notre groupe List ne sera prêt que le 23.6., nous fournissons des réponses dilatoires. En outre, le Führer s’est réservé le droit de donner la permission d’intervenir. Nous rédigeons les ordres nécessaires pour List…

… Dans la soirée la décision est prise que List doit attaquer le 23.6., mais ne doit pas dépasser Grenoble – Chambéry…

 

23.6.1940 [Dimanche]

Les actions militaires de la journée se limitent à la continuation de l’avance de l’aile droite (4e et 18e Armée) et à l’action du groupe List. Ce dernier est intervenu comme prévu et a atteint vers midi la région au nord-est de Valence, au nord-ouest de Grenoble et Chambéry et au nord-est d’Aix-les-Bains. Il a devant lui des barrages avec canons antichars et chasseurs alpins. Sur la demande, dans la soirée, du Groupe d’Armée A je réponds qu’une pression plus forte, qui entraînerait côté allemand des pertes accrues, n’est pas dans les intentions du commandement…

… Lors de la conférence ayant eu lieu l’après-midi on a traité…

… d) Réfléchir aux missions de la 12e Armée. List : personnel Kuebler, Bergmann, Fahrmbacher, Schörner.

[A l’exception de la 27e division d’infanterie sous le général Friedrich Bergmann (1883-1941) toutes les troupes avec leurs commandants avaient été déployées début juillet 1940 comme éléments de la 12e Armée sur le glacis suisse. Le Generalmajor Ludwig Kübler (fusillé en Yougoslavie en 1947) commandait la Ire division de montagne qui fut déplacée dans le secteur Salins-Morez ; le Generalleutnant Wilhelm Fahrmbacher (né en 1888, après la guerre conseiller militaire en Egypte) prit position à l’est de Dijon avec sa 5e division, tandis que la 6e division de montagne sous les ordres du colonel Ferdinand Schörner (encore promu le 5 avril 1945 Generalfeldmarschall) fut attribuée par la suite spécialement à la 12e Armée afin d’être déployée dans le secteur de Pontarlier, à proximité de la frontière suisse.]

 

24.6.1940

Le matin nous apporte une nuance intéressante. Les Italiens sont restés accrochés aux fortifications françaises et ne progressent pas. Mais les négociations d’armistice ils veulent faire valoir un territoire français aussi étendu que possible occupé par eux et ont par conséquent proposé d’acheminer des bataillons italiens par voie aérienne, en partie via Munich, en partie directement à Lyon et de les mener derrière le front List sur les points jusqu’où l’Italie entend étendre ses revendications territoriales. Le tout se révèle être une proposition de Roatta que le maréchal Badoglio refuse d’accepter. C’est l’affaire de l’OKW s’il se laisse avoir par les propositions d’un organisme subalterne que le maréchal italien responsable, apparemment le seul soldat correct parmi ces négociateurs, repousse comme indigne.

Le commandant en chef de l’Armée se rend en avion à la 7e Armée. Son inquiétude le pousse à prendre des mesures préventives pour le cas où les négociations d’armistice avec l’Italie échoueraient, nous obligeant d’exécuter une attaque sérieuse sur les arrières des fortifications françaises des Alpes et en même temps une poussée vers les côtes de la Méditerranée.

 

   Une telle action ne peut être montée que systématiquement avec l’utilisation de troupes de montagne. Là, on ne peut improviser avec des bataillons alpins motorisés rapidement rameutés.

 

   C’est de nouveau le même jeu harcelant que lors de la prise de contact avec les Russes durant la campagne de Pologne. Le politicien [Par le terme « politicien », ou « direction politique », Halder entend toujours Hitler, prenant ainsi ses distances avec les ambitions de chef militaire de ce dernier.] aimerait que la Suisse perde sa communication directe avec la France. Cette exigence politique doit être enveloppée dans un manteau militaire. Il en résultera encore nombre de conséquences déplaisantes.

 

10 h 20 conversation avec Tresckow Groupe d’Armée A : [Lieutenant-colonel à l’E.M. Nenning von Tresckow, premier officier d’Etat-Major de la Section des opérations du Groupe D’Armée A.] Introduction dans le paysage politique et dans les oscillations résultant des exigences militaires. Groupe d’Armée A doit réfléchir au temps nécessaire pour la préparation de mesures de combat plus sérieuses comme le front savoyard et pour la continuation des opérations contre l’armée française avec une forte aile gauche.

 

À suivre : la suite des documents relatifs à notre affaire.

 

GTell.

 

 

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10 mai 2014 6 10 /05 /mai /2014 17:15

 

 

Lorsqu’on emploie trop de temps à voyager, on devient enfin étranger en son pays.  

 

Descartes, philosophe.

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9 mai 2014 5 09 /05 /mai /2014 15:50

 

 

La solitude est très belle… quand on a près de soi quelqu’un à qui le dire.

G. A. Bécquer, écrivain, dramaturge et poète espagnol.

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8 mai 2014 4 08 /05 /mai /2014 16:40

 

carte-d-invasion.jpg

 

L'opération Tannenbaum


En gros l’histoire commence à la fin de la campagne de France, à l’approche de la signature de l’Armistice. Les projets d’Hitler avec l’aide de Mussolini étaient d’encercler la Suisse. Le 18 juin à Munich, les deux dictateurs se rencontrent.

 

Pour commencer, les deux dictateurs s’entretinrent en tête à tête. Puis, après que les ministres des Affaires étrangères Ribbentrop et Ciano, ainsi que les généraux Keitel et Roatta, se furent joints à eux, Hitler, en utilisant une carte, commenta entre autres les conditions d’armistice, déclarant, selon les notes confidentielles du traducteur, publiées par Andreas Hilgruber que « la Suisse aussi sera complètement coupée de la France par une ceinture de territoires occupés ; elle se montrera alors collaborante dans la question du transit et, en général, dans son comportement politique et dans sa presse. » Et la note se rapportant à cette conversation ajoute : « Il fut également question du territoire à occuper par l’Italie de la frontière italienne au Rhône, en incluant Toulon et Marseille. »

 

Mais dans les faits, la résistance de l’Armée français des Alpes en Dauphiné et en Savoie par les troupes du général Cartier a contribué à l’échec du projet d’encerclement de la Suisse. D’autant plus que les italiens n’ont pas fait la part du contrat qui leurs étaient attribuée.

 

-          Dans la perspective d’ensemble des événements, l’action destinée à étrangler la Suisse comme ultime but stratégique n’avait été qu’une entreprise annexe, improvisée durant la phase finale de l’offensive à l’Ouest. Cependant l’échec qu’il avait subi irrita Hitler à un point tel qu’il était prêt à violer sans hésiter l’armistice conclu, uniquement pour colmater la dernière « brèche » dont disposait la Suisse. A-t-il envisagé dans sa réaction presque hystérique une attaque de la Confédération comme ultime alternative ? Ce qui s’est passé le 24 juin dans le cercle restreint du FHQ (Führerhauptquartiere) est demeuré dans l’obscurité jusqu’à nos jours. Comme le démontrent les développements ultérieurs, il s’est agi pour la Suisse des heures les plus dangereuses qu’elle a connues – même si elle ne s’est doutée de rien – durant la Deuxième Guerre mondiale.

 

Une fois compris ce que désirait « le Politicien », le chef de l’Etat-Major général de l’Armée, Halder, écrit dans son journal : « Le politicien aimerait que la Suisse soit privée de communications directes avec la France. Cet objectif politique doit être camouflé sous un manteau militaire. Il en résultera encore quelques désagréments. » En son for intérieur, Halder désapprouvait l’offensive d’Hitler organisé à la hâte et il ne l’appuya, si l’on en croit son Journal, que mollement.

 

Le politicien, désignait Hitler dans la bouche de Halder. Vous pouvez sur Internet lire le parcours du général Halder.


Après la signature de la Convention d’armistice germano-française à Rethondes, le 22 juin à 18 h 50, la Commission française d’armistice, dirigée par le général Huntziger, prit l’avion pour Rome, tôt le lendemain. Le ministre des Affaires étrangères Ciano ouvrit la brève séance le 23 juin à 19 h 30 à la villa Incisa, en-dehors de la capitale. Mais les négociations proprement dites furent conduites le 24 juin par le maréchal Badoglio, en symétrie avec le rôle joué auparavant par Keitel du côté allemand.

 

   Lorsqu’Hitler apprit que son allié ne l’avait pas soutenu, même à la table des négociations, dans la réalisation de son plan d’encerclement, il tenta encore à la toute dernière minute de rectifier le tir. L’attaché militaire allemand à Rome, Enno von Rintelen a relaté ainsi cette intervention : «Lorsque les négociations de Rome furent terminées, je reçus le 24 juin à 19 h 30 l’instruction téléphonique de l’OKW d’inciter Badoglio à exiger l’occupation de la Savoie jusqu’à la pointe sud-ouest de la Suisse afin d’établir une communication avec la zone d’occupation allemande et d’isoler complètement la Suisse. Mais il était déjà trop tard, la Convention ayant déjà été signée à 19 h 15 sans aucune cérémonie. »

 

   Hitler avait enlevé trop tard le masque de l’ami désintéressé pour exiger de Mussolini, sans détour, qu’il tienne la promesse faite à Munich : l’objectif assigné à l’occupation de la Savoie et de la Haute-Savoie était l’étranglement de la Suisse ! Jusqu’à nos jours, les intentions réelles du Führer n’ont pas été entièrement élucidées. 

 

GTell, Il faut encore avaler la Suisse.

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7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 16:10

 

 

De tout temps la beauté a été ressentie par certains comme une secrète insulte.  

Claude Debussy, compositeur.

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6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 15:38

 

 

Je lis actuellement le livre de Klaus Urner, Il faut encore avaler la Suisse, qui est un passionnant récit sur les raisons qu’enfin de compte la Suisse fut épargnée et non attaquée et engloutie dans le IIIe Reich. J’en tirerais quelques documents qui éclairs les raisons de cette clémence toute apparente.

 

En quatrième de couverture, voici déjà ce qui est dit.

 

Pourquoi, durant la Deuxième Guerre mondiale, la Suisse n’a-t-elle pas été attaquée par les Allemands ? Mais a-t-elle jamais couru un risque ? En étudiant les menaces auxquelles la Suisse a été exposée à cette époque, l’historien Klaus Urner parvient à une évaluation totalement nouvelle des faits. L’étude détaillée de ce qui s’est passé au quartier-général d’Hitler montre comment ce dernier, dans la dernière phase de la campagne de France, en juin 1940, avait commencé d’entreprendre, avec Mussolini, dans une action-éclair, l’encerclement de la Suisse puis, ayant échoué, s’était décidé à l’attaquer. Le 24 juin 1940, le groupe d’armée C reçut l’ordre de se préparer pour la « mission spéciale Suisse ». Début juillet, la 12e Armée, avec 9 divisions, fut déplacée sur la frontière occidentale de la Suisse. Les projets d’opérations n’étaient pas, comme on l’avait supposé jusqu’à présent, de simples jeux stratégiques pour états-majors désœuvrés, mais constituaient effectivement des mesures préparatoires à l’attaque.

Dans la seconde partie de son étude, Klaus Urner étudie la guerre économique livrée par les Allemands à la Suisse et la manière dont ils tentèrent de contrôler le dernier « trou » qui, à la hauteur de Genève, permettait aux Suisses de communiquer avec les Anglais, jusqu’à l’occupation complète du territoire français le 11 novembre 1942.

De nombreux documents originaux, des cartes, des photographies historiques, ainsi qu’une bibliographie détaillée complète cet ouvrage qui constitue un tournant capital dans une nouvelle appréciation de l’histoire helvétique durant la Deuxième Guerre mondiale.

 

Klaus Urner est directeur des archives d’histoire contemporaine à l’EPF de Zurich. En plus de sa thèse fondamentale, Les Allemands en Suisse (1976) et un ouvrage consacré au Suisse auteur d’un attentat contre Hitler (1980), il a publié de nombreuses études relatives à l’histoire contemporaine.


Décembre 1996

 

GTelle, Il faut encore avaler la Suisse.

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6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 15:11

 

 

La préciosité consiste à exprimer difficilement des choses faciles.

Roger Judrin, écrivain

 


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4 mai 2014 7 04 /05 /mai /2014 16:16

 

 

 

N’estime l’argent ni plus ni moins qu’il ne vaut : c’est un bon serviteur et un mauvais maître. Alexandre Dumas (fils)

 


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2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 17:10

 

 

200 000 francs pour couvrir quelques dégradations engendrées par les hooligans. Et de plus, l’ASF a prévenu Berne qu’il n’y aura plus de finale de la Coupe ni de matchs internationaux à Berne. Pour moi, ça ressemble à du chantage. Peter Gilliéron, patron de L’ASF semble vouloir jeter la responsabilité à d’autres qu’à l’ASF. Pourtant ce sont bien eux les responsable du football en Suisse et de la base au sommet ; un poussin dans un club doit se plier aux règles édictées par l’ASF, comme le joueur vedette au plus haut de la hiérarchie du foot. Donc, si l’on raisonne bien, quoi qu’il arrive dans la planète foot, l’ASF est le patron qui commande.

 

Fait-on un match pour le public ou pour les Clubs ? A l’origine c’était bien pour les Clubs que l’on faisait un match et pour les membres du club, et s’il y avait un public, c’était la famille et amis qui étaient présent pour supporter un joueur ou le club. On a vu dans ce maigre public une source de revenu et l’on commença à les installer sur quelques gradins pour mieux regarder le déroulement des matchs. Deuxième étape, on les fit payer, pas de raison que le spectacle ne puisse rapporter quelques sous au club. Le spectacle le valait bien, à l’époque il y avait dix attaquants et un défenseur dans une équipe de foot, les scores étaient monstrueux 15 à 23 buts. Puis on agrandit les gradins pour plus de monde et on vendait de la bière et des saucisses pour le public. Tant que le spectacle était attrayant le public payait. Mais aujourd’hui le foot moderne ne propose plus de spectacles tels que ceux laissé dans les mémoires collectives.

 

Le mercantilisme a débordé les stades pour toucher les établissements de restaurations et autres commerces qui voulaient bénéficier de la manne foot. On laissa faire et la « Pomme » grossissait et beaucoup étaient content. Le foot moderne a par contre perdu du spectacle qu’offrait dans le passé le match du dimanche. Le public pour se divertir a commencé à se façonner en « Supporter » d’un club et ça été le début des affrontements entre deux public de consommateurs. Rien à voir avec le foot. Les autorités ont vu aussi de quoi remplir les caisses dans cette foule. L’argent coulait à flots, le spectacle diminuait de plus en plus. De plus en plus pour se divertir les supporters se cognaient les uns les autres, un rituel était né. Cela ne suffisait pas à un groupe d’exciter pour qui le foot n’était pas prioritaire. On propagea des idées du passé avec violence et destruction de tous ce qui pouvait être cassé, vitrines, visages, poubelles, jambes, bouteilles et crânes. Ils s’amusaient bien à chaque match. L’autorité a laissé faire. Même les morts n’arrêtèrent pas la violence.

 

Tous responsables ! Les joueurs qui continuent à jouer et toucher des salaires monstrueux, les Clubs qui font commerce des joueurs, les foules de supporters qui trouvent normal de cracher sa haine à qui veut l’entendre, l’autorité qui loue le stade qu’il faut rentabiliser, les commerçants qui doivent bien vendre et faire affaire, les dealers de drogue qui font du chiffre lors des matchs, les transports collectifs qui font aussi des affaires. Radio et télévision participent à leurs manières aux destructions en relatant les incidents lors d’un match. Quel ultra ne se ventera pas d’avoir été filmé lors d’une castagne ?

 

Dans la forme actuelle, rien ne démontre que l’on va vers un changement des règles en cours. Le foot c’est ça.

 

GTell

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