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18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 19:13

 

NOUS AVONS RENCONTRÉ UNE ARDENTE SYMPATHIE

 

Première partie.

 

   Le 1er mai 1917, le journal Jugend-Internationale, organe de l’Union internationale des organisations socialistes de la jeunesse paraissant à Zurich, publiait la Lettre d’adieu aux ouvriers suisses, signée N. Lénine. Elle remerciait les ouvriers suisses de la chaleureuse sympathie, des sentiments d’amitié et de camaraderie qu’ils avaient témoignés aux émigrés russes pendant leurs longues années d’exil. Cette lettre avait été adoptée à l’unanimité au cours d’une réunion des membres du Parti ouvrier social-démocrate (bolchevik) de Russie qui s’étaient rencontrés à Berne au mois d’avril, avant de rentrer dans leur pays.

   Le monde était stupéfait : en Russie, l’autocratie tsariste était balayée par la révolution. L’heure de la révolution socialiste approchait. Au moment où la lettre d’adieu parut dans la presse, Lénine se trouvait déjà à Petrograd après 15 ans de vie à l’étranger, dont la moitié en Suisse.

   A la fin du XIXe et au début du XXe siècle, la Confédération helvétique avait donné asile à beaucoup d’émigrés politiques de différentes tendances. Les pionniers de la social-démocratie russe avaient vécu ici. Pendant les années 60 du siècle dernier, Genève était devenue un centre international de l’émigration révolutionnaire. Cette ville peuplée pour l’essentiel de descendants des Huguenots, patrie de Rousseau, de Saussure, de Necker, de Sismondi, de Pradier, accordait volontiers asile aux émigrés politiques. Les garibaldiens italiens étaient venus s’installer à Genève ainsi que les Polonais, participants au soulèvement de 1863, les révolutionnaires allemands qui avaient fui l’Allemagne de Bismarck, les Communards exilés après la défaite de la Commune de Paris. Les premières sections de l’Internationale y apparurent après 1864, et en cinq ans on en comptait 26. Ces sections groupaient plusieurs milliers d’ouvriers, soit environ la sixième partie de la population adulte de la ville. En septembre 1866, se tint à Genève le 1er Congrès de la Première Internationale fondée par Marx et Engels qui « … a jeté les fondements de la lutte prolétarienne, internationale, pour le socialisme », écrivait Lénine.

   Genève fut alors le principal centre de l’émigration démocratique révolutionnaire russe. C’est là que de mai 1865 à juillet 1867, Herzen et Ogarev firent paraître le Kolokol (la Cloche), organe de la presse libre russe à l’étranger. Cette revue portant la devise Vivos Voco ! (J’appelle les vivants) traitait des questions de la théorie et de la pratique du mouvement social progressiste. Défendant avec passion les opprimés, elle les éveillait au combat contre l’autocratie. Au début de 1870, une Section russe de la Première Internationale fut créée à Genève. Ses membres A. Trousov, N. Outine, V. Barténev (Nétov) demandèrent à Karl Marx de représenter la Russie au Conseil général de l’Internationale. Marx accepta.

   « La jeune émigration », les disciples du grand démocrate révolutionnaire russe Tchernychevski, étaient vivement attirés par le marxisme. Les membres de la section participèrent activement aux événements de la Commune de Paris. Installés à Genève, ils se joignirent au mouvement ouvrier suisse.

   En automne 1883 fut créé à Genève le premier groupe marxiste russe « Libération du Travail » avec à sa tête l’éminent théoricien et propagandiste du marxisme, Plekhanov. Ce groupe acquis par la suite un immense prestige dans le mouvement social-démocrate russe. Il fit beaucoup pour traduire en russe et diffuser en Russie les ouvrages du socialisme scientifique et contacta Friedrich Engels. Quand en 1893 la IIe Internationale se réunit en congrès à Zurich, avec comme question essentielle de l’ordre du jour celle de la guerre, le principal rapport fut présenté par Plekhanov. Il eut la chance d’entendre alors la dernière intervention qu’Engels prononça avant de mourir, un discours brillant où il mettait en garde contre les tendances opportunistes dans les partis socialistes. Ce fut un discours prophétique. L’espérance d’Engels de transformer la IIe Internationale en Internationale Communiste ne se matérialisa pas. La fondation de l’Internationale Communiste est inséparable du nom de Lénine.

   La Suisse occupe une place importante dans l’action révolutionnaire de Lénine. Il vécut à Genève, à Berne, à Zurich, à Lausanne, visita Bâle, la Chaux-de-Fonds et beaucoup d’autres endroits. Ce pays lui fut hospitalier. Vladimir Ilitch n’y vécut pas seulement en émigré préoccupé des intérêts de son peuple, mais fut aussi étroitement lié au mouvement social-démocrate européen et suisse. Le séjour de Lénine en Suisse comprend les périodes de sa première et seconde émigrations, et concerne les années de sa vie à Genève (1900, 1903-1905, 1908) et à Berne-Zurich (1914-1917). Son épouse et camarade, la grande militante du Parti communiste, Nadejda Constantinovna Kroupskaïa, se trouvait à tout moment à ses côtés. Consacrant toutes ses forces à la cause de la classe ouvrière, Lénine militait entouré de ses fidèles compagnons, bolcheviks inflexibles qui avaient connu la prison et la déportation.

   Lénine se rendit pour la première fois à l’étranger en mai 1895. Il vint alors en Suisse, chargé par les marxistes de Pétersbourg d’établir la liaison avec le groupe « Libération du Travail » et pour étudier le mouvement ouvrier ouest-européen.

   Le premier baptême révolutionnaire de Lénine (dont le vrai nom est Oulianov, Lénine étant un pseudonyme) eut lieu au bord du grand fleuve russe, la Volga, à Kazan, où il arriva à l’âge de 17 ans, venant de Simbirsk (aujourd’hui Oulianovsk). C’est dans cette ville sur la Volga qu’il naquit le 22 avril 1870.

   Lénine grandit dans une grande famille unie d’intellectuels progressistes. Son père Nikolaïévitch Oulianov, fils d’un ancien paysan serf, était parvenu grâce à un travail acharné et des dons hors du commun, à faire, malgré la misère, des études supérieures pour devenir plus tard inspecteur puis directeur des écoles populaires. La mère de Lénine, Maria Alexandrovna, fille de médecin, esprit cultivé, s’était entièrement consacrée à l’éducation de ses enfants. Ayant terminé le lycée de Simbirsk avec une médaille d’or (prix d’excellence), Vladimir Ilitch s’inscrivit à la Faculté de droit de l’Université de Kazan. Peu avant, la famille Oulianov fut frappée par un grand malheur. En janvier 1886, le père mourut et, le 1er mars 1887, le frère aîné et le plus aimé de Lénine, Alexandre Ilitch, fut arrêté et , plus tard, exécuté pour avoir participé aux préparatifs de l’attentat contre le tsar Alexandre II. Le supplice de son frère, tombé dans le combat contre le despotisme du tsar, impressionna profondément Vladimir Ilitch et renforça encore sa décision de consacrer sa vie au combat révolutionnaire. Mais le jeune Oulianov refusa l’option de son frère et de ses camarades, celle de la terreur individuelle, et chercha des moyens nouveaux de libérer les travailleurs. Pour avoir participé à une réunion d’étudiants, à Kazan, Lénine fut arrêté, emprisonné et assigné à résidence dans le village de Kokouchkino.

 

GTell, Séjour de Lénine en Suisse, Agence de Presse Novosti-Moscou (1971)

 

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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 18:43

 

 

« Je vais reprendre quelques pages du livre « Séjours de Lénine en Suisse » publié par les Editions Novosti, à Moscou, qui nous donne l’éclairage officiel et chercher d’autres regards sur la même période, mais vu par la Suisse officielle, si je trouve bien-sûre des textes sur le sujet. »

 

lenine1897.jpgLénine 1897

 

 

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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 19:50

 

Mission de la Suisse dans l’idée européenne, par Denis de Rougemont (1964)

 

Dès la fin de la guerre mondiale, de nombreuses voix s’élèvent en Suisse pour réclamer notre coopération à l’édification européenne. Nous reproduisons ici quelques extraits d’une étude de Denis de Rougemont, L’idée européenne en Suisse, dans l’Annuaire de la Nouvelle Société Helvétique, Berne, 1964, 35e année, pp. 176-187. Les passages suivants sont tirés des pp. 185-187.

 

 

Denis_de_Rougemont_by_Erling_Mandelmann.jpg

 

   Je ne suis pas d’accord, pour ma part, ni avec ceux qui refusent l’Europe au non de notre neutralité, ni avec ceux (beaucoup plus rares d’ailleurs) qui voudraient que la Suisse renonce sans condition à toute idée de neutralité. Mon idéal très clair – mon utopie – est que la Suisse adhère un jour à une union européenne de type expressément fédéraliste, qui renoncerait à la guerre comme moyen politique. Une telle Europe reprendrait à son compte ce qui demeure valable et même indispensable dans la neutralité d'une fédération.

   Mais il n’y a aucune chance qu’on nous offre cela, si nous, fédéralistes, ne l’exigeons pas.

   Tout la débat sur l’idée européenne paraît tourner chez nous autour de la défense des intérêts particuliers de la Suisse. Je diffère dans ce domaine de la majorité. Certes, je crois qu’une Europe fédérée sauverait seule à long terme nos chères diversités et nos intérêts bien compris, et qu’il est dangereusement irréaliste de raisonner comme s’il était possible de dissocier durablement notre salut de celui de l’ensemble européen. Mais quand j’aurais tort sur ce point, un autre aspect non moins important du problème resterait posé hic et nunc : celui de notre responsabilité européenne et même mondiale en tant que Suisses, et comme Etat qui entend garder une raison d’être. Il s’agit de savoir et de dire ce que nous avons à donner, et non pas seulement à sauver ; ce que l’Europe est en droit d’attendre d’une Suisse qui fait partie de sa communauté et qui en est bénéficiaire, et pas seulement ce que nous attendons et surtout redoutons de l’action des autres.

   Aux deux solutions en présence, à l’échelle du continent : sacrifier les patries à l’union, ou sacrifier l’union aux égoïsmes qu’on déguise en patriotismes, la Suisse peut et doit opposer la solution fédéraliste, qui maintient les patries et l’union. Et cela non seulement parce que cette solution se trouve être la sienne, mais surtout parce que c’est la meilleure pour l’Europe. Or, si la Suisse ne la propose pas, qui le fera ? Notre fédéralisme est peu connu, ou très mal connu hors de Suisse ; notre neutralité n’y est que trop connue. Pourquoi parler toujours de cette neutralité, vertu qui ennuie et pratique négative, quand nous avons à proposer une expérience passionnante, remarquablement positive et tellement opportune à l’échelle mondiale ? Pourquoi cette timidité ? L’histoire n’est pas faite par des gens qui défendent leur position, mais bien par ceux qui créent des positions nouvelles. Ce que l’Europe et le monde attendent de nous, ce n’est pas l’exposé lassant des raisons de notre « réserve » devant tout ce que d’autres proposent, mais c’est un plan d’union qui nous convienne et auquel nous puissions adhérer « sans réserves et de plein droit ».

   Devant l’évolution inéluctable vers les plus grands marchés, les plus grandes unions, l’interdépendance des pays et les échanges intensifiés, la Suisse doit enfin déclarer une attitude constructive, au-delà du philanthropisme en fin de compte intéressé dont elle a fait la « ligne Maginot » de sa défense. Et cela, non seulement parce que l’attaque est toujours la meilleure défense, mais parce que nous avons quelque chose à donner.

 

   Je veux le croire avec Victor Hugo :

   La Suisse dans l’histoire aura le dernier mot.

   Mais, encore faut-il qu’elle le dise !

 

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Le drapeau fédéraliste, représentant un E vert, a été longtemps utilisé par le Mouvement européen. Il reste aujourd'hui en usage chez les fédéralistes européens.

 

GTell, Documeent d'Histoire Suisse, Internet.

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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 18:34

 

Geneve_-_Le_Palais_des_Nations_et_la_sphere_armillaire_-1.jpg

Palais des Nations Genève

 

La Suisse adhère à la Société des Nations (1919-1920)

 

   Les interventions réitérées du président Wilson précisent, à partir de 1917, la nécessité, aux yeux des alliés, d’une société des nations pour assurer dans le futur le maintien de la paix. Le 21 janvier 1919, la conférence de la paix constitue une commission pour l’élaboration du Pacte de la Société des Nations. Le 28 avril 1919, cette commission désigne Genève comme siège de la Société des Nations et arrête la rédaction définitive du Pacte. Après l’adoption de la Déclaration de Londres, du 13 février 1920, le peuple suisse accepte, le 16 mai 1920 d’adhérer à la Société des Nations.

 

Le Pacte de la Société des Nations (28 avril 1919)

Les extraits suivants sont publiés d’après les pp. 117-127 de la question de l’accession de La Suisse à la Société des Nations. Message du Conseil fédéral à l’Assemblée fédérale du 4 août 1919.

 

Les Hautes Parties Contractantes.

 

   Considérant que pour développer la coopération entre les nations et pour leur garantir la paix et la sécurité, il importe :

-          D’accepter certaines obligations de ne pas recourir à la guerre,

-           D’entretenir au grand jour des relations internationales fondées sur la justice et l’honneur,

-           D’observer rigoureusement les prescriptions du droit international reconnus désormais comme règles de conduite effective des gouvernements,

-           De faire régner la justice et de respecter scrupuleusement toutes les obligations des traités dans les rapports mutuels des peuples organisés,

Adoptent le présent Pacte qui institue la Société des Nations.

 

   Article 1. Tout membre de la Société peut, après un préavis de deux ans, se retirer de la Société, à la condition d’avoir rempli à ce moment toutes ses obligations internationales y compris celles du présent Pacte.

   Article 7. Le siège de la Société est établi à Genève. Le Conseil peut à tout moment décider de l’établir en tout autre lieu. Toutes les fonctions de la Société ou des services qui s’y rattachent, y compris le secrétariat, sont également accessibles aux hommes et aux femmes.

   Les représentants des membres de la Société et ses agents jouissent, dans l’exercice de leurs fonctions, des privilèges et immunités diplomatiques.

   Les bâtiments et terrains occupés par la Société, par ses services ou ses réunions sont inviolables.

   Article 8. Les membres de la Société reconnaissent que le maintien de la paix exige la réduction des armements nationaux au minimum comptable avec la sécurité nationale et avec l’exécution des obligations internationales imposées par une action commune.

   Article 13. Les membres de la Société conviennent que s’il s’élève entre eux un différend susceptible, à leur avis, d’une solution arbitrale et si ce différent ne peut se régler de façon satisfaisante par la voie diplomatique, la question sera soumise intégralement à l’arbitrage.

   Les membres de la Société qui s’engagent à exécuter de bonne foi les sentences rendues et à ne pas recourir à la guerre contre tout membre de la Société qui s’y conformera. Faute d’exécution de la sentence, le Conseil propose les mesures qui doivent en assurer l’effet.

   Article 16. Si un membre de la Société recourt à la guerre, contrairement aux engagements pris aux articles XII, XIII ou XV, il est ipso facto considéré comme ayant commis un acte de guerre contre tous les autres membres de la Société. Ceux-ci s’engagent à rompre immédiatement avec lui toutes relations commerciales ou financières, à interdire tous rapports entre leurs nationaux et ceux du membre de la Société en rupture de pacte et à faire cesser toutes communications financières, commerciales ou personnelles entre les nationaux de cet Etat et ceux de tout autre Etat, membre ou non de la Société.

   En ce cas, le Conseil a le devoir de recommander aux divers gouvernements intéressés les effectifs militaires, navals ou aériens par lesquels les membres de la Société contribueront respectivement à la constitution des forces armées destinées à faire respecter les engagements de la Société.

   Les membres de la Société conviennent, en outre, de se prêter l’un à l’autre un mutuel appui dans l’application des mesures économiques et financières à prendre en vertu du présent article pour réduire au minimum les pertes et les inconvénients qui peuvent en résulter. Ils se prêtent également un mutuel appui pour résister à toute mesure spéciale dirigée contre l’un d’eux par l’Etat en rupture de pacte. Ils prennent les dispositions nécessaires pour faciliter le passage à travers leur territoire de tout membre de la Société qui participe à une action commune pour faire respecter les engagements de la Société.

   Peut être exclu de la Société tout membre qui s’est rendu coupable de la violation d’un des engagements résultant du Pacte. L’exclusion est prononcée par le vote de tous les autres membres de la Société représentés au Conseil.

   Article 25. Les membres de la Société s’engagent à encourager et favoriser l’établissement et la coopération des organisations volontaires nationales de la Croix-Rouge, dûment autorisées, qui ont pour objet l’amélioration de la santé, la défense préventive contre la maladie et l’adoucissement de la souffrance dans le monde.

   Article 26. Les amendements au présent Pacte entreront en vigueur dès leur ratification par les membres de la Société dont les représentants composent le Conseil et par la majorité de ceux dont les représentants forment l’Assemblée.

   Tout membre de la Société est libre de ne pas accepter les amendements apportés au Pacte, auquel cas il cesse de faire partie de la Société.

 

A la lecture du préambule et des articles présents, on devine pourquoi ça n’a pas fonctionné. Déjà, la plupart des Etats sont issus des empires et royaumes colonisateurs qui ont façonné leurs colonies artificiellement en créant les futurs conflits en germes. En excluant ces pays colonisés et par l’interdiction aux états non colonisateurs de prendre une part du gâteau, les conflits d’intérêts sont aux portes de la SDN. Les membres ne pouvaient s’entendre. Le comble de tout, c’est sous l’impulsion du président Wilson que la SDN fut créée et les Etats-Unis n’ont jamais adhéré à la SDN… 

 

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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 13:49

 

 

Beaucoup de questions sans réponses actuellement au niveau politique. La presse, comme toujours alimente les incertitudes du public.

 

La Suisse est-elle raciste et égoïste ? Parfois elle est raciste, du moins le citoyen est  plus souvent raciste et le cache en disant : « Je ne suis pas raciste, mais là ça fait beaucoup ! », le propos a l’air modéré mais dans le fond c’est la forme raciste édulcorée qui passe facilement ; comme s’il y avait une limite à ne pas franchir, on n’est pas raciste avec tant d’étrangers et raciste si l’on est au-dessus du raisonnable. Comme une girouette sous l’influence du vent.

 

Egoïste ? Oui la Suisse et les Suisses sont égoïstes, je l’affirme ! Nos lois vis-à-vis des étrangers sont égoïstes et font que les premières vagues d’émigrés qui, nous le savons, ont étés traitées avec des noms péjoratifs, tel que « rital », « yougo » ou autres noms d’oiseaux pas très jolis. A ceux-ci, nous n’avons jamais souhaité qu’ils soient Suisses ou alors en mettant de très difficiles démarches administratives aux candidats qui le souhaitaient, que très peu ont fait le choix de la citoyenneté. Quant aux enfants des premières vagues, les « Secondos » comme on les nomme, est simplement honteux! Secondos qui ne sont toujours pas Suisses et ne le seront pas, sauf pour le secondo qui excelle dans un domaine sportif, sera vite naturalisé pour concourir sous couleurs helvétiques. Ça peut durer sur plusieurs générations et ils ne seront toujours pas Suisses. Les arguments alarmants des auteurs de l’initiative « contre l’immigration de masse » emploient les chiffres à seule fin de montrer une seule facette d’une réalité. Par exemple il est dit que chaque année environ 80 000 émigrants arrivent en Suisse, mais il n’est jamais dit combien en sortent ? Il est facile de faire peur et facile de peindre le diable sur le mur, …chaque année, cet accroissement de la population requiert une surface d’habitat et d’infrastructure de la taille de 4448 terrains de football… comme si les 80 000 émigrants s’étalaient en surface et occupaient le territoire individuellement. Les initiants mettent en avant le surnombre et mélangent frontaliers, émigrants et réfugiés comme les causes des bouchons sur nos routes, des trains bondés et tous autre maux que l’on impute facilement à l’étranger depuis toujours.

Il est certain que le patronat sera sous pression avec la nouvelle loi, avec bien sûr les politiques qui devront montrer leur efficacité sans déplaire à l’Union Européenne et au Peuple et surtout à la Romandie qui a rejeté cette initiative scandaleuse.

 

GTell

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11 février 2014 2 11 /02 /février /2014 17:21

 

Pas si facile...

 

   Dans le district de Canta Gallo, les Suisses éprouvent de telles difficultés qu’une association philanthropique se constitue en leur faveur en 1821. Pierre Schmidtmeyer, qui en est la cheville ouvrière, décrit, dans un rapport daté de Rio de Janeiro, 29 juin 1821, les malheurs qu’éprouvent ses compatriotes. (Selon les termes du capitulaire, ils ne sont plus citoyens suisses.)

 

   La quantité, la qualité, et la situation du terrain destiné aux colons, étaient les objets les plus intéressants pour eux : c’était là la base de toutes leurs espérances pour exercer avec fruit leur travail et leur industrie et pouvoir ensuite au bien-être au moins d’une première génération : il arrive maintenant que la quantité donnée n’est pas équivalente à l’entreprise, et à ce qu’ils pouvaient attendre ; que la qualité est d’un résultat encore douteux, et que la situation est défavorable à la culture des principales production de ces contrées, et au transport du superflu de leurs récoltes. L’on m’a informé qu’il y avait beaucoup de terrain de Sa Majesté attenant à celui des colons, et il faut espérer que les propriétés seront dans la suite augmentées, et rendues plus égales en valeur. Le Gouvernement voudra bien sans doute faire mesurer incessamment et borner les possessions de chacun d’eux, ce qui n’a point encore été fait.

   Quoique les colons fussent déjà arrivés à la colonie depuis novembre 1819, jusque en février 1820, ce ne fut cependant que le 23 avril suivant que les portions furent tirées au sort, et en juin, que l’on commença les chemins qui ne furent achevés qu’en décembre ou janvier suivant ; et les Suisses furent donc obligés de rester dans leurs villes et villages jusqu’à ce qu’ils puissent aller se fixer sur leurs fermes, usant leurs outils, leurs vêtements et leur temps à faire ces chemins, d’abord dans la vallée, et de là à leurs fermes ; ils furent aussi employés à construire des ponts, et on ne leur délivra que quelques pioches qui leur furent ensuite reprises.

   Quelques-uns purent connaître exactement l’endroit où leur petit domaine est situé, mais la plupart n’en savent encore rien, les subdivisions n’étant point faites, et à travers des bois aussi touffus, dans une situation qui ne consiste que de collines et de ravins, elles seront un ouvrage considérable : les propriétaires ne pouvant point connaître encore la situation réelle de leurs terres, il en résulte un surcroît d’inconvénient et de découragement ; car il est déjà arrivé qu’après avoir bâti leurs maisons, et défriché là où ils jugeaient avoir droit de le faire, ils ont été obligés de céder à leurs voisins leur défrichement et leur habitation. On dit maintenant aux colons de faire subdiviser les propriétés à leurs frais ; mais comment des gens réduits à une extrême indigence, et à la nécessité d’un travail pénible et sans relâche, peuvent-ils le quitter pour un ouvrage considérable, qu’ils ne sauraient entreprendre sans l’aide de gens expérimentés, qu’ils ne sont point en état de payer, et dont le résultat sera peut-être que plusieurs devront abandonner leurs défrichements et demeures actuelles, et leurs dernières ressources. On voit par ce qui précède qu’un grand nombre de colons ont dû consumer leurs subsides dans les villes et les villages sans pouvoir se transporter sur leurs fermes ; les uns pendant près d’un an, et les autres plus ou moins selon l’époque de leur arrivée au Brésil ; pendant ce temps-là, il s’ouvrit, fort malheureusement pour eux, un grand nombre de boutiques et de cabarets ; et, au lieu de conseiller aux Suisses d’économiser une partie de leurs subsides, on les invita et les encouragea à les boire et manger. Je dois dire ici que des informations, que je crois exactes, me persuadent que les autorités supérieures se sont opposées à des représentations faites et des mesures proposées par plusieurs Suisses de la colonie, afin de prévenir et empêcher ce qui pouvait nuire à l’industrie et aux bonnes mœurs des colons, et qu’ils ont été exposés, surtout depuis l’époque de leur indigence, à des humiliations, qui ne s’accordent pas avec l’hospitalité et la bienveillance qui leur ont été promise, et à plusieurs égards témoignées.

 

 

*Aujourd’hui, Cantagalo

 

800px-Flag_of_Nova_Friburgo.pngdrapeau Nova Friburgo

 

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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 17:31

 

 

   Le 2 octobre 1818, Gachet fait publier des Notices sur le climat et les productions du district de Canta Gallo* destiné à l’établissement de la colonie suisse.


   Le district de Canta Gallo, situé au nord-ouest de Rio Janeiro, part de la chaîne de montagne très élevées qui longe la mer sur la presque totalité des côtes du Brésil, est à 25 lieues de sa capitale, dont 20 lieues par eau et 5 par terre.

   La température de cette contrée convient parfaitement aux Européens, et leur permettra de travailler à la terre toute l’année.

   Pendant l’été, la plus grande chaleur n’excède pas 26 degrés, et dans les plus grands froids il y a des gelées blanches qui disparaissent aux premiers rayons du soleil.

   La différence qui existe entre l’été et l’hiver dans la patrie du district de Canta Gallo, destinée aux Suisses, influe peu sur la végétation ; cependant les arbres en hiver se dépouillent de leurs feuilles, mais le jardinage ne cesse pas pour cela d’offrir presque les mêmes ressources que dans les autres saisons.

   Il y a de la terre de diverses couleurs, rouge, jaune, grise et noire, mais toute contiennent plus ou moins de parties essentielles à la végétation. Il y a aussi de l’argile de diverses qualités, dont on fait des tuiles et des vases pour l’usage domestique.

   La terre est d’une fertilité étonnante au Brésil, tout y vient en bouture ; des branches d’arbres et d’arbustes, coupées et mises en terre, prennent spontanément ; un rejeton de chou planté produit un chou. On peut ensemencer les jardins presque tous les mois de légumes divers, plantes potagères, etc. On peut faire deux récoltes de pommes de terre. Elles sont d’une qualité excellente et très farineuse, il y en a une espèce de la forme de cheville, elle est rouge, aussi farineuse que les autres et beaucoup plus sucrée que la châtaigne. Mais de toutes ces productions celles qui donne la plus abondamment c’est le maïs, ou autrement le blé de Turquie, qui rend de 2 à 300 mesures pour une. Ce grain moulu est une nourriture très saine et, de même que la farine de manioc, tient lieu de pain aux habitants de l’intérieur, riches, pauvres et esclaves.

   Tous les animaux, se multiplient en proportion de la fertilité de la terre et de la douceur de ce climat. Les truies font de 4 à 5 portées de 6 à 10 petits dans le cours de deux années.

   La vigne serait une production trop précieuse et trop utile au Brésil pour n’en pas parler. J’en ai vu qui ornait des trailles attenantes à des habitations ; quoique le bois n’en avait jamais été taillé, elle portait néanmoins assez de grappes, mais les grains inégaux dans leur degré de maturité exigeaient qu’on élaguât une bonne partie des feuilles qui interceptent les rayons du soleil. Il est présumable que des plantations à la manière du canton de Vaud et de la Provence, dont le fruit recevrait une chaleur de réverbération, auraient un bon résultat. Ce sera par conséquent à d’habiles vignerons à étudier par diverses expériences la meilleure manière de réussir ; et, si les essais répondent à l’attente, la prospérité que cette branche de culture procurera à la colonie n’aura point de limites.

 

*Aujourd’hui, Cantagalo

 

 


 

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9 février 2014 7 09 /02 /février /2014 10:57

 

   La disette de 1816-1817*, le chômage et l’accroissement de la population poussent de nombreux Suisses à s’expatrier. En 1817, le Fribourgeois Nicolas-Sébastien Gachet négocie l’établissement d’une colonie au Brésil, Novo Friborgo. Près de 2000 émigrants suisses s’y rendent. Le 11 mai 1818, Gachet souscrit aux conditions que lui impose Jean VI, le roi du Brésil. L’émigration peut commencer. Les trois documents suivants sont extraits d’une brochure intitulée 1821. Colonie suisse, au Brésil. (Je publie ces trois documents en trois fois.)

 

*  http://fr.wikipedia.org/wiki/Ann%C3%A9e_sans_%C3%A9t%C3%A9

 

 

 

Les conditions souscrites par Nicolas-Sébastien Gachet (11 mai 1818)

 

   Article 1. – Sa Majesté, ayant bien voulu accepter les offres du canton de Fribourg, relatives à une colonisation de Suisses au Brésil, accorde é ses ressortissants et à tous ceux des autres cantons, la faculté de venir se fixer dans les Etats de l’Amérique, et, par un effet de Sa royale munificence, Elle daigne accorder le payement des frais concernant l’établissement d’un nombre de familles de colons, hommes, femmes et enfants, jusqu’à la concurrence de cent familles, tous de la religion catholique, apostolique et romaine.

   Article 2. – En conséquence de cette faveur, Sa Majesté veut bien payer le passage de ces colons jusque dans le port de Rio Janeiro, et leur procurer des facilités et des vivres pour se rendre dans le district de Canta Gallo, leur destination, distant vingt-quatre lieues de la capitale.

   Article 3. – Les colons à leur arrivée logeront dans des maisons provisoires que sa Majesté a ordonné de faire bâtir en attendant que les Suisses aient construit leurs villes et villages.

   Article 4. – Chaque famille, selon le nombre de personnes dont elle sera composée, recevra en toute propriété par concession et sans redevance quelconque, une quantité déterminée de terre ; plus, des bestiaux, soit bœufs, chevaux ou mulets de trait, des vaches, brebis, chèvres et cochons ; et pour planter et ensemencer, il leur sera distribué du blé, des haricots, des fèves, du riz, des pommes de terre, du maïs, des graines de mamone* pour faire de l’huile à brûler, des semences de lin et de chanvre, et enfin ils recevront des vivres en natures ou en argent, pendant les deux premières années de leur établissement selon le tableau ci-joint sous le No 1.

   Article 7. – La colonie devra se pourvoir en Europe d’un bon chirurgien, médecin, d’un bon pharmacien, et même d’un maréchal expert vétérinaire, auxquels Sa Majesté daignera accorder une gratification annuelle à chacun d’eux.

   Article 8. – La colonie devra se pourvoir aussi de deux ou quatre ecclésiastiques pour desservir le culte divin.

   Article 13. – Tous les Suisses qui voudront s’y établir, en vertu de la présente convention, seront par le fait, dès leur arrivée, naturalisés Portugais ; ils seront soumis aux lois et usages des Etats de Sa Majesté et jouiront sans exception de tous les avantages et privilèges accordés ou à accorder à Ses sujets des deux hémisphères.

   Articles 24. – Enfin, Sa Majesté, pour dernière preuve de Sa Bienveillance royale, déclare que, s’il se trouvait dans le nombre des Suisses qu’Elle aurait fait venir à ses frais, quelques-uns qui désirassent retourner dans leur mère patrie, Elle n’y mettra aucun empêchement ; mais qu’ils ne pourront disposer à leur volonté que de la moitié de leurs bien-fonds et immeubles pendant les vingt premières années de l’établissement de la colonie, l’autre moitié devant appartenir à la commune dont ils feraient partie, dans la vue d’augmenter ses revenus.

   J’accepte les conditions exprimées dans la présente capitulation, et je promets de l’exécuter ponctuellement.

 

* mamone, je n'ai pas trouvé ce que c'est comme plante ou graine qui donne de l'huile à brûler.

 

GTell, Documents d'Histoire Suisse.

 

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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 17:57

 

 

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Général Guisan

 

 

   Le document suivant est tiré d’un article d’Ernst von Schenk, paru dans le journal Servir, du 29 juin 1945. Nous le reproduisons tel qu’il est publié dans Edourd Chapuisat, Le général Guisan, Lausanne, Payot, 1949, p. 123.

 

 

   La Suisse allemande n’oubliera jamais quelle reconnaissance elle est redevable à ses confédérés romands d’avoir fait un tel présent au pays tout entier… Guisan – un Suisse romand – a incarné les meilleures traditions militaires de notre commune patrie. D’instinct, il a su que, dans l’armée, le seul fondement de l’autorité ne peut être que le sentiment populaire. Et il eut le don de nous le faire comprendre à tous en quelques mots. Au-dessus des frontières linguistiques, il a parlé la langue que nous comprenons tous : celle du génie de notre pays. Mais le verbe de Guisan a surmonté d’autres frontières autrement dangereuses : celles qui séparent les classes.

   Le général Guisan a su obtenir le consentement apporté par les masses aux institutions militaires de la nation.

   Guisan comprit que seule une démocratie décidée à défendre ses libertés pouvait avoir une armée capable de faire face à l’incommensurable épreuve. Et que l’on ne cherche point à diminuer la portée de cette clairvoyance manifestée par Guisan, en alléguant que les événements, somme toute, ne nous ont pas mis au pied du mur. Le moral d’une armée mobilisée presque au maximum, mais qui n’a pas à combattre, est infiniment plus exposé que celui des troupes directement engagées dans l’action.

   La lucidité et le civisme du général seraient d’ailleurs suffisamment démontrés par le fait qu’il a su rendre populaire l’idée du « Réduit ». Or cela n’eût pas été possible sans la confiance personnelle et politique dont il était l’objet.

 

GTell, Documents d'histoire suisse

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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 18:25

 

Le rapport du Conseil fédéral (2février 1951)

 

   A la suite du postulat déposé par M. von Roten et 24 autres conseillers nationaux, le Conseil fédéral présente le Rapport du Conseil fédéral à l’Assemblée fédérale sur la procédure à suivre pour instituer le suffrage féminin. Il est publié dans la Feuille fédérale de la Confédération suisse, 103e année. Berne 1951. Le passage suivant est extrait de la p. 366.

 

   Dans ces conditions, nous estimons que le moment n’est pas venu de trancher la question fondamentale de savoir s’il y a lieu d’instituer en matière fédérale le droit de vote et l’éligibilité des femmes. Sans nous prononcer pour ou contre le suffrage féminin, nous avons toujours été d’avis, jusqu’à maintenant, qu’il serait plus juste de l’introduire d’abord en matière communale et cantonale. Une fois que des expériences auront pu être faites dans ce domaine-là, on pourra songer, avec quelques perspectives de succès, à instituer le droit de vote et l’éligibilité des femmes dans la législation fédérale. C’est pourquoi nous avons aussi jugé prématuré d’examiner déjà maintenant, comme le demandait le postulat de M. Oprecht, ce problème si important du point de vue politique et culturel. C’est la raison pour laquelle nous n’avons pas encore présenté de rapport sur le postulat. Mais rien n’empêche les deux commissions parlementaires de proposer aux Chambres de demander dès à présent au Conseil fédéral un projet de révision de l’article 4 de la constitution et, s’il y a lieu, d’autres dispositions constitutionnelles.

   En bref, nous constatons qu’il n’est pas possible de conférer aux femmes le droit de vote en matière fédérale sans réviser la constitution fédérale. Cette innovation pourrait être adoptée aussi bien par le moyen d’une révision partielle qu’à l’occasion d’une révision totale de la constitution.

 

Voilà ! À une demande simple, une réponse noyée dans un imbroglio de tournures de phrases qui disent : NON !

Non, ce n’est pas le moment, sans dire quel est ce moment. Et ces femmes doivent d’abord faire leurs preuves au niveau communal et cantonal avant d’être prises au sérieux. « …on pourra songer, avec quelques perspectives de succès… », Significatif et impitoyable de dire que même si elles (les femmes) font leurs preuves, NOUS le Conseil fédéral on y songera, on y pensera et on fantasmera sur la gente féminine. C’est prématuré d’examiner déjà maintenant… c’est bien trop vite, attendons encore un siècle avant de partager le pouvoir, ça nous a déjà bien servi d’exclure les pauvres sans fortune de participer à la politique par le passé ! Et du point de vue culturel, nous savons bien que seul l’homme a de la culture ! Et puis vous le savez bien, donner ce droit aux femmes impliquent des complications administratives énormes, changer la constitution est difficile et pourquoi la changer maintenant, attendons de le faire le moment d’une révision.


Article 4.

Tous les Suisses sont égaux devant la loi. Il n'y a en Suisse ni sujets, ni privilèges de lieu, de naissance, de personnes ou de familles.

Selon le point de vue de la Constitution on est tous égaux, sans les femmes.

 

20 ans plus tard, les femmes ont enfin droit à la parole.

 

En 1971 la Suisse est le seul pays au monde dont le droit de vote au femme a été voté par le corps électoral masculin

 

 

 

GTell, Documents d’Histoire Suisse par Michel Salamin dans la collection recueils de textes d’histoire Suisse.

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