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26 novembre 2013 2 26 /11 /novembre /2013 13:42

Deuxième partie.


Gsteig → Les Diablerets par le col du Pillon. Il y a 9.2 Km en vol d’oiseau. À pieds.

 

Les Diablerets du 7 novembre 1940 au 17 janvier 1941. Grand-Hôtel.


Mission principale pour la compagnie IV/16, garder le col du Pillon ouvert. Il neigeait comme jamais en cette période et la difficulté était qu’à peine ouvert un tronçon de 20 mètres qu’il disparaissait déjà sous la neige. Deux chasse-neige ne suffisaient, d’autant qu’ils furent recouvert de neige. La troupe utilisa des pelles pour ouvrir le col. La IV/16 était dépassé par l’abondance de neige, l’aide est arrivé par Leysin, la compagnie III/16 arrivait. Mais les conditions étaient telles que cela ne suffit pas. Le danger d’avalanche était trop important et l’ordre de suspendre nos travaux  arriva en soirée.

Pour l’Immaculée conception, le 8 décembre, était prévue une messe et ils attendaient tous la venue du capitaine-aumônier von der Weid pour 0830. Il n’arriva jamais, par deux fois il se trouva sous une avalanche, la première fois en essayant de monter le col et la deuxième fois en descendant après avoir renoncé à rejoindre Les Diablerets. La première avalanche les recouvrit sous plus de deux mètres de neige, la deuxième fois, tout autant de neige sur le camion. C’est seulement à 1730 qu’il fut à nouveau dégagé sain et sauf. Il neigeait toujours.

 

« C’est  lors de cet établissement aux Diablerets et avec cette abondante neige qu’il vint l’idée à la Division 1 de mettre à disposition de la IV/16, l’appointé Reber, instructeur suisse de ski pour inculquer les notions de ce sport qui était nouveau pour la moitié de la compagnie, surtout pour les Glânois et Broyards. L’abondance de neige favorisa les cours à skis. Cette activité devint très vite enthousiasmante et personne ne voulait manquer les leçons. (Photos)

Dans la nuit du 5 au 6 décembre, il tomba 1,50 m. de neige au village. Le 10 décembre il neigeait toujours. En fin de journée, le 12 décembre, les Diables-Verts s’étaient couchés de bonne heure car il neigeait toujours. Soudain, à 2202, le village est secoué comme par un tremblement de terre, avec un bruit fracassant et une extinction totale des lumières. Une immense avalanche, descendu du Pic Chaussy, avait déferlé sur le village et emporté 15 maisons. On entendait de lugubres appels au secours, tandis que les cornets d’alarme appelaient les pompiers. Les maisons et chalets, situés à la sortie du village côté Aigle, avaient été rasés. En l’absence de toute lumière et comme la neige continue à tomber drue, on dut se borner à sonder les ruines des bâtiments emportés pour s’assurer qu’aucune victime ne soit restée dans les décombres. Mais, le lendemain matin, on pouvait mesurer l’étendue des dommages ; ils étaient énormes. La route est recouverte d’une couche de neige tassée de plus de 2.50 m., sur une longueur de 500 m. La ligne de chemin de fer, avec ses poteaux coupés en leur milieu, avait été déplacée de 60 à 80 m. sur une longueur de plus de 600 m. Quant aux immeubles détruits, c’est un enchevêtrement de bois et autres débris dont le déblayement demanderait pas mal de temps. La IV/16 s’est bornée à déblayer la route et à préparer la remise en place de la voie de chemin de fer. Ce seul travail demanda 5 jours de labeurs ».


Les cours de ski reprirent le 28 décembre d’une manière intensive. Les progrès étaient réjouissants et des marches en section ou en compagnie eurent lieu sur des distances de plus en plus longues. C’est ainsi que toute la compagnie monta à ski au col du Pillon pour effectuer des tirs à la mitrailleuse. Par ailleurs, chacun se préparait à participer à divers concours qui allaient être organisés.

 

N--381-grosse-neige-en-hivers-38-39.jpg

 

GTell, Henri Noël

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25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 12:14

La MOB des Diables Verts. (CP. MITR. MONT. IV/16) Première partie.


Mon père, mobilisa à Fribourg, depuis son domicile de Moudon.

Moudon – Lucens → Granges-près-Marnand → Payerne → Avry → Fribourg = 36,5 Km par route. (Moyen de transport inconnu.)

Fribourg → Marly → Ependes = 8,8 Km par le route. À pieds.

Ependes → La Robellaz-Essertines = 59 Km. À pieds.

Robellaz → Essertines-sur-Yverdon = (10,15 Km vol d’oiseau) 18,6 Km. Par la route. À pieds.

Rances → St-Cierge = (17,38 Km vol d’oiseau) 32,5 Km par route. À pieds.

St-Cierges →  Lucens = (8,34 Km vol d’oiseau) 14,8 Km par la route. À pieds.

Lucens → Bioley-Magnoux = (9,9 Km vol d’oiseau) 18,1 Km par la route. À pieds.

Bioley-Magnoux à Vuissens à marche forcée =4,18 Km à vol d’oiseau, 7,3 Km par route. À pieds.

Remobilisation à Combrenot-le-Petit, puis Molondin =4,83 Km à vol d’oiseau et 7,7 Km par la route. À pieds.

Deux secteurs, Molondin et Rovray à 4 Km.

Rovray à Yvonand 1,97 Km à vol d’oiseau et 4,4 Km par la route. À pieds.

 

Yvonand à Saignelégier en train ? Km, par la route, 88,6 Km. Service d’internement, les polonais à la frontière. Du 20 juin au 1er juillet 1940. En train, mission, désarmer les soldats et service d’ordre.

 

Retour à Rovray le 1er juillet au 8 juillet 1940. En train.

Rovray → Yverdon sous la pluie, 9.35 Km à vol d’oiseau et 13.6 Km par la route. À pieds.

Installation au château de Champvent, du 8 juillet au 21 juillet, vie de château. (Déjà plus de 370 Km dans les jambes),

 

jusque-là la troupe marche et reçoit la formation individuelle ou de section pour des mises à niveau en attendant un ordre de « résistance » émit par le Général Guisan. Le Réduit n’est au début de la guerre qu’une idée.

 

Longue marche pour le Réduit, du 21 au 25 juillet 1940, Champvent → Château-d’Oex, 130 Km de nuit. À pieds.

Le dixième stationnement est à Grund-Klösterli à environ 20 Km de Château-d’Oex. Du 25 juillet au 21 septembre 1940.

Le 8 août 40, montée au Sanetsch depuis Gsteig.  Il y a 6.19 Km à vol d’oiseau. À pieds.

Entrainement au tir à la mitrailleuse pour les conducteurs de chevaux.  Le 28 août 40 le Général est à Gsteig. Le 21 septembre grand congé jusqu’au 4 novembre.

Manœuvres du 1er Corps d’Armée du 4 au 7 novembre 40.  Du 4 au 7 novembre 1940. Remobilisation…


…au Gand Hôtel Palace de Gstaad pour le gros de la troupe et à Fribourg pour les conducteurs de chevaux, dont papa. L’exercice consista, dès l’aube du 4 novembre à rejoindre Gstaad, les gares d’embarquement de Bulle, de Montreux et Zweisimmen sont « bombardées » et tous les transports désorganisés. La troupe doit rejoindre Gstaad par leurs propres moyens et individuellement.

 

Soirée du 5 au 6 novembre. Extrait du récit du Capitaine Henri Noel, Commandant de 1939 à 1943.

 

   « Les opérations habituelles d’entrée en service n’étaient pas terminées que le commandant du bataillon 16 venait lui-même nous donner l’ordre de nous porter d’urgence à Gsteig pour tenir ce village en point d’appui. C’était chose faite à 1900, après une marche où les mitrailleurs tirèrent à bras tous nos véhicules. Il faisait très froid et pendant la nuit il ne cessa de neiger à gros flocons. En fait le bataillon 16 restera en dehors des manœuvres car jamais l’ennemi ne parvint jusqu’à nos positions. Une seule alarme eut lieu dans la nuit du 5 au 6 novembre par le survol de plusieurs vagues d’avions qui passaient sur nos têtes en direction du sud et qui revinrent deux heures plus tard en sens contraire. Les journaux nous apprirent qu’il s’agissait d’avions anglais qui avaient traversé notre pays pour aller bombarder Milan ! »

On voit que se mélange l’exercice d’une guerre fictive et la vraie.

 

à suivre.

 

GTll, Henri Noël

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24 novembre 2013 7 24 /11 /novembre /2013 16:13

 

Souvenirs

Dédiés aux membres de l’Amicale

Des Diables-Verts

Fondée le 21 octobre 1945

Colonel EMG Henri Noël

 

Quelques mots sur le capitaine Paul WOLF.

 

Incorporé à la cp. Mitr. Mont. IV/15, c’est à l’occasion du cours de répétition d’août 1931 que j’eus l’honneur de servir pour la première fois comme chef de section au Rgt. inf. mont. 7 que l’on appelait alors le « Régiment de Fribourg ». Devenu, cette année-là, troupe de montagne, il commençait son rude apprentissage de la vie alpine. Indépendamment des moments pittoresques et inoubliables de cet entraînement en montagne de 1931 à 1939, je garde plus spécialement de cette période le souvenir de commandants de compagnie qui se distinguaient par leur originalité, leur franc-parler, la manière d’exercer leur commandement et que l’on citait en exemples. Je pense en particulier, à un capitaine Francis JAEGER à la I/14 ; à un capitaine Hans MUHEIM à la III/15 et, surtout, à un capitaine Paul WOLF à la cp. Mitr. Mont. IV/16. À ces unités incombait presque toujours l’accomplissement de missions plus difficiles dans certains combats en montagne au cours de nos manœuvres d’avant-guerre.

  Aussi, ce n’est pas sans quelque appréhension que le 1er janvier 1939 je reprenais du capitaine WOLF, promu à l’Etat-Major Général, le commandement de la compagnie. C’était une unité profondément marquée par le chef qui la quittait et qui lui avait inculqué un esprit bien particulier pour en faire un instrument de combat de première force, prêt à exécuter les missions les plus difficiles.

  Devant ce chef compétent, possédant la maîtrise de soi, qui était tout à ses subordonnés qu’il avait charge de conduire et de guider, chacun était hypnotisé par son regard, fasciné par les muscles de son visage, imprégné d’un sentiment de sécurité qui se dégageait de toute sa personne. Et, chacun de poursuivre un but commun : consacrer à sa tâche le meilleur de lui-même.

 

Diables-Verts, Cap. Paul WOLF

 

De tout ce qu’il donnait à sa IV/16, Paul WOLF ne recherchait qu’une seule récompense : le regard de ses hommes.

 

L’effectif de la cp. Était de 247 hommes, se décomposant en 7 officiers, 27 sous-officiers et 213 soldats. L’effectif des chevaux était de 2 ch. De selle et 90 ch. De trait.

 

Je fais l’impasse sur la mobilisation générale du 1er septembre 1939, avec les élans patriotiques et religieux, pour mettre en évidence les premiers mouvements de la compagnie, qui semble divaguer sur le Plateau et le pied du Jura, un paradoxe pour une compagnie de montagne. Le capitaine dispose d’une voiture, celle du soldat mitrailleur Louis MAURON qui servira beaucoup dans un premier temps, sinon la compagnie fait les déplacements d’un stationnement à un autre, à pied et occasionnellement en train.

Je mets en évidence ces déplacements qui sont souvent fait dans de mauvaises conditions météo. Cependant, je relève l’anecdote suivante lors du premier stationnement à la Robellaz-Esertines.


Je laisse la parole au Capitaine.


« L’état de préparation de la IV/16 fit ainsi de très rapides progrès. Mais on constata aussi que la compagnie s’était mis une grosse servitude sur le dos : celle du transport d’un wagon de plaques de chocolat ! Cela mérite une explication. Avant notre départ de Fribourg, le capitaine de BREMOND, cdt. De la I/16, m’aborda et me tint à peu près ce langage : « On ne sait pas où l’on va et ce qui nous arriver. Il faut nous assurer un ravitaillement de secours pour nos deux compagnies. J’achète un wagon de bouteilles de vin et tu achètes un wagon de plaques de chocolat. On se répartira ces marchandises au fur et à mesure des besoins ». Et, un wagon de la fabrique de chocolat VILLARS était le 6 septembre en gare d’Yverdon à l’adresse de la IV/16 ! Si le vin allait s’écouler assez rapidement dans les stationnements où il n’y avait pas de pinte, il en alla tout autrement pour épuiser le stock de chocolat. Pendant deux ans, le fourrier s’arrachait les cheveux à chaque changement de stationnement. »

 

GTell, Colonel EMG Henri Noël

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23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 17:48

 

Je vais bientôt retracer les activités des Diables-Verts de la compagnie IV/16 lors de la MOB. Le récit du Capitaine Henri Noel couvre les années 1939 à 1943. (Tout le récit ne sera recopié mais seulement les passages intéressants.)

 

 

Diables-Verts.jpg

 

GTell

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15 novembre 2013 5 15 /11 /novembre /2013 17:22

Ils entrèrent dans la Confédération en 1481 à la suite des guerres de bourgognes où ils se distinguèrent aux yeux de toute l’Europe admirative. Bon ! Ils n’étaient pas seul face au Grand-Duc, mais ils devaient se différencier par quelques éléments autres que l’épée tueuse ou la hallebarde rutilante.

Une fois les batailles terminées, les soldats redevenaient des hommes, mais pas des hommes de l’ombre retournant chez eux, certes en vainqueurs, mais tout auréolé de gloire, rayonnant de tous les atours que permettaient pillages et rançons. Eblouissant la gent féminine dans les contrées ravagées. Les Suisses entre le fait reconnu d’être les meilleurs soldats d’Europe, étaient aussi jaloux et envieux ; ce que les lansquenets allemands faisaient, les suisses le faisaient mieux, et forcément ils dépassèrent les allemands en tout, meilleurs au maniement des armes et meilleurs en extravagants costumes. Là où le lansquenet avait six à huit crevées aux manches, les suisses triplèrent ou quadruplèrent les crevées jusqu’à l’absolu habit entièrement recouvert de crevées. Il ne suffisait pas d’arborer un joli costume, le chapeau devait lui aussi en imposer et comme déjà les Waldstätten portaient de jolis couvre-chef, les fribourgeois ont certainement voulu montré qu’ils voyaient plus grand et c’est ainsi que l’Europe se couvrit la tête non pas d’un chapeau « ordinaire », mais d’une monstrueuse chose à plumes qui devait utiliser autant de tissu qu’il en fallait pour un costume d’enfant.

Non seulement costume et chapeau en imposaient, mais moustache et barbes étaient remarquablement entretenues et frisotées. Ça ne passait pas inaperçu. Un tel assemblage faisait des envieux, autant chez les alliés que chez les ennemis. Loin de leurs foyers, en vainqueurs, ils firent des émules partout. Costumes et chapeaux furent vite copiés et porté. Pour la barbe, le secret venait d’un accessoire que les fribourgeois possédaient en plus de tout le reste, le BIGOUDI. Le fribourgeois, quand il n’était pas soldat devait aimer paraitre et se pavaner comme un coq de bassecours. Il est certain que le bigoudi existait déjà avant d’être utilisé sur les champs de batailles bourguignons. C’est ainsi que l’objet et surtout le nom de Bigoudi arrive dans la langue française.

 

Bigoudi. Étymologie

D’un mot franco-provençal du canton de Fribourg en Suisse.

 

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Une manche à crevées.

 

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Niklaus Manuel 1553 (Berne)

 

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Gardes suisses en costume bien modeste.

 

GTell, photos Internet.

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11 novembre 2013 1 11 /11 /novembre /2013 17:31

Extrait.

 

   La police de notre neutralité aérienne fut une excellente école qui nous permit de développer la valeur de nos pilotes. Au début de juin 1940 surtout, tandis que l’offensive allemande battait son plein à l’ouest, nos aviateurs eurent l’occasion de se mesurer avec les pilotes allemands au cours de rencontres que relate le rapport du Commandant de l’aviation. Le gouvernement du Reich nous adressa alors une note dans laquelle il protestait, en termes très vifs, contre l’attitude de nos pilotes, auxquels il reprochait – injustement – d’avoir attaqué les leurs hors de l’espace aérien suisse et de les avoir descendus en territoire étranger. L’affirmation de cette maîtrise représentait à mes yeux plus qu’un succès tactique ou technique : en révélant l’esprit agressif de nos pilots dans l’accomplissement de leur tâche défensive, il était un précieux symbole de notre volonté de résistance.

   Les modalités d’engagement de notre aviation et de notre D.C.A. pour la défense de la neutralité aérienne firent l’objet, je l’ai dit, d’une série de mesures prises d’entente avec le Conseil fédéral, comme celles qui avaient trait à l’obscurcissement, à l’alerte anti-aérienne et, en général, aux mesures de protection antiaérienne. Un terrain d’entente fut en général trouvé sans difficulté. Sur un seul point, je ne pus me ranger aux vues du Conseil fédéral : lorsqu’il demanda que nos pilotes fussent engagés en chasse nocturne contre les bombardiers étrangers qui violaient notre espace aérien.  Les études et les essais montrèrent bientôt que nous ne pouvions pas user de ce mode d’intervention avec quelque chance de succès sans exposer notre personnel et notre matériel à des pertes qui risqueraient de compromettre leur mission de guerre.

 

D-3800-Morane-Saulnier-MS-406-C-1-armee-suisse-Ateliers-FedMorane-Saulnier MS 406

 

Ce passage du Rapport du Général Guisan à l’Assemblée Fédérale sur le service actif. 1939-1945, me fait souvenir d’une histoire drôle qu’enfant j’entendais.

 

L’histoire se passe de nuit pendant la guerre.

 

Des bombardiers anglais survolent la Suisse et un dialogue s’instaure entre un pilote et un commandant de D.C.A.

Avec l’accent suisse allemand : Savez-vous que vous survoler la Suisse ?

Avec l’accent anglais : Oui, nous le savons !

Avec l’accent suisse allemand : Savez-vous que nous pouvons vous tirer dessus ?

Avec l’accent anglais : Oui, nous le savons !

Avec l’accent suisse allemand : Nous tirons !

Avec l’accent anglais : Savez-vous que vous tirez à côté ?

Avec l’accent suisse allemand : Oui, nous le savons !

 

Ci-dessous le bombardier lourd anglais, Halifax.

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6 novembre 2013 3 06 /11 /novembre /2013 16:51

Une parenthèse dans mes petites histoires sur la Suisse pour vous parler d’une chose dérangeante à mes yeux.

 

Dernièrement sur la chaîne thématique TCM, qui consacre la majeure partie de son temps à diffuser des films américains qui ont marqué l’histoire du cinéma hollywoodien des plus belles années des grands studios, j’ai pu regarder l’hommage de la chaîne à John Ford. Les plus célèbres films du réalisateur ont été diffusé et comme nous ne pouvons pas dissocier John Ford de John Wayne et de la troupe fétiche qu’il utilisa durant plus de trois décennies, ça été un régal de revoir tous ces films avec tous ces personnages si familiers. Je suis de la génération où l’on s’attachait facilement à un héros et John Wayne était l’un de ceux-ci.

 

Ford a traité tous les sujets qui lui tenaient à cœur et c’est là le génie du réalisateur, avoir fait des films qui n’étaient pas toujours politiquement correcte sans que la censure ne distingue qu’un divertissement général. Pour Ford qui ne voulait pas être à la merci des producteurs des studios, il faisait en sorte que les rushes livrés aux studios ne permettaient qu’un montage, celui de John Ford. De toute sa carrière Ford est celui qui a un ratio des rushes le plus bas (2,5), ce qui interdisait le montage final à l’encontre de sa volonté, au contraire de certains réalisateurs qui pour toutes les scènes faisaient dix ou trente prises qui pouvaient faire plusieurs versions d’un film qui ne ressemblait en rien à l’idée de départ.


Donc la volonté de Ford de faire des films à son idée, avec les acteurs qui lui plaisaient, ce révéla gagnant. Et pour nous public, retrouver toujours le même acteur en héros (John Wayne) et les mêmes acteurs secondaires dans des rôles plus ou moins important selon l’histoire racontée.


 Et lors de la célébration à John Ford la chaîne diffusa le célèbre film, L’Homme qui tua Liberty Valance avec John Wayne, James Stewart et Lee Marvin. Trois acteurs à la voix et au jeu caractéristique que je me réjouissais de revoir. Hélas, trois fois hélas, dès les premiers mots des héros, je fus déçu de ce qu’entendaient mes oreilles. La version remastérisée de 2010 un vrai désastre au niveau des voix. John Wayne, James Stewart et Lee Marvin avaient perdu leurs voix françaises d’origine. Catastrophe et dégout pour cette version qui gâche l’œuvre tel quelle a été présentée ce soir-là. Qui a fait ce massacre et pourquoi ? Forcément cette version n’est pas gênante pour la génération actuelle qui ne connait pas ces acteurs et leur voix français de l’époque.


Mais c’est un outrage et un manque de respect pour les doublures voix qui apportaient pour nous francophones l’élément le plus significatif à chaque personnage des films américains. Pour Le film en question et beaucoup d’autres, John Wayne était doublé par Monsieur Raymond Loyer, James Stewart par Roger Tréville et pour Lee Marvin par Claude Bertrand. Hommage soit rendu aux doublures françaises qui rendent les films américains regardables et appréciés de nous. Sans cela, nous serions tous à regarder autre chose.

 

Un échantillon des voix françaises.    Un deuxième.link

 

Pour finir et pour la nostalgie voici l’une des chansons interprété par Lee Marvin avec sa vois si reconnaissable en anglais ou en français.


 

 

GTell

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3 novembre 2013 7 03 /11 /novembre /2013 18:40

 

Nos-trois-suisses.png

 

Arnold de Melchtal, Walter Fürst, Werner Stauffacher. Trois solides gaillards élevés au lait et fromage des Alpes. Les trois vraiment ?, on devrait dire les six, car leurs femmes présentes dans leur fuite, étaient là pour les soutenir dans la révolte. Ce sont bien ces femmes qui préparaient les repas dans la fuite, qui pour elles, n’étaient qu’une escapade amoureuse sur l’herbe. Bien sûr, les hommes parlaient de choses sérieuses et les femmes bossaient, comme toujours. Et comme toujours ce sont elles qui portaient la culotte. Un fait historique devrait rétablir la vérité ; les trois hommes n’étaient pas barbus.  Ils étaient jeunes avec des joues roses comme de bons jeunes montagnards forts et travailleurs. Certes, les cheveux longs et le front bronzé, il émanait de chacun une certaine grandeur en les regardant en discussion, ils étaient en pleine santé et resplendissaient d’une force d’homme.

Une fois qu’ils finirent d’énumérer leurs griefs et propositions pour y remédier, ils décidèrent de mettre sur parchemin ce qu’il fallait. Mais voilà, quand ils s’avisèrent d’écrire le texte, ils s’aperçurent qu’aucun d’eux ne savait écrire. Werner demanda à sa femme, qu’il savait être savante, de venir pour rédiger un document important pour eux. Le pacte écrit ils savaient avoir fait une bonne chose pour eux et les autres et qu’ils pouvaient maintenant faire la tournée des tavernes pour une adhésion de tous les hommes qui comptent dans leurs vallées respectives. À la fin de l’estivage ils avaient l’ensemble de toute la communauté et pouvaient voire venir des jours radieux.

Encore un exemple de l’importance des femmes en Helvétie.

 

GTell

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29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 17:36

Pour donner court au tollé des socialistes qui crient (presque) au scandale à propos du documentaire de la RTS un, qui va diffuser les biographies de six hommes qui ont fait l’histoire, je vais vous révéler la face cachée de bien d’autres hommes célèbres de notre histoire.


Johann Heinrich Pestalozzi, enseignant et écrivain. Anna Schulthess sa compagne était femme de tête et voyait en Pestalozzi le grand homme qu’il sera et l’épousa en ne regardant que la bonté d’âme. « Comme agriculteur tu ne vaux rien, mon ami. Il est temps de m’écouter et de te créer, mon ami. » Ainsi avec l’appui de sa femme il est devenu ce que nous savons tous de lui.

 

Fréderic César de Laharpe, tuteur du Tsar Alexandre Ier. Sa maîtresse Olga disait du précepteur qu’il était le roi Frédéric et Jules César quand Laharpe jouait la partition de l’amour, c’est ce qu’il essaya de faire toute sa vie.

 

Guillaume Henri Dufour, général de l'armée Suisse. Suzanne Bonneton son épouse cousait et brodait à longueur de temps, que pouvait faire une femme de militaire ? Elle aimait broder des croix, blanches ou rouges sur ses napperons. Les enfants à ses pieds, elle faisait et multipliait les croix qui finirent par inspirer son militaire d’époux pour faire un drapeau pour le pays en une seule croix blanche sur fond rouge.

 

Léopold Robert, peintre. Romantique tourmenté, il tomba amoureux d’une femme mariée, Charlotte Bonaparte, ce qui n’était pas simple. Troubles, l’époque l’était, et c’est toutes les femmes qui inspirèrent le peintre jusqu’à son suicide à Venise. Que c’est romantique.

 

Albert Bitzius connu comme Jeremias Gotthelf, écrivain. Marié en 1833 on ne sait rien de sa femme qui devait être courageuse et solide pour vivre avec un conservateur si peu ouvert au progrès. La sainte femme ne peut qu’être appelée Marie. C’est elle dans sa bonté qui demandait à son mari d’écrire, pour ne pas toujours être dans la régression matérielle.

 

Rodolphe Toepffer. En zig-zag, le voyageur oubliait facilement sa femme à la maison. Ainsi, à la demande de sa femme Anne-Françoise Moulinié, Rodolphe devait illustrer ses récits de dessins pour égayer les textes. Anne-Françoise demandait toujours plus de dessins pour les montrer à ses quatre enfants qui s’amusaient des petits personnages dessinés.

 

Johann Ludwig Burkhardt, découvreur de Pétra et d’Abou Simbel. La troublante égyptienne aux yeux noirs, du nom de Cléopâtre est probablement la femme qui demanda à Louis de se convertir pour l’aimer. Ainsi devenu Ibrahim ibn Abdullah, il pouvait aimer et continuer sa route que la belle lui désignait négligemment d’une main molle.

 

Louis Agassiz, géologue. Elizabeth Cary Agassiz, femme de Louis, travaillait toujours plus que ne le demandait son époux et la société, pourtant avec cet acharnement de travaux, c’était obligé qu’une partie de ceux-ci soit repris par Louis.

 

Nikolaus Riggenbach, ingénieur (a construit les trains à crémaillère). Là-haut sur la montagne il fallait monter pour faire la cour à la belle Heidi, mais comment faire… construit pour moi cette nouveauté, tu sais bien, le train et monte. Aucun train ne pouvait monter des pentes si abruptes. Alors Nikolaus inventa la crémaillère.

 

Adrien Wettach connu comme Grock. Sans Blague !

 

Alors voyez-vous, les femmes dans l’histoire suisse sont bien présentes, il suffisait de chercher.

Et elles ne sont pas toutes là.

 

GTell


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26 octobre 2013 6 26 /10 /octobre /2013 18:01

Pour donner court au tollé des femmes socialistes qui crient (presque) au scandale à propos du documentaire de la RTS un, qui va diffuser les biographies de six hommes qui ont fait l’histoire, pourquoi pas six femmes? je vais vous révéler la face cachée de bien d’autres hommes célèbres de notre histoire.


Anna Reinhart, la femme d’Ulrich Zwingli. Ulrich qui était curé et avait pour bonne Anna, n’arrêtait pas de dire à celle-ci : « Mais quand finiras-tu de protester ainsi pour tout et pour rien ? Je proteste, je proteste parce qu’il faut protester pour obtenir quelque chose. » C’est ainsi qu’il propagea le Protestantisme du côté de Zurich et épousa Anna.


L’inconnue, femme toujours aux côtés de Joachim de Watt, assistante dans tous les cas où le patient avait besoin d’être lavé, présenté ou immobilisé, elle était là, on peut dire qu’elle est la première infirmière de Suisse. Gloire à l’infirmière inconnue.


Theophrastus Bombastus von Hohenheim, connu comme Paracelse. Alors lui ! Il a trop voyagé à travers l’Europe pour avoir femme, toutes étaient bonnes. Gloire à la gent féminine.


François de Bonivard, prisonnier de Chillon. Patriote genevois était aussi un chaud lapin, il fut marié quatre fois. Laquelle de celles-ci fit passer des pains fourrés avec une lime, aucune idée, et de plus il ne s’en est pas servi pour quitter Chillon.


Domenico Fontana, architecte. Chouchou du pape Sixte V il bossa bien à Rome pour l’embellir, c’est sous l’initiative de sa maitresse égyptienne qu’il dressa les obélisques sur la place Saint Pierre et Piazza del Popolo, Piazza di Santa Maria Maggiore et la Piazza di S. Giovanni in Laterano. Du moins c’est ce qu’un voyageur m’a dit.


Kaspar Jodok von Stockalper. Magdalena Zumbrunn sa fiancée lui apporta la fortune et richesse. Une fois marié c’est Magdalena, entre deux accouchements, qui poussait son beau Kaspar à courir au travers l’Europe pour encore être plus riche, il fallait bien beaucoup d’argent pour ses dix enfants, même si certains sont morts jeunes. 


Jakob et Johann Bernoulli, mathématiciens. Jakob, célibataire avait une servante, Sophie, qui cherchait la moindre poussière, jusqu’à l’infiniment petit grain invisible, ce qui énervait beaucoup Jakob qui un jour s’intéressa quand même à cette minuscule poussière. Johann son frère épousa Dorothée Falkner qui lui donna quatre enfants. C’est Dorothée qui sema le trouble entre les deux frères et qui se fâchèrent. Dorothée encore qui encouragea son mari à enseigner à un petit jeune du nom de Leonhard Euler.


Jean Etienne Liotard. Peintre des cours européennes, il fut célèbre de son temps et surnommé le peintre turc à cause des habites que lui faisait porter sa femme Marie Fargues.


Daniel Bernoulli, mathématicien. Fils de Johann, jamais marié il avait pourtant quelques maitresses qui l’influencèrent dans divers travaux, comme la Bretonne Bécassine le conseilla sur les travaux des marées.


Leonhard Euler, mathématicien. il épousa Katharina Gsell, fille de peintre, cette première femme lui donna treize enfants, puis à la mort de Katharina, Leonhard épousa la demi-sœur de celle-ci, Salomé Abigail Gsell qui restera la femme qui écrivait et lisait ce que Leonhard ne pouvait plus faire, puisque pratiquement aveugle. La grande productivité de Leonhard est celle de Salomé. C’est Salomé qui lui demanda de faire un jet d’eau dans le jardin.


Jean-Jacques Rousseau. C’est à Françoise-Louise de Warens, que Rousseau apprend la vie en devenant l’amant de celle-ci. Pour l’amour physique c’est Madame de Larnage qui l’enseigna à J.J. adepte du ménage à trois, Rousseau est poussé et retenu par les femmes.


Salomon Gessner, poète et peintre. Marié, l’inspiration de son œuvre venait de sa femme. Bobonne, à la maison rustique, élevait ses enfants en amoureuse. L’histoire a presque oublié Salomon Gessner, alors on ne sait pas le nom de Bobonne, ni de ses enfants.


Horace Benedict de Saussure, physicien. C’est Albertine Boissier sa femme qui un jour pria son mari de sortir, le temps du nettoyage et de s’occuper les mains pour se calmer et de ne pas revenir avant que le sol soit sec. Sans Albertine, Horace n’aurait jamais grimpé sur le Mt-Blanc. Et encore moins inventé tout ce qu’il proposa à sa femme pour calmer son ardeur au ménage.


Jacques Necker. C’est bien connu, pour connaître le succès d’un homme, cherchez la femme. Et Suzanne Curchod est la femme de Jacques, elle qui savait tenir salon littéraire et demandait à tous de bien se tenir devant elle. La leçon retenue, Jacques pouvait devant le roi Louis XVI faire le beau. Suzanne n’oubliait jamais de lui dire, tiens-toi droit et souris.  C’est elle qui faisait les comptes et supervisait ceux de son mari et de ses collaborateurs.


Johann David Wyss, écrivain. Madame Wyss demanda à son mari de coucher les enfants et de raconter une histoire pour les endormir. Que pouvait-il bien conter aux enfants ? Sa femme lui dit d’inventer une histoire, par exemple un récit comme le Robinson Crusoé mais suisse. C’est ainsi qu’il écrivit Le Robinson Suisse, son unique livre qu’il lisait à ses enfants.

 

GTell

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Published by G.Tell - dans humour
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