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10 mai 2014 6 10 /05 /mai /2014 17:15

 

 

Lorsqu’on emploie trop de temps à voyager, on devient enfin étranger en son pays.  

 

Descartes, philosophe.

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9 mai 2014 5 09 /05 /mai /2014 15:50

 

 

La solitude est très belle… quand on a près de soi quelqu’un à qui le dire.

G. A. Bécquer, écrivain, dramaturge et poète espagnol.

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8 mai 2014 4 08 /05 /mai /2014 16:40

 

carte-d-invasion.jpg

 

L'opération Tannenbaum


En gros l’histoire commence à la fin de la campagne de France, à l’approche de la signature de l’Armistice. Les projets d’Hitler avec l’aide de Mussolini étaient d’encercler la Suisse. Le 18 juin à Munich, les deux dictateurs se rencontrent.

 

Pour commencer, les deux dictateurs s’entretinrent en tête à tête. Puis, après que les ministres des Affaires étrangères Ribbentrop et Ciano, ainsi que les généraux Keitel et Roatta, se furent joints à eux, Hitler, en utilisant une carte, commenta entre autres les conditions d’armistice, déclarant, selon les notes confidentielles du traducteur, publiées par Andreas Hilgruber que « la Suisse aussi sera complètement coupée de la France par une ceinture de territoires occupés ; elle se montrera alors collaborante dans la question du transit et, en général, dans son comportement politique et dans sa presse. » Et la note se rapportant à cette conversation ajoute : « Il fut également question du territoire à occuper par l’Italie de la frontière italienne au Rhône, en incluant Toulon et Marseille. »

 

Mais dans les faits, la résistance de l’Armée français des Alpes en Dauphiné et en Savoie par les troupes du général Cartier a contribué à l’échec du projet d’encerclement de la Suisse. D’autant plus que les italiens n’ont pas fait la part du contrat qui leurs étaient attribuée.

 

-          Dans la perspective d’ensemble des événements, l’action destinée à étrangler la Suisse comme ultime but stratégique n’avait été qu’une entreprise annexe, improvisée durant la phase finale de l’offensive à l’Ouest. Cependant l’échec qu’il avait subi irrita Hitler à un point tel qu’il était prêt à violer sans hésiter l’armistice conclu, uniquement pour colmater la dernière « brèche » dont disposait la Suisse. A-t-il envisagé dans sa réaction presque hystérique une attaque de la Confédération comme ultime alternative ? Ce qui s’est passé le 24 juin dans le cercle restreint du FHQ (Führerhauptquartiere) est demeuré dans l’obscurité jusqu’à nos jours. Comme le démontrent les développements ultérieurs, il s’est agi pour la Suisse des heures les plus dangereuses qu’elle a connues – même si elle ne s’est doutée de rien – durant la Deuxième Guerre mondiale.

 

Une fois compris ce que désirait « le Politicien », le chef de l’Etat-Major général de l’Armée, Halder, écrit dans son journal : « Le politicien aimerait que la Suisse soit privée de communications directes avec la France. Cet objectif politique doit être camouflé sous un manteau militaire. Il en résultera encore quelques désagréments. » En son for intérieur, Halder désapprouvait l’offensive d’Hitler organisé à la hâte et il ne l’appuya, si l’on en croit son Journal, que mollement.

 

Le politicien, désignait Hitler dans la bouche de Halder. Vous pouvez sur Internet lire le parcours du général Halder.


Après la signature de la Convention d’armistice germano-française à Rethondes, le 22 juin à 18 h 50, la Commission française d’armistice, dirigée par le général Huntziger, prit l’avion pour Rome, tôt le lendemain. Le ministre des Affaires étrangères Ciano ouvrit la brève séance le 23 juin à 19 h 30 à la villa Incisa, en-dehors de la capitale. Mais les négociations proprement dites furent conduites le 24 juin par le maréchal Badoglio, en symétrie avec le rôle joué auparavant par Keitel du côté allemand.

 

   Lorsqu’Hitler apprit que son allié ne l’avait pas soutenu, même à la table des négociations, dans la réalisation de son plan d’encerclement, il tenta encore à la toute dernière minute de rectifier le tir. L’attaché militaire allemand à Rome, Enno von Rintelen a relaté ainsi cette intervention : «Lorsque les négociations de Rome furent terminées, je reçus le 24 juin à 19 h 30 l’instruction téléphonique de l’OKW d’inciter Badoglio à exiger l’occupation de la Savoie jusqu’à la pointe sud-ouest de la Suisse afin d’établir une communication avec la zone d’occupation allemande et d’isoler complètement la Suisse. Mais il était déjà trop tard, la Convention ayant déjà été signée à 19 h 15 sans aucune cérémonie. »

 

   Hitler avait enlevé trop tard le masque de l’ami désintéressé pour exiger de Mussolini, sans détour, qu’il tienne la promesse faite à Munich : l’objectif assigné à l’occupation de la Savoie et de la Haute-Savoie était l’étranglement de la Suisse ! Jusqu’à nos jours, les intentions réelles du Führer n’ont pas été entièrement élucidées. 

 

GTell, Il faut encore avaler la Suisse.

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7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 16:10

 

 

De tout temps la beauté a été ressentie par certains comme une secrète insulte.  

Claude Debussy, compositeur.

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6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 15:38

 

 

Je lis actuellement le livre de Klaus Urner, Il faut encore avaler la Suisse, qui est un passionnant récit sur les raisons qu’enfin de compte la Suisse fut épargnée et non attaquée et engloutie dans le IIIe Reich. J’en tirerais quelques documents qui éclairs les raisons de cette clémence toute apparente.

 

En quatrième de couverture, voici déjà ce qui est dit.

 

Pourquoi, durant la Deuxième Guerre mondiale, la Suisse n’a-t-elle pas été attaquée par les Allemands ? Mais a-t-elle jamais couru un risque ? En étudiant les menaces auxquelles la Suisse a été exposée à cette époque, l’historien Klaus Urner parvient à une évaluation totalement nouvelle des faits. L’étude détaillée de ce qui s’est passé au quartier-général d’Hitler montre comment ce dernier, dans la dernière phase de la campagne de France, en juin 1940, avait commencé d’entreprendre, avec Mussolini, dans une action-éclair, l’encerclement de la Suisse puis, ayant échoué, s’était décidé à l’attaquer. Le 24 juin 1940, le groupe d’armée C reçut l’ordre de se préparer pour la « mission spéciale Suisse ». Début juillet, la 12e Armée, avec 9 divisions, fut déplacée sur la frontière occidentale de la Suisse. Les projets d’opérations n’étaient pas, comme on l’avait supposé jusqu’à présent, de simples jeux stratégiques pour états-majors désœuvrés, mais constituaient effectivement des mesures préparatoires à l’attaque.

Dans la seconde partie de son étude, Klaus Urner étudie la guerre économique livrée par les Allemands à la Suisse et la manière dont ils tentèrent de contrôler le dernier « trou » qui, à la hauteur de Genève, permettait aux Suisses de communiquer avec les Anglais, jusqu’à l’occupation complète du territoire français le 11 novembre 1942.

De nombreux documents originaux, des cartes, des photographies historiques, ainsi qu’une bibliographie détaillée complète cet ouvrage qui constitue un tournant capital dans une nouvelle appréciation de l’histoire helvétique durant la Deuxième Guerre mondiale.

 

Klaus Urner est directeur des archives d’histoire contemporaine à l’EPF de Zurich. En plus de sa thèse fondamentale, Les Allemands en Suisse (1976) et un ouvrage consacré au Suisse auteur d’un attentat contre Hitler (1980), il a publié de nombreuses études relatives à l’histoire contemporaine.


Décembre 1996

 

GTelle, Il faut encore avaler la Suisse.

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6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 15:11

 

 

La préciosité consiste à exprimer difficilement des choses faciles.

Roger Judrin, écrivain

 


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4 mai 2014 7 04 /05 /mai /2014 16:16

 

 

 

N’estime l’argent ni plus ni moins qu’il ne vaut : c’est un bon serviteur et un mauvais maître. Alexandre Dumas (fils)

 


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2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 17:10

 

 

200 000 francs pour couvrir quelques dégradations engendrées par les hooligans. Et de plus, l’ASF a prévenu Berne qu’il n’y aura plus de finale de la Coupe ni de matchs internationaux à Berne. Pour moi, ça ressemble à du chantage. Peter Gilliéron, patron de L’ASF semble vouloir jeter la responsabilité à d’autres qu’à l’ASF. Pourtant ce sont bien eux les responsable du football en Suisse et de la base au sommet ; un poussin dans un club doit se plier aux règles édictées par l’ASF, comme le joueur vedette au plus haut de la hiérarchie du foot. Donc, si l’on raisonne bien, quoi qu’il arrive dans la planète foot, l’ASF est le patron qui commande.

 

Fait-on un match pour le public ou pour les Clubs ? A l’origine c’était bien pour les Clubs que l’on faisait un match et pour les membres du club, et s’il y avait un public, c’était la famille et amis qui étaient présent pour supporter un joueur ou le club. On a vu dans ce maigre public une source de revenu et l’on commença à les installer sur quelques gradins pour mieux regarder le déroulement des matchs. Deuxième étape, on les fit payer, pas de raison que le spectacle ne puisse rapporter quelques sous au club. Le spectacle le valait bien, à l’époque il y avait dix attaquants et un défenseur dans une équipe de foot, les scores étaient monstrueux 15 à 23 buts. Puis on agrandit les gradins pour plus de monde et on vendait de la bière et des saucisses pour le public. Tant que le spectacle était attrayant le public payait. Mais aujourd’hui le foot moderne ne propose plus de spectacles tels que ceux laissé dans les mémoires collectives.

 

Le mercantilisme a débordé les stades pour toucher les établissements de restaurations et autres commerces qui voulaient bénéficier de la manne foot. On laissa faire et la « Pomme » grossissait et beaucoup étaient content. Le foot moderne a par contre perdu du spectacle qu’offrait dans le passé le match du dimanche. Le public pour se divertir a commencé à se façonner en « Supporter » d’un club et ça été le début des affrontements entre deux public de consommateurs. Rien à voir avec le foot. Les autorités ont vu aussi de quoi remplir les caisses dans cette foule. L’argent coulait à flots, le spectacle diminuait de plus en plus. De plus en plus pour se divertir les supporters se cognaient les uns les autres, un rituel était né. Cela ne suffisait pas à un groupe d’exciter pour qui le foot n’était pas prioritaire. On propagea des idées du passé avec violence et destruction de tous ce qui pouvait être cassé, vitrines, visages, poubelles, jambes, bouteilles et crânes. Ils s’amusaient bien à chaque match. L’autorité a laissé faire. Même les morts n’arrêtèrent pas la violence.

 

Tous responsables ! Les joueurs qui continuent à jouer et toucher des salaires monstrueux, les Clubs qui font commerce des joueurs, les foules de supporters qui trouvent normal de cracher sa haine à qui veut l’entendre, l’autorité qui loue le stade qu’il faut rentabiliser, les commerçants qui doivent bien vendre et faire affaire, les dealers de drogue qui font du chiffre lors des matchs, les transports collectifs qui font aussi des affaires. Radio et télévision participent à leurs manières aux destructions en relatant les incidents lors d’un match. Quel ultra ne se ventera pas d’avoir été filmé lors d’une castagne ?

 

Dans la forme actuelle, rien ne démontre que l’on va vers un changement des règles en cours. Le foot c’est ça.

 

GTell

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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 15:54

 

 

Comment un comptable peut-il devenir Conseiller Fédéral et rester en place avec toutes ses bévues ?

 

Je n’ai pas la réponse à cette interrogation que l’on sous-entend partout dans les articles ou commentaires à la radio ou à la télévision.

 

Autrefois, ou même pas si longtemps, un homme politique devait avoir de la culture, savoir parler à tous et montrer une image de sérieux sinon policée. Est-ce parce que l’on ne trouve plus ces hommes, qui ayant fait des études supérieures et démontré par leur savoir qu’ils avaient l’étoffe d’un Conseiller Fédéral, qu’on finit par choisir n’importe qui. C’est l’air du temps qui a proposé Monsieur Maurer, lui qui connait bien la plantation des choux et qui méconnait tant les femmes. Sommes-nous dans cette période rétrograde qui met en place des fonctionnaires, des gestionnaires, plutôt que des législateurs de qualités ? Son indice de popularité doit être proche de celui de Hollande, du moins très proche.

Nous pouvons contrer cet homme en disant non à sa demande d’un fond d’acquisition pour l’avion de combat Gripen. C’est la seule façon pour nous citoyens de montrer notre volonté de faire obstacle à Monsieur Maurer. Car, comme vous le savez, ce n’est pas le peuple qui élit un Conseiller fédéral, mais le Parlement et comme le Parlement est favorable à Monsieur Maurer (pour le moment), il ne fera rien contre lui.

 

Votez NON aux Gripen !

 

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GTell.

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30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 16:10

 

Louis-Ruchonnet.jpg

 

La petite histoire relevée dans le livre Le Langage des Vaudois, à propos des influences extérieurs des locuteurs, on nous raconte l’anecdote suivante :

 

Le berger vaudois était président de la Confédération.

 

Notons que le plus fameux des Vaudois bilingues, Louis Ruchonnet, n’était pas un Vaudois mâtiné de germain. Si, par son père, il descendait de vignerons de Lavaux, il était Anglais par sa mère. Tout jeune il usa des deux langues, ce qui lui permit de faire son stage d’avocat à Londres. Président de la Confédération, accueillant, dans son chalet au-dessus de Bex, des touristes britanniques surpris par l’orage, il leur expliqua si bien la fabrication du fromage que ses hôtes, qui l’avaient pris pour un pâtre, lui demandèrent comment il avait appris l’anglais. « Dans nos montagnes vaudoises tous les bergers savent l’anglais », répondit-il sans hésiter. Ce bilinguisme n’a pas chargé le style de Ruchonnet d’anglicisme, mais dans ses discours au Parlement, clairs, généreux, teintés d’humour, il est facile de retrouver l’influence des hérédités maternelles, ce quelque chose qui distingue leur auteur des autres hommes politiques vaudois et qui est peut-être plus sensible encore dans sa correspondance primesautière, rappelant certaines pages de Dickens.

 

 

GTell, Le Langage des Vaudois.

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