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18 avril 2016 1 18 /04 /avril /2016 15:21
La jeunesse sous surveillance

Les locations de chambres et appartements supposent une certaine aisance. Le fait que de telles locations puissent être consenties, aussi en banlieue, dénote la tranquillité politique extérieure dont Genève bénéficiait à cette époque.

L’intervention des Magnifiques et très honorés Seigneurs manifeste leur souci de ne pas laisser se corrompre les mœurs en ces années faciles et la permanence de leur sens « du Devoir et de la Modestie ».

Signé, MUSSARD, qui semble ne pas avoir été aimé du peuple.

Source du document, Des Siècles d’Histoires à Genève, de Georges DETERSANNES, Spicilège Extime.

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17 avril 2016 7 17 /04 /avril /2016 17:39
On ne badine pas avec les lois somptuaires

Le propos d’austérité et d’économie, promulgué par les ordonnances somptuaires, s’est souvent vu compromis par les fluctuations de la conjoncture et la naturelle complaisance aux enjolivements. Au début du prospère XVIIIe siècle, les magistrats s’appliquèrent une nouvelle fois à maintenir la règle posée. Ce qui n’empêche pas le Chevalier de Boufflers d’observer que « sur trente ou quarante filles ou femmes (de Genève) il ne s’en trouve pas quatre de laides… ».

Par Mes dits Seigneurs Sindics

Petit & Grand Conseil.

Source du document, Des Siècles d’Histoires à Genève, de Georges DETERSANNES, Spicilège Extime.

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16 avril 2016 6 16 /04 /avril /2016 16:19

À la question : Pourquoi une telle diversité de clochers en Suisse, il faut chercher au tréfonds du moyen-âge et des divers influences qui parcoururent le territoire du pays.

Un peu d’histoire sur l’origine des cloches et clochers à l’époque de Charlemagne. Le grand monarque, un jour, pensa qu’il serait bon que partout on donne l’heure en même temps et demanda que les églises se chargent de cette besogne. On éleva donc des clochers équipés de cloches qui serviraient aussi à donner l’alarme. Voilà en gros l’origine des clochers.

La carte politique de son époque couvrait la France et bien d’autres régions que l’on découvre sur la carte ci-dessous.

Les Clochers

Puis le partage de l’Empire carolingien en trois morceaux, la Francie, la Lotharingie et la Thuringie. Avec ce partage, s’inscrit les différences culturelles et visions globales de gouverner.

Les Clochers

La Lotharingie, prise entre deux visions différentes de penser l’avenir, est bien mal située et sur la longueur du temps, sera grignotée jusqu’à disparaître. En gros, on distingue dès lors la séparation des deux pays antagonistes qu’étaient la France et l’Allemagne.

D’un côté un royaume français et de l’autre un empire allemand.

C’est à partir de l’an mille que se généralisent les clochers d’églises et des cathédrales. Si l’on est dans le royaume de France, on bâti des clochers pointus, en flèches, sur des tours carrées ou octogonales.

Si l’on est dans l’Empire, ce sont les formes à bulbe qui prédominent, mais pas de suite, c’est une longue distanciation de ce qu’il se faisait ailleurs. Les clochers à bulbes sont florissants dès que le style baroque apparait dans le Saint-Empire-Germanique.

La Russie, devient chrétienne tardivement (988) est sous l’influence Byzantine, forme ses clochers à bulbe, de façon plus « orientale ».

Les Clochers

Reste que le clocher à bulbe tel qu’on les voit en traversant quelques villages et villes suisses, sont en ligne directe avec le Saint-Empire-Germanique. Cette influence allait jusqu’en Savoie.

Les frontières de cette influence ne sont pas distinctes et il est parfois surprenant de constater un clocher en flèche dans un village, le village suivant est à bulbe et encore à flèche au suivant. Les baillages et seigneuries étaient propriété d’un comte un jour, le lendemain à un autre, les mariages, les alliances, les décès, sont des événements qui parcouraient la vie des hommes à une allure des plus rapides. Mais une fois une abbaye, une église ou un couvent bâti, on conservait pour longtemps la forme générale des bâtiments qui demandaient quand même un grand investissement.

L’Helvétie a été très longtemps sous l’influence du Saint-Empire-Germanique, puisque dans les faits, notre indépendance nous l’avons arrachée à cet empire. C’est aussi pourquoi qu’il est plus facile dans la partie alémanique du pays de trouver des clochers à bulbe et ceux à flèche dans la partie francophone. (En gros, l’histoire faisant bien plus de bouleversements que ça.)

Eglise des Jésuites à Lucerne

Eglise des Jésuites à Lucerne

Palais de Stockalper

Palais de Stockalper

Le magnifique palais Stockalper a été construit entre 1658 et 1678 par Kaspar von Stockalper vom Thurm, un homme exceptionnel, intelligent, courageux, ouvert au monde et très actif. Il plaça tout le château sous la protection des trois Rois Mages et donna à ses trois tours coiffées de bulbes dorés les noms de Gaspar, Melchior et Balthasar.

Eglise orthodoxe russe à Genève

Eglise orthodoxe russe à Genève

Eglise orthodoxe russe à Vevey

Eglise orthodoxe russe à Vevey

Eglise de Vaulruz

Eglise de Vaulruz

 Eglise de Prez-vers-Noréaz

Eglise de Prez-vers-Noréaz

Eglise des Augustins à Fribourg

Eglise des Augustins à Fribourg

Fribourg, abbaye cistercienne de La Maigrauge

Fribourg, abbaye cistercienne de La Maigrauge

Eglise de Château-d'Oex (Dôme à l'impériale)

Eglise de Château-d'Oex (Dôme à l'impériale)

Château-d’Oex (ancienne capitale des Comtes de Gruyère) présente un style qui n’est pas une flèche, ni un bulbe, c’est à mi-chemin entre les deux, nombre d’églises ont ce type de forme pour leur clocher, dit dôme à l'impériale.

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15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 16:04

Pour des pauvres, peine (d’autrui) peut rimer avec aubaine. Pour des riches elle peut donner lieu à des dépenses ostentatoires, contraires à l’esprit des ordonnances somptuaires. « Deuil et dignité doivent aller de pair », estiment cependant les Seigneurs Syndics et Conseil de Genève (1670).

Contre la mendicité

[On sait la sévérité des lois somptuaires de Jean Calvin.]

Source du document, Des Siècles d’Histoires à Genève, de Georges DETERSANNES, Spicilège Extime.

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14 avril 2016 4 14 /04 /avril /2016 15:30

Doté d’un territoire exigu, éloignée de ses alliés bernois et zurichois, convoitée par la Savoie voisine, la Cité de Genève, devenue la « Rome protestante » assura son indépendance politique et son autonomie religieuse grâce à des fortifications appropriées, aménagées, entretenues et transformées avec persévérance. Les prières, reproduites, indiquent dans quel esprit s’effectuaient ces travaux importants auxquels contribua maintes fois la solidarité de l’Europe protestante. [1660]

Du 23 mars 1660

Du 23 mars 1660

Cet exemple de prières destinées aux ouvriers réquisitionnés ou volontaires, montre que toutes activités collectives ou individuelles, au passé, nécessitaient le soutien de Dieu, guerre comprise.

Source du document, Des Siècles d’Histoires à Genève, de Georges DETERSANNES, Spicilège Extime.

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13 avril 2016 3 13 /04 /avril /2016 15:50

Poète, écrivain, professeur, premier recteur de l’Académie de Genève, le Réformateur Théodore de Bèze (1519 – 1605) est avec, puis après Jean Calvin, l’une des grandes figures du protestantisme de langue française.

Théodore de Bèze [1516 – 1605]

Apposée, à sa mort, sur les murs de Genève, cette affiche exprime les sentiments de foi et de déférence avec lesquels la nouvelle de son décès fut ressentie.

L’affiche donne à penser que le peuple à qui est destinée le texte, savait lire le latin couramment. En réalité, l’affiche est destinée aux anciens de l’Académie. Placardée sur les murs de Genève par ordre de Gaspard Laurent, Recteur de l’Université.

Voici la traduction :

« Telle est l’arrivée au port pour les navigateurs, telle l’entrée dans une autre vie pour ceux dont la mort est précieuse aux yeux du Seigneur. La journée d’hier a vu s’éteindre une grande lumière dans l’Église. Chargé d’années, noble et respectable, Théodore de Bèze vient de s’acquitter de cette vie éphémère et misérable pour entrer paisiblement dans celle où l’on trouve le repos et la félicité éternelle. Aujourd’hui auront lieu ses obsèques. C’est pourquoi, illustres et généreux seigneurs, comtes, barons, nobles et étudiants de toute condition appartenant à cette Académie, au nom des Pasteurs et Professeurs, nous vous convoquons pour l’heure de midi, afin de prendre part au convoi funèbre et de rendre l’honneur suprême dû à cet homme éminent, à cette mort sainte. Son corps a été semé corruptible : ainsi que celui de tous ceux qui meurent en Christ, il ressuscitera incorruptible. Car ni la mort, ni la vie, ne nous peuvent priver des bienfaits de cet amour que Dieu témoigne à ceux qui sont à lui en notre Seigneur Jésus-Christ lequel fait passer les siens de la mort à la vie. Le décès a eu lieu le 13e jour d’octobre 1605. »

Source du document, Des Siècles d’Histoires à Genève, de Georges DETERSANNES, Spicilège Extime.

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12 avril 2016 2 12 /04 /avril /2016 15:54

En février 1526, entre Berne, Fribourg et Genève, une alliance (combourgeoisie) fut scellée. Les divergences religieuses provoquèrent, en 1534, une rupture de la part de Fribourg. En revanche, les liens avec l’autre allié persistèrent, d’autant plus que depuis 1536 Berne dominait les territoires avoisinant Genève.

Manifester l’amitié et la confiance que les combourgeois ont « les ungs avec les aultres » est le but de la rencontre annoncée. Elle eut lieu en 1538. Son enjeu consista en un tir à l’arquebuse, forme primitive du fusil. Le tir est demeuré un sport national suisse.

Genève annonce des réjouissances

La traduction ou l’interprétation du texte est laissé à chacun de vous. (Si l’un de vous traduit le texte en français moderne, je veux bien une copie.)

Juste une information utile à certain : « item, en début de phrase, signifie, de même, également.

Je sais que l’ancien français n’est pas facile à lire avec ses «f » qui sont des « s », des mots avec plus de lettres qu’aujourd’hui ou en moins et la graphie particulière de l’époque, compliquent la facilité de lecture. Courage !

Source du document, Des Siècles d’Histoires à Genève, de Georges DETERSANNES, Spicilège Extime.

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11 avril 2016 1 11 /04 /avril /2016 16:45

Le titre peut surprendre pour paraître ici, dans un blog consacré à la Suisse. En effet, la Confédération Helvétique n’a jamais été une principauté, un royaume ou duché, non rien de tout cela. Par contre, la Suisse a toujours été terre d’asile pour bien des gens de la noblesse européenne.

Bien que les Vaudois aillent connu Leurs Excellences de Bernes (L.L.E.E.), ce n’étaient pas des Nobles au sens entendu par exemple en France, il s’agissait seulement des membres du Conseil, certes grandes familles et grands bourgeois.

Certains Suisses portaient des titres de noblesses hérités par naissance ou accordé par un roi étranger pour « services rendu » ou autres raisons, n’ont jamais été une marque de supériorité quelconque, bien au contraire, puisque les Conseils des Cantons ont toujours gouverné et que ceux-ci étaient composés des « gens du peuple ».

Alors, voici qu’un monument genevois, a été élevé pour une Altesse Royale et ceci à un endroit des plus beaux de la Rade. Le mausolée de Brunswick.

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Parce que le duc a choisi de se réfugier en Suisse et de finir sa vie à Genève.

Son Altesse Royale

Crédit photographique : Par Σπάρτακος — Travail personnel, CC BY-SA 3.0.

L’histoire du duc est des plus mouvementée et pour en soir plus sur le personnage, je vous laisse lire ce qu’en dit Wikipédia ici.

Le 28 août 1873, Genève affiche dans les rues de la ville, une proclamation invitant la population à des funérailles qui doit bien surprendre le quidam qui ne connaissait pas le duc de Brunswick.

L’affiche

L’affiche

Source du document, Des Siècles d’Histoires à Genève, de Georges DETERSANNES, Spicilège Extime.

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9 avril 2016 6 09 /04 /avril /2016 15:45

Épilogue

« Au cours des siècles, bien des portraits de ces anciens Suisses ont été brossés.

Le Téméraire en fuite

Le Téméraire en fuite

« Ceux qui les ont tracés se sont inspirés de diverses manières, certains s’en sont servis pour fournir à leurs élèves des modèles auxquels rien ne manquait, d’autres y ont vu un objet d’extase plus ou moins bien proportionné. Nous n’avons pas pu suivre leurs traces. La réalité historique n’est pas compatible avec ces images légendaires où les guerriers ont un corps et une discipline de fer, résistant à tout, même aux bains prolongés dans les eaux du Rhin charriant des glaces.

« Quand nous pensons à eux, nous voyons avant tout des hommes, dans toute leur simplicité et tels qu’ils se sont donnés eux-mêmes. Les ayant dépouillés des attributs légendaires et mythologiques dont on par volontiers les héros, nous les voyons apparaître plus vrais.

« Mais nous nous rendons compte aussi combien ces gens ont eu les coudées plus franches que nous : l’Etat, les lois jouaient dans leur vie un rôle beaucoup plus modeste que dans la nôtre, leur permettant – au sens littéral du terme – d’être de véritables « force de la nature ». Voilà ce qui explique pourquoi toutes les formes de la vie qui était la leur ont eu ce quelque chose de plus frais, de plus traditionnel en même temps, de plus marqué que celles de notre temps.

« Voilà ce qui explique aussi pourquoi ces gens pouvaient se permettre de faire la guerre en suivant avant tout leur naturel, et en se préoccupant fort peu des prescriptions officielles.

« Les anciens Suisses n’ont pas du tout « la pureté des héros », mais ce sont quand même des gens peu ordinaires, par leur incarnation de l’élémentaire, et par leur tenue au combat.

« Leur histoire nous enseigne que, malgré leurs défauts, ils ont pu achever une œuvre de taille. Ceci pourrait peut-être nous engager à chercher à faire de même.

FIN

Sources : Cahiers d’histoire et de prospective militaire / Documents pour servir à l’histoire de la pensée militaire Suisse / Château de Coppet – 1968

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Internet

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Le Livre des Armes, Dominique Venner, Edition Jacques Grancher, Pensée Moderne, Paris 1976

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8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 15:25

La désertion

« Parmi tous les éléments qui sont particuliers à l’ancienne « manière » suisse, le plus caractéristique, à notre sens, est cette espèce de désordre latent, cette part d’incontrôlable, et aussi d’indompté – par laquelle nos gens communiquaient, en quelques sorte, avec les forces obscures et irrationnelles de la guerre.

« Ceci se manifestait « en surface » par deux phénomènes bien marqués, la « feldsucht » et la « feldflucht » : l’attrait physique du combat et sa répulsion, si l’on peut dire. »

[Nous nous sommes suffisamment occupés de la « feldsucht » pour pouvoir nous pencher sur un aspect moins connu, et dont l’historiographie idéalisant(e) fait volontiers un tabou.]

« Par « feldflucht » nous n’entendons pas, à proprement parler, la désertion face à l’ennemi, lâcheté caractérisée dont nous ne connaissons que si peu d’exemples qu’il ne vaut pas la peine d’en parler. [Nous voulons parler de ceux qui – pour diverses raisons, familiales et autres – ne pouvaient prendre sur eux d’accompagner leurs camarades en campagne.]

« Nous savons que la désertion face à l’ennemi est punie des plus sévères sanctions, et qu’un homme a le droit de poignarder son voisin dès qu’il a exprimé son intention de prendre la fuite. Ce droit était pratiqué tout à fait sérieusement ; on sait que pendant la guerre de Souabe les gens de Lucerne et de Zoug, qui se portaient, en une marche forcée presque inhumaine, vers Dornach (où l’action s’était déjà engagée), tombèrent sur une bande de 200 Bernois qui préféraient les joies du pillage aux difficultés du champ de bataille. Bien qu’ils fussent fort pressés, les lucernois et zougois estimèrent indispensable de faire justice, et passèrent sur le champ les pillards par les armes.

« Cet exemple de fidélité aux lois a quelque chose d’antique ; il peut, certes, avoir représenté une exception, il n’en demeure pas moins vrai qu’une attitude équivoque en présence de l’ennemi menait à coup sûr en justice celui qui en était accusé.

« Si un Suisse avait le malheur de tomber vivant aux mains de l’ennemi en cours de bataille, il devait être en mesure de prouver – une fois libéré par la suite – que c’était après avoir été blessé qu’il avait été fait prisonnier. S’il ne pouvait pas fournir cette preuve, il risquait sa peau.

« On cite l’exemple d’un homme qui marchait, lui aussi, vers Dornach, et qui reçut par accident en cours de route, une ruade de cheval. Blessé, ayant perdu connaissance, il ne participa pas à la bataille. En dépit des circonstances, la justice militaire fut saisie de son cas et il fut l’objet d’une enquête. »

De tous temps les déserteurs ont existés.

De tous temps les déserteurs ont existés.

[Tout ce qui précède a trait à la désertion. On voit qu’elle est considérée comme la plus grande infamie.]

« La « feldflucht » n’est pas identifiée à la désertion ; assez répandue, elle se manifeste par une sorte de mouvement de reflux, groupant tous ceux qui évacuent la zone des combats. Cette espèce de migration, qui a pris parfois des proportions considérables, s’est produite dans toutes les guerres de l’ancienne Suisse, elle partait des villes d’étape, des garnisons mêmes et des camps, et refluait vers l’intérieur du pays.

« Contre elle, les gouvernements ne purent pratiquement rien faire, bien qu’ils ne se fussent pas fait faute de prendre une série de mesures.

« Les règlements militaires en vigueur contiennent une série d’interdictions, destinées à empêcher les hommes d’armes de quitter la troupe avant la bataille. Mais on est étonné de constater l’indulgence et l’humanité des lois qui ont trait au retour illégal au foyer.

« Le contraste est frappant : alors que la désertion face à l’ennemi est punie au minimum de l’exil à vie et de la confiscation de tous les biens, … le retour au foyer de ceux qui ne font que quitter un camp ne fait l’objet, lui, que d’une amende salée, accompagnée d’un exil d’un an. »

« On voit même des gens qui sont accusés de ce délit, ne se voir l’objet que d’une simple privation de solde.

« Pour souligner combien cette pratique nous semble insolite, nous rappellerons que les lois militaires actuelles (1968), applicables en temps de service actif, qui sont en bien des points plus « humaines » que celles de l’ancien temps, prévoient, en ce qui touche à la désertion et l’absence du service sans autorisation, des peines allant jusqu’à dix ans de pénitencier.

« On ne peut s’empêcher de penser que les chefs militaires du Moyen Age, face à un fléau contre lequel la plus grande sévérité se révélait illusoire, n’ont fait en quelque sorte, bonne mine à mauvais jeu. »

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