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22 juillet 2008 2 22 /07 /juillet /2008 11:31


La loi somptuaire de 1619 produit d’heureux résultats pendant quelques années. Pourtant, en 1641, le Conseil se voit obligé de la rappeler parce que certaines de ses dispositions sont tombées dans l’oubli. Le 11 mai 1645, il promulgue un nouveau règlement de réforme. Il est publié dans Luxe et lois somptuaires à Fribourg jusqu’au milieu du XVIIe siècle, par Ch. Holder, dans Nouvelles étrennes fribourgeoises, 31e années, Fribourg, 1897, pp. 74-78.

 

Premièrement, tous passements, galons, dentelles et pointes d’or, d’argent et entremêlés, comme aussi les broderies d’or et d’argent sur toutes sortes d’habits, principalement sur les capes, sont défendus et prohibés.

Excepté sur les habits d’église et pour habiller ceux qui s’en vont au service des princes étrangers, aussi pour les comédies et la célébration de la fêtes des Rois. Excepté aussi aux baudriers, porte-épée et pour les cordons de chapeau.

Excepté davantage qu’il est permis aux honorables filles de la ville de porter aux fêtes et dimanches des coiffes d’or ; et aux noces, à l’épouse et aux filles qui la précèdent. Mais les chambrières n’en doivent aucunement porter. (…)

Aux bonnets et capes de femmes, il n’est pas permis de mettre marques ni cordons de perles et pierreries. On trouve aussi un grand abus aux ceintures d’argent des femmes, pendant jusqu’à terre, ce qui, pour l’avenir, ne doit être usé davantage. Les colliers de rubis, diamants, perles et semblables pierres précieuses sont totalement défendus. (…)

Les femmes, en portant deuil, ne se déguiseront ou ne couvriront leur visage avec de la soie, mais elles pourront et devront comparaître habillées honnêtement de noir. (…)

Et, en général, il n’est pas permis d’habiller les enfants de soie, satin, velours et semblable matière de haut prix, ni de mettre sur leurs habits passements, pointes ou galons d’or ou d’argent. Finalement, afin que l’exécution de cette mesure (…) soit dûment effectuée, seront les seigneurs quatre bannerets inspecteurs. Mais, pour les seconder en ceci, on ordonnera et assermentera deux maîtres de l’abbaye des tailleurs : un tailleur, l’autre pelletier. Et un maître cordonnier pour observer tous les contrevenants à cette ordonnance et exiger et recouvrer d’un chacun d’iceux, sur chaque manquement, trente florins d’offense : le tiers pour les pauvres, le tiers aux seigneurs bannerets et l’autre tiers pour l’abbaye, duquel tiers leurs maîtres assermentés participeront pour leur peine et salaire de la moitié. Que si les contrevenants ne voulaient se soumettre à l’offense, ils le remontreront aux seigneurs bannerets, lesquels leur prêteront main en force de leur charge.

Mais chaque maître cordonnier, tailleur, lingère, soit de la ville ou réfugiée de Bourgogne ou d’autre lieu, hommes et femmes, qui fera des habits et souliers contre le contenu de cette ordonnance, iceux doivent encourir chaque fois l’amende de soixante florins à répartir comme il est dit ci-devant. Et la marchandise défendue, qui sera tenue vendable, sera confisquée aux marchands. Toutefois, les marchands étrangers seront au préalable admonestés de n’exposer à la vente telles marchandises défendues.

 

Commentaire : Hé ben !


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21 juillet 2008 1 21 /07 /juillet /2008 18:12



A la suite de la dispute de Lausanne, le gouvernement de Berne ordonne, le 19 octobre, la cessation immédiate du culte catholique puis, le 24 décembre, il organise le culte protestant.

 

Prédicants. Premièrement, que nul ne se mêle d’annoncer la parole de Dieu en nos dits pays qui ne soit par nous à ce député ; toutefois, l’élection desdits ministres pourra se faire par les prédicants et ceux-ci nous seront présentés pour les confirmer.

2°. Que ces ministres annoncent purement la parole de Dieu et ne mettent en avant, par leur doctrine, ni enseignement autre chose sinon ce qu’ils peuvent approuver par la sainte Ecriture du vieux et nouveau Testament. Vous, nos dits sujets, hommes et femmes, nous vous admonestons d’ouïr la parole de Dieu si vous désirez éviter notre disgrâce.

Sacrements. Puisque, en la sainte Ecriture, ne se trouvent fondés et institués que deux sacrements, à savoir la sainte Cène de Notre Seigneur et le baptême, nous ordonnons que les autres cinq que l’on appelle sacrements soient émondés.

Baptême. Touchant le baptême, nous ordonnons que tous les jours on puisse baptiser les enfants ; toutefois, il nous semblerait convenable que, dans chaque paroisse, les enfants fussent baptisés le dimanche après le sermon.

Mariage des ecclésiastiques. Pour autant que le mariage des gens d’Eglise est défendu par tradition papale, il est raisonnable que celui-ci soit, à toutes personnes aptes et idoines à icelui, octroyé et permis pour éviter paillardise.

Fêtes. Touchant les fêtes, nous ordonnons et commandons que tous les dimanches doivent être observés, adjoints : le jour de la nativité de Notre Seigneur, la circoncision, l’annonciation de Notre Dame et l’ascension de Notre Seigneur, sur lesquels jours l’on doit se reposer et surtout ouïr la parole de Dieu.

Cérémonies papales. Nous avons aussi ordonné que vous vous absteniez d’allez à la messe et aux autres cérémonies papales, sous le ban : l’homme de dix florins et la femme de cinq.

Blasphèmes. Touchant les blasphèmes, nous ordonnons que tous, hommes et femmes, jeunes et vieux, prenant en vain le nom de Dieu en la bouche, jurant par le corps, sang, plaies, chair, soient tenus de tomber à terre et de la baiser. Et que tous ceux qui ouïront de tels blasphèmes soient tenus de les admonester à cela faire. Et si tels blasphémateurs donnent parole injurieuse et ne veulent baiser la terre, ils doivent être mis en prison puis, après avoir baisé la terre, donner trente sols de ban ; ils pourraient aussi faire si grand blasphème que nous les châtierions plus rigoureusement.

Danses. Les danses sont scandaleuses. Pour cette cause, nous les défendons sous le ban de trois florins. Toutefois, nous octroyons trois honnêtes danses sur les jours de noces.

Guerre. Pareillement, que nul de vous ci-après aille en guerre étrangère sous peine : les capitaines, lieutenants, porteurs de bannières et autres officiers, de perdition de leur vie, et les simples compagnons, d’être mis en prison et de donner aussi dix florins et, avec cela, d’être mis au collier.

 

Commentaire. Si l’on a respecté l’ordonnance dans ses grandes lignes, je ne crois pas que sur le paragraphe de la « Guerre » il en a été de même. En effet, le service Etranger a été depuis 1518 La Paix de Fribourg, instauré et est devenu une source de revenus pour tous les cantons agressifs de Suisse et Berne n’était pas en reste. Et on ne s’en glorifierait pas aujourd’hui d’avoir un ou deux ancêtres célèbres d’avoir fait une guerre ici ou là à travers l’Europe.



collection Recueils de textes d'histoire Suisse. 1517-1648 par Michel Salamin

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16 juillet 2008 3 16 /07 /juillet /2008 12:46

*Avertissement. L’écrit est recopié dans le texte de l’époque avec son orthographe, les coquilles typographiques et la graphie de certains noms et mots tel qu’ils étaient connus et employés en 1815. ces mots sont soulignés dans le texte ci-dessous.

 

 

 

FRAGMENS

Statistiques sur le canton de Vaud. (Tirés d’un manuscrit plus étendu, rédigé en 1801).

 

I.

 

POPULATION.

 

Le nouveau canton du Léman renferme tout ce qui étoit précédemment connu sous le nom de Pays-de-Vaud, faisant partie de l’ancien canton de Berne ; plus les deux baillages communs de Grandson, d’Orbe et Echallens, et le district du Pays-d’Enhaut Romand, qui jusqu’à la révolution a fait partie de l’Oberland Bernois : il fut d’abord divisé en 17 districts, dont voici la population, d’après un recensement dressé en 1801.

 

DISTRICTS.             AMES.          CITOYENS ACTIFS.

 

Aigle.                                     11801                              3315

Vevey                                       9829                              2534

La Vaux                                    7734                              2178

Lausanne                               12629                              2548

Morges                                    9045                              2306

Aubonne                                 7059                              1844

Rolle                                         4558                              1087

Nyon                                        8719                              2339

Yverdon                                   9769                              2467

Grandson                                 9753                              2316

Orbe                                         9756                              2312

Echallens                                 7028                              1932

Cossonay                                7840                              2256

Moudon                                  8866                              2415

Oron                                         4438                              1203

Vallée de Joux                         4153                              1095

Pays-d’Enhaut                        4094                              1105

                                                --------------------------------

                                                137,071                           35,308

 

Nous ne portons en ligne de compte, ni le district de Payerne, qui renferme 4850 ames, ni celui d’Avenches, qui en a 6742 ; parce qu’à l’époque de ce travail, ces deux districts, démembrés du Pays-de-Vaud, étoient incorporés au canton de Fribourg.

Au premier janvier 1799, la population totale du Canton du Léman, d’après les tabelles exactes de chaque paroisse, montoit à 138,331 ames : ces paroisses sont au nombre de 133 de la communion réformée, & de 3 de la communion catholique ; ces dernières contiennent 1520 ames.

Dans le courant de l’année 1798, il est né 2259 garçons & 2219 filles, total 4478 naissances, parmi lesquelles 37 couches doubles, soit 74 jumeaux.

Il est mort 1434 personnes du sexe masculin, & 1426 du sexe féminin, en tout 2860, dont 9 nonagénaires ou au-delà : par conséquent les naissances ont surpassé les morts de 1618, c’est-à-dire d’un peu moins d’un tiers. – Les mariages ont été au nombre de 1377 ; ce qui revient (à une petite fraction près) à la proportion ordinaire d’un mariage sur 100 individus.

D’après un relevé fait sur 108 paroisses, il paroît que les mois dans lesquels il y a le plus de naissances au Pays-de-Vaud, sont Janvier, Février & Octobre ; & les mois où il y en a le moins sont Mai, Juin, Août. Sur 85 paroisses, on a trouvé que les mois où il y a le plus de morts sont Janvier, Avril, Décembre. Les mois où il y en a le moins sont Mai, Juillet, Novembre.

Dans le courant de 1798, il y a eu deux suicides, & 44 morts par accident.

 

Savoir :

 

Noyés                                                                                                                                                    13

Brûlés                                                                                                                                                     2

Péris dans les neiges                                                                                                                           3

Ecrasés par des arbres                                                                                                                        2

Ecrasé par un rocher                                                                                                                            1

Tués par des armes à feu, sautées dans la main                                                                      4

Tués par des chûtes                                                                                                                            9

Tués par des chûtes étant ivres                                                                                                        6

Tués involontairement par un autre                                                                                                  3

Assassiné par un homme ivre                                                                                                            1

                                                                                                                                                                ----

                                                                                                                                                                44

 

Il eût été certainement très intéressant pour l’arithmétique politique du Pays-de-Vaud, de consulter les anciens tableaux de sa population, dressés  des époques antérieures. Mais n’ayant pu en avoir communication, je me borne à prendre pour point de comparaison le dernier recensement publié en 1766, par feu M. le doyen Muret, dans un excellent mémoire couronné par la société économique de Berne ; mémoire qui embrasse tout le Pays-de-Vaud, sauf les baillages communs de Grandson, d’Orbe et Echallens.

En 1765, 117 paroisses contenoient 106,157 ames. D’où il s’ensuit qu’en 33 ans, ou dans un tiers de siècle, la population a augmenté de 20220 individus, c’est-à-dire, d’environ un cinquième ; de manière que si cet accroissement continue, la population aura plus que doublé dans l’espace de 165 ans, à compter de 1765 à 1930.*

*pour information : la population du canton de Vaud en 1930 était de : 331'853 personnes, représentant 85'832 ménages, 3,9 pers. Par ménage. En 2000, la population était de : 612'626 pers.)

Cette augmentation d’un cinquième d’habitans dans un tiers de siècle, rappelle un passage remarquable de J. J. Rousseau (Contrat Social, Livre III. Chapitre 9. Des signes d’un bon gouvernement.) « Pour moi, dit-il, je m’étonne toujours qu’on méconnoisse un signe aussi simple, ou qu’on ait la mauvaise foi de n’en pas convenir… Quelle est la fin de l’association politique ? C’est la conservation et la prospérité de ses membres : et quel est le signe le plus sûr qu’ils se conservent et prospèrent ? C’est leur nombre et population. N’allez donc pas chercher ailleurs ce signe si disputé. Toutes choses d’ailleurs égales, le gouvernement sous lequel, sans moyens étrangers, sans naturalisation, sans colonie, les citoyens peuplent et multiplient davantage, est infailliblement le meilleur : celui sous lequel un peuple diminue et dépérit est le pire. Calculateurs, c’est maintenant votre affaire ; comptez, mesurez, comparez… »

Et comparant le recensement de 1765 à celui de 1798, on ne trouve que 9 paroisses dont la population ait diminué : en voici le tableau.

 

Paroisses.             1765        1798        perte.

 

Penthaz  223          216              7

Prengins                545          511             34

Ecublens               550          524             26

Pully                      947          836            111

Palaisieux

Et

Maracon.              749          712              37

Rossinière             646          617              29

Grion                      346          339               7

Gressier 853          807             46

St. Cierges            911          831             80

 

Toutes les autres paroisses ont accru leur population du plus au moins ; excepté la seule commune de Leysin, qui aux deux époques présente le même nombre d’habitans, 405.

GTell

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15 mai 2008 4 15 /05 /mai /2008 11:34

Mise en garde : les informations sont celles que l’on pouvait obtenir en 1945 ! En effet, le sujet principal du BLOG est l’histoire et donc je renseigne sur des moments précis des connaissances à un moment donné. En conséquence, le canton du Jura n’existait pas encore et n’est donc pas nommé ni décrit. Et pourquoi pas un instantané d’aujourd’hui ? Parce que les différences aujourd’hui sont moins marquées que par le passé, quand chaque canton revendiquait ses particularités avec fierté.


 

 

 

Canton de Thurgovie (Thurgau, Turgovia) – 17e rang – Entrée dans la Confédération : 19 février 1803

 

Nom : le « Thurgau » (« Gau der Thur » = pays de la Thur, la plus grande rivière de la région) fut fondé au Ve siècle par les Alamans. Il s’étendait entre la Reuss, l’Aar, le Rhein, le lac de Constance et la Rhétie. Encore plus anciens sont les noms de « pagus » = « Gau » = région, « Durgaugensis » (744), « Durgauia » (761), « Thurgauvia » (774).

Armoiries : un écu tranché d’argent et de sinople. Chacun des deux champs est chargé d’un lion d’or rampant, lampassé de gueules.

Origine : la Thurgovie choisi ses armoiries lorsqu’elle entra dans la Confédération en 1803. Les deux lions proviennent des armes des Kybourg, qui étaient représentées depuis le moyen âge sur les bannières des villes et des contrées thurgoviennes. Le vert symbolise la liberté.

Couleurs cantonales : vert, blanc.

Superficie : 1005,8 km2 dont 176,46 km2 de terrains improductifs.

Chef-lieu : Frauenfeld. Langue : allemand.

Constitution : du 28 février 1869.

Pouvoir législatif : le « Grand Conseil » (Grosser Rat) composé de 143 députés, élus par le peuple pour 4 ans. Age minimum : 20 ans. Il peut être dissous sur demande du peuple.

Pouvoir exécutif : le « Conseil d’Etat » (Regierungsrat) composé de 5 membres, élus par le peuple pour 3 ans. Il peut être rappelé sur demande du peuple. Le Conseil d’Etat élit lui-même son président et son vice-président pour 1 année.

Division administrative: 72 communes, 8 districts: Arbon, Bischofzell, Diessenhofen, Frauenfeld, Kreuzlingen, Münchwilen, (Sirnach), Steckborn, Weinfelden.

 

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4 mai 2008 7 04 /05 /mai /2008 14:35

Mise en garde : les informations sont celles que l’on pouvait obtenir en 1945 ! En effet, le sujet principal du BLOG est l’histoire et donc je renseigne sur des moments précis des connaissances à un moment donné. En conséquence, le canton du Jura n’existait pas encore et n’est donc pas nommé ni décrit. Et pourquoi pas un instantané d’aujourd’hui ? Parce que les différences aujourd’hui sont moins marquées que par le passé, quand chaque canton revendiquait ses particularités avec fierté.


Canton d’Argovie (Aargau, Argovia) – 16e rang – Entrée dans la Confédération : 19 février 1803

 

Nom : on désigne déjà ce canton en 763 par le nom de « Argouwe regione », plus tard on trouve aussi « pagello aragaugense », « Argauginse », « Arageuwe » en 861, on trouve un « Oberaargau » dont les frontières étaient : la petite rivière Rot-Murg. La frontière des « gau » à l’époque des Alémanes (Ve siècle) se trouvait le long de l’Aar jusqu’au lac de Brienz, la rive gauche de la Reuss jusqu’à Lucerne, Bremgarten, Brugg. L’appellation officiel du canton d’Argovie et les nouvelles frontières datent de 1803.

Armoiries : parti de sable à une fasce ondée d’argent et d’azur à trois étoiles d’argent.

Origine : les armoiries sont aussi une création du 20 avril 1803. Le noir symbolise la terre, le blanc : l’eau, le bleu : le ciel. Les trois étoiles indiquent les trois grandes régions : Freiamt, comté de Baden et Fricktal. La bande ondée représente l’Aar (autrefois la partie bernoise du canton).

Couleurs cantonales : noir, bleu.

Superficie : 1403,5 km2 ; dont 66,19 km2 de terrains improductifs.

Chef-lieu : Aarau. Langue : allemand.

Constitution : du 23 avril 1885 (sixième) avec 11 modifications (jusqu’en 1942).

Pouvoir législatif : le « Grand Conseil » (Grosser Rat), composé de 200 députés (1 pour 1200 habitants), élu par le peuple pour 4 ans ; âge minimum : 20 ans.

Pouvoir exécutif : le Conseil d’Etat (Regierungsrat), composé de 5 membres, élus par le peuple pour 4 ans. Il élit son président (Landammann) et ses vice-présidents (Landstatthalter) pour 1 année.

Division administrative : 223 communes, 11 districts : Aarau, Baden, Bremgarten, Brugg, Kulm, Laufenbourg, Lenzbourg, Muri, Rheinfelden, Zofingen, Zurzach.

 

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3 mai 2008 6 03 /05 /mai /2008 13:44

À l’école, on apprend que les Zaehringen sont à l’origine de la ville de Fribourg (1157) et celle de Berne (1191).

Pour Fribourg, on l’appelle en allemand, Friburg im Uechtland et en français Fribourg en Nuithonie, du moins dans les anciens livres d’histoires scolaires.

http://www.morat-evocation.ch/armoiries_fribourgeoises.html la légende des armoiries de Fribourg.

Quant à Berne, c’est Berne, pas de particularité dans le nom si ce n’est que ça signifie Ours.

 

Donc les Duc de Zaehringen sont les bâtisseurs de ces deux villes et l’on a souvent oublié que c’était bien plus que cela. La Maison des Zaehringen couvrait pratiquement tout le plateau suisse, sans les évêchés de Bâle, de Sion et sans le duché de Souabe qui s’étendait sur la totalité du territoire des Grisons.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Z%C3%A4hringen pour plus d’infos.

 

J'ai trouvé les armoiries de la maison Zaehringen. Merci au Musée d'art et d'histoire Fribourg pour son aide.





Berchtold V de Zaehringen à Berne

Ci-dessous la carte des possessions des Zaehringen sur le territoire suisse avant les Habsbourg.


 

 

 GTell

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30 avril 2008 3 30 /04 /avril /2008 15:29

Mise en garde : les informations sont celles que l’on pouvait obtenir en 1945 ! En effet, le sujet principal du BLOG est l’histoire et donc je renseigne sur des moments précis des connaissances à un moment donné. En conséquence, le canton du Jura n’existait pas encore et n’est donc pas nommé ni décrit. Et pourquoi pas un instantané d’aujourd’hui ? Parce que les différences aujourd’hui sont moins marquées que par le passé, quand chaque canton revendiquait ses particularités avec fierté.


Canton des Grisons (Graubünden, Grigione, La Grischa, Grischun) – 15e rang – Entrée dans la Confédération: 19 février 1803

 

Nom : appellation romaine : « Raetia », franque : « Churwalchen ». Depuis le XVe siècle, on a « Graubünden » ou « Bünden » d’après la Ligue grise ou peut-être d’après les habits de laine grise des paysans que ces derniers tissaient eux-mêmes. Ceci en opposition avec le « Schwarzen Bund » des chevaliers qui portaient des vêtements foncés.

Armoiries : les armoiries ont subi différents changements jusqu’à ce qu’elles soient définitivement établies en 1932 : coupé d’un franc-quartier dextre parti de sable et d’argent (Ligue grise), d’un franc-quartier sénestre écartelé d’azur et d’or avec une croix or sur azur et azur sur or (Dix-Juridictions), et d’argent à un bouc de sable sautant à dextre (Maison-Dieu).

Origine : l’écu comprend les armoiries des trois ligues : la Ligue grise, la Ligue de la Maison-Dieu et la Ligue des Dix-Juridictions. Autrefois, chaque ligue avait sa propre bannière et ses propres armoiries. En 1803 on réunit pour la première fois les trois armoiries avec leurs tenants : l’homme sauvage et saint Georges (Ligue grise et des Dix-Juridictions).

Couleurs cantonales : gris, blanc, bleu clair.

Superficie : 7113,5 km2, dont 2171,73 km2 de terrains improductifs.

Chef-lieu : Coire (Chur, Coira). Langue : allemand, italien, romanche.

Constitution : du 2 octobre avec 2 modifications (1942)

Pouvoir législatif : le Grand Conseil (Grosser Rat, Gran Consiglio, Gran Cussagl) composé de 92 députés (1 pour 1300 habitants) élus pour 2 ans. Age minimum : 20 ans.

Pouvoir exécutif : le Petit Conseil (Kleiner Rat, Pitschen Cussagl, Piccolo Consiglio), composé de 5 membres élus pour 1 an. Le président et le vice-président sont élus par le Grand Conseil.

Division administrative : 221 communes, 39 arrondissements, 14 districts : Albula (Tiefencastel), Bernina (Poschiavo), Glenner-Glogn (Ilanz), Heizenberg-Montogna (Thusis), Hinterrhein (Andeer), Imboden-Il Pleun (Tamins), Inn-Enn (Schuls), Ober-Landquart (Klosters), Unter-Landquart (Malans), Maloja-Maloggia (Silvaplana), Moësa-Mesolcina (Roveredo), Munstertal-Val Mustair (Sainta Maria), Plessur (Coire), Vorderrhein (Truns).

 



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27 avril 2008 7 27 /04 /avril /2008 13:45

Mise en garde : les informations sont celles que l’on pouvait obtenir en 1945 ! En effet, le sujet principal du BLOG est l’histoire et donc je renseigne sur des moments précis des connaissances à un moment donné. En conséquence, le canton du Jura n’existait pas encore et n’est donc pas nommé ni décrit. Et pourquoi pas un instantané d’aujourd’hui ? Parce que les différences aujourd’hui sont moins marquées que par le passé, quand chaque canton revendiquait ses particularités avec fierté.

 


Canton de St-Gall (St. Gallen, San Gallo) – 14e rang – Entrée dans la Confédération : 19 février 1803

 

Nom : le moine irlandais Gallus, disciple de Colomban, établit sa cellule en 612 sur l’emplacement de la ville actuelle de St-Gall. La ville lui doit son nom et celui-ci passa plus tard au canton.

Armoiries : de sinople à un faisceau de licteur en pal, composé de huit bâtons d’argent liés autour d’une hache de même par un ruban de l’émail du champ.

Origine : les armoiries ont été établies en 1803, à l’entrée de ce canton dans la Confédération. Le vert, d’après le langage des couleurs, signifie la liberté. Les 8 bâtons représentent les 8 districts du nouveau canton. La hache est l’insigne de la souveraineté ; le ruban celui de l’union. La hache peut être tournée indifféremment à droite ou à gauche.

Couleurs cantonales : vert, blanc.

Superficie : 2013,46 km2, dont 226,88 km2 de terrains improductifs.

Constitution : du 16 novembre 1890 avec 6 modifications (jusqu’en 1942).

Chef-lieu : St-Gall. Langue : allemand.

Pouvoir législatif : le Grand Conseil (Grosser Rat) composé de 173 députés élus par le peuple pour 3 ans. Age minimum : 20 ans.

Pouvoir exécutif : le Conseil d’Etat (Regierungsrat) composé de 7 membres élus par le Grand Conseil pour 1 an.

Division administrative : 91 communes, 14 districts : Gaster (Schënis), Oberrheintal (Altstätten), Unterrheintal (Rheineck), See (Rapperswil), Alt-Toggenburg (Krummenau), Unter-Toggenburg (Flawil), Werdenberg (Buchs), Rorschach, St-Gall, Sargans, Gossau, Wil.

 


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26 avril 2008 6 26 /04 /avril /2008 13:42

De 58 avant J.-C. jusqu’au commencement du Ve siècle après J.-C.

 

Les Helvètes habitaient le pays plat ou ondulé qui s’étend du lac Léman au lac de Constance, entre le Rhin, les Alpes et le Jura ; les Rauriques, au nord-ouest ; les Séquanes, au sud-ouest ; les Allobroges, au sud du lac Léman.

L'Helvétie est en rose...

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23 avril 2008 3 23 /04 /avril /2008 15:30

Mise en garde : les informations sont celles que l’on pouvait obtenir en 1945 ! En effet, le sujet principal du BLOG est l’histoire et donc je renseigne sur des moments précis des connaissances à un moment donné. En conséquence, le canton du Jura n’existait pas encore et n’est donc pas nommé ni décrit. Et pourquoi pas un instantané d’aujourd’hui ? Parce que les différences aujourd’hui sont moins marquées que par le passé, quand chaque canton revendiquait ses particularités avec fierté.

 

 

 

Canton d’Appenzell, Rhodes-intérieures (Rh.-int.) (Appenzell I.-Rh., Appenzell oint.) – 13e rang – Entrée dans la Confédération : 17 décembre 1513

 

Nom : voir sous Appenzell Rh.-ext.

Armoiries : les anciennes armoiries du canton d’Appenzell, sans l’inscription V-R.

Origine : voir sous Appenzell Rh.-ext.

Couleurs cantonales : blanc, noir, parti.

Superficie : 172,59 km2, dont 22,87 km2 de terrains improductifs.

Chef-lieu : Appenzell. Langue : allemand.

Constitution : du 24 novembre 1872 avec 3 modifications (1942).

Pouvoir législatif : le « Grand Conseil » (Grosser Rat), composé de 58 députés (1 pour 250 habitants), élus par le peuple pour 1 année. Age minimum : 20 ans.

Pouvoir exécutif : gouvernement cantonal (Standes-Kommission), composé de 9 membres (emploi secondaire), élus par la Landsgemeinde à Appenzell pour 1 année. Celle-ci élit aussi le président du gouvernement (Landammann) pour 1 année ; le gouvernement élit son remplaçant pour 1 année.

Division administrative : 6 communes, 2 districts : Appenzell et Gonten.

 

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