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19 avril 2008 6 19 /04 /avril /2008 14:37

 1198-1216 Le Pape Innocent III ; prestige de la Papauté. Fondation de l’Université de Paris. St François d’Assise (1182-1226) ; la pauvreté évangélique.

Frédéric II, empereur (1212-1250) et roi des Deux-Siciles ; adversaire de l’Eglise.

 

En Suisse Obtiennent l’immédiateté impériale : seigneurs ecclésiastiques et laïques : les évêques, l’abbé de St Gall, les comtes de Kybourg, de Savoie, de Gruyère, de Habsbourg etc.

 

1231 Uri reçoit l’immédiateté impériale du roi Henri, fils de l’empereur Frédéric II. Partage des possessions habsbourgeoises entre les comtes Albert (branche aînée, plus tard : Habsbourg-Autriche) et Rodolphe II (branche cadette, Habsbourg-Laufenbourg).

 

1239-1244 Premier soulèvement des Waldstaetten. Schwyz et Unterwald, soutenus par Lucerne et Uri, luttent contre Rodolphe II de Habsbourg.

 

1240 Schwyz reçoit l’immédiateté impériale de Frédéric II.

 

1245-1250 Deuxième soulèvement des Waldstaetten (Schwyz et Unterwald).

 

Vers 1240 ou plus tard ? Première alliance d’Uri, de Schwyz, d’Unterwald et de Lucerne.

 

1263-1264 Extinction de la famille de Kybourg. Rodolphe III de Habsbourg (branche aînée) devient tuteur d’Anne, fille de Hartmann le Jeune de Kybourg ; et prend possession de l’héritage de Hartmann l’Ancien.

 

1273 Rodolphe III de Habsbourg acquiert les possessions des Habsbourg-Laufenbourg dans les Waldstaetten.

 

1273-1291 Rodolphe de Habsbourg empereur. Uri obtient de lui la confirmation de sa charte de franchises. Rodolphe enrichit sa maison du duché d’Autriche et fait de nouvelles acquisitions sur territoire suisse (Fribourg, Lucerne, etc.)

 

1215 En Angleterre : La Grande Charte ou premières libertés, origine du Parlement.

 

1235-1250 Dernières luttes entre l’Empire et la Papauté.

 

1256-1273 Grand interrègne en Allemagne ; graves désordres jusqu’à l’avènement de Rodolphe de Habsbourg.

 

1270 Huitième croisade. Mort de St Louis à Tunis.

 

Frédéric II














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19 avril 2008 6 19 /04 /avril /2008 14:31

Acte de reconnaissance et de garantie de la neutralité perpétuelle de la Suisse et de l’inviolabilité de son territoire.

Paris 20 novembre 1815.


 

L’accession de la Suisse à la Déclaration donnée à Vienne le vingt mars mil huit cent quinze, par les Puissances signataires du traité de Paris, ayant été dûment notifiée aux Ministres des cours Impériales et Royales, par l’Acte de la Diète helvétique du vingt-sept mai suivant, rien ne s’opposait à ce que l’Acte de reconnaissance et de la garantie de la neutralité perpétuelle de la Suisse dans ses nouvelles frontières fût fait conformément à la déclaration susdite. Mais les Puissances ont jugé convenable de suspendre jusqu’à ce jour la signature de cet acte à cause des changements que les événements de la guerre et les arrangements qui devaient en être la suite pouvaient apporter aux limites de la Suisse, et des modifications qui pouvaient aussi en résulter dans les dispositions relatives aux territoires associés au bienfait de la neutralité du Corps helvétique.

Ces changements se trouvant déterminés par les stipulations du traité de Paris de ce jour, les Puissances signataires de la déclaration de Vienne du vingt mars font, par le présent acte, une reconnaissance formelle et authentique de la neutralité perpétuelle de la Suisse, et Elles lui garantissent l’intégrité et l’inviolabilité de son territoire dans ses nouvelles limites, telles qu’elles sont fixées, tant par l’acte du Congrès de Vienne que par le traité de Paris de ce jour, et telles qu’elles le seront ultérieurement, conformément à la disposition du protocole du 3 novembre ci-joint en extrait, qui stipule en faveur du Corps Helvétique un nouvel accroissement de territoire, à prendre sur la Savoie, pour arrondir et désenclaver le Canton de Genève.

Les Puissances reconnaissent et garantissent également la neutralité des parties de la Savoie, désignées par l’acte du Congrès de Vienne du vingt-neuf mars mil huit cent quinze, et par le traité de Paris de ce jour, comme devant jouir de la neutralité de la Suisse de la même manière que si elles appartenaient à celle-ci.

Les Puissances signataires de la déclaration du vingt mars reconnaissent authentiquement par le présent acte que la neutralité et l’inviolabilité de la Suisse et son indépendance de toute influence étrangère sont dans les vrais intérêts de la politique de l’Europe entière.

Elles déclarent, qu’aucune induction défavorable aux droits de la Suisse, relativement à sa neutralité et à l’inviolabilité de son territoire, ne peut ni ne doit être tirée des événements, qui ont amené le passage des troupes alliées sur une partie du sol helvétique. Ce passage, librement consenti par les Cantons, dans la convention du vingt mai, a été le résultat nécessaire de l’adhésion franche de la Suisse aux principes manifestés par les Puissances signataires du traité d’alliance du 25 mars.

Les Puissances se plaisent à reconnaître que la conduite de la Suisse, dans cette circonstance d’épreuve, a montré qu’elle savait faire de grands sacrifices au bien général et au soutien d’une cause que toutes les Puissances de l’Europe ont défendue ; et qu’enfin la Suisse était digne d’obtenir les avantages qui lui sont assurés, soit par les dispositions du Congrès de Vienne, soit par le traité de Paris de ce jour, soit par le présent acte, auquel toutes les Puissances de l’Europe sont invitées à accéder. En foi de quoi la présente Déclaration a été faite et signée à Paris le 20 novembre de l’an de grâce mil huit cent quinze.

 

Autriche. Le Prince de Metternich. Le baron de Wessenberg.

 

France. Richelieu.

 

Grande-Bretagne. Castlereagh. Wellington.

 

Portugal. Le Comte de Palmella. D. Joachim Lobo da Silveira.

 

Prusse. Le Prince de Hardenberg. Le Baron de Humboldt.

 

Russie. Le Prince de Rasoumoffsky. Le Comte Capo d’Istria.

 

 

Traité de Versailles du 28 juin 1919.

 

Les Hautes Parties contractantes, tout en reconnaissant les garanties stipulées en faveur de la Suisse par les Traités de 1815 et notamment l’Acte du 20 novembre 1815, garanties qui constituent des engagements internationaux pour le maintien de la Paix, constatent cependant que les stipulations de ces traités et conventions, déclarations et autres actes complémentaires relatifs à la zone neutralisée de Savoie, telle qu’elle est déterminée par l’alinéa 1 de l’article 92 de l’Acte final du Congrès de Vienne et par l’alinéa 2 de l’article 3 du Traité de Paris du 20 novembre 1815, ne correspondent plus aux circonstances actuelles. En conséquence, les Hautes Parties contractantes prennent acte de l’accord intervenu entre le Gouvernement français et le Gouvernement suisse pour l’abrogation des stipulations relatives à cette zone qui sont et demeurent abrogées.

Les Hautes Parties Contractantes reconnaissent de même que les stipulations des Traités de 1815 et des autres actes complémentaires relatifs aux zones franches actuelles de la Haute-Savoie et du pays de Gex ne correspondent plus aux circonstances actuelles et qu’il appartient à la France et à la Suisse de régler entre elles, d’un commun accord, le régime de ces territoires, dans les conditions jugées opportunes par les deux pays.

 

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18 avril 2008 5 18 /04 /avril /2008 15:13

Mise en garde : les informations sont celles que l’on pouvait obtenir en 1945 ! En effet, le sujet principal du BLOG est l’histoire et donc je renseigne sur des moments précis des connaissances à un moment donné. En conséquence, le canton du Jura n’existait pas encore et n’est donc pas nommé ni décrit. Et pourquoi pas un instantané d’aujourd’hui ? Parce que les différences aujourd’hui sont moins marquées que par le passé, quand chaque canton revendiquait ses particularités avec fierté.

 

 


Canton d’Appenzell, Rhodes-extérieures (Rh.-ext.) (Appenzell A.-Rh., Appenzello est.) – 13e rang – Entrée dans la Confédération : 17 décembre 1513

 

Nom : de « Abatis Cella » = la cellule (habitation) de l’abbé (St-Gall). Le mot Rhodes vient de « ausroden » = déboiser, défricher ; par exemple : une région riche en forêts. Le même mot est à l’origine de Rüti, Rütli, Ruete, etc.

Armoiries : d’argent, à un ours levé en pied de sable, armé et lampassé de gueules, accosté des deux lettres de sable V et R (Ussere Rhoden = Rhodes extérieures).

Origine : tout d’abord à la séparation de ce canton en Rhodes extérieures (protestants) et en Rhodes intérieures (catholiques) le 8 septembre 1597. les armoiries ont pour origine l’époque où Appenzell appartenait encore à l’abbaye de St-Gall qui portait un ours dans ses armoiries. Appenzell conserva celles-ci après s’être libéré de ses liens avec l’abbé. Depuis cette époque (1405-1408) les appenzellois portèrent leurs armoiries aussi sur leurs bannières. Les plus anciennes bannières que nous possédons proviennent du XVe siècle. Elles sont en toile blanche avec un ours peint.

Couleurs cantonales : blanc, noir.

Superficie : 242, 71 km2, dont 9,7 km2 de terrains improductifs.

Chef-lieu : Hérisau. Langue : allemand.

Constitution : du 26 avril 1906 avec des modifications (1941).

Pouvoir législatif : le « Grand Conseil » (Kantonsrat), composé de 67 députés (1 pour 1000 habitants), élus par le peuple pour 1 année. Ge minimum : 20 ans. Les questions importantes sont traitées par la Landsgemeinde. Le siège de la Landsgemeinde est soit Trogen, soit Hundwil.

Pouvoir exécutif : le « Conseil d’Etat » (Regierungsrat), composé de 7 membres (emploi secondaire), élus pour 1 an par la Landsgemeinde. La Landsgemeinde élit le président du Conseil d’Etat (Landammann) : le Conseil d’Etat élit le remplaçant (Statthalter) pour 1 année.

Division administrative : 20 communes, 3 districts : Hinterland (Hérisau, derrière la Sitter), Mittelland (Trogen) et Vorderland (Heiden, devant la Sitter).

 

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4 avril 2008 5 04 /04 /avril /2008 11:41

Mise en garde : les informations sont celles que l’on pouvait obtenir en 1945 ! En effet, le sujet principal du BLOG est l’histoire et donc je renseigne sur des moments précis des connaissances à un moment donné. En conséquence, le canton du Jura n’existait pas encore et n’est donc pas nommé ni décrit. Et pourquoi pas un instantané d’aujourd’hui ? Parce que les différences aujourd’hui sont moins marquées que par le passé, quand chaque canton revendiquait ses particularités avec fierté.

Canton de Schaffhouse (Schaffhausen, Sciaffusa) – 12e rang – Entrée dans la Confédération 10 août 1501

 

Nom : la ville de Schaffhouse fut fondée en même temps que le couvent de Tous-les-Saints (la première chapelle fut érigée en 1047 par le comte Eberhard III de Nellenbourg). On n’est pas d’accord sur l’origine du nom. On le fait dériver de « scâf » « Schaf » mouton, ou de scapha : « Schiff » : bateau. On trouve : Scâphusum (1045), Scephûsa (1046), Schafhusa (1111), Schaffhausen pour la première fois officiellement (en 1823).

Armoiries : d’or à un bélier de sable sautant, couronné, accorné et onglé d’or, langué de gueules.

Origine : le champ d’or et le tenant de sable dérivent des couleurs impériales (comme pour Uri) qui étaient d’or à une aigle de sable. Depuis le milieu du XIIIe siècle les armes du sceau de Schaffhouse sont des armes parlantes en effet, elles représentent un bélier sortant d’une maison. La plus ancienne bannière schaffousoise nous vient de la bataille de Sempach (1386), elle se trouve à la collection historique de Lucerne. La couronne et les cornes viennent d’un diplôme du pape Jules II (1512) pour services militaires.

Couleurs cantonales : noir, vert.

Superficie : 298,9 km2 dont 15,55 km2 de terrains improductifs.

Chef-lieu : Schaffhouse. Langue : allemand.

Constitution : du 24 mars 1876 avec 7 modifications (jusqu’en 1942).

Pouvoir législatif : le « Grand Conseil » (Grosser Rat) composé de 77 députés, élus par le peuple pour 4 ans. Age minimum : 20 ans. Il peut être dissous sur demande du peuple.

Pouvoir exécutif : le « Conseil d’Etat » composé de 5 membres élus par le peuple. Le président et le vice-président sont élus par le Grand Conseil pour 1 année.

Division administrative: 35 communes, 6 districts: Oberklettgau (Neunkirch), Unterklettgau (Unterhallau), Reiath (Thayngen), Schaffhouse, Schleitheim, Stein am Rhein.

 

 

 

 

 

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3 avril 2008 4 03 /04 /avril /2008 11:37

Zwingli justifie le mariage des prêtres (1522)

 

En juillet 1522, des ecclésiastiques soutenus par Zwingli adressent des requêtes à l’évêque diocésain et à la diète pour autoriser le mariage des prêtres. Son interdiction ne leur paraît plus tolérable puisqu’elle n’est pas prescrite par la Bible. L’intervention de Zwingli est traduite dans J.-J. Hottinger, Ulrich Zwingli et son époque, traduction Aimé Humbert, Lausanne, 1844. L’extrait suivant est tiré des pp. 106-107.

 

Enfin, cette innovation que nous soumettons à votre sagesse n’est pas un caprice de notre cœur, mais elle nous est suggérée par un pieux amour de la pureté conjugale. C’est au nom de la véritable chasteté que nous vous parlons. Car qui ne sait que nous satisferions beaucoup mieux la licence de la chair en ne nous soumettant point aux lois d’une union légitime ? Nous n’ignorons pas non plus les peines, les soucis, les travaux qu’entraîne le mariage ; tandis que nous savons fort bien aussi comme il nous serait facile d’abandonner au premier jour les femmes auxquelles nous nous sommes attachés. Notre démarche n’est donc point le fruit du caprice, mais la conséquence du respect et de l’amour que nous avons pour les âmes qui nous sont confiées et que nous ne voulons pas perdre pour l’éternité. La plupart d’entre nous, au reste, sont sortis des langes de l’enfance, et nous

 

sommes plus près de quarante ans que de trente. Nous vous prions encore de ne pas prêter l’oreille aux diverses objections que l’on élèvera contre notre demande. « Comment osent-ils prendre femme ? » dira-t-on. « N’ont-ils pas fait vœu de chasteté ? ». Écoutez ceci, nos Seigneurs ! Aucun de nous n’a fait vœu que dans les termes que je vais vous rapporter. A la cérémonie de l’ordination, l’évêque adresse différentes questions à celui qui porte la parole pour les jeunes prêtres que l’on va consacrer ; quand il demande : « Ceux que vous offrez au Seigneur, sont-ils chastes ? », la réponse est : « Oui, autant que le permet la fragilité humaine. » Voilà à quoi se réduit notre vœu. Nous en prendrions à témoin, s’il le fallait, les seigneurs évêques eux-mêmes. Mais personne, nous l’espérons, n’osera le nier. Ainsi, puisque ni serment, ni loi ne nous lient ; puisque, d’un autre côté, saint Paul s’exprime comme je l’ai rapporté ci-dessus, laissez-vous émouvoir par cette confession publique que nous faisons devant vous ; et certes, si nous n’avions pas tant l’honneur à cœur, nous n’aurions pas à ce point découvert notre honte.

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29 mars 2008 6 29 /03 /mars /2008 14:23

Mise en garde : les informations sont celles que l’on pouvait obtenir en 1945 ! En effet, le sujet principal du BLOG est l’histoire et donc je renseigne sur des moments précis des connaissances à un moment donné. En conséquence, le canton du Jura n’existait pas encore et n’est donc pas nommé ni décrit. Et pourquoi pas un instantané d’aujourd’hui ? Parce que les différences aujourd’hui sont moins marquées que par le passé, quand chaque canton revendiquait ses particularités avec fierté.

Canton de Bâle-Ville (Basel-Stadt, Basilea-Città) – 11e rang – Entrée dans la Confédération 9 juin 1501

 

Nom : le nom « Basilea » (et non « Königsburg ») apparaît pour la première fois à l’occasion de l’établissement d’un château fort en 374 après J.-C., par l’empereur romain Flavius Valentinien Ier (364-375 après J.-C.), dont les fortifications protégeaient la frontière rhénane. Auparavant, il y avait à cet endroit une colonie rauraque qui portait le nom de « Robur ».

Armoiries : d’argent à la crosse d’évêque de sable, la volute tournée à droite.

Origine : la crosse de St-Germain entre dans les armoiries des évêques de Bâle au milieu du VIIe siècle. Plus tard, au XIVe siècle dans les « Zurcher Wappenrolle ». Les plus anciennes bannières qui nous sont parvenues datent de 1367 et du XVe siècle. En 1512, la ville reçoit du pape Jules II une bannière avec une crosse d’or ; celle-ci fut supprimée à la Réformation.

Couleurs cantonales : blanc, noir, parti.

Superficie : 37,79 km2, dont 13,38 km2 de terrains improductifs.

Chef-lieu : Bâle. Langue : allemand.

Constitution : du 2 décembre 1889 avec 3 modifications (1934).

Pouvoir législatif : le « Grand Conseil » (Grosser Rat), composé de 130 députés élus par le peuple pour une durée de 3 ans.

Pouvoir exécutif : le « Conseil d’Etat » (Regierungsrat), composé de 7 membres élus par le Grand Conseil pour 1 année.

Division administrative : 3 communes : La ville, Riehen, Bettingen.

 

 

 Bâle ville

 

 

 

 

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28 mars 2008 5 28 /03 /mars /2008 11:58

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C’est en 1543 que Calvin publie le traité intitulé Advertissement très utile du grand proffit qui reviendroit à la chrestienté s’il se faisoit un inventoir de tous les corps saincts et reliques, qui sont tant en Italie qu’en France, Allemaigne, Hespaigne et aultres royaumes et pays, par M. Jehan Calvin. Son pouvoir s’affermit alors à Genève et des fidèles lui écrivent de toutes parts pour lui demander des conseils. D’après Albert Autin, « c’est sans doute ce contact avec les fidèles de tous pays, - surtout ceux de France, - qui a suggéré à Calvin l’idée non seulement d’écrire un traité en quelque sorte dogmatique, mais d’esquisser une enquête touchant le culte des saints dans les différentes régions, où la Réforme s’implantait. » L’extrait suivant est tiré des pp. 95-97 de Jean Calvin, Traité des reliques suivi de l’Excuse à Messieurs les Nicodémites, introduction et notes de Albert Autin, Paris, 1921, 291 p.

 

Quoique je ne puisse pas faire en ce livret ce que je voudrais bien, car il serait besoin d’avoir registres de toutes parts, pour savoir quelles reliques on dit qu’il y a en chaque lieu, afin d’en faire comparaison. Et lors on connaîtrait que chaque apôtre aurait plus de quatre corps, et chaque saint pour le moins deux ou trois ; autant en serait-il de tout le reste. Bref, quand on aurait amassé un tel monceau, il n’y aurait personne qui ne fût étonné, voyant la moquerie tant sotte et lourde, laquelle néanmoins a pu aveugler toute la terre. Je pensais que puisqu’il n’y a si petite église cathédrale qui n’ait comme une fourmilière d’ossements et autres tels menus fatras, que serait-ce si on assemblait toute la multitude de deux ou trois mille évêchés, de vingt ou trente mille abbayes, de plus de quarante mille couvents, de tant d’églises paroissiales et de chapelles ? mais encore le mieux serait de les visiter et non pas de les nommer seulement ; car on ne les connaît point toutes en les nommant. En cette ville [à Genève], on avait, se disait-on, le temps passé, un bras de saint Antoine :  quand il était déposé dans une chasse, on le baisait et l’adorait ; quand on l’en sortit, on trouva que c’était le membre d’un cerf. Il y avait, au grand autel, de la cervelle de saint Pierre. Aussi longtemps qu’elle était dans une chasse, on n’en faisait nul doute, car c’eût été un blasphème de ne s’en fier au billet [collé sur la chasse]. Mais quand on éplucha le nid et qu’on y regarda de plus près, on trouva que c’était une pierre d’éponge. Je pourrais citer beaucoup de semblables exemples, mais ceux-ci suffiront pour faire comprendre combien on découvrirait d’ordure, si on faisait une bonne fois un examen, partout, de toutes les reliques d’Europe ; surtout, avec prudence, pour savoir discerner. Car plusieurs, en regardant un reliquaire, ferment les yeux par superstition afin, en voyant, de ne voir goutte, c’est-à-dire qu’ils n’osent pas jeter l’œil exprès pour considérer ce que c’est.

 

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25 mars 2008 2 25 /03 /mars /2008 13:42

L'histoire de Saint-Imier débute vers l'an 600 avec l'arrivée d'Imier, un ermite défricheur venu d'Ajoie. Après plusieurs voyages, il pose son baluchon dans notre vallée et y fait triompher l'Evangile. Sur son tombeau s'élèvera une église. Le nom de Saint-Imier apparaît pour la première fois en 884, sur une charte où l'empereur Charles le Gros confirme à l'Abbaye de Moutier-Grandval certaines donations, dont la cella sancti Hymerii. En 999, lorsque le dernier roi de Bourgogne, Rodolphe III cède toutes ses dépendances (dont l'Abbaye de Moutier-Grandval), l'histoire de Saint-Imier est reliée à celle de l'Evêché de Bâle. 

http://www.saint-imier.ch/index.php?option=com_content&task=view&id=127&Itemid=401

 

 

 

Le culte excessif des reliques

En l’absence de réels guides spirituels, les fidèles de la fin du XVe siècle et du début du XVIe s’adonnent à des pratiques souvent plus superstitieuses que religieuses. L’attachement aux reliques de tous ordres en témoigne.

 

L’inventaire des reliques de la collégiale de Saint-Imier.

 

Ludwig Sterner, secrétaire de la ville de Bienne, de 1500 à sa mort en 1541, a rédigé l’inventaire des reliques de la collégiale de Saint-Imier, à la veille de la Réformation. Ce document, établi par un adepte convaincu du catholicisme, est reproduit dans les pp. 30-31 de l’ouvrage de W. Bourquin, R. Gerber, père et fils, La Réformation dans le Jura bernois, Berne, 1928.

 

Et premièrement le glorieux corps saint de Monseigneur Saint-Imier, tant en la tombe qu’aux reliquaires.

Item, le couteau, la gaine et la courroie de Monseigneur Saint-Imier.

Item, le baudrier de cuir auquel Saint-Imier attachait ses chausses en sa vie.

Item, la chasuble de Saint-Imier qui demeura en terre longtemps avec le corps saint.

Item, un ongle d’un griffon qui était en une île de la mer, qui mangeait les gens du pays ; et Saint-Imier, par conjuration, l’en expulsa et lui fit rompre cet ongle de son propre bec ; et c’est le petit ongle du pied dudit griffon.

Item, la clochette que Dieu envoya à Monseigneur Saint-Imier, pendue à un bâton ; et au son de cette clochette, Saint-Imier vint, depuis la fontaine de l’envers, là où il fit son oratoire, par l’ange de Dieu qui le conduisait.

Item, les cendres que Saint-Imier mettait devant son nez afin qu’il ne dormît trop. (…)

Item, du lait de la glorieuse Vierge Marie (…)

Item, du lieu où Notre-Seigneur sua le sang en faisant son oraison à Dieu le Père avant sa passion bénie.

Item, du lieu où Notre-Seigneur Jésus-Christ pleura sur la cité de Jérusalem. (…)

Item, de la colonne où Notre-Seigneur Jésus-Christ fut attaché quand il fut battu par les serviteurs de Pilate.

Item, du lieu où Notre-Seigneur Jésus-Christ était quand il se transfigura devant ses disciples (…)

Item, des os de saint Jean-Baptiste.

Item, des épines de la couronne de Notre-Seigneur Jésus-Christ.

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24 mars 2008 1 24 /03 /mars /2008 12:00

Mise en garde : les informations sont celles que l’on pouvait obtenir en 1945 ! En effet, le sujet principal du BLOG est l’histoire et donc je renseigne sur des moments précis des connaissances à un moment donné. En conséquence, le canton du Jura n’existait pas encore et n’est donc pas nommé ni décrit. Et pourquoi pas un instantané d’aujourd’hui ? Parce que les différences aujourd’hui sont moins marquées que par le passé, quand chaque canton revendiquait ses particularités avec fierté.

 

Canton de Bâle-Campagne (Basel-Landschaft, Basilea-Campagna) – 11e rang – Entrée dans la Confédération 9 juin 1501.

Nom : voir sous Bâle-Ville. Demi-canton depuis 1833.

Armoiries : d’argent à une crosse d’évêque de gueules, la volute tournée à gauche et entourée de 7 tourteaux du même.

Origine : l’évêque de Bâle avait une crosse rouge dans son blason. Celle-ci était aussi portée par d’autres localités de son évêché : Delémont, Liestal, Olten, Laufon, etc. Au moment de la séparation de Bâle-Ville, le nouveau canton prit les armoiries de son chef-lieu : Liestal, et y ajouta sept tourteaux qui étaient autrefois un ornement de la courbure de la crosse, mais ceci dans un sens symbolique (les sept anciens baillages bâlois qui ont été rattachés au nouveau canton). Lorsque l’on réunit les armoiries des deux demi-cantons, les volutes des deux crosses sont tournées vers l’extérieur.

Couleurs cantonales : blanc, rouge, parti.

Superficie : 426,97 km2, dont 16,28 km2 de terrains improductifs.

Chef-lieu : Liestal. Langue : allemand.

Constitution : du 4 avril 1892.

Pouvoir législatif : le « Grand Conseil » (Landrat), composé de 80 députés, élus par le peuple pour 3 ans. Age minimum : 20 ans.

Pouvoir exécutif : le « Conseil d’Etat » (Regierungsrat), composé de 5 membres, élus par le peuple pour 3 ans. Le président et le vice-président sont élus par le Grand Conseil pour 1 année.

Division administrative : 74 communes, 4 districts : Arlesheim, Liestal, Sissach, Waldenburg.

 

Bâle Campagne
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23 mars 2008 7 23 /03 /mars /2008 14:22

Les Suisses après les guerres d’Italie 1518


Dans le Journal de Jean Barrillon secrétaire du chancelier Duprat, 1515-1521, publié par Pierre de Vaissière, Paris, 1897-1899, t. 2, pp. 5-74, se trouve transcrit le mémoire que le chancelier Duprat rédigea à l’intention du roi François Ier pour justifier la signature du concordat de Bologne. L’extrait suivant, tiré des pp. 29-30, analyse l’attitude de la Suisse à l’égard de la France à cette époque.

 

Touchant les Suisses, ce sont des ennemis réconciliés, qui ont été vaincus et défaits il n’y a pas longtemps par le roi. Leurs enfants, veuves, pères et mères, frères et sœurs en portent le témoignage et s’en querellent. Ce sont des gens de grosses vindication et de merveilleux courage, à la fois et à la confiance desquels il ne faut faire grand fondement. Et la cause qui les a fait demeurer cois jusqu’à présent, c’est qu’ils étaient encore étonné du bâton et aussi de quelques divisions qu’il y a eu entre eux et le grand argent qu’on leur a baillé. Mais il est à craindre qu’ils ne cherchent de volonté après qu’ils auront reçu l’argent que le roi leur a promis et qu’ils se seront un peu remis et qu’ils auront quelque port d’ailleurs. Et cela est également à craindre, attendu qu’ils n’ont pas voulu entrer en alliance avec ledit seigneur [= François Ier].

Et par ainsi, les choses susdites étant bien pesées et considérées, il est notoire à toutes gens de sens et entendement, attendu l’envie et le mauvais vouloir que les dessus dits pourraient avoir contre le roi et son royaume, que ledit seigneur n’a pas petite œuvre de les départir et de prendre avec eux amitié, alliance et confédération. Et il est bien nécessaire que ledit seigneur ait grand soin et cure de les entretenir en l’état où ils sont à présent et qu’il prenne garde à ce qu’ils ne se fourvoient de lui et ne se réunissent et ne reprennent le chemin que leur avait baillé le pape Jules, étant considéré particulièrement qu’il y a des souffleurs qui sont auprès d’eux, comme le cardinal de Sion [= Mathieu Schiner] et d’autres semblables, pour les convaincre de changer de chemin, où ils sont à présent et pour les réduire à la première voie.

 

Un écrit qui dépeint les suisses comme un danger potentiel si le roi ne prend pas garde. François Ier en tint compte et fit signer aux suisses la Paix Perpétuelle.

 

  suisse-20en-20cantons.gif

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