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17 avril 2007 2 17 /04 /avril /2007 12:02
L’insurrection dans le pays de Vaud et dans le canton de Fribourg
(janvier – février 1798)
 
Tel qu’elle était enseigné au élèves de terminal primaire et aux jeunes filles des l’écoles ménagères l’histoire. Le texte est tiré d’ « Un siècle d’histoire fribourgeoise » dépôt central du matériel d’enseignement et des fournitures scolaires, Fribourg 1941.
 
1. Proclamation de l’indépendance vaudoise. – En janvier 1798, une armée française, commandée par le général Ménard, fut envoyée à la frontière vaudoise. Elle était chargée d’appuyer les « patriotes », c’est-à-dire ceux qui voulaient affranchir leur pays de la domination bernoise.
   Les Vaudois étaient sujets de Berne depuis 1536. L’occasion de conquérir leur liberté s’offrait à eux : ils la saisirent. Dans la nuit du 23 au 24 janvier, les lausannois proclamèrent l’indépendance du Pays de Vaud et la formation d’une République lémanique. Ils plantèrent un arbre de la liberté, arborèrent à leur chapeau une cocarde verte, qui devint le signe de ralliement des insurgés vaudois.
   Les baillis bernois s’empressèrent de quitter leur poste. Le 29 janvier, le général Ménard entrait à Lausanne et exigeait de la nouvelle république une armée de 4000 hommes et un prêt de 700 000 livres.
 
2. La propagande vaudoise dans le canton de Fribourg. – Les patriotes vaudois invitèrent leurs voisins de la Broye fribourgeoise, de la Gruyère, de la Glâne et de la Veveyse à se joindre à eux.
   Il y avait, dans chacun de nos baillages, des hommes qui étaient partisans de la révolution et qui souhaitaient un changement de gouvernement. Ils ne formaient pas la majorité, mais ils réussirent, par des promesses et des menaces, à entraîner leurs concitoyens hésitants. « Après la révolution, disaient-ils, aux campagnards, vous ne payerez plus les dîmes et les cens qui grèvent vos terres ; dans la nouvelle république, insinuaient-ils aux citadins, vous occuperez les places de magistrats et de fonctionnaires qu étaient réservées jusqu’ici aux membres des familles patriciennes. »
   Un certain nombre de Fribourgeois adhérèrent au gouvernement de Lausanne par crainte. « Si vous restez fidèles aux aristocrates de Fribourg, leur avait-on affirmé, les troupes françaises, qui s’apprêtent à envahir le pays, vous traiteront en ennemis et vous serez écrasés par les pillages et les réquisitions. »
   Avant de prendre une décision, cependant, les communes fribourgeoises firent savoir à l’Assemblée provisoire du Pays de Vaud qu’elles entendaient conserver leur religion. La liberté du culte catholique fut promise solennellement et les adhésions fribourgeoises à la République lémanique affluèrent.
 
3. Une grande partie du canton de Fribourg devient vaudois. – Des arbres de la liberté furent plantés à Bulle, le 26 janvier, à Estavayer, le 27. Le 29 janvier, on apprenait, à Fribourg, que les baillages d’Estavayer, de Surpierre, Cheyres, Font, Vuissens, Châtel-Saint-Denis, Attalens, Romont, Vaulruz, Gruyère, Bulle et Rue avaient tous fait défection et étaient devenus vaudois. Montagny, Corbière, Vuippens et Saint-Aubin suivirent peu après l’exemple donné. Le canton de Fribourg ne comprit plus que le chef-lieu, les villages des Anciennes Terres, les baillages de Pont, de Bellegarde et de Planfayon.
 
4. Concessions tardives du gouvernement. – Le 6 février, le Grand Conseil de Fribourg afficha une proclamation qui promettait à tous les citoyens « un droit égal au gouvernement et à toutes ses places » et une nouvelle constitution. Ces concessions étaient de nature à satisfaire les mécontents, mais elles arrivaient trop tard et ne produisirent pas grand effet. Seule, la commune de La Roche, qui faisait partie du baillage de Bulle, retira son adhésion à la République lémanique et redevint fribourgeoise. Le gouvernement ne fit aucun autre effort pour ramener à lui ses sujets infidèles.
 
5. Le projet de constitution helvétique. – Les députés des baillages fribourgeois qui siégeaient à l’Assemblée représentative de Lausanne eurent, le 8 février, une grosse surprise. Un projet de constitution pour la République Helvétique était arrivé de Paris. Il prévoyait la division de la Confédération suisse en 22 cantons.
   Le canton du Léman (chef-lieu Lausanne) comprenait le Pays de Vaud qui avait appartenu à Berne. Le canton de Fribourg (chef-lieu Fribourg) gardait tout son territoire ; on y ajoutait même, pour améliorer les frontières, les districts de Payerne et d’Avenches jusqu’à la Broye, et le baillage de Morat, qui était alors la propriété commune de Berne et de Fribourg.
   Les délégués fribourgeois quittèrent Lausanne, où ils n’avaient plus rien à faire, puisque leur pays ne devait pas faire partie du canton du Léman.
 
6. Le canton de Sarine et Broye. – 64 députés des communes fribourgeoises dissidentes se réunirent dès lors à Payerne. Ils auraient bien voulu tenir leurs assemblées à Fribourg, qui devait être le chef-lieu du nouveau canton. Mais les magistrats fribourgeois ne le permirent pas ; ils refusèrent aussi d’envoyer à Payerne une délégation. Les villages qui leur étaient restés fidèles agirent de même.
   Ces abstentions créaient une situation embarrassante. Les 64 députés ne pouvaient se flatter de représenter tout le canton. Ils décidèrent de continuer, malgré tout, leurs séances et ils prirent le titre de Comité central et provisoire du canton de Sarine et Broye.
 
DOCUMENT : L’adhésion du baillage d’Estavayer à la République lémanique. – La ville de Payerne s’était alliée au reste du Pays de Vaud contre le gouvernement de Berne ; elle écrivit plusieurs fois au Conseil d’Estavayer pour l’engager à suivre son exemple et à se rendre indépendant de Fribourg. Le 27 janvier 1798, le « comité de Salut public » de Payerne fit porter, de grand matin, deux lettres à Estavayer ; la première était destinée au lieutenant Louis-Béat de Vevey et l’autre au conseiller François-Laurent Chaney. Le comité insistait de nouveau pour que la ville d’Estavayer se décidât à planter l’arbre de la liberté et à faire partie de la République lémanique. Ces lettres assuraient que le général français allait entrer dans le pays et qu’il y aurait danger à ne pas suivre l’exemple des villes vaudoises.
   Aussitôt, la population d’Estavayer fut convoquée en assemblée générale au son de la cloche. Les bourgeois, après avoir pris connaissance des lettres, décidèrent d’un commun accord que la ville se trouvait dans la « nécessité de se soustraire à l’obéissance envers l’Etat de Fribourg » et se déclarèrent indépendants. Un « comité du Salut public » fut immédiatement créé et l’arbre de la liberté planté, le même jour, aux cris de : « Vive la liberté ! » Les bourgeois décorèrent leurs chapeaux avec des cocardes vertes ; le mot de « monsieur » fut prohibé et remplacé par celui de « citoyen ». Les villages voisins imitèrent immédiatement l’exemple d’Estavayer. L’ancien lieutenant de Vevey et François-Laurent Chaney furent envoyés à Lausanne, où devaient se rassembler les députés des Etats de Vaud.
D’après le Annales de Dom Grangier.
 à suivre...
http://www2.unil.ch/acvs/F/prom_98_3.html
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5 avril 2007 4 05 /04 /avril /2007 12:08
Ammann, Jakob
 
Voilà un nom d’un citoyen suisse qui dérange. Pourquoi me direz-vous ?
Il est à l’origine de troubles dans l’emmenthal, il fut contraint de quitter le territoire et trouva refuge en Alsace et est à l’origine des « amish » d’Amérique.
12.2.1644 (?) à Erlenbach im Simmental, av. 1730 à Zellwiller (Alsace) (?), protestant, puis anabaptiste, d'Erlenbach. Fils de Michael, tailleur, et d'Anna Rupp. ∞ Verena Stüdler. A. s'installa vers 1655, avec ses parents, à Oberhofen am Thunersee. Devenu anabaptiste en 1680 (puis doyen d'une communauté), il dut bientôt s'enfuir, vraisemblablement en Alsace: on le trouve à Heidolsheim de 1693 à 1695, à Markirch (Sainte-Marie-aux-Mines) de 1695 à 1712, puis à Zellwiller, sans doute jusqu'à sa mort. Exigeant une discipline communautaire stricte, A. entra en conflit avec Hans Reist, plus libéral, et fonda en 1693 le groupe anabaptiste dissident amish.
 
 
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2 avril 2007 1 02 /04 /avril /2007 10:22

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Voilà un beau billet de vingt francs suisse de 1974. Le monsieur en effigie est le général Guillaume-Henri Duffour, deux fois général, la première fois en 1847 pour la courte guerre civile nommée « guerre du Sonderbund » qui dura 25 jours, puis une deuxième fois en 1856 pour l’affaire de Neuchâtel.
Lors du Sonderbund, Dufour est opposé au général Jean-Ulrich de Salis Soglio entouré de Philippe de Maillardoz (Fribourg), de Guillaume de Kalbermatten (Valais). Les pertes officiellement s’élevèrent à 78 tués et 260 blessés, du côté des Confédérés et de 50 morts et 75 blessés du côté des insurgés. Le coût de cette guerre civile, s’éleva à 6'000 000 de francs à charge des cantons vaincus et pour les deux cantons neutres, Neuchâtel une amende de 300'000 francs et pour Appenzell Rhodes-Intérieures 15'000 francs ; sommes versé au fond fédéral pour les invalides.
Les événements de Neuchâtel sont ; un coup de main des royalistes ; victoire des républicains. Intervention de l’empereur Napoléon III. Ultimatum de la Prusse. Occupation des frontières sous les ordres du général Dufour. Avril 1857 : Conférence des grandes puissances à Paris. La Prusse reconnaît l’indépendance du canton de Neuchâtel.
Dufour, en 1819, il fait partie des fondateurs de l’Ecole militaire centrale fédérale de Thoune et fut le directeur de l’Ecole de 1831 à 1834. Il eut comme élève le futur Napoléon III.
Il a créé le Bureau topographique fédéral et réalisa la première « carte Dufour » qui fut terminée en 1864. On dit qu’en son honneur, le plus haut sommet de Suisse fut baptisé Pointe Dufour. Pour d’autre personne, ce serait son ego qui serait passé par-là.  
Il fut aussi le co-fondateur de la Croix-Rouge et fut le premier président. Sa formation d’ingénieur le vit urbaniste en faisant de grands travaux ; les nouveaux quais, ponts et passerelles, aménagements de l’île Rousseau. Le concepteur et constructeur du premier pont suspendu du monde avec un pilier central avec six câbles porteurs qui aboutissent à chaque extrémité à deux autres piliers.
En 1852, il fut un des fondateurs de la compagnie de chemin de fer Lyon – Genève.
 
http://www.geneve.ch/fao/2003/20030903.asp
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29 mars 2007 4 29 /03 /mars /2007 11:20
Corpus Christi
 
Série d’émissions télévisées, de Jérôme Prieur et Gérard Mordillat, sur la chaîne ARTE, s’appuyait sur le plus vieux manuscrit d’Evangile propriété de la Fondation Bodmer. www.fondationbodmer.org/
Découvert en Egypte datant de 170 ans après les événements, il est écrit en grec et est presque complet, ce qui représentent 75 feuillets de l’Evangile selon Jean. http://archives.arte-tv.com/special/corpus/ftext/cprog.htm
 
L’un des intervenants, spécialiste de la Bible était Daniel Marguerat qui fait autorité dans ce domaine. http://www.unil.ch/theol/page14561.html  et aussi http://www.ict-toulouse.asso.fr/ble/site/204.html
 
Voilà quatre adresses qui méritent votre visite. Oui vraiment, si vous vous intéressez à l’Homme.
 
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28 mars 2007 3 28 /03 /mars /2007 17:58
Au XVIIIe siècle, Fribourg veut s’approprier les richesses de deux couvents, La Part-Dieu et La Valsainte. L’âpreté que déployèrent les autorités seigneuriales de Fribourg pour annihiler le pouvoir des deux institutions religieuses et s’approprier les richesses supposées, nous apparaît aujourd’hui incompréhensible. Pourtant il y eu acharnement, puisqu’en 1778, La Valsainte n’était plus et les Pères devaient se réfugier à La Part-Dieu qui fut sauvé malgré les efforts de Fribourg pour la dissolution des deux chartreuses. 
 
Un livre que l’on peut encore trouver chez les bouquinistes, retrace l’histoire de La Valsainte et l’épisode cruel de la fermeture et la spoliation de La Valsaint : D. A. Courtray « HISTOIRE DE LA VALSAINTE », Fribourg, imprimerie et librairie de l’œuvre de Saint-Paul, 1914
 
Voici l’introduction.
 
Il n’existait sur La Valsainte que des notices ou des renseignements épars concernant telle ou telle période, manuscrits ou imprimés. La pensée d’en écrire une histoire plus générale remonte aux environs de l’année 1884. Vers cette époque, Dom Zoël-Joseph Giraudier, vicaire (sous-prieur) de la maison, commença à rassembler les matériaux nécessaires à sa rédaction. Outre les éléments qu’il avait sous la main, il en a cherché au dehors.
m. l’abbé Théophile Bovet, chancelier de l’évêché, à Fribourg, lui communiqua gracieusement tous les papiers qui pouvaient lui être utiles. Les directeurs de l’Instruction publique du canton de Fribourg, particulièrement M. le Conseiller d’État Georges Python, pleins de bienveillance, accordèrent toute facilité pour consulter les anciens titres de La Valsainte conservés aux archives de l’Etat, et M. l’archiviste Joseph Schneuwly, qui ne le cédait à personne en complaisance, rechercha dans les autres sections du dépôt confié à sa garde les documents relatifs au monastère.
Dom Giraudier, aidé de scribes, copia au analysa presque tous ces documents.
De plus, le R. P. Gaudé, rédemptoriste, illustré par ses remarquables travaux sur le théologie morale de saint Alphonse de Liguori, eut la bonté de lui transcrire aux archives du Vatican toutes les pièces qu’il découvrit sur La Valsainte.
Sur ces entre faits, Dom Giraudier contracta une maladie dont il ne se remit jamais complètement. Il ne put poursuivre son travail que par intervalles, lorsque sa santé ou ses autres occupations lui en laissaient le loisir, et il mourait en décembre 1901, n’ayant composé que la moitié de l’ouvrage qu’il méditait. La rédaction de son histoire comprend, en effet, trois siècles sur six de l’existence de La Valsainte.
Après un long espace de temps, j’ai repris l’œuvre inachevée de mon confrère. La tâche m’était rendue facile, puisqu’il m’avait épargné la peine de réunir les documents, sauf une autre partie de ceux du Vatican que je fis copier, et où peut-être tout n’a pas encore été exploré.
Mais il est bien rare que deux têtes aient de tout point le même sentiment : tot capita, tot sensus. Le plan adopté par mon devancier ne m’a point paru devoir être maintenu. Il n’omettait, pour ainsi dire, l’analyse ou la recension d’aucun document, et basant la trame de son récit sur la nomenclature très développée des prieurs qui ont gouverné la maison, il en était réduit, afin de parler de chacun d’eux, à signaler les actes les plus insignifiants où se rencontrent leurs noms et qui sont tout ce que l’on connaît de leur priorat.
Il entre parfois dans d’interminables discussions sur l’authenticité de certains faits, et il m’a semblé que tant pour quelques-uns de ceux-là que pour d’autres, il n’était pas dans le vrai. J’ai relevé plusieurs de nos divergences d’appréciation dans les deux articles intitulés De qui dépendit la chartreuse de La Valsainte dès l’instant de sa fondation ? et dans le Catalogue des prieurs et recteurs des chartreuses de La Valsainte et de La Part-Dieu y compris son Supplément, publiés par la Revue d’histoire ecclésiastique suisse (1911, 1913 et 1914). Au sujet de moindres divergences, il suffisait de lire les documents ou de les juxtaposer pour découvrir en quoi il était dans l’erreur à mon avis. Enfin, il avait donné une telle étendue à son ouvrage que, terminé, il aurait comporté deux volumes comme celui-ci. L’intérêt en était fort amoindri, et il n’aurait plu qu’à de très rares amateurs.
Mon but, au contraire, est d’atteindre tout lecteur, sans nuire naturellement à la précision des événements : d’écrire en conséquence non pas une histoire documentaire, mais une histoire documentée, en ce sens que tout ce qui y sera consigné, sera prouvé, et que tout ce qui ne présente aucun intérêt sera éliminé.
Pour tous ces motifs, j’ai donc été obligé de refondre de fond en comble la partie déjà écrite par Dom Giraudier, avant de rédiger la seconde. L’ensemble ne comporte plus qu’un récit sans discussions qui le coupent, établi sur les faits les plus saillants et non sur une liste de noms, autour desquels on ne saurait rien coordonner. On trouvera le catalogue des prieurs en appendice, sans preuves ; celles-ci pourront être lues dans la Revue d’histoire ecclésiastique suisse (1913-1914). Il m’a paru superflu de reproduire leurs 60 pages, d’ailleurs un peu sèches.
Ce n’est pas que je ne me sois servi de l’œuvre de mon prédécesseur. Je l’ai suivie autant que j’ai pu, tout en l’abrégeant avec de si nombreuses modifications, apportées pour une raison ou pour une autre, qu’il suffira d’indiquer ici de cette façon les emprunts faits à son manuscrit.
Ma narration est appuyée sur les documents. Toutefois le texte ne comportera pas de preuves propres à l’alourdir, ni au bas des pages de notes, dont on fait abus aujourd’hui au détriment de la lecture. Elles la rendent pénible et difficile. Tout ce qui méritera d’être dit sera dans le texte, et les références, qui ne manqueront pas, - il y en a plus d’un millier, - seront reportées à la fin du volume. Elles comprendront fort peu d’explications ; ce ne sont que des renvois à des sources ne pouvant intéresser qu’un très petit nombre d’érudits. De la sorte, j’espère contenter plus de monde : ceux qui aimeront lire tout ce que le volume contient de lisible sont avertis qu’ils l’auront sous les yeux avec le texte lui-même sans être interrompus à chaque instant par une annotation gênante ; les quelques amateurs, qui voudront se rendre compte de la documentation, auront aussi toute satisfaction, en recourant aux notes.
Mon unique souci n’a été que de faire à la fois un livre de lecture et d’érudition. A un autre point de vue, il est destiné à trois catégories de personnes : les chartreux, les Suisses et les touristes des pays étrangers. Mes confrères me pardonneront d’avoir écrit un chapitre sur la vie cartusienne. Il ne leur est évidemment pas adressé, mais l intéressera peut-être d’autres lecteurs. Je donne plusieurs détails d’histoire suisse qu’un indigène doit certainement connaître mieux que moi. Ils ne sont pas inutiles aux étrangers tant chartreux que touriste afin de mieux comprendre les autres faits ; et si chartreux et Suisses connaissent déjà quelque partie de ce qui est rapporté, tout sera sans doute nouveau pour les touristes.
Parmi les Suisses, je n’ai pas la prétention d’apprendre beaucoup aux Fribourgeois : tout ce que je raconte, du moins l’essentiel, a déjà été écrit par leurs historiens. Quelques traits peut-être inconnus jusqu’ici, d’autres plus circonstanciés qu’ailleurs, et tous joints ensemble formeront un aspect, dégageront un enseignement dont on ne se doutait guère. L’ancien gouvernement aristocratique de fribourg, par exemple, au point de vue de ses rapports avec les monastères, n’en sort pas indemne. La chose a bien été constatée déjà, et c’est ce qui faisait dire à Bourquenoud, Conseiller d’État, dans ses Matériaux pour l’histoire du Pays et Val de Charmey, et dans la préface de son Précis historique du Vénérable monastère de La Valsainte : « A Dieu ne plaise que je prétende déprécier le gouvernement de Fribourg, mais je ne ménagerai personne et je dirai la vérité sans fard. Je tâcherai de suivre le précepte de Fleury tiré de son quatrième discours sur l’histoire ecclésiastique, où cet auteur dit que le fondement de l’histoire est la vérité et que ce n’est pas la rapporter fidèlement que d’en supprimer une partie. C’est une espèce de mensonge de ne dire la vérité qu’à demi. Personne n’est obligé d’écrire l’histoire, mais quiconque l’entreprend s’engage d’avance à dire la vérité tout entière. »
Et M. Hyrvoix termine par ces mots son article intitulé : Comment fut obtenue la suppression de la chartreuse de La Valsainte, publié par la Revue de la Suisse Catholique (1895) : « Ceux qui me connaissent savent assez que je n’ai pas écrit ces pages par animosité contre l’ancien régime : je serais prêt à le défendre, en principe, même contre les honorables descendants des familles de l’État ; car j’estime que les défauts des anciens gouvernements se retrouvent sous des formes plus disgracieuses chez les modernes, en général, qui du reste, n’offrent pas sous bien des rapports, les mêmes garanties. Mais je suis de ceux qui pensent que les fidèles enfants de l’Église se doivent appliquer à écrire l’histoire vraie, d’où nous pouvons toujours tirer d’excellentes leçons. »
Tel est aussi mon sentiment. Qui pourrait s’en formaliser ? En écrivant l’histoire de leur pays, les Fribourgeois n’omettent pas de flétrir les procédés indignes des rois de France dans la question de la dette helvétique, ni l’ignoble attitude de leur propre souverain, le duc Albert d’Autriche, en 1450. Ils ne croient pas cependant déshonorer la maison de ces personnages et ils n’en sont pas moins restés fidèles aux descendants des monarques qui les ont spoliés, de même que les chartreux sont toujours attachés aux Fribourgeois, et que les Français ou les Autrichiens ne conservent pas rancune à ceux-ci pour avoir raconté les faits que je viens de rappeler et bien d’autres.
Un gouvernement d’ailleurs n’est pas un pays ni ses habitants. Les Fribourgeois eux-mêmes n’ont-ils pas eu à souffrir plus d’une fois sous le pouvoir aristocratique ? C’est le sort réservé aux faibles. Et si l’on ne veut pas être mis un jour au pilori de l’histoire par la pure et simple relation des événements, il ne faut pas s’y exposer par une conduite répréhensible. Que cette considération, avec d’autres d’ordre plus élevé, instruise les princes : Et nunc, reges, intelligite ; erudimini, qui judicatis terram.
 
http://www.lagruyere.ch/archives/2006/06.11.14/magazine.htm

http://www.unifr.ch/webnews/fr/detail.php?nid=136
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15 mars 2007 4 15 /03 /mars /2007 00:00

Imposée aux suisses par le Directoire, cette « chose » ne pouvait être vue et entretenue par le gratin de la bourgeoisie de Suisse. « Comment ! Chaque citoyen est égal à un autre ! Ce n’est pas possible, MA voix vaut plus que celle des « va-nu-pieds » des montagnes ! » Ont du se dire quelques privilégiés et puissants des grandes villes, bourgeois tenant l’industrie et le commerce dans leur giron.

 

Alors que le petit peuple avec quelques idéalistes, adhérèrent à la révolution et approuvèrent cette nouvelle République. Les paysans de nos montagnes et autres petits gens des plaines et des villes trouvèrent certainement très bien de posséder enfin une voix égale à celle de leur patron et de leur curé.

 

Vu le nombre des gens du peuple, cela a du effrayer les grands bourgeois et seigneurs du clergé, ainsi que les grandes familles patriciennes au pouvoir depuis plus de 500 ans. Un simple homme, hier né libre certes, mais sans pouvoir, le voilà qu’il peut accéder au gouvernement et diriger les bourgeois s’il est élu. Les grands allaient perdre le pouvoir et le bénéfice de leurs privilèges. Impossible, et dès lors, les grands se disputèrent le pouvoir politique entre eux avec acharnement et refusèrent toutes prises de pouvoir qui n’étaient pas de leur fait.

 

L’administration s’en trouva bloquée et la République ingouvernable était en « guerre civile » en continue, même si cela n’était pas avec des armes que l’on se disputait la domination des institutions, cela déplaisait fortement au Premier Consul Bonaparte.

 

De plus, chaque canton prétendait être le plus apte à gouverner les autres et n’était pas forcément disposé à donner préséance à un autre. L’attachement de ses origines liait un politique à sa terre. Quelle ville devait devenir la capitale ? Un gouvernement central avec une administration centrale ne pouvait que déplaire dans les mentalités de l’époque.

 

Bonaparte fini par envoyer le général Ney avec 30 000 hommes pour calmer les suisses et réclamer une ambassade pour une Consulta. Bonaparte se posait en médiateur, comme il l’avait déjà fait pour d’autres États, afin de rétablir l’ordre à l’est.

 

1802 avec l’Acte de Médiation donné aux Suisse par Bonaparte met fin à la République Helvétique. Ce fut le seul État en Europe et sous l’influence de la France , qui revint pratiquement à l’ancien Régime. Les bourgeois, les familles patriciennes et grands de l’industrie gardèrent ainsi leurs privilèges et le peuple un semblant de liberté avec le fédéralisme.

 

Voilà ce qu’est la Suisse moderne depuis lors, une illusion de démocratie.

 

 

 

Si le vote était obligatoire et sanctionné par une amande en cas de non participation à une votation et le résultat du vote serait non valable si la participation est inférieure à 60% de la population ayant droit de vote, alors là, on pourrait prétendre à une vrai décision du peuple.

 

Liberté donnée à chaque citoyen de voter ou pas, fait qu’il est plus facile de manipuler la minorité votante que l’ensemble de la population. Le citoyen lambda écoute son concitoyen, celui qui est son chef, celui pour qui l’on a voté à l’occasion.

 

Et comme l’adage bien connu qui dit : « Divisez pour régner ! » n’est pas une absurdité, le fait de la division de la Suisse en 26 cantons et demi-cantons en laissant croire à chacun d’eux son indépendance, fait qu’il est facile de rester au pouvoir, même si l’on dit beaucoup de bêtises et surtout sans avoir été élu par le peuple. Non élu par le peuple, ce n’est donc pas le peuple qui va pouvoir retirer un « pion » de l’échiquier politique suisse. Ce sont entre eux, puis cela se fait au tour d’une table en buvant un verre de vin de chez nous.

 

Churchill avait raison, la démocratie est le moindre mal comme système politique. Mais bon dieu, la démocratie directe toujours montré comme une merveille en Suisse, n’est qu’une illusion ! 

 

 

 

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« L’ancienne Confédération n’était pas composée que de partenaires semblables entre eux. Uri, Schwyz, les deux Unterwald, Zoug, Glaris, les deux Appenzell, gouvernés par des landsgemeinde, étaient des cantons démocratiques ; les Grisons, le Valais constituaient plutôt des fédérations de communes autonomes ; Zurich, Bâle, Schaffhouse, Saint-Gall, et à un moindre degré Bienne, Mulhouse et Genève représentaient plutôt des oligarchies, reposant sur des corporations ; dans Berne, Lucerne, Fribourg, Soleure, États aristocratiques, un patriciat exclusif détenait la souveraineté ; il y avait même des formules monarchiques, dans la principauté de Neuchâtel, l’évêché de Bâle, les abbayes de Saint-Gall et d’Engelberg. Il n’y avait pas non plus égalité de statut entre les divers territoires, dès l’instant qu’il fallait distinguer les cantons et les alliés, les seigneurs et les sujets, les villes et les cantons ruraux, les groupements protestants ou catholiques, de langue française ou allemande. On pouvait même discerner quelques cantons d’esprit impérialiste, avides de s’étendre hors de leurs frontières, de conquérir des territoires et des sujets : Berne au premier rang, mais aussi Lucerne, Zurich, Schwyz… faisant contraste avec les cantons purement démocratiques simplement soucieux de défendre leur autonomie. La Suisse , même aujourd’hui, n’a pas oublié le temps où des baillis, venus de l’extérieur, parlaient en maîtres, prétendant dominer au nom d’une autorité étrangère. Il ne s’agissait pas seulement d’un Gessler, mais de baillis issus de Berne et s’imposant aux Vaudois. Le souvenir de cette pression sert encore d’argument, cum grano salis naturellement, contre l’intrusion de la Confédération dans les affaires cantonales.

 

Le régime ne restait effectivement démocratique qu’autant que l’accès de la bourgeoisie demeurait ouvert aux habitants des villes, de la campagne, de la montagne. Même ainsi, c’était une superposition de classe, comportant une noblesse, une aristocratie gouvernante, une bourgeoisie privilégiée, et puis, au-dessous, des natifs, des habitants, des sujets. Au XVIIIe siècle, la porte avait fini par se fermer aux nouveaux venus et partout des oligarchies, fondées sur la naissance, s’étaient établies et confirmées. L’étroitesse l’emportait tellement sur l’universalisme que les mouvements de réforme visaient moins à ouvrir l’accès de la bourgeoisie qu’à augmenter le nombre des privilégiés bénéficiaires du pouvoir. C’est en vertu de cette tradition des portes closes que la Suisse contemporaine se montre si peu disposée à accroître le nombre de ses « bourgeois », c’est-à-dire de ses nationaux. La Révolution française, dans ces conditions, ne devait que peu toucher ce peuple peu soucieux de principes universels et surtout soucieux de se libérer d’anciennes sujétions : les paysans s’intéressaient peu à la République Une et Indivisible, de sorte que le régime de 1798 resta simplement une importation étrangère, dont le pays fut heureux de se dégager, soit par l’Acte de médiation de 1803, soit surtout par la Confédération des vingt-deux cantons de 1815. La Suisse montrait ainsi que, tout en subissant, comme c’était inévitable, l’influence d’un grand voisin, elle revenait instinctivement à son axe, si différent. La constitution de 1848-1874 exprime en effet, l’esprit d’une démocratie qui est bien suisse et qui n’est que suisse.

 

Si ces traits distinctifs ne sont plus que des souvenirs, ils sont cependant présents et par là leur influence est loin d’être nulle. Les Grisons, le Valais se souviennent d’avoir été des confédérations de communes pratiquement indépendantes ; Vaud n’oublie pas la domination bernoise, dont il a pu pâtir dans son amour-propre, mais a retiré aussi plus d’un bénéfice ; Berne, Zurich, Lucerne, Schwyz se rappellent complaisamment leur ancienne grandeur, éprouvant à cet égard je ne sais quel sentiment de supériorité. Des cantons de formation plus récente, ou constitués de pièces disparates, comme par exemple l’Argovie, doivent par contre leur personnalité à des facteurs de succès entièrement différents, et, de façon générale, le brassage dû au développement industriel noie, dans une large mesure, ces survivances anciennes. Elles survivent cependant assez pour colorer à leur façon la vie démocratique nationale.

 

La Suisse est un pays d’égalité démocratique, elle a même un certain goût pour l’anonymat, dans sa crainte des personnalités qui s’élèvent par trop au-dessus de la moyenne. Cependant ce n’est pas un pays d’égalité sociale. »

 

 

 

 

 

 

 

Il est intéressant de noter les noms de quelques-unes de ces familles, qui, même réduites en influence économique ou politique, continuent cependant de tenir une place dans la nation.

 

 

 

A Berne, ce sont les d’Erlach, de Graffenried, de Haller, de Fischer, de Bonstetten, de Mulinen, de Steiger, de Stürler, de Tscharner, de Watteville ;

 

A Soleure, les Glutz von Blotzheim, von Roll, de Sury ;

 

A Bâle, les Bernoulli, les Vischer (attention, avec un v), les Burckhardt (attention, avec ck…dt), les Iselin, les Sarasin ;

 

A Neuchâtel, les de Chambrier, de Coulon, de Meuron, de Montmolin, de Pourtalès, de Pury, de Perregaux, de Rougemont ;

 

A Fribourg, les de Castella, de Diesbach, de Reynold, von der Weid ;

 

Dans le Valais, les de Courten, de Chastonay, de Kalbermatten, de Torrenté, de Wolff ;

 

Dans le canton de Vaud, les de Blonay, de Charrière, de Crousaz, de Mestral ;

 

A Genève, les de Budé, de Candolle, Cramer, Fatio, Le Fort, Lullin, Micheli, Naville, Pictet, de Saussure, Turrettini ;

 

A Zurich, les Bodmer, Escher, Hirzel, von Muralt, von Orelli, Pestalozzi, von Schulthess ;

 

A Lucerne, les am Rhyn, de Pfyffer, von Schumacher, von Moos ;

 

A Glaris, les von Tschudi ;

 

A Schwyz, les de Reding, Ab Iberg ;

 

Dans les Grisons, les von Albertini, de Planta, de Salis, Sprecher von Bernegg ;

 

Dans le Tessin, les Soldati, Pedrazzini, Riva Rusca…

 

La liste n’est pas limitative. Certains lecteurs français trouveront peut-être que j’attribue beaucoup d’importance à ce qui n’en a plus guère, et certains lecteurs suisses me l’objecteront peut-être aussi, mais je doute que ces derniers le pensent au fond d’eux-mêmes, car il subsiste en Suisse une tradition médiévale et d’ancien régime qu’aucune révolution d’envergure n’est jamais venue rompre. Ajouterai-je que certaines omissions, dans la liste ci-dessus, étonneront ? On ne doit pas oublier que le pays de l’horlogerie est expert à mesurer, même socialement, les centièmes de millimètres. Mais parler de cette démocratie sans la regarder un peu comme l’aurait fait Paul Bourget* serait méconnaître l’un de ses caractères. Ce n’est pas en somme un paradoxe qu’on puisse, en huit jours, rencontrer à Neuchâtel ou sur les bords du Léman plus de royalistes qu’on n’en trouverait en France dans toute une année.

 

*Paul Bourget, écrivain français

 

 

 

Texte tiré de : La Suisse démocratie-témoin par André Siegfried de l’Académie française, éditions A la Baconnière , 1948

 

 

  http://histoire-suisse.geschichte-schweiz.ch/republique-helvetique-1798.html

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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6 mars 2007 2 06 /03 /mars /2007 12:26

 

 

 

 

 

 

 

Suisse

 

 

 

 

 

 

 

Superficie : 41 287 km2

 

 

 

Statut : Etat fédératif

 

 

Altitude minimale : Lac Majeur 193 m.

Localité la plus haute : Juf (Grisons) 2 126 m.

Localité la plus basse : Ascona (Tessin) 196 m.

Nous avons une frontière longue, longue, longue de 1 881 km environ. (Je n’ai pas vérifié par moi-même cette réalité)

La plus longue frontière avec un de nos voisin, est celle de l’Italie avec : 741 km.

Puis celle de la France avec : 569 km.

Puis avec l’Allemagne avec : 366 km.

L’Autriche : 164 km.

Et : 41 km. Avec le Liechtenstein.

 

 

 

Nos cantons sont :

 

Uri 1291

Schwyz 1291

 

Unterwalde 1291 (en deux demi-cantons, Unterwalde-le-Haut Unterwalde-le-Bas, chez nous, nous disons, Obwalde et Nidwalde)

 

Lucerne 1332

 

Zurich 1351

 

Zoug 1352

 

Berne 1353

 

Fribourg 1481

 

Soleure 1481

 

Schaffhouse 1501

 

Bâle 1501 (en deux demi-cantons, Bâle-Ville et Bâle-Campagne)

 

Appenzell 1513 (en deux demi-cantons, Appenzell-intérieures et Appenzell-extérieures)

 

Glaris 1532

 

Argovie 1803

 

Grisons 1803

 

Saint-Gall 1803

 

Vaud 1803

 

Tessin 1803

 

Thurgovie 1803

 

Genève 1815

 

Neuchâtel 1815

 

Valais 1815

 

Jura 1978

 

 

 

 

 

 

 

 

Connaissez-vous la plus petite ville de Suisse ?

Vraiment, vous connaissez ? C’est bien ! 
On dit aussi que c'est la plus petite d'Europe.

Sinon vous suivez le lien : http://www.rue.ch/

     

  Très jolies ensemble

Altitude maximale : Pointe Dufour (Mont Rose) 4 634 m.

Population : ça change tous les jours, mais disons que nous sommes 7'263 891 suisses et étrangers compris. Le chiffre est faux, il l’a pourtant été un jour, et, si j’affirme que demain nous serons 8'000 000 d’habitants, ben c’est que c’est vrai ou le sera un jour.

Capitale administrative : Berne

 

Langues : allemand avec 63,7% français avec 20,4% et l’italien avec 6,5% et avec 0,5% le romanche, parlé dans le canton des Grisons.

  http://fr.fc.yahoo.com/s/suisse.html

DÉMOCRATIE (du grec demos, peuple et kratos, autorité): système de gouvernement où c'est le peuple qui exerce la souveraineté. Aha aha hah....
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6 mars 2007 2 06 /03 /mars /2007 00:00

Le troisième livre, commence par le récit et les démêlés de Servius Galba avec les Nantuates, les Véragres et les Sédunes ; ceux-ci gardaient le passage des Alpes. Octobre 57

Les Nantuates, région de Saint-Maurice, les Véragres de Martigny et les Sédunes à Sion.

 

Servius Galba fut impliqué dans le complot avec d’autres conjurés des ides de mars.

 

 

 

 

 

 

LIVRE TROISIÈME

 

 

 

I

 

 

 

En partant pour l’Italie, César envoya Servius Galba avec la 12e légion et une partie de la cavalerie chez les Nantuates, les Véragres et les Sédunes, dont le territoire s’étend depuis les frontières des Allobroges, le lac Léman et le Rhône jusqu’aux grandes Alpes. Ce qui l’y détermina, ce fut le désir d’ouvrir au commerce la route des Alpes, où les marchands ne circulaient jusque-là qu’au prix de grands dangers et en payant de forts péages. Il autorisa Galba, s’il le jugeait nécessaire, à installer la légion dans ces parages pour y passer l’hiver. Celui-ci, après avoir livré divers combats heureux et pris un grand nombre de forteresses, reçut de toutes parts des députations, des otages, fit la paix, et résolut d’installer deux cohortes chez les Nantuates et de s’établir lui-même pour l’hiver, avec les autres cohortes de sa légion, dans un bourg des Véragres qui s’appelle Octoduros ; ce bourg, situé au fond d’une vallée étroite, est enfermé de tous côtés par de très hautes montagnes.* Comme la rivière le coupait en deux, Galba autorisa les indigènes à s’installer pour l’hiver dans une moitié du bourg, tandis que l’autre, qu’il avait fait évacuer, était donnée à ses cohortes. Il la fortifia d’un retranchement et d’un fossé.

* Martigny-Bourg d’aujourd’hui.

 

 

 

II

 

 

 

Il y avait fort longtemps qu’il hivernait là, et il venait de donner l’ordre qu’on y fit des provisions de blé, quand soudain ses éclaireurs lui apprirent que la partie du bourg laissé aux Gaulois avait été complètement abandonnée pendant la nuit et qu’une immense multitude de Sédunes et de Véragres occupait les montagnes environnantes. Plusieurs raisons avaient provoqué cette décision soudaine des Gaulois de recommencer la guerre et de tomber à l’improviste sur notre légion : d’abord cette légion, et qui n’était pas au complet, car on en avait distrait deux cohortes et un très grand nombre d’isolés qu’on avait envoyés chercher des vivres, leur semblait une poignée d’hommes méprisable ; puis l’avantage de leur position leur faisait croire que, quand ils dévaleraient les pentes de leurs montagnes et lanceraient une grêle de traits, cette attaque serait, dès le premier choc, irrésistible. A ces calcules s’ajoutaient le ressentiment de s’être vu arracher leurs enfants à titre d’otages et la conviction que les Romains cherchaient à occuper les sommets des Alpes, non seulement pour être maîtres des routes, mais pour s’y établir définitivement et annexer ces régions à leur province, qu’elles bordent.

 

 

 

III

 

 

 

A ces nouvelles, Galba, qui n’avait pas entièrement achevé le camp d’hiver et ses défenses, et n’avait pas fait encore une réserve suffisante de blé et autres approvisionnement, parce qu’il avait cru, les Gaulois s’étant soumis et lui ayant donné des otages, qu’aucun acte d’hostilité n’était à craindre, s’empressa d’assembler un conseil et recueillit les avis. Dans ce conseil, en face d’un si grand péril, et si inattendu, voyant presque toutes les hauteurs garnies d’une foule d’hommes en armes, ne pouvant espérer de secours ni de ravitaillement, puisque les chemins étaient coupés, désespérant presque déjà de leur salut, plusieurs formulaient l’avis d’abandonner les bagages et de chercher à échapper à la mort en faisant une sortie par les mêmes chemins qui les avaient conduits là. Cependant, le sentiment de la majorité fut qu’il fallait réserver ce parti comme un parti extrême et, en attendant, voir quelle tournure prendraient les choses et défendre le camp.

IV

 

 

 

Peu après – on avait à peine eu le temps de mettre à exécution les mesures décidées – les ennemis, de toutes parts, à un signal donné, descendent à la course et jettent contre le retranchement des pierres et des javelots. Les nôtres, au début, ayant toute leur force, résistèrent avec courage, et, comme ils dominaient l’assaillant, tous leurs traits portaient ; chaque fois qu’un point du camp, dégarni de défenseurs, paraissait menacé, on accourrait à la rescousse ; mais ce qui faisait leur infériorité, c’est que, la lutte se prolongeant, les ennemis, s’ils étaient fatigués, quittaient le combat et étaient remplacés par des troupes fraîches ; les nôtres, en raison de leur petit nombre, ne pouvaient rien faire de semblable ; il était impossible, non seulement que le combattant épuisé se retirât de l’action, mais que le blessé même quittât son poste pour se ressaisir.

 

 

 

V

 

 

 

Il y avait déjà plus de six heures que l’on combattait sans relâche ; les nôtres étaient à bout de forces, et les munitions aussi leur manquaient ; l’ennemi redoublait ses coups et, notre résistance faiblissant, il entamait la palissade et comblait les fossés ; la situation était extrêmement grave. C’est alors que Publius Sextius Baculus, centurion primipile, qui avait été, comme on l’a vu, couvert de blessures lors du combat contre les Nerviens, et avec lui Caïus Volusénus, tribun militaire, homme plein de sens et de courage, viennent en courant trouver Galba et lui représentent qu’il n’y a qu’un espoir de salut : faire une sortie, tenter cette chance suprême. Il convoque donc les centurions et par eux fait rapidement savoir aux soldats qu’ils aient à suspendre quelques instants le combat, en se contentant de se protéger des projectiles qu’on leur enverrait, et à refaire leurs forces ; puis, au signal donné, ils feront irruption hors du camp, et n’attendront plus leur salut que de leur valeur.

 

 

 

VI

 

 

 

Ils exécutent les ordres reçus, et, sortant soudain par toutes les portes, ils surprennent l’ennemi qui ne peut ni se rendre compte de ce qui se passe ni se reformer. Ainsi le combat change de face, et ceux qui déjà se flattaient de prendre le camp sont enveloppés et massacrés : sur plus de trente mille hommes qu’on savait s’être portés à l’attaque, plus du tiers est tué, les autres, effrayés, sont mis en fuite, et on ne les laisse même pas s’arrêter sur les hauteurs. Ayant ainsi mis en déroute et désarmé les forces ennemies, nos soldats rentrent dans leur camp, à l’abri de leurs retranchements. Après ce combat, ne voulant pas tenter de nouveau la fortune, considérant d’ailleurs que ce n’était pas pour cela qu’il était venus prendre ses quartiers d’hiver et qu’il se trouvait en face de circonstances imprévues, mais surtout fort inquiet à la pensée de manquer de vivres, Galba fit incendier dès le lendemain toutes les maisons du bourg et reprit la route de la province ; sans qu’aucun ennemi arrêtât ou retardât sa marche, il conduisit sa légion sans pertes chez les Nantuates, et de là chez les Allobroges, où il hiverna.

Pour César, c’est un échec.

 

 

 

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5 mars 2007 1 05 /03 /mars /2007 22:41

 

 

 

 

 

 

 

Valais

 

 

En 1915 le Valais fêtait son centième anniversaire au sein de la Confédération Helvétique.

 

 

A cette occasion, un calendrier du Centenaire était publié.

 

 

Ci-dessous les pages du calendrier ont été scannées pour le plaisir de retrouver le charme un peu désuet de 1915.

 

 

 

 

 

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  http://www.vs.ch/Navig/home.asp

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5 mars 2007 1 05 /03 /mars /2007 22:20

 

Alors entre l’an 58 avant J.C. et l’an 1291 où trois paysans se révoltèrent contre les puissances européennes, et cela jusqu’à ce qu’ils s’écrouent en 1515, les Helvètes restèrent bien sages. Une parenthèse de 224 ans les suisses dominèrent militairement les puissances italiennes, autrichiennes et françaises, jusqu’à la bataille de Marignan et, par la suite, ils subirent dès lors les « dictats », les « ordres », « recommandations » et les « pressions » de ces mêmes puissances.

A chaque fois, cela a été le fait d’un homme, de sa volonté de résoudre un problème mineur qui aurait dégénéré en quelque chose de plus grave où il aurait fallu plus tard plus d’énergie et plus de moyens à résoudre le problème en question.

Ils firent la Suisse , ces grands hommes sont.

 

 

 

 

 

 

Jules César. Expliqué par son besoin d’être tranquille sur son flanc droit et au sud dans sa campagne en Gaule et contre les Germains. César corrige et soumet les Helvètes pour longtemps. C’était la deuxième tentative des Helvètes en 60 ans, de chercher des nouvelles terres plus accueillantes.

 

 

 

 

Walter Supersaxo et  Mathieu Schiner ont été les protagoniste du ou des conflits qui aboutirent à la bataille de Marignan.

 

 

 

 

 

Le Premier Consul Bonaparte s'érige lui-même en «Médiateur» de la Confédération , consacrant la suzeraineté de la France sur celle-ci.

Il ne subsiste de l'acquis de la tourmente révolutionnaire que la notion d'égalité (relative) des citoyens, la règle d'une majorité des 3/4 (au lieu de l'unanimité) pour faire adopter une décision à la Diète confédérale, et l'installation d'un Landamann fédéral chargé d'expédier les affaire courantes dans l'intervalle des sessions.

 

 

 

 

L'Acte de Médiation porte à 19 le nombre de cantons en érigeant six pays alliés et sujets en cantons souverains. C'est le cas de l'Argovie ou encore du pays de Vaud. Certaines parties de la Suisse sont annexées à la France , comme Genève, Mulhouse et la région de Delémont. Le Valais est érigé en république «indépendante». Neuchâtel conserve son statut hybride de principauté et canton.

Les institutions centrales de l'ancienne République sont dissoutes. Il n'y a plus désormais ni nationalité, ni armée, ni monnaie, ni système de mesure commun, encore moins de drapeau !

 

 

 

 

 

 

"La Suisse ne ressemble à aucun autre Etat, soit par les événements qui s’y sont succédé depuis plusieurs siècles, soit par la situation géographique, soit par les différentes langues, les différentes religions, et cette extrême différence de mœurs qui existe entre ses différentes parties. La nature a fait votre Etat fédératif, vouloir la vaincre n’est pas d’un homme sage. Les circonstances, l’esprit du siècle passé avaient établi chez vous des peuples souverains et des peuples sujets. De nouvelles circonstances et l’esprit différent d’un nouveau siècle, d’accord avec la justice et la raison, ont rétablit l’égalité de droit entre toutes les portions de votre territoire. Plusieurs de vos Etats ont suivi pendant des siècles les lois de la démocratie la plus absolue. D’autres ont vu quelques familles s’emparer du pouvoir, et vous avez eu dans ceux-ci des sujets et des souverains… L’esprit de vos divers pays est changé. La renonciation à tous les privilèges est à la fois la volonté et l’intérêt de votre peuple. Ce qui est en même temps le désir, l’intérêt de votre nation et des vastes Etats qui vous entourent est donc : I° l’égalité des droits entre vos dix-huit cantons ; 2° une renonciation sincère et volontaire aux privilèges de la part des classes patriciennes ; 3° une organisation fédérative où chaque canton se trouve organisé suivant sa langue, sa religion, ses mœurs, son intérêt, son opinion.         L’organisation des cantons une fois arrêtée, il restera à déterminer les relations qu’ils doivent avoir entre eux, et dès lors votre organisation centrale, beaucoup moins importante en réalité que votre organisation cantonale. Finances, armée, administration, rien ne peut être uniforme chez vous. Vous n’avez jamais entretenu de troupes soldées, vous ne pouvez avoir de grandes finances ; vous n’avez jamais eu constamment d’agents diplomatiques auprès des différentes puissances. Situés au sommet des chaînes de montagnes qui séparent l’Allemagne, la France et l’Italie, vous participez à la fois de l’esprit de ces différentes nations. La neutralité de votre pays, la prospérité de votre  commerce, et une administration de famille sont les seules choses qui puissent agréer votre peuple et le maintenir… "

 

 

 

 

 

 

Lettre du 19 frimaire, an XI

 

 

 

 

 

 

"Jamais la France et la République italienne ne pourront souffrir qu’il s’établisse chez vous un système de nature à favoriser nos ennemis. Le repos et la tranquillité de quarante millions d’hommes vos voisins, sans lesquels vous ne pourriez ni vivre comme individus, ni exister comme Etat, sont aussi pour beaucoup dans la balance de la justice générale. Que rien à leur égard ne soit hostile chez vous, que tout y soit en harmonie avec eux, et que, comme dans les siècles passés, votre premier intérêt, votre première politique, votre premier devoir, soient de ne rien laisser faire sur votre territoire qui indirectement nuise aux intérêts, à l’honneur, et en général à la cause du peuple français…"

 

 

 

 

 

 

Bonaparte à la Consulta helvétique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le point de vue d’un admirateur de l’empereur Napoléon Ier, Monsieur Amédée Gabourd, dans : Histoire de l’empereur Napoléon Ier, septième édition 1853, éditions Mame à Tours.

 

 

 

A la page 106 du chapitre Consulat à vie, il écrit à propos de la médiation avec la Suisse.

 

 

 

Les États soumis à ses lois dépassaient de beaucoup par leur étendue la vieille France de Louis XIV. Bornés au nord par le Rhin, ils s’appuyaient au midi sur les États du pape et la Toscane. La Lombardie formait une république italienne, vassale de la république française, et Bonaparte en avait été proclamé président par une consulta convoquée à Lyon. Le royaume d’Étrurie était un grand fief qui rendait hommage au premier consul. Sur la frontière de l’est, la Suisse avait gardé le dépôt de son indépendance nationale ; elle portait ombrage à Bonaparte ; par ses ordres, une armée de trente mille hommes, commandée par le général Ney, entra dans ce pays, et lui imposa, sans éprouver la moindre opposition, un nouvel acte fédératif qui rattachait sa fortune au gouvernement français. Le premier consul se déclara médiateur de la Confédération Suisse.

L’Angleterre vit avec un amer déplaisir s’accomplir un événement qui rangeait la Suisse au nombre des républiques vassales dont la France s’entourait comme d’une double frontière, et qui mettait à la disposition du premier consul une armée de seize mille soldats recrutés dans les cantons helvétiques, et prêts à verser leur sang pour la France. L ’Autriche partagea en secret les ressentiments de la Grande-Bretagne , mais elle s’abstint de réclamer, et l’indépendance de la Suisse disparut.

 

Dans le BONAPARTE de André Castelot, éditions Famot 1977 Chapitre : Le second pas vers la royauté, pages 330 et 331 il est écrit, suite à la Proclamation du Consulat à vie:

 

 

 

   Déjà son prénom prestigieux apparaît sur les monnaies et, le 15 août – date de la naissance du nouveau maître – est décrété fête nationale.

« Voici le second pas fait vers la royauté, peut s’exclamer Mme de Staël. Je crains que cet homme ne soit comme les dieux d’Homère, qu’au troisième acte il n’atteigne l’Olympe ! »

   Tandis que Cobenzl mande à Colloredo : « Où donc s’arrêtera ce torrent plus rapide et plus dévastateur dans la paix que dans la guerre ? »

   Napoléon a déjà été élu président de la République italienne, et, à la fin de cette même année, le titre de médiateur de la Confédération suisse lui est apporté par les députés des dix-huit cantons helvétiques. Il veut bien accepter cette nouvelle charge mais il leur explique avec condescendance le peu de chose que représente leur pays sur l’échiquier européen.

   - Vous ne devez pas prétendre à jouer un rôle entre les puissances de l’Europe. Vous êtes placés entre la France qui a cinq cent mille hommes de troupes ; l’Autriche qui en a trois cent mille ; la Prusse qui en a deux cent mille ; combien pouvez-vous en entretenir ? Qu’est-ce que dix mille hommes contre de telles armées ? Si vous avez autrefois tenu un rang entre les puissances militaires, c’est que la France était divisée en trente parties, l’Italie en cent. Vous pouviez tenir tête au duc de Bourgogne, mais aujourd’hui la Bourgogne n’est qu’un point de la France.

C’est le ton de Louis XIV – et ce ton paraît tout naturel. Ainsi que le constate encore un agent du comte de Provence : « Bonaparte continue à régner avec une plénitude de pouvoirs que ne déployèrent jamais nos rois. »

 

Pourquoi la République Helvétique a échoué ?

 

 

 

 

 

Imposée aux suisses par le Directoire, cette « chose » ne pouvait être vue et entretenue par le gratin de la bourgeoisie de Suisse. « Comment ! Chaque citoyen est égal à un autre ! Ce n’est pas possible, MA voix vaut plus que celle des « va-nu-pieds » des montagnes ! » Ont du se dire quelques privilégiés et puissants des grandes villes, bourgeois tenant l’industrie et le commerce dans leur giron.

 

Alors que le petit peuple avec quelques idéalistes, adhérèrent à la révolution et approuvèrent cette nouvelle République. Les paysans de nos montagnes et autres petits gens des plaines et des villes trouvèrent certainement très bien de posséder enfin une voix égale à celle de leur patron et de leur curé.

 

Vu le nombre des gens du peuple, cela a du effrayer les grands bourgeois et seigneurs du clergé, ainsi que les grandes familles patriciennes au pouvoir depuis plus de 500 ans. Un simple homme, hier né libre certes, mais sans pouvoir, le voilà qu’il peut accéder au gouvernement et diriger les bourgeois s’il est élu. Les grands allaient perdre le pouvoir et le bénéfice de leurs privilèges. Impossible, et dès lors les grands se disputèrent le pouvoir politique entre eux avec acharnement et refusèrent toutes prises de pouvoir qui n’étaient pas de leur fait.

 

L’administration s’en trouva bloquée et la République ingouvernable était en « guerre civile » en continue, même si cela n’était pas avec des armes que l’on se disputait la domination des institutions, cela déplaisait fortement au Premier Consul Bonaparte.

 

De plus, chaque canton prétendait être le plus apte à gouverner les autres et n’était pas forcément disposé à donner préséance à un autre. L’attachement de ses origines liait un politique à sa terre. Quelle ville devait devenir la capitale ? Un gouvernement central avec une administration centrale ne pouvait que déplaire dans les mentalités de l’époque.

 

Bonaparte fini par envoyer le général Ney avec 30 000 hommes pour calmer les suisses et réclamer une ambassade pour une Consulta. Bonaparte se posait en médiateur, comme il l’avait déjà fait pour d’autre États, afin de rétablir l’ordre à l’est.

 

1802 avec l’Acte de Médiation donné aux Suisse par Bonaparte met fin à la République Helvétique. Ce fut le seul État en Europe et sous l’influence de la France , qui revint pratiquement à l’ancien Régime. Les bourgeois, les familles patriciennes et grands de l’industrie gardèrent ainsi leurs privilèges et le peuple un semblant de liberté avec le fédéralisme.

 

Voilà ce qu’est la Suisse moderne depuis lors.

 

 

 

 

 

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 Histoire générale de 1789 à nos jours de G.-A. Chevallaz

 

 

 

 

La Consulta reçoit la nouvelle Constitution avec gratitude. Comme beaucoup d'autres républiques soeurs et pays alliés de la France , elle s'engage à fournir un contingent de 12.000 hommes de troupe par an.

Napoléon Bonaparte, Premier Consul, se lasse des désordres et chicanes en République helvétique. Depuis ces débuts, en 1797 les suisses se disputent continuellement. Comment calmer les troublions suisses ?

  http://ameliefr.club.fr/index.html

 

 

 

Acte 1, la « Consulta » pour écouter les doléances.

 

 

 

 

Acte 2, l’ « Acte de Médiation » qui impose la nouvelle constitution aux suisses dans une nouvelle structure. 19 février 1803   

Charlemagne a pacifié l’Europe et bien entendu fait une bonne gestion du territoire qu’était l’Helvétie. Lui aussi, considéré comme « Père de l’Europe ». Les Helvètes sont heureux de faire partie du « grand empire d’Occident» avec Charlemagne. 

 

 

 

 

François Ier qui une fois devenu roi à l’âge de 20 ans, en janvier 1515, fait la guerre aux Etats du pape et italiens en septembre de la même année. A cette occasion le grand monarque impose la « paix perpétuelle » aux Suisses. 1516, « Paix de Fribourg », c’est le traité assurant la paix perpétuelle entre la France et la Suisse. Neutralité des Suisses en cas de conflit. Le mercenariat commence, sous l’appellation de « Service à l’Etranger ». De nos jours, un reliquat de ce service à l’étranger est la Garde Pontificale.

 

http://www.reve-lemanique.ch/marignan/
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