Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Rechercher Un Mot

Articles Récents

Liens

17 août 2017 4 17 /08 /août /2017 15:59

La première fois que l’on a lu ce slogan de Ben, c’était en 1992 lors de l’Exposition universelle de Séville.

La Suisse n’existe pas…

 

La polémique était lancée !

 

La socialiste Ada Marra, relance la polémique lors du 1er Août : La Suisse n’existe pas…

Ce n’est pas faux, de le dire, ce n’est pas forcément juste. Surtout après avoir lu un article du Matin Dimanche qui interroge Ben sur le sujet.

 

Voici ce que dit Ben à la question : « La Suisse n’est donc pas un pays comme les autres ? »

 

Ben : « La Suisse Romande existe. La Suisse Allemande existe. La Suisse Italienne existe. La Suisse Romanche existe. Mais la Suisse ? La langue suisse n’existe pas. A la rigueur, je dirais que la Suisse est romanche, parce qu’il n’y a que les Romanches à qu’il manque un Etat nation. Ils ne sont ni Italiens, ni Allemands, ni Français. Il y a une langue romanche qui est à eux et qui est malheureusement opprimée. »

 

Cette réflexion est juste et cependant fausse pour ceux qui pensent que la Suisse existe. Quelle est-elle ?

Selon Ada Marra, notre Suisse est personnelle, pourquoi pas, ce n’est pas faux. Tous possèdent un coin du pays, là où l’on est né, là où l’on est devenu « suisse ».

 

La langue ne détermine donc pas l’identité de la Suisse, puisque MA Suisse est française.

Importe peu que l’on ne parle pas l’une des langues nationales une fois que l’on est devenu citoyen du pays. Pas comme pour certain pays, où il faut impérativement parler la langue du pays pour être de ce pays.

Repost 0
2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 17:23

.

Tous menteurs ou est-ce les politiques ou les journalistes.

.

La question est posée.

.

Voici ce que je pouvais lire dans un journal du matin, qui nous relatait ce qui ce passe aux Chambres fédérales.

.

« Les Chambres fédérales ont dû avaliser la perte de 215 millions de cautionnement pour la marine marchande helvétique qui date de la guerre froide. Un bouillon que personne n’a vu venir. Christian Levrat PS/FR a résumé : « Nous avons le choix entre dire oui ou oui et c’est une alternative qui ne réjouit pas un politicien. » Cette caution représente environ 55 francs pour chaque ménage helvétique. »

.

Curieux et comme j’aime bien les bateaux, je me suis penché sur ce qui est dit.

Qui croire ?

.

Première chose, je cherche la confirmation des chiffres annoncés. Les 215 millions c’est ok, les 55 francs pour chaque ménage, nécessite de savoir combien de ménage sont dénombrés par l’Administration fédérale. J’ai trouvé la page « Ménages » de l’Office fédéral de la statistique, qui donne le chiffre suivant : 3'631.4 en milliers, ce qui donne donc 3'631.400 ménages.

.

Après division de 215 millions par 3'634.400 ménages, j’obtiens le total suivant : 59,20 et non 55 environ.

.

Alors où est l’erreur ? Et pourquoi faut-il que ce soit seulement les ménages qui paient ?

 

Pourquoi n’est-ce pas la population « entière » qui paierait ?

.

Sur la même page de l’Office fédéral de la statistique, sous « Population », m’apprend que nous sommes 8'417.7 en milliers, soit 8'417.700 personnes.

.

Si l’on reprend les 215'000.000 de francs divisé par la population, cela donne : 25.54 francs par personne !

.

Est-ce que je vous ai bien informés ?

 

Soyons vigilant !

Repost 0
18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 15:57

.

Loin d’être la juste solution, puisqu'une fois à gauche, une fois à droite, le pays est dans une balance à mouvement alternatif.

La fin du bipartisme à la française ?

Le déséquilibre est possible, toujours à gauche ou toujours à droite, pendant de longues décennies. On dit que la France est de droite, alors que si la gauche arrive au pouvoir, c’est juste pour un temps, non définitivement ou pour un long temps. La liste des gouvernements de la cinquième République est majoritairement de droite.

Aujourd’hui, un président qui n’est pas de gauche, il l’a dit, forme un gouvernement qui est un mélange entre gauche, centre et droite. Révolution dans les esprits des français qui ne savent pas faire de compromis, soit l’on est de gauche, soit l’on est de droite, mais pas des deux, impossible.

On débat sur les plateaux de télévision de ces nouveautés et des personnalités qui forment le nouveau Gouvernement. Les Législatives au mois de juin, fera pencher la balance d’un côté ou de l’autre, sans qu’une majorité gouvernementale centriste ne s’organise d’elle-même. Il y aura lutte et probablement de grandes batailles sur le terrain national, avant l’apaisement souhaitable pour gouverner.

Les compromis devront être présent dans la parole de ceux qui veulent la réussite du président, et même chez certains adversaires de celui-ci, pour un apaisement général et pour que la France redémarre sur une base solide. Les journalistes devront apprendre que ce n’est pas déshonorable, de dire « compromis ».

La critique est facile dans le système du bipartisme, si le pouvoir est à droite, ceux de gauche crieront fort pour critiquer et inversement, quand la gauche est au pouvoir. Mais les compétences sont partout, autant à gauche qu’à droite, alors mélangeons, cherchons ces compétences et gouvernons, c’est ce qui arrive aujourd’hui avec le nouveau président. Une chance pour la France, d’entrer dans une social-démocratie, qui engendre les réformes nécessaires au succès.

À suivre attentivement les Législatives, qui va montrer si les Français osent suivre leur président dans le changement en abandonnant un peu, le bipartisme monolithique. Sinon, le gouvernement d’Édouard Philippe devra être remanié très vite, probablement pour la rentrée de septembre. L’été sera chaud. 

GTell

Repost 0
10 avril 2016 7 10 /04 /avril /2016 15:03

RBI

RBI

Les luttes verbales ont commencées et c’est toujours particulier de voir des initiant un peu timides et ne voulant pas montrer une facette d’eux qui choquerait le public, être confronté à des personnalités, des ténors et grands orateurs et bien sûr opposants à l’idée révolutionnaire du moment, le RBI. A « Infrarouge » le débat me semblait faussé, déséquilibré.

D’ailleurs, l’émission « Infrarouge » n’a été que démolition et poudre aux yeux des « personnalités de la finance et des partis de droite » face à des initiants de gauches et verts, pratiquement inconnus du public.

Jamais les bonnes questions n’ont été posées, ni les arguments des initiant non bousculés le flot de paroles capitalistes.

Dommage, mais même en imaginant la loi acceptée et en place, que pouvons-nous faire avec 2'500 francs ? Une personne seule, dans une ville, mille francs passent pour se loger, presque autant pour la nourriture et le reste pour les assurances qui feront tout pour que cette personne donne son solde. Rien, plus rien en poche pour une sortie cinéma, pour un restaurant avec une amie et ne parlons pas d’envisager de posséder une auto.

Un couple sans enfants, deux fois 2'500 francs font bien 5'000 francs de revenus et même problème que pour le célibataire, les capitaux seront grignotés de la même façon, « puisque ils peuvent payer, prenons le maximum ! », diront les assureurs, le bailleur et tous ceux qui auront besoin de ponctionner le couple.

Ajoutons un enfant, celui-ci n’aura pas 2'500 francs, mais quelques centaines de francs s’ajouteront à la somme touchée des parents. Ce n’est pas encore déterminé. Peut-être auront-ils assez pour acheter une voiture et dans ces conditions, le budget sera toujours serré et limite.

Et n’oublions jamais, un revenu = impôts !

Les opposants, disent : « Mais comment financerez-vous le RBI ? ». C’est certain, les riches n’aiment pas qu’on leur prenne une fraction de leur fortune et quelle fraction, puisque l’on parle de 2‰ sur le montant total du trafic des paiements en Suisse. Et ce n’est pas vous et moi, qui sommes concerné par ces 2‰, non, ce sont les banques, les assurances, les cabinets d’affaires et autres grands industriels et multinationales qui sont concernés.

N’oublions pas que sans le peuple, les « grands riches » n’auraient pas tant d’argent.

Faites-vous une opinion en lisant l’interview d’Oswald Sigg, vice-chancelier de la Confédération et porte-parole du Conseil fédéral. (Un des initiant du RBI.)

Suivez le RBI

Repost 0
Published by G.Tell - dans Politique
commenter cet article
15 mars 2016 2 15 /03 /mars /2016 18:13

.

Je donne l’impression de vous obliger à lire et à vous former une opinion sur deux sujets d’actualité nationale, alors que vous ne le souhaitez peut-être pas.

Quelque que soit le résultat dans le temps que prendront ces deux sujets, ils entreront dans les annales de l’histoire, comme le sont déjà la disparition de Swissair et le sauvetage de l’UBS. Il y a des actes politiques sans trop de portée historique qui sont proposés aux votes, et parfois, un acte politique audacieux attire les regards de nos voisins, ces grands pays qui nous entourent et observent l’entreprenante petite Suisse qui ose ! Actuellement, nous sommes sous observation, qu’allons-nous faire ?

Dans une chronique tenue par quelque moine d’une obscure Abbaye du Moyen-âge, il serait écrit : « En cette journée de fin d’hiver, en place public à Zurich, une distribution de billets de dix francs a été organisée par les initiants du futur RBI, le 14 mars 2016 », 500 ans plus tard, on lirait la chronique en s’interrogeant, « C’est quoi le RBI, et pourquoi une telle distribution de papier ? »

Aujourd’hui, dans nos journaux

C'était le 14 mars 2016

C'était le 14 mars 2016

Repost 0
Published by G.Tell - dans Politique
commenter cet article
14 mars 2016 1 14 /03 /mars /2016 16:41

Je vous tiens informé sur les deux sujets qui font l’actualité et qui intéressent obligatoirement ceux qui vivent en Suisse.

Après avoir lu, je l’espère, les articles conseillés précédemment, par exemple l’opinion de l’économiste Sergio Rossi sur le RBI ou vous êtes allés sur le site des initiant et sur la problématique des difficultés d’Alpiq, vous savez tout maintenant.

Voici ce que mon journal publie aujourd’hui.

Sources ATS

Sources ATS

Repost 0
Published by G.Tell - dans Politique
commenter cet article
13 mars 2016 7 13 /03 /mars /2016 17:39

Soyons vigilent !

Alpiq

Nous, vous et moi, si vous n’êtes pas industriel, payons le prix fort d’électricité. Nous sommes les clients captifs, oui, oui, CAPTIFS et nous ne payons pas le prix du marché électrique, mais bien un prix plus élevé, bien Suisse ! [Comme toujours]

Le prix du marché pour le KW/h est si bas sur le marché européen que ça met la société Alpiq en difficulté à tel point qu’elle cherche à vendre ses bijoux de familles, que nous avons, d’une façon ou d’une autre, payé à travers des taxes, impôts et prix de notre électricité consommé.

Avant que l’on nous oblige à ouvrir le marché suisse au reste de l’Europe, nous étions bien tranquille, les fournisseurs fournissaient, les acheteurs achetaient, tout cela au prix de chez nous sans possibilité pour le client envieux d’aller acheter à l’étranger à un prix bien plus bas. Et globalement, nous étions fières de nos barrages et de tout ce qui tournaient autour de la Fée électricité. Aujourd’hui c’est une autre chanson, après nous avoir fait miroiter les prix bas pour tous, nous avons accepté l’ouverture aux marchés européens. Dans un premier temps, bien sûr, seuls les gros consommateurs bénéficiaient de cet avantage avec la promesse pour tous, mais plus tard, bien plus tard la chute promise des prix. Résultat, pour le peuple et les petites entreprises, c’est toujours un prix plus élevé et on constate que la situation ces jours n’est pas bon pour Alpiq qui risque la faillite. Alpiq produit trop cher, par rapport au reste de l’Europe, à tel point que cela devient impossible et les pertes prévues pour chaque année est de 800 millions de francs.

Mais qui veut acheter des barrages et une centrale nucléaire vieillissante ?

Doit-on sauver une société privée avec nos impôts ?

Nous devons être attentif à ce qu’il va advenir de la société Alpiq et des outils de production, de qui va acheter nos barrages et à quel moment le peuple et les PME bénéficierons des prix annoncés depuis longtemps. Nous ne voulons pas encore payer le rachat de ce qui nous appartient déjà en partie. En espérant que le politique ne fonce pas dans l’absurdité d’un sauvetage d’une entreprise qui s’est grassement rempli les poches, avec son conseil d’administration, sans nous faire bénéficier de rien.

Et sachez que les barrages et l’usine nucléaire avec ses déchets futur et les dettes d’Alpiq ne peuvent partir de Suisse ; donc les barrages resteront ici, les déchets nucléaires aussi et si nous nous précipitons pour sauver Alpique, les dettes resteront elles aussi en Suisse.

Si nous laissons la faillite arriver pour Alpiq, nous aurons toujours les déchets nucléaires à notre charge.

La presse a beaucoup publié ces jours et ça va continuer. Soyons vigilant et lisez.

.

Les pertes d’Alpiq.

.

Les risques pour nous…

.

Ils veulent nous refiler les centrales nucléaires que nous ne voulons plus.

Repost 0
Published by G.Tell - dans Politique
commenter cet article
12 mars 2016 6 12 /03 /mars /2016 16:50

Kuldesak,

Actualité politique [Important]

1972, roman de Richard Cowper (1926-2002), traduit par Jacques Martinache, Presses de la Cité 1978

A la surface de la Terre, une armée de robots diligents moissonne silencieusement un grain qu'aucun homme ne mangera. Enfouie dans les profondeurs de la planète, l'humanité survit dans un dédale de galeries depuis deux mille ans et ignore l'existence même de l'Extérieur.

Quatrième de couverture

Jusqu'au jour où un jeune Vagabond ose transgresser la Loi qui interdit de s'aventurer dans les Niveaux Perdus. Avec l'aide de trois compagnons et d'un être venu d'ailleurs, il entreprendra de libérer les humains de la tyrannie imposée par de lointains ancêtres et proclamera, face aux machines : « Je suis un homme ! Le monde appartient aux hommes ! »

Critiques

Ecrit avant Les Gardiens (Denoël), voici un roman lisible sans être génial. Surtout quand on en compare la prose à celle des Gardiens, qui était très littéraire. La thématique est classique : un monde souterrain (véritable arche terrestre, chère à Rémi-Maure) qu'un ordinateur/Dieu gère à sa manière. Une tribu de Vagabonds et un révolté. La liberté retrouvée avec la surface de la terre à repeupler. Ce qui est plus original, c'est la description de ce monde interne, en niveaux, et surtout la rencontre avec une civilisation de « plantes », entre quoi les vagabonds servent plus ou moins à poloniser, à leur manière. Mais aussi la visite d'un Extraterrestre au grand cœur. Là, ce qui est curieux, c'est l'utilisation de signes diacritiques pour figurer des mots non humains (sortes de « blancs ») dans notre vocabulaire (des mots sans réfèrent terrien) et ceci même dans le cas de télépathie. Depuis l'Homme Démoli et quelques nouvelles de Platcha, ces possibilités avaient été peu exploitées. Elles permettent des effets curieux de dépaysement. L'impression domine de trois nouvelles qu'on aurait plus ou moins raccordées, avec un fil un peu trop blanc.

nooSFere Encyclopédie littéraire

Voilà, dans ce roman, un monde annoncé si l’on laisse les machines prendre les commandes du destin. Jeune adulte, j’avais beaucoup aimé ce petit roman de 190 pages, à l’époque où les machines robotisées n’étaient qu’au début de leurs tâches.

Aujourd’hui, il est question de donner du travail à tous. Et cela est déjà impossible pour beaucoup de pays et même en Suisse.

On va voter pour l’initiative populaire « Pour un revenu de base inconditionnel », qui permettra à beaucoup de mieux vivre et être mieux considéré aux yeux de ceux qui regardent les chômeurs comme des nuisibles.

Pour vous informer si nécessaire sur la problématique, voici le lien d’un article de l’Hebdo, écrit par Sergio Rossi

.

A lire absolument !

Bonne lecture et bonne réflexion.

En complément d’information : Ici sur B.I.E.N-CH

.

Le site rbi-oui.ch

.

Ce qu’en disent les Français : ICI

.

Même Europe 1 en parle avec une erreur criarde Référendum est employé au lieu d’Initiative populaire.

Repost 0
Published by G.Tell - dans Politique
commenter cet article
21 février 2016 7 21 /02 /février /2016 19:09

À force d’entendre à chaque fois que l’on parle de la politique nationale, que l’UDC fait ceci, que l’UDC propose cela, que l’UDC s’oppose à, on finit par croire qu’il s’agit d’un parti comme les autres.

Comme ceux-ci, se divisent en deux UDC, le groupe UDC doit être expliqué à ceux qui pensent qu’il s’agit aujourd’hui du même parti qui fut créé en 1971. On dit souvent que l’UDC est un parti agrarien, en est-il vraiment un ? En 1917, quand le parti des paysans et bourgeois se créa, le but était de préserver un certain mode de vie en lien direct avec une réalité qu’ils vivaient. Il n’était peut-être pas imaginable qu’un citadin s’inscrive à ce parti, s’il était entièrement tourné dans ses activités vers le centre-ville ou la banlieue ouvrière. Les paysans avaient dans leur parti ainsi créé les outils pour parler et s’opposer aux forces des autres partis en Suisse. En 1937, quand le parti devint national, il y eut obligatoirement deux visons, deux comportements, deux pensées qui régnaient au sein du parti, comme nous savons qu’il existe des cantons ruraux et d’autres urbain et industrialisé. Ça ne s’est pas arrangé en 1971 quand le parti des paysans fusionna avec deux partis alémanique et devint ainsi l’UDC, c’est-à-dire Union démocratique du centre.

Vu de l’extérieur, le parti s’occupait normalement de son train de campagne, que la vache suisse soit bien dans le paysage et que toute l’économie du monde paysan soit des plus florissantes. Mais, paysans et gens des villes, pouvaient-ils se côtoyer avec des idées différentes ?

Jusqu’à l’arrivée d’un certain « tribun zurichois » dans les années 90, ils le pouvaient, avec parfois des frictions, mais jamais sans explosion ou implosion du parti. Cependant, c’est la branche la plus à droite, la plus citadine, la plus riche et la plus politisée que donnait de la voix et se faisait entendre le plus. La branche traditionnelle, dite conservatrice (paysanne) et celle dite souverainiste, dite aile Zurichoise.

Les souverainistes sont ceux qui plus à droite que la droite traditionnelle, font depuis bientôt 30 ans une politique d’extrémistes de droite, qui s’impose au reste du pays.

Les qualificatifs pour les nommés sont nombreux : droite dure, nationaliste, populiste et extrême droite et xénophobe. Plus on continuera à parler d’UDC, plus on minimise ce qu’est réellement le parti. Les médias devraient préciser que cette extrême droite est pareille à toutes celles que l’on montre du doigt à travers l’Europe et qui fait peur à beaucoup ; pourquoi ne fait-elle pas peur à la Suisse ?

Pensons-nous que notre système politique peut brider un tel parti, que l’on peut atténuer leurs idées et leur force ? Ne voit-on pas que lorsqu’ils n’aboutissent à rien dans le consensuel usage du dialogue avec les autres partis, ils s’efforcent vite de lancer une initiative ou référendum pour arriver à leur but. Ils auraient le pouvoir de décider seul, qu’ils useraient de décrets comme Napoléon le faisait.

Avec trente pour cent de représentation, l’UDC est une grande force qu’il faut craindre plus, que l’ignorer. Le consensus habituel et en usage depuis 1959, est malmené par l’UDC, qui conteste cet aspect de la répartition des forces au gouvernement.

Cette droite de la droite préconise moins d’État pour plus de liberté dans l’économie, elle s’oppose forcément à la gauche qui au contraire demande plus d’État, donc plus de social, et nous savons qu’un juste milieu est plus adéquate pour la bonne gouvernance du pays.

Repost 0
Published by G.Tell - dans Politique
commenter cet article
14 mars 2015 6 14 /03 /mars /2015 18:06

 

 

LE CINQUANTENAIRE DU TRIBUNAL FÉDÉRAL

 

   Le samedi 7 février 1925, les délégués des Autorités fédérales et de plusieurs Universités suisses, le Gouvernement vaudois, le Tribunal cantonal, la Municipalité de Lausanne, étaient réunis au Palais fédéral de Montbenon et y entouraient, au milieu d’une discrète décoration de verdure et de fleurs, MM. Les membres du Tribunal fédéral. Une cérémonie, solennelle dans sa simplicité, avait lieu pour commémorer le cinquantième anniversaire de l’institution de notre Haute-Cour fédérale de Justice. MM. Les conseillers fédéraux Haeberlin et Motta, M. Dufour, président du Conseil d’Etat du canton de Vaud, firent ressortir, tour à tour, la belle mission accomplie pendant un demi-siècle par le Tribunal fédéral et la déférence unanime qui entoure cette autorité judiciaire, en Suisse et à l’étranger.

 

   Les facultés de Droit des Universités de Berne, Bâle, Zurich, Neuchâtel, le président du Tribunal allemand à Leipzig, s’associèrent à ce jubilé en faisant parvenir à Lausanne des adresses élogieuses et reconnaissantes, et l’Université de Genève offrit une médaille commémorative.

 

   A l’occasion de cet anniversaire, il est bon de jeter un coup d’œil en arrière et de remonter à la fondation de notre Haute Autorité judiciaire.

 

   Le Tribunal fédéral fut institué par la Constitution fédérale de 1848. A cette époque, et jusqu’à 1874, les compétences de la Confédération étant minimes en matière juridique, les juges siégeaient très rarement et se réunissaient dans les différentes villes de notre pays à intervalles très éloignés. La Constitution fédérale de 1874 augmenta considérablement les attributions administratives et judiciaires du pouvoir central ; il fallut donc constituer un Tribunal fédéral permanent de 9 membres ; les Chambres fédérales y procédèrent le 22 décembre 1874 ; les premiers élus furent : Blumer (Glaris), Roguin (Vaud), Morel (St-Gall), Anderwert (Thurgovie), Pictet (Genève), Niggeler (Berne), Olgiatti (Grisons), Bläsi (Soleure), Stamm (Schaffhouse). C’étaient des hommes de grande valeur et de conscience, qui firent briller la nouvelle institution et lui acquirent d’emblée la confiance entière du pays. Pour le siège du Tribunal, sept villes entrèrent en compétition. La lutte fut ardue aux Chambres fédérales ; elle s’engagea d’abord au Conseil des Etats où, après 4 tours de scrutin, Lucerne sortit victorieuse par 22 voix contre 20 données à Lausanne. Au Conseil national, on eut beaucoup de peine à trancher le différend, mais au 4e tour, Lausanne triomphait par 71 voix contre 43 attribuées à Lucerne. Le Conseil des Etats se rangea finalement à la décision du National par 22 voix contre 18.

 

   La loi sur l’organisation du Tribunal fédéral disait, à son article 11 : « La ville qui aura été désignée pour le siège du Tribunal fédéral fournira gratuitement, meublera et entretiendra les locaux nécessaires pour les audiences du Tribunal et de ses sections, pour sa chancellerie et ses archives. » La ville de Lausanne dut se mettre au travail en vue de choisir l’emplacement du futur Palais fédéral. Après des difficultés extraordinaires, la magnifique pelouse de Montbenon, d’où l’on jouit d’une vue admirable sur le lac et les Alpes, fut choisie. En attendant son palais, la Haute-Cour fédérale dut se résigner à un logement de fortune, Lausanne lui offrit son Casino (Montbenon), édifice où l’on organisait des expositions, des bals, des concerts, des prédications, des congrès (entre autres celui de la Paix présidé par Victor Hugo, où l’on faillit en venir aux mains, 1869).

 

Le 16 mars 1882, la première pierre fut posée à l’angle sud de l’édifice de Montbenon, et le 19 septembre 1886, les conseillers fédéraux Ruchonnet et Schenk procédèrent à la reconnaissance du bâtiment que leur remit le lendemain le syndic de Lausanne, Samuel Cuénoud. Dans son éloquent discours, Louis Ruchonnet, s’adressant aux juges fédéraux, affirma qu’ils pouvaient rendre la justice en toute indépendance au sein d’une population dans laquelle le respect de la loi est une tradition. Le Tribunal fédéral, formé de 9 membres en 1874, de 14 en 1893, de 16 en 1895, de 19 en 1904, en compte actuellement 24 (1925), nommés pour 6 ans par l’Assemblée fédérale. Il est divisé en 7 sections : 1° Droit public ; 2° Droit civil ; 3° Poursuites et faillites ; 4° Chambre criminelle ; 5° Cour pénale ; 6° Chambre des mises en accusation ; 7° Cour de cassation. Pour être élu, point n’est besoin de posséder un titre scientifique ; dans le choix des juges, on doit tenir compte que les trois langues nationales soient représentées. Ce Tribunal juge les procès civils, les recours, les procès déjà jugés par un Tribunal cantonal et portés en appel, les litiges qui peuvent s’élever entre Confédération et cantons, entre Confédération et particuliers, entre cantons, entre cantons et communes, entre cantons et particuliers. Les membres du Tribunal fédéral sont souvent choisis comme arbitres par les gouvernements étrangers pour juger des litiges, en « évitation » de conflit armé, ce qui montre la haute considération dont jouit notre Haute Autorité judiciaire en dehors des frontières de notre pays.

 

   Les magnifiques locaux de Montbenon sont devenus trop exigus et le Tribunal va transporter ses assises dans le magnifique édifice du parc de Mon-Repos, actuellement en construction….. Mais revenons au cinquantenaire et terminons ce court exposé par les paroles de M. le juge fédéral Virgile Rossel : « Toute notre pensée sera de servir la patrie en restant, comme nos devanciers, de fidèles serviteurs de la loi, puisque nous savons qu’un peuple ne vaut que ce que vaut sa justice. »

 

127181.jpg

 

GTell, Le jeune citoyen 1925

Repost 0
Published by G.Tell - dans Politique
commenter cet article