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14 novembre 2017 2 14 /11 /novembre /2017 17:53

Sainte-Hélène, juillet 1817

A Genève, j’avais dit à MM Necker, Pictet et Madame de Saussure que leur ville me plaisait fort, et peut-être savaient-ils une belle demeure à louer. Je donnais ainsi le change et, en même temps, j’entendais des rapports fort détaillés du général de génie Marescot et ceux du lieutenant Tourré. En amont de Martigny, j’allais devoir remonter la Dranse sur la rive gauche, puis à l’Est, sur Saint-Branchier. On signalait aux environs les ruines d’un château qui, jadis, défendait ce passage. On me signalait aussi un château ruiné avant Orsières et une muraille crénelée qui gardait Bourg-Saint-Pierre, du côté de l’Italie.

Général Armand Samuel de Marescot

Général Armand Samuel de Marescot

A la fonte des neiges, deux autres itinéraires étaient possibles, parallèlement au Grand-Saint-Bernard : il fallait, partant de Saint-Branchier, remonter la vallée de Bagnes jusqu’à un glacier que l’infanterie pouvait franchir et déboucher sur le Val Pellin. Il y avait encore un autre cheminement praticable par le Val Ferret et le Col de Fenêtre.

On pouvait ainsi envisager une diversion en partant d’Orsières et tomber sur Courmayeur et rejoindre le gros des troupes descendant du Saint-Bernard vers Aoste. J’ai gardé toutes ces notes, toutes les cartes dessinées par Marescot avant de prendre une décision et j’y réfléchissais encore, de Genève à Martigny, à l’Abbaye de St-Maurice et même à la Prévôté du Grand-Saint-Bernard à Martigny.

C’est alors que j’ai chargé Franceschi, l’émissaire de Masséna, de rapporter mon plan à son chef, à Gênes. Franceschi a réussi à traverser les lignes ennemies le 27 mai et a averti Masséna. C’est à Lausanne que j’ai appris que Desaix avait réussi à débarquer à Toulon, je n’étais pas sûr de la tranquillité à Paris, et j’ai aussi écrit à Mortier, le général de division dans la capitale.

C’est de Lausanne que j’ai donné ordre à Lecourbe au Gothard, à Turreau au Mont Cenis et à Suchet, de bien fixer l’ennemi dans leurs secteurs pour que je puisse surprendre les Autrichiens en dévalant du Grand-Saint-Bernard où personne ne m’attendait.

A suivre

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