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17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 16:18

Bâle sous la crosse épiscopale

Au temps des Carolingiens, Bâle était le centre administratif de l’évêché et l’une des rares villes importantes de l’Empire. La cour épiscopale et la cathédrale donnaient à la ville la suprématie sur toutes les autres localités du diocèse. Les largesses et les privilèges que l’empereur Henri II (1002-1024), plus tard le saint patron de la ville, et ses successeurs accordèrent à l’évêque, mirent celui-ci en mesure de remplir les nombreuses tâches qui lui incombaient en tant que prince de l’Église et gouverneur de la ville. Son chapitre, composé d’aristocrates de souche ancienne et nouvelle, le secondait dans ses obligations. Sa cour se trouvait sur la colline de la cathédrale et c’est là que descendaient les rois et empereurs allemands lors de leurs visites occasionnelles à Bâle, particulièrement au temps des rivalités entre empereur et pape. Au pied de la colline, dans le vallon du Birsig, s’étendait la ville, composée presque exclusivement de maisons de bois et habitée par des hommes libres, des censitaires et des corvéables, tous plus ou moins attachés au service de l’évêque.

Détail de l’admirable bas-relief de Saint-Vincent à la Cathédrale (XIe siècle)

Détail de l’admirable bas-relief de Saint-Vincent à la Cathédrale (XIe siècle)

Cloitre de l’ancien couvent de St-Alban (Aquarelle de J.J. Neustück)

Cloitre de l’ancien couvent de St-Alban (Aquarelle de J.J. Neustück)

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16 juin 2016 4 16 /06 /juin /2016 16:42

La Société de Banque Suisse, SBS, quand elle était encore indépendante, publiait très souvent des brochures de présentation de la banques avec des tas de chiffres, comme le font toujours les banques. Parfois, dans les publications présentées, il y avait une autre sorte de brochure, plus sympathique qui parlait d’autre chose que des statistiques.

La grande banque, ayant son siège à Bâle, a donc en son temps publié une brochure sur la grande ville rhénane. A mon tour, je vous présente ce que la Banque a su bien présenté en 33 pages.

Bâle au cours des âges

Préface

Bâle, située au point d’intersection des voies de communications internationales, se transforma très tôt en un important centre européen du commerce, de l’industrie et des foires. La naissance et le développement de la ville au cours de son histoire plus que bimillénaire sont décrits de façon concise dans cette brochure. Puisse-t-elle familiariser le lecteur du pays et celui de l’étranger avec la grande tradition et le caractère particulier de Bâle et contribuer ainsi à susciter de l’intérêt pour son passé et son avenir.

SBS

SBS

L’écusson de Bâle a pour origine la crosse épiscopale qu’autrefois les princes-évêques portaient dans leurs armoiries.

L’écusson de Bâle a pour origine la crosse épiscopale qu’autrefois les princes-évêques portaient dans leurs armoiries.

Le Théâtre romain d’Augst

Le Théâtre romain d’Augst

Les origines de Bâle

Au temps des Celtes et plus tard des Romains, une colonie peuplée d’artisans, de pêcheurs et de bateliers existait déjà sur l’emplacement actuel de la ville de Bâle. Jusqu’à la fin du troisième siècle, elle fut surpassée en importance par la Colonia Raurica appelée plus tard Augusta Raurica, fondée en l’an 44 avant Jésus-Christ par Lucius Munatius Plancus. Ce n’est qu’après la destruction de celle-ci par les Alamans, au quatrième siècle, que l’importance de Bâle s’accentua. Sur la colline où se trouve maintenant la cathédrale, déjà peuplée et occupant une situation stratégique, une citadelle fut construite à cette époque pour repousser les invasions réitérées des Alamans. Sous sa protection et sous le patronage d’un évêque s’est formée la première communauté chrétienne. Son église paroissiale la plus ancienne, celle de Saint-Martin, remonte probablement au sixième siècle. La ville survécut à l’épreuve des migrations et à la terrible incursion des Magyares en 917. Elle se développa sous la double influence du siège épiscopal d’une part et de la colonie d’artisans d’autre part et c’est sur cette base que son histoire s’est déroulée pendant des siècles.

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5 juin 2016 7 05 /06 /juin /2016 17:47

Nous voilà à la fin de ces 50 affiches qui ont été placardées sur les murs de la ville de Genève et qui au court des siècles a rythmé la vie de la cité et renseigné la population des intentions ou des restrictions de l’autorité. Il y en a eu bien d’autres qui s’affichèrent sur les murs de la ville, mais cette sélection a démontré la diversité des préoccupations que pouvait avoir les autorités à certains moments de son histoire.

Reste donc à parler d’une célèbre affaire d’affiche qui concerne la France et un peu la Suisse.

Georges Detersannes, rappel que les affiches collectées et précieusement gardées dans les musées, n’est que le sommet de l’iceberg et que parfois des historiens palabrent sur le contenu d’une affiche disparue, sans que ceux-ci en disent la vérité. Detersannes nous apprend ainsi l’étonnante trouvaille sur une affiche qui concerne la grande Histoire de France.

« Parfois cependant le hasard ménage d’heureuses surprises et le document que l’on croyait perdu à tout jamais réapparaît, bouleversant bien des positions acquises.

J’en donnerai pour exemple l’affaire des « Placards » - contre la messe – lesquels furent affichés par des extrémistes protestants, jusqu’à la porte même des appartements de François Ier à Paris dans la nuit du 17 au 18 octobre 1534. Il eût pu n’y avoir là qu’un incident banal. Mais dont les prolongements revêtirent une importance exceptionnelle.

Ses conséquences tragiques, politiques et religieuses, apparaissent comme corolaires d’une flambée de persécutions dont cette affaire fut le prétexte et l’occasion. Elle porta un terrible coup à la Réforme française et détermina Calvin, dans la première semaine de 1535, à l’exil. Il se réfugia à Bâle. Ces « Placards » dont tous les originaux disparurent aussi soudainement qu’ils étaient apparus, ne nous furent connus pendant quatre siècles que par un texte apocryphe, publié en 1564, texte qui n’éveilla pas le moindre soupçon et fut repris jusqu’à nos jours par tous les historiens, faisant couler des flots d’encre.

L’heureuse surprise se produisit en 1943 à la bibliothèque de Berne où un exemplaire authentique de cette affiche fut découvert, révélant que la version considérée exacte depuis des siècles avait été remaniée et interpolée.

Sa rédaction s’éloignait fort de celle de l’original. »

Source du document, Des Siècles d’Histoires à Genève, de Georges DETERSANNES, Spicilège Extime.

En collaboration, Musée de l’Affiche et du Tract. 1971

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4 juin 2016 6 04 /06 /juin /2016 15:40

Le texte du Pacte de la Société des Nations fut adopté en séance plénière de la Conférence de la Paix, le 28 avril 1919. En ce même jour, la Conférence unanime désigna Genève comme siège de la Société des Nations. Dès le lendemain, la ville pavoisa spontanément et acclama, sur les diverses places où elle intervint, la lecture de la proclamation de son gouvernement.

Genève internationale

Source du document, Des Siècles d’Histoires à Genève, de Georges DETERSANNES, Spicilège Extime.

En collaboration, Musée de l’Affiche et du Tract. 1971

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3 juin 2016 5 03 /06 /juin /2016 16:31

L’année 1832 fut pour la Suisse une année de tensions intérieures, et même dans le canton de Bâle, d’affrontements militaires. Aussi, le premier août, sur proposition du canton d’Argovie, la Diète Fédérale décréta-t-elle que chaque année, le troisième dimanche de septembre serait célébré par tous les cantons comme jour officiel de jeûne et d’action de grâces.

Genève était synchrone, à l’époque, avec le reste du pays.

Le rappel que les autorités genevoises font, en 1847, de cette mesure, intervient alors que la Diète fédérale s’est séparée sans avoir pu résoudre les difficultés qui culmineront bientôt dans la guerre civile du Sonderbund.

Source du document, Des Siècles d’Histoires à Genève, de Georges DETERSANNES, Spicilège Extime.

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2 juin 2016 4 02 /06 /juin /2016 16:48
On fait la fête

Le 7 octobre 1846, la révolution genevoise met en échec le gouvernement conservateur, qui démissionne le lendemain. Le 9 octobre, le Conseil Général dissout le Grand Conseil et élit un gouvernement provisoire. Un nouveau Grand Conseil est convoqué pour le 24 octobre. Cette « reconstitution du Pouvoir Législatif » fournit l’occasion d’honorer les 22 Etats de la Confédération Suisse, alors divisés par le Sonderbund. Dans la guerre imminente, le signataire de l’affiche commandera la première division qui s’emparera de Fribourg et du Valais.

[La révolution eut lieu ici.]

Source du document, Des Siècles d’Histoires à Genève, de Georges DETERSANNES, Spicilège Extime.

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1 juin 2016 3 01 /06 /juin /2016 17:11
Les vacances scolaires

« La République est au Collège », cette appréciation se vérifie dans l’éventail des temps de répit accordés aux collégiens.

[Primo, secundo, tertio, quarto, quinto, sexto, septimo, octavo, nono, decimo, undecimo, duodécimo.]

Source du document, Des Siècles d’Histoires à Genève, de Georges DETERSANNES, Spicilège Extime.

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31 mai 2016 2 31 /05 /mai /2016 14:50
Libre !

Au terme de la première année de son indépendance recouvrée, la population genevoise est invitée par ses magistrats à commémorer dans l’ordre et la décence l’anniversaire du grand événement qui « fut acheminé par un concours inouï de causes inattendues. »

[L’interdiction des coups d’armes à feu, de boîtes ou de pétards…, on retrouve les boîtes à tirer, qui étaient des boîtes à poudre noire et qui provoquaient un grand boum lorsque l’on allumait la mèche, ceci afin de faire du bruit.]

Source du document, Des Siècles d’Histoires à Genève, de Georges DETERSANNES, Spicilège Extime.

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30 mai 2016 1 30 /05 /mai /2016 16:19
La fin de Napoléon

Au début de février 1814, une contre-offensive française fut déclenchée. Elle permit, dès le 1er mars, l’occupation du Pays de Gex, puis celle des bords de l’Arve, Carouge compris. Genève était donc en péril.

Cependant, la prise de Lyon par les Autrichiens, intervenue le 21 mars, entraîne aussitôt l’évacuation de Carouge. En marge de la convention relative à l’interruption des hostilités dans le secteur d’opérations englobant Genève, la grande histoire enregistre la fin de l’ère impériale et le début du règne de Louis XVIII.

[Le Général Serrant, un cas dans l’Empire.] Joseph Serrant sur Wikipédia

Source du document, Des Siècles d’Histoires à Genève, de Georges DETERSANNES, Spicilège Extime.

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29 mai 2016 7 29 /05 /mai /2016 17:30
Tiens tiens les revoilou !

Devant la poussée des forces coalisées contre l’Empereur Napoléon Ier, la garnison quitte Genève au matin du 30 décembre 1813. Le même jour, 10'000 soldats autrichiens, commandés par le Comte de Bubna, s’installent dans la ville. Le lendemain, des Genevois, la plupart anciens magistrats, qui avaient depuis quelque temps formé un conseil occulte, prennent leurs responsabilités vis-à-vis des anciens et nouveaux occupants : Ils les formulent dans cette proclamation d’indépendance affichée et qui sera lue dans les rues et sur les places de la ville le 1er janvier 1814.

[Vous avez remarqué, Les Magnifiques et Très Honorés Seigneurs Syndics et Conseil, sont de retour.]

Source du document, Des Siècles d’Histoires à Genève, de Georges DETERSANNES, Spicilège Extime.

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