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29 juin 2017 4 29 /06 /juin /2017 16:06

Quand Calvin enflammait l’Europe.

Extrait tiré de : VINGT SIÈCLES A GENÈVE, par Edmond Privat, Imprimerie de l’USC, Bâle, 1963

 

Où la devise genevoise est exportée au pays des Peaux-Rouges

Au dix-septième siècle, on voit le système genevois gagner des ailes et passer l’Océan.

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Après chaque révolution d’idées, l’Europe subit la terreur des résistants épouvantés. Les bûchers flambent longtemps après la Réformation. Sous Marie-la-Sanglante, les réfugiés anglais s’assemblaient à Genève, où leur chef était John Knox.

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Ces hommes de foi n’aimaient pas les compromis. Quand Elisabeth établit l’Eglise anglicane avec un fond protestant sous des formes catholiques, ils s’indignèrent et Thomas Cartwright, destitué à Cambridge, vient remplacer Théodore de Bèze à la chaire de Calvin.

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C’est de leur école, et de leur élève Browne, qu’est issue l’idée de la démocratie religieuse, la « congrégation » sans évêque, une communauté souveraine à la lumière de la Bible.

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En 1620, en plein hiver, un petit navire jette l’ancre au cap Cod. (A 80 kilomètres au sud du futur Boston.) C’est le 21 décembre et le bateau s’appelle Fleur-de-Mai.

La centaine d’hommes et de femmes transies, qui débarquent sur la terre inconnue, fuyaient l’Europe étouffante où il fallait, pour vivre, mentir à sa foi. Comme on les comprend !

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Les pèlerins du Mayflower étaient des Brownistes, réfugiés en Hollande. À Londres, un fils de Marie Stuart succédait à la reine Elisabeth et voulait forcer tout le monde à se conformer à l’ordre anglican. Impatienté déjà par les Presbytériens d’Edimbourg, Jacques Ier tolérait mal ces dissidents qui parlaient du nez, sur un ton prêcheur ou qui restaient couverts en présence du roi :

« Nous harcèlerons et chasserons du Royaume tous les non-conformistes. »

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Pour un roi qui croyait au droit divin de la monarchie, tous ces discuteurs sentaient Genève et la République. Sous Cromwell et les Puritains, son fils Charles allait perdre en 1649 et son trône et la tête.

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Exilés à Leyde, les réfugiés ne veulent pas se faire Hollandais. Ils préfèrent élever leurs enfants dans la culture anglaise et fonder quelque part leur Nouvelle Angleterre.

Le pilote du Mayflower devait les mener en Virginie. Il se trompe et les débarque au nord en pleine solitude. Il faut tout inventer, tout créer, tout bâtir, par un hiver plus froid que jamais.

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Pendant ce long voyage, ils avaient décidé que leur colonie serait démocratique, une sœur de la République genevoise dont ils prennent la devise : Post Tenebras Lux.

 

Assemblés sur le pont du navire, ils rédigent une constitution et chacun, à son tour, vient la signer sur le parchemin : « Au nom de Dieu Amen… Nous nous unissons mutuellement par le présent contrat solennel devant Dieu, et en présence les uns des autres, en un corps civil et politique pour le bon ordre et le salut commun et la poursuite des fins susdites et, en vertu de ce pacte, pour élaborer, décréter, établir telles lois justes et égales… qu’il sera jugé opportun et convenable pour le bien général de la colonie. »

Quand l’Amérique se faisait.

Le texte et la scène sont gravés sur le mur des Bastions, mais plus profondément encore dans la mémoire des écoliers d’Amérique, où les enfants l’apprennent par cœur. Pour en parler, l’historien national devient lyrique :

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« A cette heure », écrit Bancroft, « naquit la liberté garantie par une constitution populaire… Sur le pont du Mayflower l’humanité a recouvré ses droits et institué le gouvernement sur la base de lois égales, établies par tous pour le bien général. »

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La légende ici prend des ailes, mais ce qu’il y a de certain, c’est qu’on en retrouve les accents dans la Déclaration d’indépendance et même dans la Déclaration des droits de l’homme à travers Franklin et Jean-Jacques Rousseau.

En 1630, deux mille Puritains anglais s’embarquent pour Boston. Ils fondent la colonie de Massachusetts, à l’abri des persécutions. Mais leur idée n’est pas encore la tolérance envers tous. Ils ont leur système et leur dogme, une théocratie fermée, à la genevoise, où l’Eglise et l’Etat se contrôlent, où le citoyen vote également pour le pasteur et le magistrat.

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Comme désormais les navires apportent chaque année une nouvelle masse de colons, les premiers arrivés serrent les rangs. L’électeur devient aristocrate, comme à Genève les premières familles.

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Les esprits libéraux protestent et s’en vont plus loin fonder d’autres colonies, plus ouvertes et plus vraiment démocratiques. C’est le Connecticut, avec la séparation de l’Eglise et du Gouvernement. C’est Rhode Island, avec le suffrage au bulletin secret, la tolérance religieuse et l’égalité des citoyens dans la liberté d’opinions.

Roger Williams, un pasteur qui fonde la ville de Providence, proclame le droit de chaque homme « à marcher comme sa conscience le guide ». Tous les serments obligatoires développent l’hypocrisie. Le pays n’appartient pas à tel ou tel, mais aux Indiens, avec lesquels il est chrétien de s’entendre. Williams parle comme les Quakers, amis des hommes et trouvant Dieu dans la bonté d’âme. Avec Penn, ils fonderont plus tard la Pennsylvanie et lutteront pour abolir l’esclavage des Noirs.

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La tolérance est aussi la base du Maryland, où Lord Baltimore fonde un refuge pour les catholiques en 1632. Les protestants y gagnent vite la majorité, mais la liberté religieuse est maintenue par l’Assemblée de la colonie.

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Désormais l’Amérique est vraiment un nouveau monde, car, en Europe, on continue à s’exclure mutuellement à chaque victoire d’un parti sur l’autre, et Genève en reste là.

Son Académie est illustre. Elle attire les jeunes princes d’Allemagne et compte plusieurs des grands noms d’Europe, les Spanheim, les Turrettini, les Diodati. C’est chez le fameux professeur de ce nom que le poète anglais Milton s’arrête à Genève en 1639.

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Mais les conseils et la Compagnie des pasteurs imposent aux candidats un serment d’orthodoxie.

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A Dordrecht, où siège un grand synode international des réformés d’Europe, les délégués de Genève insistent pour l’exclusion des esprits libéraux. En vain Tronchin et Mestrezat élèvent-ils timidement leur voix à Genève pour protester contre l’intolérance. Il faut attendre à la fin du siècle un philosophe comme Chouet pour enseigner Descartes et préparer la route au libre examen.

[Voilà comment Genève a influencé le Nouveau Monde et ce n’est pas la meilleure chose qui soit arrivé en Amérique.]

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18 juin 2017 7 18 /06 /juin /2017 16:57

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Bien qu’il soit mort depuis 1974, Samuel Goldwyn me fait toujours rire. Rien avoir avec la Suisse, mais c’est plus pour sourire que je vous propose des citations de ce grand homme du cinéma Hollywoodien.

1879 - 1974

1879 - 1974

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Des citations que l’on nomme des « Goldwynisme », ce sont ses origines polonaises et ses lacunes en anglais qui faisaient que cela était drôle. L’homme est celui du célèbre Léo, le lion de la Métro-Goldwyn-Mayer.

 

Ça lui venait naturellement, c’était sa pensée et non une construction intellectuelle, c’était ce qu’il voulait dire au moment qu’il le disait. Ça devait être un personnage haut en couleurs et bien écouté de ces interlocuteurs pour que ceux-ci enregistrent ces propos et les restituèrent, tels qu’ils les avaient entendus.

Exemples :

 

« Un accord verbal ne vaut même pas le papier sur lequel il est écrit. »

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« Il n’est pas indispensable d’être fou pour faire du cinéma. Mais ça aide beaucoup. »

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« Tous ceux à qui vient l’idée de consulter un psychiatre devraient subir un examen mental. »

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« Télévision couleur ! Bah, je ne vais pas y croire jusqu’à ce que je voie en noir et blanc. »

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« La raison pour laquelle tant de personnes sont venues à son enterrement est qu’ils voulaient s’assurer qu’il était mort. »

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 « Si je parais confus, c’est parce que je pense. »

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« Je prendrai cinquante pour cent d’efficacité pour avoir cent pour cent de loyauté. »

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« Donnez-moi un idiot intelligent au lieu d’un génie stupide à n’importe quel moment. »

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« Si Roosevelt était vivant aujourd’hui, il se retournerait dans sa tombe. »

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« On ne doit pas se moquer de nos comédies. »

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« La vie d’un célibataire n’est pas une vie pour un homme non marié. »

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« Je suis prêt à admettre que je pourrais n’avoir pas toujours raison, mais je n’ai jamais tort. »

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« Je ne pense pas que les gens devraient écrire leur autobiographie qu’après leur mort. »

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« Ne vous inquiétez pas à propos de la guerre. C’est terminé, à part les fusillades. »

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« Ne faites pas attention aux critiques – ne les ignorez pas non plus. »

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« La scène est fade. Dites-lui de mettre plus de vie dans sa mort. »

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« J’ai lu l’une des parties jusqu’à la fin. »

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« Si je pouvais mourir maintenant, je serais l’homme vivant le plus heureux. »

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« Je veux que chacun me dise la vérité, même si cela lui coûte son emploi. »

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« La danse moderne est démodée. »

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« J’ai quitté la maison à 15 ans car Hollywood n’est pas le meilleur endroit pour grandir. »

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« C’est plus que magnifique – c’est médiocre. »

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« Voilà le type de publicité que j’aime : des faits, des faits, des faits. »

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31 mai 2017 3 31 /05 /mai /2017 17:01

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Chez nous et ailleurs, ceux qui utilisent ces mots, parlent le bon français. Puisque nous comptons en base dix, il faut dire, dix, vingt, trente, quarante, cinquante, soixante, septante, huitante et nonante. La forme Mixte des Français de France, qui dit, soixante-dix, quatre-vingt et quatre-vingt-dix, alors qu’ils avaient bien commencé, ils finissent par nous embrouiller les oreilles.

Septante, huitante et nonante.

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De nombreux sites Internet nous en parlent, avec, même des français qui demandent à compter comme nous.

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Le site SWISSINFO.CH a publié un très bon article sur le sujet que je vous invite à lire : ICI

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8 mai 2017 1 08 /05 /mai /2017 17:26

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C’est en voulant nettoyer une valve d’un briquet rechargeable, qu’est apparu la nécessité d’utiliser une pointe fine, tel qu’une aiguille. Dans mon nécessaire de couture, le premier objet qui pouvait m’être utile, était une épingle de sureté ou épingle de nourrice.

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Je nettoyais donc la valve de remplissage du briquet, facile, que me vint en mémoire l’appellation que ma maman utilisait pour désigner l’épingle de sureté : « imperdable ».

 

Curieux, j’allais sur mon ordinateur et dans le moteur de recherches, regardais la définition d’imperdable en général. Qui ne se perd pas. Définition logique, mais il y avait un lien Wikipédia qui apparemment parlait de l’épingle de sécurité.

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Je lis : Une épingle de sûreté ou épingle à nourrice ou épingle de nourrice1 ou imperdable2,3 (en Suisse romande) est un petit objet utilisé pour attacher ensemble des pièces de tissu d'une manière rapide et temporaire.

Imperdable

Imperdable

Ma maman avait donc le mot juste !

 

GTell

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19 avril 2017 3 19 /04 /avril /2017 17:52

Mardi 18 avril 2015, l’OFC et l’OFS ont présentés les chiffres de fréquentation de nos musées. Si vous avez, comme moi, écouté d’une oreille distraite, vous aurez certainement entendu que la fréquentation des musées est supérieure à celle des cinémas.

 

C’est bon à savoir. Et, pour en savoir plus, sans passer par les rébarbatifs documents officiels de l’Administration, je vous propose plus simplement l’article du journal 24 Heures, qui dans un article simple et claire, un bon résumé. C’est ici.

L’un de ces musées qui propose des curiosités, avec une part d’histoire vraie, une part d’imaginaire, le tout dans un cadre fidèle à la pensée de la personne qui en était le concepteur. En effet, Adrian Malcolm Conan Doyle, le plus jeune fils de Sir Arthur Conan Doyle, s’installa au château de Lucens en 1951. Dans ce château, il créa un musée, à la gloire du célèbre Sherlock Holmes et à la mémoire de son père.

Adrian et son père

Adrian et son père

Le temps faisant son effet, sur toutes choses, le musée devint poussiéreux et encombrant, pour certains propriétaires. Donc, du château, le musée se déplaça de quelques mètres, pour la Maison Rouge. Le site Internet du musée, c’est ici. Sur le site du musée, vous pouvez écouter une émission d’Espace 2, Le mythe Sherlock Holmes, avec de nombreux intervenants qui nous parlent du grand détective. L’écoute est préférable pour certaines personnes qui n’aiment pas forcément lire les longs textes des liens données ici. Cependant, il faut savoir que l’émission en question dure 2 heures.

Sherlock Holmes

Sherlock Holmes

Toujours actuel de nos jours, Sherlock Holmes, est tellement présent, qu’il est connu de presque tous. Sa biographie est ici, du moins celles que l’on peut lire chez Wikipédia.

Quelques mots sur Sir Arthur Conan Doyle

Sir Arthur Conan Doyle

Sir Arthur Conan Doyle

Quelques mots sur Adrian Conan Doyle

Si vous n’aimez pas Sherlock Holmes, que vous n’aimez que les dinosaures, alors, sachez que Le Monde perdu : Jurassic Park de Spielberg est inspiré du livre de Michael Crichton, Le Monde perdu, lui-même inspiré du roman, Le Monde perdu de Conan Doyle, publié en 1912.

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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 17:14

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…ou avez-vous un jour parlé vaudois ?

Imprégné d’une intention légèrement péjorative, le manoillon est un ouvrier non spécialisé, que l’on appelait autrefois le manœuvre. On utilise également l’expression pour quelqu’un qui n’est pas très habile de ses mains : « Il a fait ce nœud comme un manoillon ».

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Si l’on veut parler de chute, c’est de la déguillée qu’il s’agit, mot issu de déguiller qui veut dire tomber ou faire tomber. Populairement, une déguillée peut également qualifier un état d’ivresse en cours d’exécution.

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« Il est tard, c’est le moment d’aller se réduire ». Dans le grand monde, l’on dirait en toute simplicité : « Nous sommes las. Souffrez que l’on se retire ». Que c’est bien dit ! Mais ça nécessite le petit doigt sur la couture et la colonne vertébrale toute raide !

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« Madame, il y a Jules qui m’a flanqué une claque ». Celui qui a ainsi interpellé son institutrice est un redzipet, un rapporteur. Il n’y a pas besoin d’être écolier pour redzipéter, puisque la définition de ce mot s’étend jusqu’à redire à d’autres ce que l’on a entendu, répéter des propos et des indiscrétions. Non ! On redzipète aussi au Café du Commerce !

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13 août 2016 6 13 /08 /août /2016 17:40

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Je me suis toujours interrogé en lisant des récits d’aventures maritimes, l’ordre donné : « Hissez la grand-voile ! ». Pourquoi « grand » s’écrit-il sans « e », une grande voile, est au féminin.

Un Grand merci à …

Grand-Place de Bruxelles elle aussi m’intriguait.

Un Grand merci à …

J’ai fini par chercher l’explication sur Internet et j’ai bien sûr trouvé la réponse. Comme toujours les explications sont à chercher très loin dans le passé dans la construction de notre langue. Alors faisons l’effort de lire l’explication de « Grand, l’adjectif féminin » ICI

Merci au Cabinet de curiosités.

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30 juillet 2016 6 30 /07 /juillet /2016 15:48

Question de reconnaissance, les Français sont plutôt avares envers nous la Suisse. À les suivre dans les journaux télévisé ou électronique, on a guère de visibilité à leurs yeux. La Suisse existe-elle, on peut se poser la question.

Bref, nos voisins immédiats, les Savoyards, ceux qui sont les plus proches de nous par leurs habitats et leur environnement de montagnes, devraient nous connaître et nous reconnaître un peu plus que les Parisiens. Ce n’est pas le cas.

Dernièrement dans l’almanach Savoyard, une publicité m’a interrogée. Les affirmations contenues dans les textes, sont-elles exactes ?

J’ai vérifié les dires de la publicité en question. [Regardez la photo, et suivez la flèche.]

Reconnaissance

La pente la plus forte d’Europe pour un funiculaire français !!! Je pensais que la Suisse devait avoir ce record, vu le nombre de montagnes pentues et de chemins de fer que nous avons construits partout sur notre territoire.

Mais voilà, le peu de connaissance que les Français affichent sur la Suisse, sont relativement restreintes. Forcément la Suisse romande est mieux connue d’eux, alors la Sarine reste infranchissable pour eux, du moins en théorie, car ils savent reconnaitre les grandes villes du pays, Zurich, Bâle et Berne ave une hésitation sur laquelle est la capitale.

Comment peuvent-ils savoir qu’un funiculaire suisse est plus fort que le leur ? Bien sûr j’ai moi-même cherché l’information, car le doute était possible.

Voici le résultat de mes recherches :

En premier le site de Suisse tourisme avec le français fédéral et axé sur la randonnée. ICI

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Ensuite, Berne tourisme où l’on apprend déjà quelques informations sur le dit funiculaire. ICI

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Et vu par Wikipédia. ICI

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Puis un site qui répertorie les six records d’altitudes européens que détient la Suisse. ICI

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Une vidéo sans son : ICI

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Enfin un site savoyard qui rétabli certaines affirmations que produit le nationalisme local. GrenobleCmieux, le lien vous envoi directement sur le sujet du funiculaire, si vous êtes curieux, vous pouvez suivre les liens sur la page : Tout faux, erreurs, bof. C’est ICI.

Et bien sûr, je vous dois de signaler le plus pentu du MONDE, c’est ICI

J’espère que les voisins ont appris quelque chose aujourd’hui.

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21 juillet 2016 4 21 /07 /juillet /2016 16:24

Nous savons que depuis Crans Montana (Valais) on monte au glacier pour skier, principalement en hiver. Quand on est à Crans, certain oublie de dire que le glacier est bernois et non valaisan. Bien compréhensible, puisque pendant très longtemps le canton du Valais revendiquait le glacier. Il fallut l’arbitrage du Tribunal fédéral pour attribuer le glacier à la commune de la Lenk.

Le glacier en été.

Le glacier en été.

Donc nous avons là un grand glacier qui obligatoirement alimente un cours d’eau, celui-ci, le principal, est la Simme. Un autre cours d’eau s’échappe du glacier, pour ainsi dire à l’opposer de l’autre, la Raspille, qui va finir sa course de façon à délimiter la frontière linguistique entre Salquenen et Sierre.

Les sept fontaines de la Simme sont une curiosité. Une paroi rocheuse laisse passer l’eau claire comme s’il s’agissait d’une passoire en fin d’un parcoure mystérieux. L’on sait aujourd’hui que cette eau nous arrive du glacier de la Plaine Morte. La paroi calcaire laisse donc passer sept sources, sur une largeur de trente mètres et en cascades vertigineuses, bouillonnantes pour bien bas calmement finir dans le lac de Thoune. La vallée ainsi connue, Simmental, dans le monde entier par son fromage à gros trous.

Les 7 fontaines de la Simme.

Les 7 fontaines de la Simme.

Le fromage Emmental voulait-il imiter la paroi rocheuse par ses trous multiple ?

Le fromage Emmental.

Le fromage Emmental.

La vache Simmental est bonne à tout. Avec ou sans cornes (hélas), elle est avec le pâturage bernois, à l’origine du fromage. (Ou vice versa) Bon, vous me direz que ce n’est pas là le lieu d’origine du fromage et vous aurez raison, puisqu’il nous arrive de la vallée de l’Emme. Mais le territoire de production de l’Emmental est très vaste aujourd’hui. (Il est même produit en France.)

La bonne Simmental.

La bonne Simmental.

Douce et curieuse.

Douce et curieuse.

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15 juin 2016 3 15 /06 /juin /2016 16:01

Dans tout Etat moderne, l’enseignement et la formation sont appelés à jouer un rôle tout particulier. La fondation de la première école normale de Suisse, en Argovie, remonte à l’année 1822. Non seulement Augustin Keller, mais aussi Lisette Ruepp acquirent de grands mérites en matière d’enseignement. Lisette Ruepp, ancienne élève de Pestalozzi, créa en 1838 une école pour jeunes filles, destinée à former les institutrices.

Birr-Pestalozzi

Birr-Pestalozzi

Pas un mot sur Habsbourg ou Muri ou encore Rodolphe Ier

Les restes de château des Habsbourg.

Les restes de château des Habsbourg.

Le statut social des Habsbourg se modifia en 1273 lorsque le comte Rodolphe IV de Habsbourg, allié des bourgeois des villes de Strasbourg et de Zurich, accéda au trône impérial sous le nom de Rodolphe Ier. En effet, les princes-électeurs préférèrent, comme souvent, confier la couronne de l'empire à un seigneur qui ne leur semblait alors ni trop puissant, ni trop menaçant pour leurs propres intérêts. Et depuis lors, ils prirent de l’importance jusqu’au début du XXe siècle.

Le canton d’Argovie est-il complexé d’être un territoire de transit ou d’être vu comme un producteur industriel sans réel site culturel ? Alors que tout cela existe pourtant bien et qu’il faudrait un petit effort supplémentaire pour que cela se sache par le reste de la Suisse.

Ainsi finit une présentation du canton d’Argovie qui reste pourtant traversé par l’Histoire en maints endroits.

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