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19 avril 2017 3 19 /04 /avril /2017 17:52

Mardi 18 avril 2015, l’OFC et l’OFS ont présentés les chiffres de fréquentation de nos musées. Si vous avez, comme moi, écouté d’une oreille distraite, vous aurez certainement entendu que la fréquentation des musées est supérieure à celle des cinémas.

 

C’est bon à savoir. Et, pour en savoir plus, sans passer par les rébarbatifs documents officiels de l’Administration, je vous propose plus simplement l’article du journal 24 Heures, qui dans un article simple et claire, un bon résumé. C’est ici.

L’un de ces musées qui propose des curiosités, avec une part d’histoire vraie, une part d’imaginaire, le tout dans un cadre fidèle à la pensée de la personne qui en était le concepteur. En effet, Adrian Malcolm Conan Doyle, le plus jeune fils de Sir Arthur Conan Doyle, s’installa au château de Lucens en 1951. Dans ce château, il créa un musée, à la gloire du célèbre Sherlock Holmes et à la mémoire de son père.

Adrian et son père

Adrian et son père

Le temps faisant son effet, sur toutes choses, le musée devint poussiéreux et encombrant, pour certains propriétaires. Donc, du château, le musée se déplaça de quelques mètres, pour la Maison Rouge. Le site Internet du musée, c’est ici. Sur le site du musée, vous pouvez écouter une émission d’Espace 2, Le mythe Sherlock Holmes, avec de nombreux intervenants qui nous parlent du grand détective. L’écoute est préférable pour certaines personnes qui n’aiment pas forcément lire les longs textes des liens données ici. Cependant, il faut savoir que l’émission en question dure 2 heures.

Sherlock Holmes

Sherlock Holmes

Toujours actuel de nos jours, Sherlock Holmes, est tellement présent, qu’il est connu de presque tous. Sa biographie est ici, du moins celles que l’on peut lire chez Wikipédia.

Quelques mots sur Sir Arthur Conan Doyle

Sir Arthur Conan Doyle

Sir Arthur Conan Doyle

Quelques mots sur Adrian Conan Doyle

Si vous n’aimez pas Sherlock Holmes, que vous n’aimez que les dinosaures, alors, sachez que Le Monde perdu : Jurassic Park de Spielberg est inspiré du livre de Michael Crichton, Le Monde perdu, lui-même inspiré du roman, Le Monde perdu de Conan Doyle, publié en 1912.

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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 17:14

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…ou avez-vous un jour parlé vaudois ?

Imprégné d’une intention légèrement péjorative, le manoillon est un ouvrier non spécialisé, que l’on appelait autrefois le manœuvre. On utilise également l’expression pour quelqu’un qui n’est pas très habile de ses mains : « Il a fait ce nœud comme un manoillon ».

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Si l’on veut parler de chute, c’est de la déguillée qu’il s’agit, mot issu de déguiller qui veut dire tomber ou faire tomber. Populairement, une déguillée peut également qualifier un état d’ivresse en cours d’exécution.

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« Il est tard, c’est le moment d’aller se réduire ». Dans le grand monde, l’on dirait en toute simplicité : « Nous sommes las. Souffrez que l’on se retire ». Que c’est bien dit ! Mais ça nécessite le petit doigt sur la couture et la colonne vertébrale toute raide !

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« Madame, il y a Jules qui m’a flanqué une claque ». Celui qui a ainsi interpellé son institutrice est un redzipet, un rapporteur. Il n’y a pas besoin d’être écolier pour redzipéter, puisque la définition de ce mot s’étend jusqu’à redire à d’autres ce que l’on a entendu, répéter des propos et des indiscrétions. Non ! On redzipète aussi au Café du Commerce !

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13 août 2016 6 13 /08 /août /2016 17:40

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Je me suis toujours interrogé en lisant des récits d’aventures maritimes, l’ordre donné : « Hissez la grand-voile ! ». Pourquoi « grand » s’écrit-il sans « e », une grande voile, est au féminin.

Un Grand merci à …

Grand-Place de Bruxelles elle aussi m’intriguait.

Un Grand merci à …

J’ai fini par chercher l’explication sur Internet et j’ai bien sûr trouvé la réponse. Comme toujours les explications sont à chercher très loin dans le passé dans la construction de notre langue. Alors faisons l’effort de lire l’explication de « Grand, l’adjectif féminin » ICI

Merci au Cabinet de curiosités.

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30 juillet 2016 6 30 /07 /juillet /2016 15:48

Question de reconnaissance, les Français sont plutôt avares envers nous la Suisse. À les suivre dans les journaux télévisé ou électronique, on a guère de visibilité à leurs yeux. La Suisse existe-elle, on peut se poser la question.

Bref, nos voisins immédiats, les Savoyards, ceux qui sont les plus proches de nous par leurs habitats et leur environnement de montagnes, devraient nous connaître et nous reconnaître un peu plus que les Parisiens. Ce n’est pas le cas.

Dernièrement dans l’almanach Savoyard, une publicité m’a interrogée. Les affirmations contenues dans les textes, sont-elles exactes ?

J’ai vérifié les dires de la publicité en question. [Regardez la photo, et suivez la flèche.]

Reconnaissance

La pente la plus forte d’Europe pour un funiculaire français !!! Je pensais que la Suisse devait avoir ce record, vu le nombre de montagnes pentues et de chemins de fer que nous avons construits partout sur notre territoire.

Mais voilà, le peu de connaissance que les Français affichent sur la Suisse, sont relativement restreintes. Forcément la Suisse romande est mieux connue d’eux, alors la Sarine reste infranchissable pour eux, du moins en théorie, car ils savent reconnaitre les grandes villes du pays, Zurich, Bâle et Berne ave une hésitation sur laquelle est la capitale.

Comment peuvent-ils savoir qu’un funiculaire suisse est plus fort que le leur ? Bien sûr j’ai moi-même cherché l’information, car le doute était possible.

Voici le résultat de mes recherches :

En premier le site de Suisse tourisme avec le français fédéral et axé sur la randonnée. ICI

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Ensuite, Berne tourisme où l’on apprend déjà quelques informations sur le dit funiculaire. ICI

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Et vu par Wikipédia. ICI

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Puis un site qui répertorie les six records d’altitudes européens que détient la Suisse. ICI

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Une vidéo sans son : ICI

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Enfin un site savoyard qui rétabli certaines affirmations que produit le nationalisme local. GrenobleCmieux, le lien vous envoi directement sur le sujet du funiculaire, si vous êtes curieux, vous pouvez suivre les liens sur la page : Tout faux, erreurs, bof. C’est ICI.

Et bien sûr, je vous dois de signaler le plus pentu du MONDE, c’est ICI

J’espère que les voisins ont appris quelque chose aujourd’hui.

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21 juillet 2016 4 21 /07 /juillet /2016 16:24

Nous savons que depuis Crans Montana (Valais) on monte au glacier pour skier, principalement en hiver. Quand on est à Crans, certain oublie de dire que le glacier est bernois et non valaisan. Bien compréhensible, puisque pendant très longtemps le canton du Valais revendiquait le glacier. Il fallut l’arbitrage du Tribunal fédéral pour attribuer le glacier à la commune de la Lenk.

Le glacier en été.

Le glacier en été.

Donc nous avons là un grand glacier qui obligatoirement alimente un cours d’eau, celui-ci, le principal, est la Simme. Un autre cours d’eau s’échappe du glacier, pour ainsi dire à l’opposer de l’autre, la Raspille, qui va finir sa course de façon à délimiter la frontière linguistique entre Salquenen et Sierre.

Les sept fontaines de la Simme sont une curiosité. Une paroi rocheuse laisse passer l’eau claire comme s’il s’agissait d’une passoire en fin d’un parcoure mystérieux. L’on sait aujourd’hui que cette eau nous arrive du glacier de la Plaine Morte. La paroi calcaire laisse donc passer sept sources, sur une largeur de trente mètres et en cascades vertigineuses, bouillonnantes pour bien bas calmement finir dans le lac de Thoune. La vallée ainsi connue, Simmental, dans le monde entier par son fromage à gros trous.

Les 7 fontaines de la Simme.

Les 7 fontaines de la Simme.

Le fromage Emmental voulait-il imiter la paroi rocheuse par ses trous multiple ?

Le fromage Emmental.

Le fromage Emmental.

La vache Simmental est bonne à tout. Avec ou sans cornes (hélas), elle est avec le pâturage bernois, à l’origine du fromage. (Ou vice versa) Bon, vous me direz que ce n’est pas là le lieu d’origine du fromage et vous aurez raison, puisqu’il nous arrive de la vallée de l’Emme. Mais le territoire de production de l’Emmental est très vaste aujourd’hui. (Il est même produit en France.)

La bonne Simmental.

La bonne Simmental.

Douce et curieuse.

Douce et curieuse.

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15 juin 2016 3 15 /06 /juin /2016 16:01

Dans tout Etat moderne, l’enseignement et la formation sont appelés à jouer un rôle tout particulier. La fondation de la première école normale de Suisse, en Argovie, remonte à l’année 1822. Non seulement Augustin Keller, mais aussi Lisette Ruepp acquirent de grands mérites en matière d’enseignement. Lisette Ruepp, ancienne élève de Pestalozzi, créa en 1838 une école pour jeunes filles, destinée à former les institutrices.

Birr-Pestalozzi

Birr-Pestalozzi

Pas un mot sur Habsbourg ou Muri ou encore Rodolphe Ier

Les restes de château des Habsbourg.

Les restes de château des Habsbourg.

Le statut social des Habsbourg se modifia en 1273 lorsque le comte Rodolphe IV de Habsbourg, allié des bourgeois des villes de Strasbourg et de Zurich, accéda au trône impérial sous le nom de Rodolphe Ier. En effet, les princes-électeurs préférèrent, comme souvent, confier la couronne de l'empire à un seigneur qui ne leur semblait alors ni trop puissant, ni trop menaçant pour leurs propres intérêts. Et depuis lors, ils prirent de l’importance jusqu’au début du XXe siècle.

Le canton d’Argovie est-il complexé d’être un territoire de transit ou d’être vu comme un producteur industriel sans réel site culturel ? Alors que tout cela existe pourtant bien et qu’il faudrait un petit effort supplémentaire pour que cela se sache par le reste de la Suisse.

Ainsi finit une présentation du canton d’Argovie qui reste pourtant traversé par l’Histoire en maints endroits.

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14 juin 2016 2 14 /06 /juin /2016 15:51
Rheinfelden avec brasserie

Rheinfelden avec brasserie

Grande halle de montage à Birr près de Brugg

Grande halle de montage à Birr près de Brugg

L’Argovie est aussi le canton des stations thermales, quatre d’entre elles étant d’importance nationale, à savoir :

Baden, dont la tradition remonte aux Aquae Helveticae romaines. Ce n’est pas seulement une ravissante petite ville avec une industrie très dynamique, mais également une ville d’eau réputée, dont les thermes ont 48°C.

L’eau contient 4,5 g/l de sels différents, ainsi que des gaz, de l’hydrogène sulfuré et de l’acide carbonique. C’est incontestablement l’eau de Suisse qui présente la plus grande teneur en minéraux.

Schinznach Bad, dans un cadre plus campagnard, présente des propriétés thermales similaires. Une source d’eau sulfureuse de 34°C – donc la plus forte d’Europe – jaillit tout près de l’Aare. Une clinique de rhumatologie moderne y a été ouverte en 1972.

Reinfelden, une station saline, est comparable à celle de Bex. Un nouveau centre de cures, doté d’un institut physico-balnéologique (aujourd’hui on parle plus souvent de thermalisme.), y a été construit et aménagé au cours des dernières années.

Toujours sur les bords du Rhin, à Zurzach, se trouve la quatrième station thermale. Zurzach, une ancienne ville de foires, est aussi un lieu de pèlerinage de Ste Verena. La source, ouverte en 1955, est un thermes de sulfate de sodium, dont l’eau quitte la terre à 40°C.

Les nuitées des quatre stations thermales se chiffrent en moyenne annuelle à 400 000.

Königsfelde, sermon tenu aux oiseaux par St. François, vitrail du 14e siècle

Königsfelde, sermon tenu aux oiseaux par St. François, vitrail du 14e siècle

Wettingen, Stalles, évangéliste saint Marc, 17e siècle

Wettingen, Stalles, évangéliste saint Marc, 17e siècle

Musée des beaux-arts Aarau, Arnold Böcklin, la muse d'Anacréon.

Musée des beaux-arts Aarau, Arnold Böcklin, la muse d'Anacréon.

Musée des beaux-arts Aarau, René Auberjonois, autoportait.

Musée des beaux-arts Aarau, René Auberjonois, autoportait.

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13 juin 2016 1 13 /06 /juin /2016 16:01

L’industrie doit son essor mondial dans une très large mesure à l’exploitation de grandes quantités d’énergie. L’Argovie produisit en 1862 dans 761 entreprises artisanales 4518 CV, soit 3325 kW. Une grande partie de ces entreprises étaient des moulins aménagés le long de petits cours d’eau. Des filatures et des ateliers de tissage existaient déjà, mais ne fonctionnaient que s’ils étaient construits à proximité de l’eau. La transmission d’énergie sur des distances plus longues ne devint possible qu’à partir du moment où l’énergie put être convertie en électricité. La première usine fluviale de la « Elektrizitätsgesellschft Baden AG » fut mise en service sur la Limmat en 1892. Par la suite, la production énergétique augmenta rapidement en Argovie, pour atteindre en 1974 une capacité de rendement de l’ordre de 387 700 kW, soit 117 fois plus grande qu’en 1862.

Jura plissé dans la région du col de la Staffelegg

Jura plissé dans la région du col de la Staffelegg

Bateaux à voile sur le lac de Hallwil

Bateaux à voile sur le lac de Hallwil

Notre canton occupe la sixième place derrière cinq cantons de montagne. Les centrales électriques alpines sont des usines d’accumulation, sollicitées principalement pendant les périodes de pointe et en hiver, alors que les usines hydro-électriques au fil de l’eau, aménagées sur les cours d’eau argoviens sont en service permanent. Ensemble avec les deux usines nucléaires, elles fournissent la charge principale de la production énergétique. La production annuelle moyenne se monte à 7700 moi kWh. Elle est assurée par les six centrales rhénanes (participation suisse 50%, Albbruck-Dogern 20%), les six centrales construites sur l’Aare, les deux de la Reuss, les trois de la Lmmat et les deux centrales nucléaires Beznau I et II, ainsi que par l’usine thermique de Beznau, à disposition pendant les périodes de pointe. Cette puissance correspond à 20% de la production nationale suisse. La consommation d’énergie en Argovie étant de l’ordre de quelque 2400 moi kWh, deux tiers de la production peuvent être transmis ailleurs. Après la mise en service des deux centrales nucléaires de Leibstadt et de Kaiseraugst, la production énergétique augmentera de 13 000 moi kWh à environ 20 700 moi kWh. Dès lors, la part argovienne à la production suisse passera à quelque 40%, si dans d’autres cantons aucune nouvelle centrale ne devait être construite. [N’oubliez pas que ceci est l’état de la situation en 1976.]

Actuellement, la Suisse est reliée à l’Allemagne, à la France et à l’Italie par un réseau de haute tension dont la capacité est de l’ordre de 6,4 moi kW et 380 kV, voire 2,95 moi kW et 220 kV. L’axe Aare-Reuss-Tessin, avec la station de transformation et de commande de Laufenburg, place l’Argovie une fois encore à un des points d’intersection les plus importants de ce réseau international.

Usine électrique de Zufikon sur la Reuss, en service depuis 1976

Usine électrique de Zufikon sur la Reuss, en service depuis 1976

Centrale nucléaire et ancienne usine fluviale Beznau sur l'Aare

Centrale nucléaire et ancienne usine fluviale Beznau sur l'Aare

[Aujourd’hui, Beznau est la centrale nucléaire la plus vieille du monde. Quel que soit la centrale nucléaire suisse qui subirait ce qui est arrivé à Tchernobyl ou à Fukushima, on devrait évacuer la Suisse. Nos voisins accepteraient-ils cette invasion de réfugiés suisses ?]

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12 juin 2016 7 12 /06 /juin /2016 15:33

Avec ses 1405 km2, l’Argovie est, parmi les cantons suisses, le dixième en ordre de grandeur et se situe entre Lucerne et Uri. L’Argovie partage une frontière commune de 70 km avec l’Allemagne, le long du Rhin, sans jamais, toutefois, le franchir. La frontière qui sépare l’Argovie de Bâle-campagne à l’ouest mesure 34 km, celle entre notre canton et celui de Soleure 43 km, Berne 4 km, Lucerne au sud 78 km, Zoug à l’est 13 km et Zurich 59 km. Berne et Uri sont les seuls cantons qui sont séparés de leurs voisins par un nombre plus grand de frontières. D’après le recensement de 1970, l’Argovie figure en quatrième place avec 433 284 habitants, entre le canton de Vaud avec 511 851 habitants et St-Gall. Quant à la densité par km2, l’Argovie se trouve au cinquième rang avec 309 habitants/km2, chiffre dépassant largement la moyenne suisse de 152 habitants/km2. Le canton, avec 159 habitants/km2 est en 14e place.

Pareille densité n’est possible que si l’industrialisation et l’urbanisation poursuivent leur cours.

Etant donné que les statistiques fédérales n’enregistrent comme villes que les localités avec au moins 10 000 habitants, l’Argovie n’a que les quatre villes de Wettingen, Aarau, Baden et Wohlen.

[Dans l’ordre, population aujourd’hui : 20 265, 20 043, 18 523 et 14 200]

Les 13 petites villes moyenâgeuses, parmi lesquelles la bourgade de Zurzach, ne sont donc, en partie tout au moins, que des villes historiques.

Zurzach, Choeur gotique de la collégiale, en dessus du tombeau de la st. Verena, 13e siècle

Zurzach, Choeur gotique de la collégiale, en dessus du tombeau de la st. Verena, 13e siècle

Wettingen est la plus grande commune, avec 19 243 habitants (chiffres de 1975). Or, au 19e siècle, cette localité était encore un village de paysans et de vignerons. Par ordre de grandeur suivent Aarau avec 16 124 habitants, Baden avec 13 765 et Wohlen avec 11 837 habitants. Dans les agglomérations, il n’est presque plus possible de tirer une ligne de démarcation entre villes et villages. Baden-Wettingen, avec 66 900 habitants, est la plus grande de ces agglomérations, suivie d’Aarau avec 52 200 habitants. Toutes deux dépassent les dimensions d’une ville de taille moyenne sans être pour autant des grandes villes. Même si les agglomérations Aarau-Olten-Zofingen étaient réunies en une seule super agglomération « Arolfingen », cette ville des rêves, inventée par des urbanistes hardis, ne compterait que quelque 150 000 habitants et serait dépassée par Lucerne avec 69 879 habitants et son agglomération de 155 700 habitants. Une grande ville, telle que Lausanne avec ses 137 383 habitants et son agglomération de 226 700 habitants, fait même entièrement défaut en Argovie.

Muri, Grille du choeur baroque de l'église conventuelle, 17e siècle

Muri, Grille du choeur baroque de l'église conventuelle, 17e siècle

Cité de Rheinfelden

Cité de Rheinfelden

A l’exception de Kaiserstuhl, qui est restée une toute petite ville-musée moyenâgeuse avec 413 habitants, toutes les autres petites villes datant du Moyen Age ont gardé leur caractère de noyau autour duquel s’est implantée la banlieue, ce qui est une preuve de leur emplacement favorable du point de vue du trafic.

Zofingue, Hôtel de ville et fontaine Niklaus Thut

Zofingue, Hôtel de ville et fontaine Niklaus Thut

Les agglomérations qui se sont formées autour de Reinach-Menziken, de Wohlen et de Frick sont moins anciennes.

Toutes ces agglomérations se sont implantées dans des fonds de vallées, notamment de celles de la Limmat et de l’Aare où ne cesse de grandir, d’ailleurs, la ville ruban Zurich-Baden-Brugg-Aarau-Olten-Zofingen, ville ruban tant appréhendée.

Les hauts coteaux du Jura et du Plateau ne sont que faiblement peuplés, en partie à raison de seulement 100 ou même 50 habitants/km2. L’exode rural n’a pas encore cessé dans toutes les communes.

[Vient normalement à la suite de cette présentation, les trois secteurs économiques qui sont décrits en détail, le primaire, le secondaire et le tertiaire, cependant d’un intérêt mineur ici, vu la quantité de chiffres explicatifs. Par contre, il me parait important de parler du secteur électrique, que le canton d’Argovie n’a pas négligé, vu l’importance des cours d’eau d’importance qui traversent son territoire.]

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A suivre

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11 juin 2016 6 11 /06 /juin /2016 16:57

L’Argovie se compose de quatre parties historiques :

1. L’Argovie bernoise, un pays sujet protestant, soumis à un régime principalement centraliste.

2. Le Freiamt catholique, région qui n’est plus identique aux « Freie Ämter », un bailliage commun des huit anciens cantons souverains où les baillis alternaient régulièrement.

3. Le comté de Baden, catholique, un bailliage commun. Après 1712, seulement Zurich, Berne et Glaris y déléguèrent leurs baillis. La foi protestante parvint à y gagner du terrain.

4. Le Fricktal, partie de l’Autriche occidentale, région catholique où Maria Thérésia et son fils Joseph réussirent à introduire leurs réformes.

Concevoir un canton aux fondements solides à partir de ces quatre régions si différentes l’une de l’autre du point de vue de l’histoire et des traditions, fut et reste la première tâche politique d’Argovie.

Le canton d’Argovie [6]

Un des devoirs fondamentaux fut d’instaurer la scolarité obligatoire. Stapfer avait reconnu les mérites de Pestalozzi et chercha à l’encourager. Pestalozzi enseignait au Neuhof, à Birr ; c’est ici qu’il rédigea son livre révolutionnaire, intitulé « Lienhard et Gertrud ». Il se fit un nom dans toute l’Europe par son activité à Yverdon, ville vaudoise, et retourna, tourmenté, au Neuhof. Il est enterré à Birr, dans le même cimetière où repose depuis 1961 un savant et admirateur japonais.

Birr-Pestalozzi

Birr-Pestalozzi

C’est là une preuve du renom mondial dont la personnalité de Pestalozzi jouit toujours.

[Remarque : Reconnu comme pédagogue révolutionnaire, certes, mais aussi par l’échec de ses entreprises, Institut d’Yverdon ou au Neuhof.]

Non seulement Augustin Keller, ressortissant radical du Freiamt, mais également Friedrich Frey-Herosé, d’Aarau, jouèrent tous deux un rôle important pendant le « Kulturkampf », au milieu du 19e siècle.

[Kulturkampf fut la lutte des forces protestantes, laïques et radicales contre le catholicisme politique et les couvents. (C’est un combat qui touchait surtout l’Allemagne et c’était dans l’air du temps et qui aboutira à la laïcité à la Française, introduite en 1905.)]

Friedrich Frey-Herosé fit, pour sa formation, un séjour de 18 mois à Lausanne, avant de vivre deux ans à Paris. Pendant la guerre du « Sonderbund », il fut nommé chef d’état-major, sous les ordres du général Henri Dufour, à qui il était lié d’amitié. Lors de la fondation de l’Etat fédératif, il fut élu premier conseiller fédéral argovien.

Ces mêmes rapports entre un général de Suisse romande et un chef d’état-major de Suisse allemande firent une deuxième fois leur preuve pendant la Deuxième Guerre mondiale. Les Argoviens gardent un excellent souvenir du général vaudois, Henri Guisan, qui ne parlait pas seulement un allemand cultivé, mais aussi le suisse allemand, tinté d’un charmant accent romand. Son chef d’état-major, Jakob Huber, était Argovien de Jonen, au Freiamt. Les deux étaient d’origine paysanne.

Nous devons constater que le canton indépendant d’Argovie a subi des changements profonds au cours de ses 150 ans d’existence.

Au début, le canton était de caractère rural, n’offrant que de modeste possibilités de gain, vu l’insignifiance de l’industrie et le surpeuplement pour une économie principalement rurale. La pauvreté y dominait, notamment après le despotisme napoléonien. Mais même plus tard, la population souffrit à plusieurs reprises de famine, et les émigrations étaient fréquentes. Ce ne fut qu’au fur et à mesure que le canton subit un processus d’industrialisation. Surtout au cours du vingtième siècle, cette évolution a été très prononcée.

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