Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Rechercher Un Mot

Articles Récents

Liens

17 mars 2015 2 17 /03 /mars /2015 17:31

 

 

Lausanne 1925

 

Police du dimanche.


Le dimanche et les jours de fêtes religieuses, tels que le Vendredi –Saint, l’Ascension et Noël sont jours de repos public.

 

Tous les actes de nature à troubler la tranquillité publique, ainsi que le culte, sont interdits, et notamment pendant la durée de celui-ci tous les divertissements bruyants, l’emploi de tambours ou d’instruments de musique, les exercices de tir ou de secours contre l’incendie.

 

Le travail, pendant les jours de repos public, est soumis aux prescriptions ci-après :

 

1.       Dans l’industrie. – Sont interdits :

 

a)      Tous les travaux extérieurs, tels que les terrassements, les fouilles, les constructions du génie civile et du bâtiment, les démolitions, le chargement, le déchargement de déblais, des matériaux de construction et des combustibles ;

 

b)      Les travaux intérieurs bruyants et ceux de ces travaux, même non bruyants, dans lesquels sont occupés des ouvriers et des ouvrières ;

 

c)       L’usage des fontaines publiques pour le lavage du linge et des légumes.

Peuvent être exécutés ces jours-là :

 

a)      Sans permission spéciale : le travail des boulangers, pâtissiers, bouchers, le transport des vivres, du lait, les travaux urgents en cas d’accidents ;

 

b)      Avec l’autorisation du syndic, et moyennant finance à verser dans la Caisse communale : les travaux d’un caractère privé, en cas d’urgence bien justifiée.

 

2.       Dans l’agriculture. – Les travaux agricoles et maraîchers sont suspendus les jours de repos public.

Sont toutefois réservés, sans autorisation spéciale :

 

a)      Les soins à donner aux animaux domestiques et les travaux indispensables à la conservation des cultures ; le passage des chevaux hors de l’écurie n’est toléré que jusqu’à 10 h.

 

b)      Le travail strictement indispensable dans les laiteries et fromageries ;

 

c)       La protection et la rentrée des récoltes en cas d’urgence.

 

3.       Dans le commerce.- Les magasins doivent être fermés, les jours de repos public, sous réserve de certaines exceptions, entre autres :

 

a)      Cette fermeture n’est pas exigée les 24 et 31 décembre, quand l’un de ces jours est un dimanche ;

 

b)      Le déballage, l’étalage, le colportage dans les maisons particulières, ainsi que la vente aux enchères, sont interdits les jours de repos public. La Municipalité peut autoriser, ces jours-là, la vente sur la voie publique de fruits de saison, de pâtisserie, de rafraîchissements et de fleurs naturelles, dès 11 h.

 

Police des rues, places et fontaines.

 

Il est défendu, sous peine d’amende et de réparation des dommages :

 

a)      De répandre, en temps de gel, de l’eau sur la voie publique ;

 

b)      De pratiquer des glissoires dans les rues, ruelles, promenades ;

 

c)       De salir les murs, portes et clôtures des promenades publiques ou particulières, d’y tracer des images et inscriptions ou de les endommager d’une manière quelconque ;

 

d)      De jeter quoi que ce soit, cracher, verser de l’eau ou secouer des tapis depuis les fenêtres donnant sur la voie publique ;

 

e)      De faire aucune dégradation aux arbres, arbustes, gazon, bancs et W.C. des promenades publiques ;

 

L’affichage public et toute publication ne peuvent être faits que par les agents de police, après autorisation du syndic.

Il est interdit de faire aucune anticipation sur le domaine public communal sans autorisation de la Municipalité qui prescrit, après enquête, les conditions et la finance annuelle à payer pour cette concession.

 

Les arbres dont les branches gênent l’éclairage public ou la circulation, doivent être émondés par les propriétaires suivant les directions de l’autorité municipale.

 

Police des débits de boissons et des hôtels.

 

Les débits de boissons et les hôtels sont soumis aux dispositions de la loi cantonale sur la matière.

 

On ne peut danser dans aucun établissement pour lequel une patente est exigée, sans une permission de la Municipalité qui fixe la durée de ce divertissement.

 

Tout détenteur doit maintenir l’ordre dans son établissement, et au besoin requérir l’assistance de la police. Il lui est interdit de vendre des boissons aux personnes en état d’ébriété ainsi qu’aux enfants âgés de moins de seize ans non accompagnés de leurs parents ou personnes adultes pouvant être rendues responsables.

 

Voilà ce qu’étaient les lois régissant le repos public. Bien des choses ont changés depuis, le plus étonnant dans ces interdits, l’interdiction de vendre des boissons aux enfants âgés de moins de seize ans non accompagnés… etc. cela veut dire que s’il est accompagné de ses parents ou d’une personne responsable, il peut consommer sans problème aucun, alcool et spiritueux qu’il aura appris à consommer dès le plus jeune âge.

 

corps-de-police-1922-copie-1.jpgLe Corps de Police, Lausanne 1922

 

GTell, Le Jeune Citoyen 1925, Internet.

Repost 0
Published by G.Tell - dans curiosités
commenter cet article
16 mars 2015 1 16 /03 /mars /2015 17:33

 

Dans quelques jours le printemps sera là et très vite pour un bon moment dans nos prés, le pissenlit sera en nombre. Jaune éclatant, le pissenlit sera partout, même le long de nos routes. Déjà maintenant, la dent-de-lion est visible pour en faire de bonnes salade en attendant d’utiliser la fleur pour un usage plus extraordinaire, la cramaillotte, ou la gelée de pissenlit ou encore le miel du pauvre.

 

Voici la recette classique.

 

250 g de fleurs de pissenlit. Ne garder que le jaune, se débarrasser du vert. Laver délicatement et rapidement.

2 oranges coupées en morceaux. (entière)

2 citrons coupés en morceaux. (entier)

 

Mélanger le tout.

 

Ajouter 1 litre d’eau froide, cuir 1 ½ heure à petits bouillons.

 

Filtrer.

 

Ajouter 750 g de sucre, rebouillir 1 ½ heure à feu très doux.

 

Une fois le temps passé, verser dans les bocaux, fermer et retourner.

 

Attention ! Une fois refroidi, vous constaterez que c’est toujours liquide, ne vous inquiétez pas, quelques jours passeront avant que cela épaississe, dans un premier temps ça ressemblera à un miel plutôt liquide et le temps faisant ça ressemblera plus à une gelé et si vous en avez fait beaucoup, de plus en plus épais.

 

Le gout, quant à lui, sera le même à chaque étape de consistance, toujours délicieux et égaillera les petits-déjeunés. Vous ne regarderez plus cette fleur de la même manière.

 

[Avec le sucre gélifiant d’aujourd’hui, on raccourci les temps de cuisson de 4 fois environ]

 

Mais c’est l’effet de la pectine contenue dans les agrumes qui agit et épaissi la gelée. Utiliser le sucre gélifiant c’est ne pas avoir confiance au pouvoir de la pectine.

 

pabvision-872-750.jpg

 

GTell, Internet

Repost 0
Published by G.Tell - dans Carnet gourmand
commenter cet article
15 mars 2015 7 15 /03 /mars /2015 19:09

 

La route qui conduit de Bienne à Bâle s’insinue dans les replis profonds de la chaîne jurassienne qu’elle traverse complètement. L’entrée dans la vallée de Tavannes est facilitée par le col de Pierre-Pertuis qui est atteint par une des rampes les plus raides du Jura. C’est là que se trouve la fameuse roche percée, célèbre depuis que les Romains l’ont agrandie pour y faire passer une des principales « voies » de l’Helvétie. Une inscription latine, gravée dans la pierre, mais passablement usée par les intempéries, rappelle les travaux antiques. Voici sa traduction :

 

« A la Divinité des empereurs

      Cette voie a été construite par Marcus Dunius Paternus, co-gouverneur de la colonie des Helvètes. »

 

Le passage des Romains a été utilisé jusqu’en 1916. Pendant l’occupation des frontières, en 1915, le génie militaire a construit, au-dessus du rocher, une nouvelle route facilitant grandement l’accès du col par le côté nord.

 

Le rocher de Pierre-Pertuis est situé à la jonction de la Montagne du Droit et de la chaîne du Montoz qui s’étend vers l’est.

 

Aujourd’hui, personne n’a le temps de s’arrêter pour visiter le lieu, encore moins avec la Transjurane qui va ignorer bien des lieux et villages du Jura.

 

Pierre-Pertuis.jpg

 

1280px-Inscription_romaine_-_Col_de_Pierre_Pertuis_-CH-.jpg

 

GTell, Internet

Repost 0
Published by G.Tell - dans curiosités
commenter cet article
14 mars 2015 6 14 /03 /mars /2015 18:06

 

 

LE CINQUANTENAIRE DU TRIBUNAL FÉDÉRAL

 

   Le samedi 7 février 1925, les délégués des Autorités fédérales et de plusieurs Universités suisses, le Gouvernement vaudois, le Tribunal cantonal, la Municipalité de Lausanne, étaient réunis au Palais fédéral de Montbenon et y entouraient, au milieu d’une discrète décoration de verdure et de fleurs, MM. Les membres du Tribunal fédéral. Une cérémonie, solennelle dans sa simplicité, avait lieu pour commémorer le cinquantième anniversaire de l’institution de notre Haute-Cour fédérale de Justice. MM. Les conseillers fédéraux Haeberlin et Motta, M. Dufour, président du Conseil d’Etat du canton de Vaud, firent ressortir, tour à tour, la belle mission accomplie pendant un demi-siècle par le Tribunal fédéral et la déférence unanime qui entoure cette autorité judiciaire, en Suisse et à l’étranger.

 

   Les facultés de Droit des Universités de Berne, Bâle, Zurich, Neuchâtel, le président du Tribunal allemand à Leipzig, s’associèrent à ce jubilé en faisant parvenir à Lausanne des adresses élogieuses et reconnaissantes, et l’Université de Genève offrit une médaille commémorative.

 

   A l’occasion de cet anniversaire, il est bon de jeter un coup d’œil en arrière et de remonter à la fondation de notre Haute Autorité judiciaire.

 

   Le Tribunal fédéral fut institué par la Constitution fédérale de 1848. A cette époque, et jusqu’à 1874, les compétences de la Confédération étant minimes en matière juridique, les juges siégeaient très rarement et se réunissaient dans les différentes villes de notre pays à intervalles très éloignés. La Constitution fédérale de 1874 augmenta considérablement les attributions administratives et judiciaires du pouvoir central ; il fallut donc constituer un Tribunal fédéral permanent de 9 membres ; les Chambres fédérales y procédèrent le 22 décembre 1874 ; les premiers élus furent : Blumer (Glaris), Roguin (Vaud), Morel (St-Gall), Anderwert (Thurgovie), Pictet (Genève), Niggeler (Berne), Olgiatti (Grisons), Bläsi (Soleure), Stamm (Schaffhouse). C’étaient des hommes de grande valeur et de conscience, qui firent briller la nouvelle institution et lui acquirent d’emblée la confiance entière du pays. Pour le siège du Tribunal, sept villes entrèrent en compétition. La lutte fut ardue aux Chambres fédérales ; elle s’engagea d’abord au Conseil des Etats où, après 4 tours de scrutin, Lucerne sortit victorieuse par 22 voix contre 20 données à Lausanne. Au Conseil national, on eut beaucoup de peine à trancher le différend, mais au 4e tour, Lausanne triomphait par 71 voix contre 43 attribuées à Lucerne. Le Conseil des Etats se rangea finalement à la décision du National par 22 voix contre 18.

 

   La loi sur l’organisation du Tribunal fédéral disait, à son article 11 : « La ville qui aura été désignée pour le siège du Tribunal fédéral fournira gratuitement, meublera et entretiendra les locaux nécessaires pour les audiences du Tribunal et de ses sections, pour sa chancellerie et ses archives. » La ville de Lausanne dut se mettre au travail en vue de choisir l’emplacement du futur Palais fédéral. Après des difficultés extraordinaires, la magnifique pelouse de Montbenon, d’où l’on jouit d’une vue admirable sur le lac et les Alpes, fut choisie. En attendant son palais, la Haute-Cour fédérale dut se résigner à un logement de fortune, Lausanne lui offrit son Casino (Montbenon), édifice où l’on organisait des expositions, des bals, des concerts, des prédications, des congrès (entre autres celui de la Paix présidé par Victor Hugo, où l’on faillit en venir aux mains, 1869).

 

Le 16 mars 1882, la première pierre fut posée à l’angle sud de l’édifice de Montbenon, et le 19 septembre 1886, les conseillers fédéraux Ruchonnet et Schenk procédèrent à la reconnaissance du bâtiment que leur remit le lendemain le syndic de Lausanne, Samuel Cuénoud. Dans son éloquent discours, Louis Ruchonnet, s’adressant aux juges fédéraux, affirma qu’ils pouvaient rendre la justice en toute indépendance au sein d’une population dans laquelle le respect de la loi est une tradition. Le Tribunal fédéral, formé de 9 membres en 1874, de 14 en 1893, de 16 en 1895, de 19 en 1904, en compte actuellement 24 (1925), nommés pour 6 ans par l’Assemblée fédérale. Il est divisé en 7 sections : 1° Droit public ; 2° Droit civil ; 3° Poursuites et faillites ; 4° Chambre criminelle ; 5° Cour pénale ; 6° Chambre des mises en accusation ; 7° Cour de cassation. Pour être élu, point n’est besoin de posséder un titre scientifique ; dans le choix des juges, on doit tenir compte que les trois langues nationales soient représentées. Ce Tribunal juge les procès civils, les recours, les procès déjà jugés par un Tribunal cantonal et portés en appel, les litiges qui peuvent s’élever entre Confédération et cantons, entre Confédération et particuliers, entre cantons, entre cantons et communes, entre cantons et particuliers. Les membres du Tribunal fédéral sont souvent choisis comme arbitres par les gouvernements étrangers pour juger des litiges, en « évitation » de conflit armé, ce qui montre la haute considération dont jouit notre Haute Autorité judiciaire en dehors des frontières de notre pays.

 

   Les magnifiques locaux de Montbenon sont devenus trop exigus et le Tribunal va transporter ses assises dans le magnifique édifice du parc de Mon-Repos, actuellement en construction….. Mais revenons au cinquantenaire et terminons ce court exposé par les paroles de M. le juge fédéral Virgile Rossel : « Toute notre pensée sera de servir la patrie en restant, comme nos devanciers, de fidèles serviteurs de la loi, puisque nous savons qu’un peuple ne vaut que ce que vaut sa justice. »

 

127181.jpg

 

GTell, Le jeune citoyen 1925

Repost 0
Published by G.Tell - dans Politique
commenter cet article
13 mars 2015 5 13 /03 /mars /2015 18:12

 

Tribunal_Federal.jpg

 

GTell

Repost 0
Published by G.Tell - dans gtell
commenter cet article
12 mars 2015 4 12 /03 /mars /2015 17:54

 

J’ai reçu un message de Google me demandant de corriger l’ergonomie mobile qui pose problème…

 

« Nos systèmes ont testé 250 pages de votre site et ont découvert que 23 % d'entre elles contiennent des erreurs majeures d'ergonomie mobile. Les erreurs présentes sur ces 57 pages nuisent gravement à la bonne utilisation de votre site Web par les mobinautes. Ces pages ne seront pas considérées comme mobile-friendly (adaptées aux mobiles) dans la recherche Google, et seront affichées et classées en conséquence pour les utilisateurs de smartphones. »

 

Aux utilisateurs d’OverBlog, pouvez-vous m’aider à résoudre le problème ou donner votre avis sur le sujet ?

Repost 0
Published by G.Tell - dans gtell
commenter cet article
12 mars 2015 4 12 /03 /mars /2015 17:36

La publicité a beaucoup évolué ces dernières années.

 

Je vais vous replonger dans deux publicités d’industriels bien connus en 1974.

 

Le Groupe Sulzer et Giovanola, se présentent dans une brochure traitant de l’économie suisse, éditée par l’Office suisse d’expansion commerciale, Lausanne.

 

 

Sulzer

 

Le Groupe Sulzer présente, me semble-t-il, montre un complet aperçu de ce qu’ils font, une publicité sans modestie.

 

 

 

Pub Giovanola

Giovanola, société disparue depuis dix ans, proposait en 1974, une publicité dynamique, avec un dessin qui semble représenter des éléments indéterminés de structures métalliques, Moderne et artistique.

 

 

GTell, La Suisse et ses industries, tirage spécial pour le Crédit Suisse

Repost 0
Published by G.Tell - dans La modernité
commenter cet article
11 mars 2015 3 11 /03 /mars /2015 16:30

 

1000bravo.jpg

 

Aujourd’hui c’est le millième article que je vous propose. Particulier, puisque celui-ci est de l’autosatisfaction, de l’égocentrisme ou du narcissisme, par mille fois laissé pas grand-chose ou plus conséquent, articles et photos, des points de vues personnels, des reprises d’articles de la presse, et souvent grâce à quelques livres anciens, des passages de textes, ou des textes complets, toujours en relation avec la Suisse. Occupation plaisante parfois, laborieuses des fois, compliquées souvent, pour tuer le temps et partager un certain regard sur nous sans être trop ennuyeux.

 

Bref, 1000 fois un article, c’est mille jours de 2007 à 2015. (Les passages à vide ont été aussi profitables, comme des vacances.)

 

Mon Blog est référencé sur :

 

Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Francis_Isoz

 

pressaboutus.com: http://pressaboutus.com/gtell.over-blog.org

 

sudwall.superforum.fr: http://sudwall.superforum.fr/t4978p135-liberation-de-marseille-marseille-libere-aout-1944

 

blaise-galland.over-blog.com: http://blaise-galland.over-blog.com/article-statistiques-de-la-communaute-suisse-romande-d-overblog-50085891.html

 

vea.qc.ca – Backlinks – OpenLinkProfiler-org: http://www.vea.qc.ca/fr/2014/03/pic-pic-2/  http://www.vea.qc.ca/fr/2014/03/pic-pic-2/


Seconda guerra mondiale e paesi neutrali: https://forum.termometropolitico.it/630911-seconda-guerra-mondiale-e-paesi-neutrali-i-parte-la-svizzera-3.html

 

Les Agettes - JungleKey.fr: http://www.junglekey.fr/search.php?query=Les+Agettes&type=image&lang=fr&region=fr&img=1&adv=1&start=150

 

Oscar Briand – Recherche de personnes Yasni.fr : http://www.yasni.fr/oscar+briand/recherche+personne

 

Moutarde de Bénichon – cyclopaedia.net : http://www.cyclopaedia.de/wiki/Moutarde-de-Benichon

 

Similarsites.com : http://www.similarsites.com/site/gtell.over-blog.org

 

Peoplecheck.de : http://peoplecheck.de/s/helias+helye


www.exit.ws: http://www.exit.ws/recherche/Salaire::Horlogerie-suisse/web/8


pplcrwlr.ch: http://pplcrwlr.ch/about/ehinger/nelly/


Recherche Google, Images correspondant à Histavoire : https://www.google.fr/search?q=Histavoire&biw=1600&bih=759&tbm=isch&tbo=u&source=univ&sa=X&ei=EyD_VI_1HcmuUanwg4AB&ved=0CE4QsAQ Autant d’entrées sur mon Blog.

 

GTell

 

Repost 0
Published by G.Tell - dans gtell
commenter cet article
10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 16:51

 

La Restauration [suite et fin]

 

Nous avons rencontré beaucoup d’amitié et de chaleur humaine auprès des gens que nous avons contactés, parce que nous n’avons pas de moyens financiers à disposition. « On » nous a donné des sacs de ciment, on nous a prêté du matériel, on nous a transporté gratuitement des dizaines de camions de déchets. Les Autorités communales ont fait preuve d’une grande bienveillance à notre égard. Au printemps 1979, c’est plus de 3500 brouettes de matériaux divers, représentant plus de 200 m. cube, qui ont été extraits des profondeurs. Les quatre puits ont été dégagés et nettoyés, de même que les voies d’accès et les escaliers taillés dans la roche.

 

La galerie inclinée qui conduisait à l’extérieur a été dégagée des éboulis qui l’obstruaient et sa voûte en pierre sèche a dû être reconstruite en partie. A l’extérieur, dans la cour se trouvant devant les anciens abattoirs, un bâtiment en bois recouvrant le puits d’évacuation a été construit. Un wagonnet et des rails ont été installés.

 

L’appareillage a été complété par plusieurs palans et treuils devant permettre l’évacuation plus aisée des matériaux, gravats et autres immondices encombrant la grotte principale comme les galeries.

 

A l’aide d’échelles métalliques fixées après escalade artificielle, notre spéléologue a atteint le toit de la voûte de la grotte. Tous les trous et cavités de la perte ont été explorés. Les électriciens ont installé la lumière et la force motrice. Des ateliers de réparation, d’entretien et de restauration ont été réalisés. Le local de détente construit par les meuniers, dans l’aile sud du bâtiment des anciens abattoirs, contient les pièces trouvées dans la grotte, une documentation la plus complète possible sur les moulins du Col-des-Roches, de même qu’une documentation générale sur les moulins à eau.

 

Une équipe a visité de très nombreux moulins en Franche-Comté voisine et dans le Jura, apportant par cette expérience des enseignements précieux. Enfin, le groupement s’est structuré avec un coordinateur, des responsables de secteurs, s’est donné des statuts et a pris contact tant avec les autorités qu’avec tous les organismes pouvant lui être d’un certain secours.

 

Pour permettre la reconstruction des moulins tels qu’ils existaient autrefois, les meuniers ont obtenu durant ces dernières années de très nombreuses pièces de tout ordre. Ils ont eu la chance de pouvoir acquérir le moulin de Vaulion de la famille Develay, dans le Jura vaudois ; il venait de cesser son activité après avoir été filmé par le cinéaste suisse Claude Champion. Ils ont eu la chance également de se voir remettre en don le moulin de M. Petitpierre, ancien meunier à Noiraigue. Ce fut le dernier moulin artisanal en activité dans le canton (jusque dans les années 1960)

 

Les moulins de Vaulion et de Noiraigue ont été entièrement démontés par toute l’équipe. Les pièces, numérotées et classées, ont été transportées au Col-des-Roches, où elles sont stockées en attendant de pouvoir être utilisées à la reconstruction. Le seul démontage et transport du moulin de Noiraigue a nécessité plus d’une année de travail intense. Les meuniers ont également participé activement à plusieurs manifestations, telles que Fêtes des Promotions au Locle, exposition organisée en commun avec le Photo-Club de la ville du Locle, préparation d’une exposition en collaboration avec la Commission du 3 février, à St-Blaise. Sur demande, des visites de la grotte et du moulin Eberlé en l’état où ils se trouvaient ont eu lieu. Bientôt, les visiteurs pourront venir plus nombreux constater le travail gigantesque effectué au Col-des-Roches par nos ancêtres.

 

L’étape qui vient de se terminer n’a pas nécessité de gros investissements financiers. Comme le groupe dispose maintenant de documents muséographiques de première valeur, la grotte historique dégagée, le moulin de Noiraigue et celui de Vaulion, la boulangerie des Verrières, il s’agira de les présenter sous la forme d’un musée du grain. Il est évident que cette deuxième étape nécessitera des investissements financiers plus importants. C’est pourquoi nous nous permettons de solliciter votre appui.

 

L’intérêt que vous porterez à la cause des meuniers du Col-des-Roches permettra la réalisation de ces projets.

 

Brochure réalisée par la Confrérie des Meuniers du Col-des-Roches en mars 1979

 

Depuis cette date, le musée est en fonctionnement, un site Internet est ouvert et probablement que vous êtes aujourd’hui nombreux à visiter cette curiosité unique.

 

Plan-des-moulins.jpg

 

GTell, la Confrérie des meuniers du Col-des-Roches

Repost 0
Published by G.Tell - dans curiosités
commenter cet article
9 mars 2015 1 09 /03 /mars /2015 16:52

 

Restauration

 

Les moulins se sont endormis, semble-t-il, à tout jamais, excepté dans la mémoire de quelques vieux Loclois, tandis que seuls deux ou trois érudits, tels que Zeltner, Jung, Faessler, en parlent dans leurs écrits.

 

Plusieurs personnes ont émis le désir de reconstituer ces moulins, notamment Me Zeltner, avocat au Locle, qui y songea peu après la fin de la guerre. En 1967, trois Loclois descendent même revoir les moulins, mais les travaux qu’un tel projet suscitait, de même que les moyens qu’il eût fallu y consacrer, retinrent les intéressés.

 

Cependant, le 21 juin 1973, six hommes sont fermement décidés à s’atteler à la lourde tâche de reconstituer les anciens moulins. Le 5 juillet déjà, nos six explorateurs pénètrent dans ce qui fut autrefois « Les moulins souterrains ». La grande caverne, toujours là, est encombrée de gravats, mais roues, meules et mécanismes ont disparu. Les puits, galeries et aqueducs sont colmatés par une boue épaisse et malodorante ; dans le puits principal, 6 mètres d’eau recouvrent une dizaine de mètres de boue. L’évacuation des eaux ne se fait plus.

 

Le travail auquel entendent se livrer chaque jeudi soir nos six meuniers paraît gigantesque. Ils ont choisi de vivre cette expérience extraordinaire en une équipe homogène non hiérarchisée, avec un seul mobile : ajouter aux richesses régionales une curiosité historique inestimable. Les diverses formations qu’ils ont suivies, comme les spécialisations de chacun, se rejoignent et se complètent admirablement dans la réalisation de leur objectif.

 

Avec l’accord de l’archéologue cantonal et celui du Conseil communal du Locle, les travaux démarrent avec pour mot d’ordre « le moins de publicité possible ». En effet, il était prématuré de dire par avance quelles seraient les chances de succès d’une telle entreprise. Dans une première phase, il s’est agi de dégager l’ancien emposieu des Abattoirs-Frontière du Col-des-Roches, par où toutes les eaux superficielles de la vallée du Locle s’étaient écoulées jusqu’en 1805, date du percement de la galerie de la Rançonnière. Une grille était mentionnée dans certains écrits, mais son emplacement étant inconnu des six chercheurs, il fallut la retrouver sous une quinzaine de mètres d’eau et de boue.

 

Ce fut le travail de toute la première année des sept « meuniers » car un nouveau compagnon s’était joint entre-temps au groupe. Enfin le 21 mai 1974, après plus de mille heures d’efforts pour évacuer plusieurs dizaines de m3 de boue, la fameuse grille d’un mètre cinquante de haut sur un mètre trente de large fut découverte par plus de quarante mètres de profondeur. La grille dégagée signifiait que l’entreprise pouvait continuer car les eaux s’écoulent depuis lors normalement dans le dernier canal d’évacuation.

 

Durant les cinq premières années d’un travail continu, le groupe s’est agrandi et il a passé à une quinzaine de membres qui se réunissent généralement une fois par semaine, assez souvent deux et parfois plusieurs fois par semaine, suivant les nécessités du moment. A ce jour la corporation des meuniers du Col-des-Roches totalise plus de 7000 heures de travail. [1979]

 

Grille.jpg

 

GTell, la Confrérie des Meuniers du Col-des-Roches

Repost 0
Published by G.Tell - dans curiosités
commenter cet article