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7 juin 2014 6 07 /06 /juin /2014 17:46

 

 

Or gris : Alliages d’or, parfois appelés ors « blancs », dont la couleur grise est obtenue par l’addition de nickel ou de palladium ; l’or gris n’est pas du platine. Les ouvrages en or gris sont soumis aux mêmes dispositions légales (titres, marquage) que celles qui s’appliquent aux articles en or de couleur. 

 

Ouvrages en métaux précieux : Ouvrages en alliages de métaux précieux atteignant un titre légal minimal. 

 

Ouvrages en plaqué ou doublé : Au sens de la loi suisse, les termes « plaqué » et « doublé » sont des synonymes. 

Les ouvrages en plaqué sont des articles en métal commun (le plus souvent alpacca, laiton ou acier inoxydable), sur lesquels a été appliquée d’une manière indissoluble une couche de métal précieux par voie mécanique (laminage) ou galvanique (électrolyse).

La principale prescription suisse en matière d’ouvrages en plaqué concerne l’épaisseur du revêtement de métal précieux, qui doit atteindre au moins 8 micromètres, soit 8 millièmes de millimètre.

Bien que la loi reconnaisse le plaqué argent (pour autant qu’il soit appliqué par voie mécanique) et le plaqué platine, on ne rencontre en pratique que du plaqué or.

Attention ! Il ne faut pas croire que tout ce qui est proposé et vendu comme plaqué or l’est réellement au sens de la loi ; dans un document à suivre, je vous parlerais des marquages qui doit se trouver sur les articles effectivement en plaqué or.

 

Palladium : Métal précieux, le plus léger du groupe du platine, et souvent utilisé comme élément d’alliage dans les ors gris. Il existe également des ouvrages en palladium. 

 

Pierres décoratives : Minéraux et roches d’ornement et de parure ne possédant pas toutes les propriétés exceptionnelles des pierres précieuses, mais également caractérisés par leur couleur, leur éclat, leur rareté, et présentant souvent un aspect ou des effets optiques particuliers. Exemples : agate, turquoise, lapis-lazuli.

 

Pierres précieuses : Minéraux, le plus souvent taillé, caractérisés par leur dureté, leur couleur, leur éclat, leur transparence, leur rareté. Exemples : diamant, rubis, saphir, émeraude (ces quatre pierres sont officiellement « précieuses »), aigue-marine, topaze, tourmaline.

 

Plaqué : Synonyme de « doublé » ; désignation réservée aux ouvrages dont la couche d’or accuse une épaisseur d’au moins 8 micromètres.

 

Platine : Métal précieux gris lourd, à point de fusion élevé. Le platine est d’un usage courant dans un grand nombre d’industries. En bijouterie, il est surtout réservé à la fabrication de joaillerie (ouvrages sertis de pierres précieuses). Le titre légal minimal est fixé à 950 millièmes, les principaux métaux d’alliage utilisés étant le cuivre, l’iridium et le palladium.

Poinçon : Tige d’acier utilisée pour imprimer une marque sur métal, ou la marque elle-même.

Les poinçons officiels sont des marques insculpées par les essayeurs-jurés des bureaux de contrôle sur les ouvrages en métaux précieux qu’ils ont essayés et trouvés conformes. En d’autres termes, il s’agit de la garantie officielle du titre par l’Etat.

 

Poinçon commun : Dans le but d’uniformiser la législation sur le contrôle des métaux précieux et de faciliter le commerce international, l’Autriche, la Finlande, la Norvège, le Portugal, la Suède, la Grande-Bretagne, l’Irlande et la Suisse ont signé une « Convention sur le contrôle et le poinçonnement des ouvrages en métaux précieux ».

http://www.ezv.admin.ch/dokumentation/04027/04031/05005/05006/index.html?lang=fr

Poinçon de maître : Tout ouvrage en métal précieux ou en plaqué mis dans le commerce en Suisse doit porter, outre l’indication du titre ou les désignations spécifiques prévues pour le doublé, un poinçon de maître, marque de fabrique et de commerce déposée tant auprès du Bureau central du contrôle des métaux précieux qu’auprès du Bureau fédéral de la propriété intellectuelle. Ce poinçon peut être assimilé à une signature, garante de la composition de l’ouvrage. Le poinçon de maître, marque de responsabilité, constitue le fondement de la poursuite juridique en cas d’infraction à la législation.

Chaque bureau de contrôle des métaux précieux dispose d’une cartothèque regroupant toutes les marques enregistrées (il en existe plus de 6000, suisses et étrangères). Ce registre des poinçons est public, en ce sens que quiconque est en droit d’être renseigné sur une marque particulière.

 

Poinçons officiels : Toute boite de montre en or, argent ou platine mise en circulation en Suisse, qu’elle ait été fabriquée dans le pays ou importée, est soumise à vérification par le contrôle des métaux précieux. Cette opération, obligatoire, consiste à assurer que les ouvrages sont conformes au titre légal et portent les désignations prescrites. Si c’est le cas, l’essayeur-juré appose le poinçon officiel sur chaque boîte.

Les ouvrages en métaux précieux autres que les boîtes de montres peuvent également être poinçonnés officiellement, même s’ils sont présentés par des particuliers, mais ce contrôle est facultatif.

Les divers poinçons officiels de garantie, spécifiques à chaque métal et à chaque titre, sont repris dans les documents à venir.

Revêtements d’argent : Les procédés de fabrication des revêtements d’argent sont fondamentalement les mêmes que ceux qui sont utilisés pour les dépôts d’or.

Pour la bijouterie et les articles d’usage courant, le dépôt d’argent par voie mécanique se révèle trop onéreux, si bien que ce métal précieux est exclusivement appliqué par voie électrolytique.

Rappelons qu’au sens de la loi suisse, les dépôts électrolytiques d’argent, quelle que soit leur épaisseur, ne sont pas considérés comme « plaqués », mais seulement comme « argentages ».

Des désignations particulières sont prévues pour les couverts de tables (fortement argentés).

 

Revêtements d’or : Depuis les époques les plus reculées, on recouvre d’or des métaux communs. A l’origine, cette pratique avait surtout pour but de donner l’illusion de l’or dans un dessein plus ou moins avouable. Actuellement, les dépôts d’or sont admis sur le plan légal, mais les ouvrages de ce genre doivent être désignés de manière telle que tout risque de confusion avec l’or massif soit exclu.

Divers procédé permettent de réaliser des dépôts d’or ; toutefois, deux techniques prédominent :

a)     a)  Le revêtement par voie mécanique : sous l’effet de la chaleur et de la pression, une plaque d’or est appliquée (soudée) de manière indissoluble sur un bloc de métal commun. Cet assemblage est ensuite laminé à l’épaisseur choisie, puis mis en forme jusqu’à obtention de l’objet final ;

b)      b) Le recouvrement par voie galvanique : les ouvrages, sous leur forme définitive, sont revêtus d’or par électrolyse.

Selon l’épaisseur finale de la couche appliquée, on parle de « plaqué » ou « doublé », ou seulement de « dorage ».

 

Rhodium : Métal du groupe du platine. En bijouterie, le rhodium, particulièrement résistant aux attaques chimiques, est surtout mis en œuvre en tant que recouvrement d’ouvrages en argent, or gris, platine ou alliages de métaux communs ; il constitue un dépôt pelliculaire, très blanc (le rhodium possède, avec l’argent, le meilleur pouvoir de réflexion de la lumière visible).

 

Soudure : Assemblage indissoluble de pièces métalliques, sous l’effet de la chaleur et à l’aide d’un alliage d’apport (brasure) à point de fusion plus faible que celui des parties à réunir.

 

Titre, indication de titre : Le titre est la proportion de métal précieux pur contenu dans un alliage ; il s’exprime en millièmes. Ainsi, par exemple, « or 750 » signifie que l’alliage est constitué par 750 parties d’or et 250 parties d’autres métaux. Le « carat » est une vieille unité de titre pour l’argent.

 

Titres légaux : La loi fédérale sur le contrôle des métaux précieux fixe les titres légaux minimaux que doivent atteindre les ouvrages en métaux précieux pour être considérés comme tels. Ces titres sont les suivants :

Pour l’or : 750 millièmes, 585 millièmes ; pour les boîtes de montres exclusivement, le titre de 375 millièmes est également légal.

Pour l’argent : 925 millièmes, 800 millièmes.

Pour le platine : 950 millièmes.

Seuls les ouvrages accusant au moins ces titres légaux peuvent être vendus comme ouvrages en or, argent ou platine.

 

Zolotnik : Ancienne indication de titre russe, que l’on rencontre encore parfois sur des boîtes de montres ; 96 zolotnik correspondent à l’or fin, 72 à l’or 750 millièmes et 56 à l’or 585 millièmes.

 

GTell, UBOS, en collaboration avec le contrôle des métaux précieux.

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6 juin 2014 5 06 /06 /juin /2014 17:47

Imitations : La loi suisse considère comme « imitations » : 

a)     a) Les ouvrages composés d’un alliage de métaux précieux et d’autres métaux lorsque l’alliage n’atteint pas le titre légal minimal (bague en or 333 millièmes par exemple) ;

b)     b) Les objets recouverts de métal précieux, mais qui ne remplissent pas les conditions exigées pour les ouvrages en plaqué ou doublé (par exemple une broche en métal « Amerikaner », c’est-à-dire en métal commun revêtu d’un dépôt d’or de 3 à 4 micromètres au lieu des 8 constituant l’épaisseur minimale légale pour les ouvrages en plaqué) ;

c)     c) Les ouvrages composés de métal précieux et de métal commun lorsque la présence du métal commun n’est justifiée par aucune nécessité technique (bracelet comportant des maillons en or et en acier par exemple).

 

Iridium : Métal du groupe du platine, très lourd, à point de fusion élevé. Il est souvent utilisé en tant qu’élément d’alliage pour le platine, et trouve surtout une application dans la fabrication des pointes de plumes à écrire ; il est également utilisé en technique dentaire et en électrotechnique. 

 

Laiton : Alliage de cuivre et de zinc. Avec l’alpacca et l’acier inoxydable, il constitue l’alliage de métaux communs de prédilection pour la fabrication d’ouvrages destinés à recevoir un revêtement d’or ou d’argent. 

 

Laque : Il est bien connu que l’argent se sulfure, c’est-à-dire se recouvre de minces pellicules de sulfure d’argent noirâtre sous l’effet du soufre contenu dans l’atmosphère. Comme les efforts visant à supprimer cet inconvénient par l’élaboration de nouveaux alliages ont échoué, on cherche à protéger le métal par d’autres moyens, notamment par l’application d’une laque (vernis au four), qui forme isolation entre l’argent et son environnement. Parmi les autres possibilités de protection, citons le rhodiage ou le nickelage de l’argent. 

 

Lingots Plaquettes : Il s’agit de plaques d’or, d’argent ou encore de platine fins, produites par les usines d’affinage des métaux précieux dans une gamme de poids variant entre 1 et 25 g, et souvent portées comme pendentifs ; les lingots sont coulés, alors que les plaquettes sont frappées. 

 

Loi fédérale sur le contrôle du commerce des métaux précieux et des ouvrages en métaux précieux : Depuis les temps les plus anciens, l’or, l’argent, puis le platine ont été utilisés pour la fabrication de bijoux. Depuis toujours également, on connaît des imitations et des falsifications de telles pièces. 

En Suisse, une « Loi fédérale sur le contrôle du commerce des métaux précieux et des ouvrages en métaux précieux » protège l’acheteur en poursuivant d’office les contrevenants, faussaires, escrocs. Elle prescrit les indications que doivent porter les ouvrages en or, argent ou platine, les articles en plaqué et les imitations, fixe les règles relatives à leur composition, réglemente le commerce des métaux précieux, énumère les peines prévues en cas d’infraction, falsifications, etc.

 

Médaille : Pièce semblable à une monnaie, en or ou en argent, mais non destinée à la circulation monétaire. Les médailles sont fabriquées à titre élevé, par exemple 900, 916, 958 ou encore 999 millièmes. 

 

Métaux : Corps simples, en général caractérisés par une bonne conductibilité de la chaleur et de l’électricité, et doués de certaines propriétés telles que dureté, fusibilité, coulabilité, ductilité, etc. A l’exception du mercure, tous les métaux sont solides à température ordinaire. 

Selon leur stabilité chimique, les métaux sont classés en deux catégories : métaux précieux (ou nobles) et métaux communs.

 

Métaux communs : Métaux moins stables chimiquement que les métaux précieux. Parmi les métaux communs courants, citons l’aluminium, le chrome, le cuivre, l’étain, le fer, le mercure, le nickel, le plomb, le zinc. 

 

Métaux précieux : Métaux doués d’une stabilité chimique particulièrement élevée. Certaines de leurs caractéristiques physiques sont également remarquables (l’or, par exemple, peut être réduit par martelage à une épaisseur d’un dixième de micromètre, et laisse alors passer la lumière avec une teinte violette) ; leur valeur esthétique et leur relative rareté jouent évidemment aussi un rôle non négligeable. 

Sont considérés comme métaux précieux l’or, l’argent, le platine et les métaux de son groupe, soit : le palladium, le rhodium, l’iridium, le ruthénium et l’osmium.

Au sens de la loi suisse, seuls l’or, l’argent et le platine sont reconnus comme métaux précieux. Il est prévu d’y ajouter le palladium lors de la prochaine révision de la loi.

 

Micromètre, Micron : Unité de mesure de longueur, égale à un millième de millimètre, utilisée en Suisse pour définir l’épaisseur des dépôts d’or sur les ouvrages en plaqué (épaisseur minimale exigé : 8 micromètres ; à titre de comparaison, une feuille de papier atteint 50 à 80 micromètres). Le terme « micron », ancienne dénomination du micromètre, est encore usuel dans la branche horlogère. 

 

Monnaie : Pièce de métal émise en tant qu’instrument de paiement par un Etat. L’or et l’argent furent durant des siècles les principaux métaux monétaires ; ils sont aujourd’hui presque toujours remplacés par des métaux communs. 

 

Neusilber : Alliage de cuivre, de zinc et de nickel ; synonyme d’alpacca. 

 

Nickel : Métal commun, entrant dans la composition de divers alliages de métaux communs, également utilisé en tant qu’élément d’alliage dans certains ors gris. 

Le nickel est parfois employé en tant que revêtement d’ouvrages en argent, pour les protéger de la sulfuration. Un tel dépôt évite certes dans une large mesure le ternissement du métal précieux, mais les ouvrages perdent alors leur teinte blanche caractéristique de l’argent. En outre, le nickel entraine souvent des réactions allergiques de la peau.

 

Or : Métal précieux jaune, brillant, inaltérable, très ductile et malléable. Il est principalement utilisé pour la fabrication de bijoux, boîtes de montres, monnaies et médailles, ainsi qu’en technique dentaire et dans un grand nombre d’industries (électrotechnique par exemple). Les principaux pays producteurs sont l’Afrique du Sud, la Russie et le Canada. 

L’or pur est trop mou pour convenir à la fabrication d’objets. Seuls les lingots et quelques médailles sont produits en or fin. Dans tous les autres cas, l’or est allié à d’autres métaux pour lui conférer la dureté, la résistance mécanique et la couleur désirée.

Or-titre.jpg

 

Si nous ajoutons uniquement du cuivre aux 750 parties d’or, nous obtenons un or « rouge »

Si nous allions exclusivement de l’argent à l’or, nous réalisons un alliage d’or « vert »

Si nous ajoutons aux 750 parties d’or du cuivre et de l’argent en parts égales (125 parties de chacun des deux métaux), nous produisons un or « jaune »


 Les ors « rouges », « vert » et « jaune » sont appelés ors « de couleurs », par opposition aux ors gris, dans lesquels c’est le nickel ou le palladium qui officie de métal « colorant ».

 

GTell, UBOS, en collaboration avec le Contrôle fédéral des métaux précieux.

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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 17:11

 

 

TOUT CE QUI BRILLE…       

…N’EST PAS OR !

 

Les vieux dictons populaires recèlent toujours un fond de vérité. Celui-ci ne fait pas exception à la règle, comme le confirme souvent la réalité. De quels moyens le profane dispose-t-il dès lors pour distinguer l’objet précieux de la simple imitation, voire de la vulgaire falsification ?

En fait, seul un examen approfondi de la matière, entrepris par le spécialiste, l’essayeur-juré assermenté, est à même de garantir le bon aloi d’un ouvrage en or, argent ou platine. Cependant, l’achat auprès d’un commerçant reconnu et quelques connaissances de base dans le domaine des métaux précieux constituent déjà un sérieux gage de sécurité.

 

D’ « Acier inoxydable » à « Zolotnik »

 

Acier inoxydable : Les seuls aciers convenant à la fabrication de bijoux, couverts de table et autres pièces d’orfèvrerie, ou encore de boîtes de montres sont les aciers inoxydables au chrome et de nickel. 

Avec le laiton et l’alpacca [amalgame de cuivre de zinc et de nickel], l’acier inoxydable est l’alliage de métaux communs le plus couramment utilisé pour la fabrication d’ouvrages destinés à recevoir un revêtement d’or ou d’argent.

 

Alliage : Mélange de deux ou plusieurs métaux, le plus souvent obtenu par fusion ; à titre d’exemple, citons le laiton, alliage de cuivre et de zinc. 

 

Alpacca : Alliage de cuivre, de zinc et de nickel, également appelé « maillechort » ou encore « argentan » ou encore « Neusilber ». 

L’alpacca est, avec le laiton et l’acier inoxydable, le principal alliage de métaux communs utilisé pour la fabrication d’ouvrages recouverts d’or ou d’argent.

 

Argent : Métal précieux blanc, brillant, qui est le meilleur conducteur de la chaleur et de l’électricité, et qui offre en outre le plus grand pouvoir de réflexion de la lumière. Il est malheureusement sensible au soufre, ce qui se traduit dans la pratique par un noircissement progressif de sa surface au contact de l’air ambiant, lui conférant un aspect souvent peu esthétique. 

Jadis, l’argent était le métal monétaire par excellence ; de nos jours, il sert principalement à la fabrication de bijouterie, orfèvrerie, boîtes de montres, appareillages techniques et de laboratoire ; la sensibilité des sels d’argent à la lumière est également à la base de l’industrie photographique.

Les principaux producteurs d’argent sont le Mexique, les Etats-Unis, le Canada et le Pérou. L’argent pur est trop mou pour convenir à la fabrication d’ouvrages. Seuls les lingots et quelques médailles sont en argent fin. Dans tous les autres cas, l’argent est allié, surtout au cuivre, parfois au zinc.

En Suisse, les titres légaux pour l’argent sont le 925 et le 800 millièmes ; à l’étranger, d’autres titres, comme le 935, le 835 ou encore le 830 millièmes, sont courants.

 

 

Argentage : Au sens de la législation suisse, les dépôts électrolytiques d’argent sont toujours considérés comme des « argentages », quelle que soit leur épaisseur, et doivent être vendus comme tels, et non comme « plaqués argent ». 

Il existe des prescriptions particulières pour les couverts de table argentés.

 

Boîtes de montres : En Suisse, les boîtes de montres en métaux précieux sont soumises au contrôle et au poinçonnement officiel obligatoire, les boîtes de provenance étrangère sont marquées d’un poinçon officiel spécifique, destiné à les différencier des pièces fabriquées en Suisse.

 

Carat/Karat : A l’ origine, le carat était une unité de poids. En bijouterie, il revêt depuis longtemps une double signification :

a)      En tant qu’unité de poids pour les pierres précieuses, 1 carat (en abrégé « ct ») vaut 0,2 g ;

b)      En tant qu’ancienne indication de titre pour l’or, 24 carats (en abrégé « C » ou « K ») correspondent à l’or fin (1000 millièmes) :

18 carats = or 750 millièmes

14 carats = or 585 millièmes

  9 carats = or 375 millièmes

 

Contrôle des métaux précieux : L’application de la « Loi fédérale sur le contrôle du commerce des métaux précieux et des ouvrages en métaux précieux » est confiée à un service officiel, le « Contrôle fédéral des métaux précieux », regroupant une soixantaine de spécialistes appelés « essayeurs-jurés », assermentés au terme de leur formation. Ils veillent au respect des prescriptions et à la conformité des ouvrages en métaux précieux, doublé ou plaqué et imitations mis en vente dans notre pays. Il s’agit d’un service public, auprès duquel chacun peut faire vérifier un ouvrage.

 

Couverts de table : Bien qu’il existe des couverts de table en argent massif, il n’en demeure pas moins que, la plupart du temps, ces articles sont en alpacca ou en acier inoxydable fortement argentés, même lorsqu’ils sont désignés par les indications « Argenterie » ou « Hotelsilber » par exemple. La qualité de l’argentage est exprimée par des chiffres insculpés sur les ouvrages.

 

Cuivre : Métal commun, cependant assez proche des métaux précieux en ce qui concerne plusieurs de ses caractéristiques. Il est utilisé dans de nombreux alliages, comme l’alpacca ou le laiton, et constitue le métal d’alliage classique de l’or, de l’argent et du platine.

 

Désignations : Tant pour les ouvrages en métaux précieux que pour les articles recouverts de métaux nobles, la loi précise les indications de qualité exigées, admises ou interdites. Toute désignation susceptible de tromper autrui est interdite.

Les ouvrages en métaux précieux doivent toujours porter une indication de titre en millièmes et un poinçon de maître.

Sur les ouvrages en plaqué ou doublé, la présence d’un poinçon de maître et des termes « Plaqué » ou « Doublé » accompagnés de la mention du procédé de fabrication est obligatoire ; l’indication de l’épaisseur du dépôt, en micromètres, est facultative.

Pour ce qui concerne les ouvrages considérés comme des « imitations » au sens légal du terme, la liste des désignations interdites est largement plus étendue que celle des indications licites. En aucun cas il n’est admis des mentions de titre (que ce soit en millièmes ou en carats), d’épaisseur en micromètres ou d’autres indications quant à la couche de métal précieux en pour-cent, pour-mille, etc.

 

Dorage : Tout dépôt d’or dont l’épaisseur est inférieure à 8 micromètres est considéré comme « dorage » par la loi suisse, et les articles munis d’un tel recouvrement entrent dans la catégorie des « imitations ».

 

Email : Masse vitrifiée, opaque ou transparente, colorée par divers oxydes, métalliques, et appliquée sur un support métallique, par exemple de l’argent.

 

A suivre [2] et [3]

 

GTell, UBOS, en collaboration avec le Contrôle fédéral des métaux précieux.

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4 juin 2014 3 04 /06 /juin /2014 17:46

 

Nous promettons selon nos espérances, et nous tenons selon nos craintes.

 

La Rochefoucauld

 

 

 

GTell

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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 16:38

 

 

Il ne faut jamais faire que les sottises qui vous plaisent.

 

P. Mérimée

 

 

GTell

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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 17:04

 

 

On acquiert rarement les qualités dont on peut se passer.

 

 

P. Choderlos de Laclos

 

 

GTell

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1 juin 2014 7 01 /06 /juin /2014 16:30

 

 

Etre tolérant ne signifie pas qu'on doive tolérer l'intolérance des autres.

 

Jules Romains

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 18:23

 

   À la suite de l’assassinat de Gaudot, le ministre plénipotentiaire du roi de Prusse, Friedrich-Wilhelm von Derschau, présente aux députés des quatre cantons alliés, Berne, Lucerne, Fribourg et Soleure, réunis à Morat, le 13 août 1768, un mémoire sur l’ensemble de l’affaire Gaudot. Ce document, qui est « à la fois un résumé très complet des événements et un réquisitoire serré dirigé contre le magistrat neuchâtelois », est publié in extenso par Pierre Favarger et Jean Borel dans Documents inédits des archives de Berlin sur les troubles de Neuchâtel de 1766 à 1768, dans le Musée neuchâtelois, 50e année, Neuchâtel, 1913. L’extrait suivant est tiré des pp. 275-276.

 

   Mais n’y a-t-il donc, dira-t-on, ni police, ni lois, ni sûreté à Neuchâtel ? il y a sans doute à Neuchâtel de très honnêtes gens, qui n’ont pris aucune part à ces horreurs ! Il y a une police, il y a des lois et des magistrats chargés de les faire observer. La police et le droit d’armes appartient à la ville ; ce sont les quatre-ministraux et le conseil qui l’exercent et qui, dans ce cas, étaient chargés par la constitution de pourvoir à la sûreté publique de dissiper ce tumulte et de sauver Gaudot. Ils en ont été sommés de bouche et par écrit par le vice-gouverneur, sous peine d’en répondre. Ils ont paru se donner bien des mouvements et prendre bien des mesures dans ce but. Ils ont fait armer des soldats, commandé une compagnie de grenadiers ; mais il faut le dire, la passion qui s’était emparée des âmes dans tous les ordres et dans tous les âges était devenue une fureur presque générale ; les esprits étaient aveuglés, fascinés, pervertis. Le plus grand nombre aurait sans doute frémi de tremper ses mains dans le sang de Gaudot, mais, pleins de cette haine, ils concouraient à ce tumulte, ils l’encourageaient, les uns par leur contenance, leur air et leurs discours, d’autres par leur exemple, d’autres enfin simplement par leur présence. Mais tous, ou presque tous laissaient faire et n’étaient pas fâchés dans le fond de leur âme qu’il se trouvât enfin des âmes atroces et barbares qui consommassent le crime. Voilà, pour se renfermer dans l’inculpation la plus modérée, le principe de cette indolence du magistrat qui délibère pourtant et n’agit point, qui ne prend aucune mesure efficace et vigoureuse, qui fait armer des soldats, commande des grenadiers et ne leur donne aucun ordre précis, ferme et proportionné au besoin et au danger, qui, du moins, ne veille point à leur exécution et qui, enfin, ne leur fait pas rendre compte d’une odieuse et punissable conduite. A qui ce magistrat persuadera-t-il que, s’il l’avait voulu sincèrement et fortement, il n’aurait pas sauvé cet infortuné pendant un tumulte qui a duré environ 30 heures et pendant lequel, suivant son propre verbal, il y a eu des intervalles de calme et de repos ? N’est-ce pas un peu ridicule que cette voiture que l’on envoie sans escorte au milieu d’un peuple agité, avec deux seuls huissiers ? N’a-t-on pas prévu d’avance, n’était-il pas évident qu’elle aurait le sort qu’elle a essuyé ? N’était-ce pas le moment, si ce magistrat avait sérieusement voulu sauver Gaudot, où il devait se montrer avec cette fermeté, ce courage et cette autorité qui en imposent toujours à la multitude ? Un corps de magistrature respectable et respecté peut-il et doit-il se défiler de l’impression de sa présence sur ce peuple ? Si les principaux membres du corps des ministraux ou du conseil de ville étaient entrés dans cette voiture, et que tous les autres les eussent précédés en corps, sous l’escorte de la compagnie des grenadiers, peut-on douter que l’avocat général du roi n’eût été sauvé ? Peut-on sans indignation voir dans la procédure que, pendant ce moment critique et décisif, cette compagnie paradait sur la place, faisait des marches et des contremarches, tambour battant, et cela, dit-on, dans le but d’attirer le peuple qui était dans la rue du tumulte ?

 

Quatre-ministraux. Nom donné aux magistrats de la Ville et Bourgeoisie de Neuchâtel du Moyen Age à la Révolution de 1848.

 

Les questions sont posées et les interrogations aussi, mais qu’en est-il des sanctions ?


 

GTell, Documents d’Histoire Suisse.

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29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 17:01

 

 

Le lendemain de l’assassinat, le cadavre de Gaudot est visité par les médecins-chirurgiens Jean-Rodolphe Liechtenhahn et Samuel Paulet. Le rapport en huit points qu’ils rédigent prouve la fureur et l’acharnement des meurtriers. Arthur Piaget l’a publié sous le titre Les blessures de Gaudot, 1930.


   Par ordre de M. Petitpierre, conseiller d’Etat et maire de cette ville, nous, soussignés, nous sommes transportés avec M. Pettavel, moderne maître-bourgeois, dans la maison de M. Gaudot, avocat général, pour faire la visite du corps de mon dit sieur Gaudot, étendu raide mort sur le plancher du poêle de devant du second étage de sa maison, près de la fenêtre qui jouxte son cabinet d’étude.

 

   1° Nous déclarons avoir bien reconnu en ce cadavre la personne de feu M. Gaudot, avocat général et, par la visite que nous en avons faite, nous reconnaissons avoir trouvé en lui les plaies suivantes :

 

   2° A la tête, une plaie oblique et mortelle, faite par un instrument tranchant, à la partie latérale de l’os frontal, au-dessus du sourcil gauche, avec division et enfoncement d’une partie de cet os, lésion de la dure-mère et de la pie-mère et de la substance du cerveau, de ce côté-là.

 

   3° Une 2e plaie longitudinale, d’environ demi-pouce, à la racine du nez, montant entre les deux sourcils, pénétrante jusqu’à l’os et, plus bas, fracture des os du nez.

 

   4° Une 3e petite plaie à la partie supérieure latérale droite de l’os temporal pénétrante jusqu’à l’os, faite par instrument piquant et tranchant.

 

   5° Une 4e plaie à la partie postérieure de la tête, d’un pouce et demi de longueur, faite par instrument tranchant, aussi pénétrante jusque sur la pariétal droit.

 

   6° Un coup de feu mortel à la partie latérale droite de la poitrine passant au travers d’une partie de la substance du poumon et ressortant à côté des vertèbres du dos.

 

   7° Un 2e coup de feu mortel à la partie latérale droite des fausses côtes, passant au travers de la substance du foie et ressortant à côté de la première vertèbre des lombes.

 

   8° Un 3e coup de feu mortel, pénétrant au-dessus de la partie antérieure latérale droite de ventre, au-dessus de l’os des Isles [= os iliaque], traversant les intestins et ressortant par la partie postérieure, au-dessus de l’os des Isles gauche.

 

 

À l’époque la mauvaise humeur du peuple s’exprimait encore par la mort du responsable supposé des mécontentements réels.

 

À suivre Mémoire de Derschau sur les troubles de Neuchâtel

 

GTell, Documents d’Histoire Suisse 1649-1797  

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28 mai 2014 3 28 /05 /mai /2014 16:49

 

 

Pour les besoins de sa politique extérieure, le roi de Prusse, Frédéric II, veut pouvoir compter sur des revenus fixes. Dans cette intention, il supprime la régie des impôts dans sa principauté de Neuchâtel et il la remplace par une ferme, en 1748. A l’occasion du renouvellement de cette ferme en 1767, le mécontentement des Neuchâtelois se fait de plus en plus vif. Le roi s’estime menacé dans son autorité et dans ses privilèges. Il se résout donc à porter ses griefs devant le gouvernement de Berne que les anciens actes de combourgeoisie désignent comme arbitre entre le prince de Neuchâtel et ses sujets.

 

L’assassinat de Gaudot le 25 avril 1768

 

Claude Gaudot (1713-1768), en sa qualité d’avocat général, soutient à Berne les intérêts du prince. La sentence rendue par Berne, le 23 janvier 1768, est défavorable à la ville de Neuchâtel où l’effervescence déjà vive atteint son comble lorsque Gaudot, nommé lieutenant-gouverneur, revient de Berne, le 24 avril.

 

   La lettre suivante, adressée à François de Marval (1692-1773) par sa sœur Françoise, est extraite d’une publication de L. Thorens intitulée Lettres sur l’affaire Gaudot et l’occupation de Neuchâtel par les troupes des cantons (avril – août 1768).

 

   Mon père finit lundi sa lettre, mon cher frère, en vous disant que l’on avait coupé les traits des chevaux qui devaient conduire M. Gaudot au Château pour le mettre en sûreté, car il ne devait point aller à Berne comme on le disait à la populace. Quand la livrée de la ville, que l’on avait mise près de sa maison pour contenir le peuple, et les deux sautiers de la seigneurie, qui devaient l’escorter à cheval, virent tout ce train et la voiture renversée et cassée, ils s’en allèrent en informer messieurs les quatre [ministraux], et le sautier Convert, qui était dans la maison avec lui et qui devait monter avec lui dans la voiture, montra une bravoure admirable : il se mit à la fenêtre au milieu d’une grêle de pierres qu’on ne cessait de jeter et harangua le peuple ; enfin on cessa pendant quelques moments mais, d’abord qu’il fut retiré, le tapage recommença avec plus de fureur. Enfin il sortit, on ne sait point si ce fut par l’ordre de M. Gaudot, pour aller au Château ou pour demander du secours, voyant qu’il ne pouvait plus rien. Ce fut alors que les horreurs commencèrent : on enfonça la porte de sa maison et on y entra quatre à quatre ; on jeta d’abord tous les meubles en bas jusqu’à ciels de lit et les châlits, enfin jusqu’à tapisseries. Il était caché dans armoire avec son neveu Favarger qui ne l’a pas voulu quitter jusqu’à ce quil a été mort ; ils avaient sept pistolets et une épée ; et, craignant qu’on ne vint le découvrir là, ils en sortirent et se retranchèrent de coin en coin dans sa maison ; pendant que l’un tirait, l’autre chargeait, et ils se défendirent comme des lions jusqu’à 9 heures trois quarts du soir, qu’il fut assassiné, étant assaillis par le nombre ; et alors son neveu le voyant mort se sauva ; jamais je n’ai estimé Favarger qu’à présent. J.-P. Droz a été tué d’un coup de balle à la gorge que M. Gaudot lui tira et plusieurs personnes blessées ; la pauvre Mme Gaudot est au plus mal, on la sauva par force ; elle demandait en grâce qu’on la fît mourir avant son mari ; enfin, si je pouvais écrire tout ce qui s’est passé, il y en aurait plus de 40 pages. Nos magistrats ont fait tout ce qu’ils ont pu pour le sauver, excepté de se mettre à genoux ; ils n’en pouvaient pas faire davantage ; ils ont prié et supplié les grenadiers de vouloir le garder ; jamais ils ne l’ont voulu, excepté à la dernière extrémité, encore Dieu sait comme ils l’ont fait ; ils ont exhorté le peuple ; tout a été inutile. Ils furent au Château quatre ou cinq fois pour dire à M. [Abraham-Louis] Michel qu’ils n’y pouvaient plus rien ; à la fin M. Michel dit : « Et bien Messieurs, combien êtes-vous ? Soixante-quatre ! Allons-y ! Je vais à votre tête. » Et, dans le même moment, on entra et l’on dit qu’il était tué ; alors il jeta sa perruque à terre, en disant : « Pauvre Neuchâtel ! Misérable Neuchâtel ! Tu es perdu ! » M. Derschau ne s’est point montré, crainte que l’on ne respectât pas sa personne ; enfin l’on écrit à Berne et Berne a écrit à la Cour ; on ne dit point les réponses de Berne qu’on dit fort irrité ; M. de Lentulus devait arriver dans trois jours ; mais à présent on ne sait pas ce qu’ils feront.

 

À suivre : le constat des blessures de Gaudot.

 

GTell, Documents d’Histoire Suisse 1649-1797

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