Site consacré à l'histoire de la Suisse. Curiosités suisses.
Sainte-Hélène, mai 1820
L’Empereur a dit devant moi au Grand Maréchal qu’il devrait être flatté par la mobilisation des forces de terre et de mer à Sainte-Hélène : c’est insensé ! C’est démesuré ! Il y a pour me maintenir prisonnier, un bataillon d’infanterie et de l’artillerie de la Compagnie des Indes, plus deux régiments de l’infanterie royale anglaise, plus un détachement de mineurs-sapeurs, plus un escadron de dragons, plus une compagnie d’artillerie royale. Nous ne pouvons faire un pas sans voir un uniforme rouge, et autour de l’île, je sais que rôdent onze navires de guerre pourvus de leurs effectifs complets. Combien de temps le Trésor anglais pourra-t-il entretenir ces folles dépenses ? C’est ce qui m’inquiète, Bertrand, quelle économie et quel débarras pour la Grande-Bretagne de trouver un moyen discret de se débarrasser de moi. Mon Ami, ils tentent de me laisser mourir d’ennui, mais peut-être ce moyen n’est-il pas assez rapide…
Octobre 1820
Nous avons trouvé l’Empereur évanoui dans son bain. J’ai aidé Marchand à le transporter sur son lit et nous avons appelé le Docteur O’Meara. Le capitaine Luytens a fait parvenir un rapport au gouverneur.
Sainte-Hélène, juin 1820
« Connais-tu, Noverraz, le nom de mon fils aîné ?