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Site consacré à l'histoire de la Suisse. Curiosités suisses.

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Sion

Deux mots d'histoire

Il est donc avéré qu'après la campagne de Jules César les Sédunes et les Romains occupaient le pied des collines de Vallère et de Tourbillon, où Sedunum formait administrativement une civitas, puis devint municipe, pour rétrograder au rang de vicus sous l'empereur Dioclétien, mais sans que sa prospérité en souffrît. la fameuse inscription de l'hôtel de ville, datée de 377, première inscription chrétienne de Suisse, prouve le contraire, puisqu'elle loue le magistrat Asclépodote d'avoir remplacé quelque édifice impérial par une construction plus somptueuse. Placé sur la route d'Italie, Sion ne cesse de recueillir un fort mouvement de marchands et de militaires.

Avec les invasions barbares, l'état social se modifie. La vassalité puis la féodalité entrent dans les moeurs. L'évêque du Valais, abandonnant son siège d'Octodure par crainte des barbares et des inondations de la Dranse, se fixe à Sion en l'an 580, et construit sur le roc l'église qui devait devenir la collégiale de Valère. Nanti dès 999 d'une donation régulière de l'empereur Rodolphe III de Bourgogne, qui le rend maître du Comté du Valais, de la Furka à Martigny, et fait de Sion une ville impériale, l'évêque pourvoit à sa sécurité et à son embellissement, en élevant l'enceinte fortifiée et la cathédrale. L'enchevêtrement de ses territoires avec ceux des comtes de Savoie, maîtres du Bas-Valais, entretenait toutefois un perpétuel état de querelle, qui plus d'une fois se solda par la guerre.

Sur la ville divisée alors en quatre quartier: La Citta, Malacort, Pratifori et Claviney, l'évêque assisté d'un major, d'un vidame, d'un sautier et d'un métral résidant à la Majorie, exerçait de son palais un pouvoir d'abord discrétionnaire sur une population trop profondément divisée en nobles, vilains et serfs pour faire oeuvre de politique commune.

Mais avec le temps, l'évêque fut contraint par les besoins de guerre à céder mainte prérogative à ses Sédunois, notamment le droit de marché, dont ils firent grand profit. En 1269 déjà, douze citoyens étaient nommés pour administrer la "communitas". La commune de Sion était née.

Pillé et saccagé à mainte reprise, assiégé enfin par les Savoyards, en 1475, Sion se vit délivré par les troupes confédérées après un farouche combat à la Planta. Le Bas-Valais forma le prix de la victoire, et par ainsi le Valais retrouva son unité politique et géographique et Sion sa place de chef-lieu.

De 1475 à la Révolution de 1789, Sion ne cesse de voir les prérogatives de son évêque grignotées par l'intrigue et des entreprises malheureuses au profit des Dizains. Il connaît une heure de gloire le jour où son évêque Mathieu Schiner (1516 à 1522) coiffe le chapeau de cardinal et conduit ses vaillants Valaisans au secours du Pape. Après la Révolution enfin, Bonaparte se rend maître du Valais qu'il constitue en Département du Simplon afin de tenir la fameuse route d'Italie sous son contrôle direct. La maison de son ambassadeur Châteaubriand, le bel hôtel de la rue de Lausanne, attend néanmoins toujours son hôte.

L'histoire de Sion, brièvement dessinée ici, a laissé partout dans la cité des traces visibles de ses vicissitudes, elle demeure à fleur du sol, où le voyageur curieux n'a point de peine à la retrouver.

 

http://www.siontourism.ch/index.cfm?Page=Buildpage&mainmenuid=123&sousmenuid=0&soussousmenuid=0&locationid=73

http://fr.wikipedia.org/wiki/Sion
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