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Site consacré à l'histoire de la Suisse. Curiosités suisses.

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Le Palais Fédéral Suisse

Description du bâtiment.

 

 

   Dans cette description nous suivrons nous-mêmes le chemin que nous recommandons aux visiteurs pour la visite de l’édifice.

   Avant de pénétrer dans l’intérieur du bâtiment, nous commencerons par en examiner les façades.

   Cet édifice formant le point central de l’ensemble des deux bâtiments d’administration déjà existants, on a choisi pour la construction les mêmes matériaux et le même type de fenêtres cintrées.

   Les façades sont en molasse grise et jaune des carrières d’Ostermundingen, Stockern et Harnischhut, situées à proximité de Berne ; seul le socle au nord est en calcaire noir de St-Triphon, celui des cours et de la galerie sud en calcaire blanc de Soleure. Pour les parties les plus exposées aux intempéries, telles que les petites colonnes avec leurs chapiteaux, les bases et les chapiteaux des grandes colonnes, les balcons et leurs balustrades, les corniches principales des ailes, du corps central, des tourelles et de la coupole on a employé des molasses de Root (Lucerne), Unterägeri (Zoug) et Bollingen (St-Gall), qui sont plus résistantes. Les dalles de l’attique et les degrés de la coupole sont en granit du St-Gothard.

   Le peu de résistance de la molasse de Berne a motivé le choix de corniches à profils simples et fortement prononcés, ainsi que l’emploi de bossages rustiques pour la décoration des murs extérieurs.

   La décoration du corps central de la façade nord, composée de colonnes entre les fenêtres de la salle du Conseil des Etats et d’un grand fronton, est complétée par les sculptures suivantes :

   Aux deux angles de la partie en soubassement du rez-de-chaussée se trouvent des niches contenant des figures de bronze ; l’une, un vieillard, l’historien du passé, présente son œuvre aux magistrats qui entrent ; l’autre, un homme plus jeune, l’historien du temps présent, enregistre l’œuvre accomplie pour la transmettre à la postérité. (Exécution par Reymond, sculpteur vaudois, domicilié à Paris). Les trois têtes sculptées au-dessus des portes d’entrée sont du même artiste et représentent la sagesse, le courage et la force.

   A la hauteur du premier étage se trouvent également deux niches abritant des figures de femmes assises, qui rappellent les deux dates inscrites au-dessus de chaque niche : 1291 et 1848, la liberté et la paix. Elles ont été exécutées par Vibert (de Genève, à Paris).

   Au-dessus des fenêtres, trois têtes symbolisent les races originaires du peuple suisse, les allemands, les burgondes et les lombards, avec leurs casques caractéristiques (exécutés par Vetter, Lucerne).

   Au sommet du fronton s’élève un groupe de trois figurines de femmes, symbolisant l’indépendance politique, la force législative et la force exécutive (de Niederhäusern, de Genève). Aux angles des frontons, des griffons assis, tenant l’écusson fédéral, veillent sur notre indépendance (Laurenti, Berne).

   Sur la façade sud, qui compte un étage en plus à cause de la terrasse en contrebas, nous trouvons au-dessus des fenêtres du premier étage des génies ailés qui sont censés communiquer au pays les décisions de l’Assemblée fédérale (de Niederhäusern, Genève). A droite et à gauche, au-dessus des fenêtres des tourelles, deux groupes en relief : le commerce et la science d’un côté, et de l’autre côté l’industrie et l’art (Pereda, Lugano). Pour établir un contraste avec le fronton de la façade nord, cette façade se termine par une corniche horizontale surmontée d’un attique flanqué de deux tourelles. Sur cet attique sont placées six statues : le guerrier, l’artisan et l’artiste (Lanz, Berne), l’agriculteur, le commerçant et le savant (Albisetti, Lugano).

   Au centre de l’édifice s’élève la coupole dont les quatre faces sont couronnées de frontons et dont les vingt-deux fenêtres éclairent le grand vestibule intérieur.

   Au-dessus de la corniche, dans les frontons, quatre groupes de veilleurs, reliefs exécutés par Kissling (Zurich). L’un de ces groupes veille sur la montagne, près de l’aire de l’aigle ; l’autre sur les collines, prêt à allumer le signal d’alarme ; un troisième dans la vallée à côté des armes en faisceaux. Le quatrième groupe est identique au premier. C’est la garde parcourant du regard le pays tout entier pour maintenir l’ordre et la sécurité au-dedans et au dehors.

   Au-dessus de ces groupes, qui se trouvent à 42 mètres au-dessus de la Place de l’Ours, s’élève encore la coupole et sa lanterne, d’une hauteur de 20 mètres ; l’ensemble est couronné par l’écusson fédéral.

A suivre...

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