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Site consacré à l'histoire de la Suisse. Curiosités suisses.

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Le Palais Fédéral Suisse (10)

   Au dessous de la terrasse sur laquelle nous nous trouvons, dix mètres plus bas, sous le grand mur de soutènement, se trouvent les installations de chauffage et de ventilation dont la visite peut être accordée aux intéressés sur leur demande.

   Toute l’installation a été conçue et exécutée par la maison Sulzer frères à Winterthour.

   Comme chauffage, on a choisi les systèmes suivants :

  1. 1. Un chauffage à vapeur à basse pression,

pour les locaux du rez-de-chaussée en contrebas, le vestibule, le grand hall, les galeries qui conduisent aux pavillons, les escaliers, les loges des gardiens, les locaux nord et sud au dessus des plafonds vitrés et pour le chauffage des doubles locaux de ventilation.

  1. 2. Un chauffage à eau chaude à basse pression,

pour tous les bureaux, les salles des commissions et les antichambres, la salle de travail, la salle des pas perdus et pour les corps de chauffe des fenêtres de la salle du Conseil des Etats.

  1. 3. Un chauffage à air chaud à basse pression,

pour les salles du Conseil national et du Conseil des Etats.

Chauffage à 18° centigrades :

Pour les locaux du rez-de-chaussée en contrebas, pour tous les bureaux et les salles ;

à 12° centigrades :

Pour les corridors, lieux d’aisance, corridors et galeries de communication ;

à 10° centigrades :

pour les deux locaux au-dessus des plafonds vitrés.

 Les locaux ci-après sont desservis par les appareils de ventilation : tous les locaux du rez-de-chaussée surélevé, du premier et deuxième étage, y compris le vestibule d’entrée.

   Le renouvellement d’air par heure varie suivant la destination des locaux et le nombre de personnes qui y séjournent ; pour les bureaux et les salles de commission, ce renouvellement s’opère de une à quatre fois par heure ; pour les antichambres et les salles des séances, il est de 50 m3 environ par tête et par heure.

   Pour produire la chaleur nécessaire de 1'000’000 de calories, on a établi trois chaudières à basse pression, à soupape de sûreté, à régulateur automatique et à feu continu. Les chaudières sont indépendantes les unes des autres et travaillent normalement à une pression de 0,25 à 0,30 atmosphères.

   La conduite principale amène d’abord la vapeur au local de réglage, où elle se décharge dans un répartiteur d’où les conduites se dirigent vers les différents groupes.

   L’eau nécessaire au chauffage des trois groupes principaux à l’ouest, à l’est et au sud, se chauffe au moyen de vapeur amenée par des tuyaux de cuivre dans trois appareils à eau chaude. Le réglage de la température de cette eau se fait automatiquement par un appareil très simple, placé dans la conduite de vapeur elle-même.

   Les corps de chauffe, presque tous à ailettes, ont été placés dans les niches des fenêtres, partout où cela était possible ; leur revêtement est en rapport avec le caractère des locaux où ils se trouvent. Chaque corps de chauffe est muni d’un régulateur, à l’exception de ceux de la salle de travail et de la salle des pas perdus, qui sont réglés dans le local de répartition d’air, au rez-de-chaussée en contrebas.

   Les conduites verticales sont cachées dans des gaines pratiquées dans les murs.

  Pour une exploitation complète, la ventilation exige environ 56'000 m3 d’air frais par heure. Elle est calculée sur une température extérieure de – 20° centigrades. Si la température descend, la quantité d’air doit être réduite.

   La prise d’air extérieur se fait par cinq fenêtres jumelles grillagées, ouvertes dans le mur de soutènement, au sud. L’air descend dans le grand collecteur de poussière et monte ensuite par trois ouvertures dans la chambre de filtrage dont les dimensions horizontales sont les mêmes que celles du collecteur de poussière.

   Le filtrage s’opère au moyen de 260 m2 de drap de cotons fixés sur des châssis en fer. La disposition des vingt champs de filtres permet de les remplacer très rapidement.

   Au sortir des filtres, l’air suit un chemin différent en été ou en hiver.

   En hiver, il passe par quatre grandes ouvertures dans le local du premier chauffage. Ce local est divisé en deux étages symétriques superposés, et contient le corps de chauffe à serpentins pour chauffer l’air frais, les appareils d’humectation et le second chauffage.

   Le chemin parcouru en été est plus court ; le local du premier chauffage étant clos, l’air passe directement du local des filtres aux ventilateurs par deux canaux symétriques spéciaux.

   Du local de répartition, l’air chauffé à 13° centigrades, passe dans cinq chambres de chauffe définitives ou système de canaux.

   La quantité d’air est réglée par des châssis manœuvrés d’un point central.

   Dans les locaux du chauffage définitif, l’air destiné à la ventilation, est porté à la température à laquelle il doit entrer dans les salles. Ces locaux sont également aménagés de manière que l’air n’entre pas en contact avec les corps de chauffe, en été.

   Pour parvenir à une juste répartition de l’air, toutes les conduites verticales sont munies de châssis réglables, actionnés depuis le rez-de-chaussée en contrebas.

   Pour mettre l’air appelé en mouvement, on a installé deux ventilateurs à hélice de deux mètres de diamètre, mis en marche à l’aide de transmissions par un moteur à courant alternatif. La variation du nombre des tours est obtenue au moyen d’un tableau de graduation.

   Chaque ventilateur peut fonctionner séparément, et ses dimensions sont suffisantes pour lui permettre de fournir le cube d’air nécessaire, si les filtres sont propres. Lorsque la force de l’un des ventilateurs devient insuffisante, par suite de la résistance du filtre, tous les deux sont mis en marche avec le nombre de tours nécessaire.

   Pour évacuer l’air vicié de la salle du Conseil national, deux autres ventilateurs sont placés au rez-de-chaussée en contrebas ; ceux-ci sont mis en mouvement par un moteur à courant continu.

   La ventilation de la salle du Conseil national peut se faire de haut en bas et vice-versa ; le réglage se fait par un seul mécanisme dans le local central de réglage.

   Dans les deux installations, l’air vicié est aspiré en bas par les ventilateurs de refoulement et conduit sous la coupole où aboutissent toutes les conduites d’évacuation.

   Dans la salle du Conseil des Etats, l’air extérieur entre par une série de petites ouvertures à treillis placées sous le plafond. L’air vicié sort par de grandes ouvertures au-dessus du plancher et sur les tribunes pour arriver dans la coupole.

A suivre...

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