Site consacré à l'histoire de la Suisse. Curiosités suisses.
Par G.Tell
Dans une partie de nos Alpes, l’usage des oraisons funèbres s’est conservé : quand il s’agit d’un homme du peuple, elle se prononce dans le cimetière même et c’est le plus souvent le maître d’école de la paroisse qui remplit cette fonction. Un de ces orateurs populaires à fait dernièrement aux Ormonts le discours suivant, qui mérite d’être conservé pour son laconisme. Penché sur la fosse, il a dit : Mes frères ! de celui que nous venons d’ensevelir, les uns en disent du mal, les autres en disent du bien : croyez-moi ; laissons-le là…. Aussitôt il se tourne, sort du cimetière, et tout le convoi le suit à la maison du défunt, où, selon la coutume, le repas des funérailles les attend. (1)
(1) Ce repas s’appelle Chatâmoten patois Vaudois ; mot dont l’étymologie est remarquable, puisqu’il est composé de deux verbes hébreux, qui signifient, l’un boire, et l’autre mourir ; comme qui dirait le vin de la mort.
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