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Site consacré à l'histoire de la Suisse. Curiosités suisses.

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Numismatique.

Numismatique.

 

En septembre 1809, on a découvert à Fribourg, au bord de la Sarine, un vase rempli de pièces d’argent pour la valeur métallique d’environ 40 louis : elles sont de différentes grandeurs, mais toutes du même type, et parties-aliquotes les unes des autres. D’un côté, le champ offre une église assez mal faite, avec cette légende en lettres moitié gothiques, SEDES LAVANE (siège Episcopal de Lausanne) : au revers est une croix, avec ces mots, CIVITAS EQISTRI (cité Equestre). On a formé sur ces pièces l’hypothèse suivante : qu’elles avaient été enfouies au commencement du VIIe siècle, à l’époque où l’armée des Transjurains fut complètement battue à Wanguen par les Allemands, malheur qui entraina le pillage de la désolation de tout le pays entre l’Are et le Jura, et notamment d’Avenches et de son territoire. On ne nie point cette défaite arrivée en 611, dont Frédegaire et Aimoin nous ont conservé le souvenir et quelques détails ; mais on pourrait refuser d’accorder à cette époque l’existence de Lausanne comme ville. Marius, qui y transféra le siège épiscopal jusqu’alors établi à Avenches, ne l’a fait que l’année avant sa mort arrivée en 602, et s’est signé au Concile de Mâcon, non Evêque de Lausanne, mais Evêque d’Avenches : Aricus a été le premier Evêque de ce diocèse, qui ait signé en 650 les canons du concile de Châlons sur Saône, sous le nom d’Evêque de Lausanne. En 611 on battait sûrement point monnaie à Lausanne ; c’est bien plus tard que les Evêques ont obtenu ce droit ; et si l’on battait alors monnaie quelque part dans la Transjurane, ce ne pouvait être qu’à Orbe, capitale de cette province, où Theudelane, sœur cadette de Thierri, tenait alors sa cour et gouvernait en son nom les pays situés entre les Alpes et le Jura. Il ne faut point aller chercher si loin de nous ce qui est beaucoup plus près. Toutes les pièces trouvées à Fribourg ne sont que des monnaies d’argent frappées au coin des Evêques de Lausanne, dans le XIe ou XIIe siècle. On peut voir la gravure d’une de ces pièces, à la page 61 du Ive vol. de l’Histoire de Genève, par Spon ; et ce savant antiquaire n’hésite point à y reconnaître la monnaie de l’Evêché de Lausanne. Marquard Wild, bibliothécaire de Berne, dit à la dernière page de son Apologie pour la vieille cité d’Avenches, qu’il y a six de ces pièces en argent, à peu près de la grosseur d’un sol, dans le médailler de la bibliothèque de Berne. Il doit aussi en exister quelques-unes dans la petite collection numismatique de la bibliothèque de Lausanne. En démolissant un mur à la Cité-dessous, il y a environ 50 ans, on en trouva une quinzaine, dont feu Mr. Le banneret Secretan, homme instruit et amateur d’antiquités, distribua quelques-unes aux curieux, et garda les autres pour lui, qu’il m’a montrées à sa campagne de Renens. Il est donc hors de doute que les pièces de Fribourg sont des monnaies de l’Evêché de Lausanne. Le droit monétaire de cet Evêché est des plus anciens, puisque dès l’an 1100 les chartres spécifient des sommes en monnaie Lausannoise ; et que vers l’an 1150, l’empereur Conrad III confirma ce privilège à l’Evêque Amédée : en 1209, l’Evêque Roger, pressé d’argent, inféoda ce droit, contre la volonté du Chapitre, à Ulrich, comte de Neuchâtel ; mais 16 ans après, Guillaume d’Ecublens le retira des mains de Berthold, fils d’Ulrich, en lui remboursant 105 marcs d’argent et 103 livres Lausannoises. En 1216, l’Evêque Berthold de Neuchâtel, sur les plaintes réitérées des voisins contre les monnaies de son Evêché, mit hors de cours toutes celles de son prédécesseur Roger, et en fit battre de meilleur aloi. Dans les statuts de l’Evêché, confirmés en 1368, on trouve cet arrêté : « Le Seigneur Evêque ne peut battre ou faire battre monnaie sans le consentement des trois ordres (le Chapitre, la Noblesse et la Bourgeoisie) ; c’est toujours dans la rue de Bourg que se battra la monnaie de Lausanne, et les monnayeurs ainsi que leur maison, aussi longtemps qu’ils y battront monnaie, sont exempts de chevauchées et de gîtes » : (sunt liberi a cavalcatis et deys Gitayes). Les plus anciennes bractéates frappées à Lausanne, devenues très rares, portaient deux coupes, qui sont les armes de l’Evêché. On trouvera de plus amples détails dans un manuscrit de Ruchat sur les monnayes de l’ancien Evêché de Lausanne, qui dépose dans la bibliothèque de Berne. La seule objection plausible contre ce qui a été avancé sur les monnaies trouvées à Fribourg, se tire de ce que Lausanne n’est point la véritable Cité Equestre (Colonia Equestris), et que ce titre établi par plusieurs inscriptions n’a jamais été contestée à la ville de Nyon : cela est très vrai dans l’origine ; mais à mesure que Nyon déclina et que Lausanne s’agrandit, cette dernière affecta le nom de Civitas Equestris, comme renfermant dans son diocèse une partie du petit pays appelé par les chartres pagus Equestrius : elle mit ce titre sur ses portes, et ses Evêques s’en firent honneur dans leurs monnaies.

P.B.

Helvétiennes 1815

 

Pas de représentation d’une de ces pièces sur Internet, à croire que ça n’intéresse personne ou que les Musées se réservent l’exclusivité afin que la personne vienne en visite au musée pour jeter un œil sur leurs trésors. Donc pour les pièces en question, il faudra visiter le Musée d’Histoire Naturelle de Fribourg où est probablement le petit trésor enfoui au VIIe siècle.
gtell

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B
Bonjour les Suisses Romands d'Overblog ! Je suis un peu comme le chanteur Renaud, je n'aime pas les drapeaux "quoi que le noir soit le plus beau"(1), et apparemment je ne suis pas le seul...Je cherche désespérément un autre avatar que la croix suisse flottant dans une tendre bise en gif animé... Je n'avais rien trouvé de mieux en créant la communauté en me disant que je trouverai autre chose plus tard, mais là je sèche complètement ! Je me tourne donc vers vous pour nous trouver un avatar qui puisse symboliser la Suisse romande. Je lance cet appel à votre créativité pour trouver une image de la taille d'un avatar d'Overblog qui soit clairement reconnaissable par tous les Romands.  Partageons nos idées pour choisir la meilleure. Bon dimanche,(1) Où c'est que j'ai mis mon flingue, ah-là-là... que de souvenirs!)
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