Site consacré à l'histoire de la Suisse. Curiosités suisses.
Imitations : La loi suisse considère comme « imitations » :
a) a) Les ouvrages composés d’un alliage de métaux précieux et d’autres métaux lorsque l’alliage n’atteint pas le titre légal minimal (bague en or 333 millièmes par exemple) ;
b) b) Les objets recouverts de métal précieux, mais qui ne remplissent pas les conditions exigées pour les ouvrages en plaqué ou doublé (par exemple une broche en métal « Amerikaner », c’est-à-dire en métal commun revêtu d’un dépôt d’or de 3 à 4 micromètres au lieu des 8 constituant l’épaisseur minimale légale pour les ouvrages en plaqué) ;
c) c) Les ouvrages composés de métal précieux et de métal commun lorsque la présence du métal commun n’est justifiée par aucune nécessité technique (bracelet comportant des maillons en or et en acier par exemple).
Iridium : Métal du groupe du platine, très lourd, à point de fusion élevé. Il est souvent utilisé en tant qu’élément d’alliage pour le platine, et trouve surtout une application dans la fabrication des pointes de plumes à écrire ; il est également utilisé en technique dentaire et en électrotechnique.
Laiton : Alliage de cuivre et de zinc. Avec l’alpacca et l’acier inoxydable, il constitue l’alliage de métaux communs de prédilection pour la fabrication d’ouvrages destinés à recevoir un revêtement d’or ou d’argent.
Laque : Il est bien connu que l’argent se sulfure, c’est-à-dire se recouvre de minces pellicules de sulfure d’argent noirâtre sous l’effet du soufre contenu dans l’atmosphère. Comme les efforts visant à supprimer cet inconvénient par l’élaboration de nouveaux alliages ont échoué, on cherche à protéger le métal par d’autres moyens, notamment par l’application d’une laque (vernis au four), qui forme isolation entre l’argent et son environnement. Parmi les autres possibilités de protection, citons le rhodiage ou le nickelage de l’argent.
Lingots Plaquettes : Il s’agit de plaques d’or, d’argent ou encore de platine fins, produites par les usines d’affinage des métaux précieux dans une gamme de poids variant entre 1 et 25 g, et souvent portées comme pendentifs ; les lingots sont coulés, alors que les plaquettes sont frappées.
Loi fédérale sur le contrôle du commerce des métaux précieux et des ouvrages en métaux précieux : Depuis les temps les plus anciens, l’or, l’argent, puis le platine ont été utilisés pour la fabrication de bijoux. Depuis toujours également, on connaît des imitations et des falsifications de telles pièces.
En Suisse, une « Loi fédérale sur le contrôle du commerce des métaux précieux et des ouvrages en métaux précieux » protège l’acheteur en poursuivant d’office les contrevenants, faussaires, escrocs. Elle prescrit les indications que doivent porter les ouvrages en or, argent ou platine, les articles en plaqué et les imitations, fixe les règles relatives à leur composition, réglemente le commerce des métaux précieux, énumère les peines prévues en cas d’infraction, falsifications, etc.
Médaille : Pièce semblable à une monnaie, en or ou en argent, mais non destinée à la circulation monétaire. Les médailles sont fabriquées à titre élevé, par exemple 900, 916, 958 ou encore 999 millièmes.
Métaux : Corps simples, en général caractérisés par une bonne conductibilité de la chaleur et de l’électricité, et doués de certaines propriétés telles que dureté, fusibilité, coulabilité, ductilité, etc. A l’exception du mercure, tous les métaux sont solides à température ordinaire.
Selon leur stabilité chimique, les métaux sont classés en deux catégories : métaux précieux (ou nobles) et métaux communs.
Métaux communs : Métaux moins stables chimiquement que les métaux précieux. Parmi les métaux communs courants, citons l’aluminium, le chrome, le cuivre, l’étain, le fer, le mercure, le nickel, le plomb, le zinc.
Métaux précieux : Métaux doués d’une stabilité chimique particulièrement élevée. Certaines de leurs caractéristiques physiques sont également remarquables (l’or, par exemple, peut être réduit par martelage à une épaisseur d’un dixième de micromètre, et laisse alors passer la lumière avec une teinte violette) ; leur valeur esthétique et leur relative rareté jouent évidemment aussi un rôle non négligeable.
Sont considérés comme métaux précieux l’or, l’argent, le platine et les métaux de son groupe, soit : le palladium, le rhodium, l’iridium, le ruthénium et l’osmium.
Au sens de la loi suisse, seuls l’or, l’argent et le platine sont reconnus comme métaux précieux. Il est prévu d’y ajouter le palladium lors de la prochaine révision de la loi.
Micromètre, Micron : Unité de mesure de longueur, égale à un millième de millimètre, utilisée en Suisse pour définir l’épaisseur des dépôts d’or sur les ouvrages en plaqué (épaisseur minimale exigé : 8 micromètres ; à titre de comparaison, une feuille de papier atteint 50 à 80 micromètres). Le terme « micron », ancienne dénomination du micromètre, est encore usuel dans la branche horlogère.
Monnaie : Pièce de métal émise en tant qu’instrument de paiement par un Etat. L’or et l’argent furent durant des siècles les principaux métaux monétaires ; ils sont aujourd’hui presque toujours remplacés par des métaux communs.
Neusilber : Alliage de cuivre, de zinc et de nickel ; synonyme d’alpacca.
Nickel : Métal commun, entrant dans la composition de divers alliages de métaux communs, également utilisé en tant qu’élément d’alliage dans certains ors gris.
Le nickel est parfois employé en tant que revêtement d’ouvrages en argent, pour les protéger de la sulfuration. Un tel dépôt évite certes dans une large mesure le ternissement du métal précieux, mais les ouvrages perdent alors leur teinte blanche caractéristique de l’argent. En outre, le nickel entraine souvent des réactions allergiques de la peau.
Or : Métal précieux jaune, brillant, inaltérable, très ductile et malléable. Il est principalement utilisé pour la fabrication de bijoux, boîtes de montres, monnaies et médailles, ainsi qu’en technique dentaire et dans un grand nombre d’industries (électrotechnique par exemple). Les principaux pays producteurs sont l’Afrique du Sud, la Russie et le Canada.
L’or pur est trop mou pour convenir à la fabrication d’objets. Seuls les lingots et quelques médailles sont produits en or fin. Dans tous les autres cas, l’or est allié à d’autres métaux pour lui conférer la dureté, la résistance mécanique et la couleur désirée.
Si nous ajoutons uniquement du cuivre aux 750 parties d’or, nous obtenons un or « rouge »
Si nous allions exclusivement de l’argent à l’or, nous réalisons un alliage d’or « vert »
Si nous ajoutons aux 750 parties d’or du cuivre et de l’argent en parts égales (125 parties de chacun des deux métaux), nous produisons un or « jaune »
Les ors « rouges », « vert » et « jaune » sont appelés ors « de couleurs », par opposition aux ors gris, dans lesquels c’est le nickel ou le palladium qui officie de métal « colorant ».
GTell, UBOS, en collaboration avec le Contrôle fédéral des métaux précieux.