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Site consacré à l'histoire de la Suisse. Curiosités suisses.

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Réclame en faveur du district de Canta Gallo (2 octobre 1818)

 

 

   Le 2 octobre 1818, Gachet fait publier des Notices sur le climat et les productions du district de Canta Gallo* destiné à l’établissement de la colonie suisse.


   Le district de Canta Gallo, situé au nord-ouest de Rio Janeiro, part de la chaîne de montagne très élevées qui longe la mer sur la presque totalité des côtes du Brésil, est à 25 lieues de sa capitale, dont 20 lieues par eau et 5 par terre.

   La température de cette contrée convient parfaitement aux Européens, et leur permettra de travailler à la terre toute l’année.

   Pendant l’été, la plus grande chaleur n’excède pas 26 degrés, et dans les plus grands froids il y a des gelées blanches qui disparaissent aux premiers rayons du soleil.

   La différence qui existe entre l’été et l’hiver dans la patrie du district de Canta Gallo, destinée aux Suisses, influe peu sur la végétation ; cependant les arbres en hiver se dépouillent de leurs feuilles, mais le jardinage ne cesse pas pour cela d’offrir presque les mêmes ressources que dans les autres saisons.

   Il y a de la terre de diverses couleurs, rouge, jaune, grise et noire, mais toute contiennent plus ou moins de parties essentielles à la végétation. Il y a aussi de l’argile de diverses qualités, dont on fait des tuiles et des vases pour l’usage domestique.

   La terre est d’une fertilité étonnante au Brésil, tout y vient en bouture ; des branches d’arbres et d’arbustes, coupées et mises en terre, prennent spontanément ; un rejeton de chou planté produit un chou. On peut ensemencer les jardins presque tous les mois de légumes divers, plantes potagères, etc. On peut faire deux récoltes de pommes de terre. Elles sont d’une qualité excellente et très farineuse, il y en a une espèce de la forme de cheville, elle est rouge, aussi farineuse que les autres et beaucoup plus sucrée que la châtaigne. Mais de toutes ces productions celles qui donne la plus abondamment c’est le maïs, ou autrement le blé de Turquie, qui rend de 2 à 300 mesures pour une. Ce grain moulu est une nourriture très saine et, de même que la farine de manioc, tient lieu de pain aux habitants de l’intérieur, riches, pauvres et esclaves.

   Tous les animaux, se multiplient en proportion de la fertilité de la terre et de la douceur de ce climat. Les truies font de 4 à 5 portées de 6 à 10 petits dans le cours de deux années.

   La vigne serait une production trop précieuse et trop utile au Brésil pour n’en pas parler. J’en ai vu qui ornait des trailles attenantes à des habitations ; quoique le bois n’en avait jamais été taillé, elle portait néanmoins assez de grappes, mais les grains inégaux dans leur degré de maturité exigeaient qu’on élaguât une bonne partie des feuilles qui interceptent les rayons du soleil. Il est présumable que des plantations à la manière du canton de Vaud et de la Provence, dont le fruit recevrait une chaleur de réverbération, auraient un bon résultat. Ce sera par conséquent à d’habiles vignerons à étudier par diverses expériences la meilleure manière de réussir ; et, si les essais répondent à l’attente, la prospérité que cette branche de culture procurera à la colonie n’aura point de limites.

 

*Aujourd’hui, Cantagalo

 

 


 

GTell, Internet, Documents d'Histoire Suisse.

 

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F
Félicitations pour l'article.<br /> Je voudrais savoir dans quel périodique cette "Réclame" a été publiée.<br /> Merci si vous pouvez me répondre par email fabio.minervini@fgv.edu.br
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