Site consacré à l'histoire de la Suisse. Curiosités suisses.
En 1877, l’hoirie Eberlé se propose de vendre ses usines du Col-des-Roches à l’usage de moulins et scieries ; le Conseil Municipal du Locle hésite à les acheter.
En 1880, le tenancier de la scierie, M. Ch.-A. Hodel, entreprend « dorénavant tous les sciages à façon qui pourraient être demandés », tandis que le nouveau tenancier des moulins, M. Dorlet, annonce que « pour répondre aux nombreuses demandes du public, le moulin du Col-des-Roches – Locle entreprend dès maintenant la mouture à façon de toutes les céréales telles que : épeautre, froment, seigle, orge, avoine, maïs ».
Malgré ce regain d’activité, les jours des « USINES DU COL-DES-ROCHES » sont comptés, car la vente des installations intéresse la Municipalité qui se propose d’abaisser le niveau du Bied afin d’assainir la vallée.
En 1884, lorsqu’un nouveau propriétaire se présente avec une offre de Fr. 75.000.-, le Conseil municipal surenchérit à Fr. 77.500.- ; les moulins Eberlé sont rachetés ainsi par la communauté locloise qui dispose de la concession perpétuelle au droit d’eau ; l’abaissement du niveau du Bied pourra se faire …
En 1886, la turbine actionne une dynamo qui sert à des essais d’électricité ! L’atelier de mécanique et d’installation d’usines d’Hermann Berner (de l’ancien moulin des Ecreuses) répare le mécanisme des moulins et de la scierie. Cependant, les autorités préfèreront à la quinzaine de mètres de chute de la grotte, les 90 mètres de la Rançonnière pour obtenir un courant électrique capable d’alimenter toute la ville du Locle, l’une des premières villes suisses à s’éclairer à l’électricité dès 1890.
En 1894, la grande roue du puits E4 sera retirée et la scierie détruite.
En 1895, le dernier document descriptif des moulins souterrains paraît dans « LE RAMEAU DE SAPIN », sous la plume de l’instituteur Studer. Il a vu les restes de la scierie en face du grand moulin Eberé, et 16 meules dans la maisonnette du bâtiment adossé aux rochers ; une famille vit encore au troisième étage !
En entrant dans la grotte, « en descendant à peu près verticalement et après avoir traversé 5 planchers successifs, on serait tout étonné d’arriver près de la turbine (base du puits E1).
En 1899, la transformation du moulin Eberé en abattoirs-frontière met un terme à l’exploitation des moulins du Col-des-Roches.
En 1902, même la forme des bâtiments sera modifiée par l’adjonction d’ailes dont l’une reliera l’ancienne écurie au moulin Eberé, aspect que l’ensemble a conservé jusqu’à nos jours.
GTell, la Confrérie des Meuniers du Col-des-Roches