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Site consacré à l'histoire de la Suisse. Curiosités suisses.

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LA DÉFENSE DE LA SUISSE en cas d’invasion [16]

Le moteur assure-t-il notre supériorité ?

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Au début de septembre 1914, lorsque les armées allemandes obliquaient à l’est de Paris, le défenseur de la grande capitale, le général Gallieni, comprit que le moment était venu d’une riposte décisive. Vite, vite, faire sortir les troupes pour attaquer les ailes allemandes. Et il improvise le plus grand des transports automobiles qu’ait jamais connu une armée. Il réquisitionna tous les taxis et toutes les voitures particulières. Il y mit son armée et la mena sur le champ de bataille. La rapidité de ce mouvement, due uniquement au moteur, fit tourner le sort de la guerre.

Et aujourd’hui ? Le moteur nous assure-t-il la supériorité sur l’ennemi ? Non. Il ne fait qu’empêcher une infériorité certaine. Car, depuis longtemps, toutes les armées ont su utiliser le moteur. Mais personne ne compte voir le transport rapide des combattants rendre impossible l’établissement d’un front fixe. Sans cela, toutes les armées ne recourraient pas au moteur des tanks. Des tanks destinés à percer un front stable.

[Ce paragraphe me semble fortement ancré dans un passé mort avec la fin de la guerre 14-18. Notre Major n’imagine pas les armées de mouvements, les charges rapides de tanks, les coups de boutoirs que les Allemands de 39, vont utiliser. Le Major voit des fronts statiques, des tranchées, comme il en était l’usage en 14-18.]

Un camion en 1914

Un camion en 1914

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Un camion Allemand de 1939

Un camion Allemand de 1939

Les progrès en matière de véhicules ne semblent pas avoir été perçus par notre Major, comme étant très important et avec la modernité que cela a impliquée dans les vingt années de l’entre-deux guerre.

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