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Toni Rüttimann est, depuis l’âge de 20 ans un bâtisseur de ponts, avec un actif de 665 ponts réalisés.
Né le 21 août 1967 à Pontresina (Grisons) est un “ingénieur” Suisse. J’ai mis entre guillemets le terme d’ingénieur, car il commença son œuvre sans connaissances dans le génie civile. Le premier pont est construit en Équateur, après le tremblement de terre survenu en mars 1987. Rentrée en Suisse, il passe sept semaines à l’EPFZ pour devenir ingénieur civil, mais il interrompt ses études de peur de ne plus quitter la Suisse.
Dans cette petite vidéo, RTS, il révèle le pourquoi de cette vocation. ICI.
(Il faut chercher dans le bandeau sous la fenêtre de la vidéo le sujet Toni le bâtisseur de pont.)
Il a fait du chemin depuis 1987 et son premier pont, puisqu’il a aussi beaucoup de ponts à son actif en Asie du sud-est. C’est là-bas qu’un jour il est foudroyé par une maladie handicapante, le syndrome de Guillain-Barré, en 2002.
Dans sa lente rééducation (1 an alité et deux ans de rééducation) qu’il crée un programme informatique pour faciliter le travail de ceux qui sur le terrain continuent de faire ses ponts. Ce programme permet le calcule, à partir des données topographiques et de la charge utile désirée, le profil du pont, le diamètre et la longueur de chaque élément. Petit programme qui remplace un ingénieur !
Toni, depuis sa maladie, ne peut plus courir, sauter, grimper comme il le faisait auparavant. Il délègue et son programme informatique fait des miracles. Lors de son arrêt hospitalier, 67 ponts ont été ainsi construit.
Sources, Internet, RTS, journaux.
En deux siècles, trois Suisses ont donc laissés leurs noms dans la chronique des bâtisseurs de ponts. L’un d’eux, Toni, est peut-être le plus fabuleux bâtisseur de ponts qui ne cherche qu’à faire du bien, et rien d’autre, surtout pas s’enrichir.
Quelques paroles qui le définissent :
« Il y a huit ans, nous avions été frustrés de ne pouvoir vous offrir notre aide. Pouvons-nous le faire ce soir? » Toni Rüttimann a répondu en souriant: « Pourquoi? Je ne veux pas devenir une banque. La différence par rapport à il y a huit ans, c’est que je peux mieux expliquer pourquoi. »
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Une dame pétrie de bonnes intentions a suggéré que des jeunes civilistes suisses aillent le renforcer sur le terrain. Là encore, Toni a souri. « Je vois dans cette ville beaucoup de personnes âgées qui semblent seules. Est-ce qu’il n’y a pas des choses à faire ici? » Des bras, il en a assez, et il vaut mieux que ce soient ceux des villageois, car eux sauront veiller sur leur pont, l’entretenir.
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Sources, Blog Béquilles, par Peclet.
Cette gentillesse est dans chaque interview qu’il nous donne. Il aurait l’habit d’un religieux, il serait déjà considéré comme un saint. Ce qu’il doit être pour les gens qu’il a ainsi aidé à réunir. Il est peut-être qu’au deux-tiers de sa vie et il continue, comme il a commencé, à bâtir des liens entre les peuples. Je ne sais pas quel Prix Nobel pourrait lui être décerné, mais il mérite quelques reconnaissances officielles.
Les vidéos : en espagnol. En indonésien. Un des poursuiveurs de Toni, El « Puentero », en espagnol et l’on voit comment il communique avec Toni et en suivant le programme informatique inventé par Toni.
Ainsi fini le dossier des Suisses qui ont laissés sur terre une remarquable trace de leur génie de bâtisseurs de ponts.