Jean-Paul Marat
Homme politique d’origine suisse par son lieu de naissance et sarde par son père (Boudry, Suisse, 1743 – Paris 1793). Il a étudié la médecine en France et en Angleterre. Établi à Paris, il fut quelque temps médecin des gardes du comte d’Artois et publia quelques mémoires où l’on trouve plus de passion que de rigueur scientifique.
Dès la Révolution, il délaissera la médecine pour l’action politique et deviendra l’un des grands pourvoyeurs de la guillotine, jusqu’au jour où il tombera lui-même sous le poignard de Charlotte Corday.
Marat, fort infatué, se jugeait un grand médecin. Cependant, ses remèdes nous paraissent inexistants. Ainsi croit-il guérir la phtisie avec une eau « antipulmonique » qui n’était que de l’eau de chaux ; il pratique l’électrothérapie à la façon de son temps, c’est-à-dire en pure perte. Toutefois, certains ont vu dans son ouvrage : De l’homme, ou Des principes et des lois de l’influence de l’âme sur le corps et du corps sur l’âme, l’un des premiers vagissements de la psychosomatique.
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