750 grammes Tous les blogs Top blogs Cuisine Tous les blogs Cuisine
Tous nos blogs cuisine Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Site consacré à l'histoire de la Suisse. Curiosités suisses.

Publicité

Alliances de Fribourg et Soleure, 22 décembre 1481

fr.gifsz.gifso.gif

Fribourg, la pittoresque cité sise au bord de la Sarine, et à la frontière alémano-burgonde, fut fondée en 1157 par Berthold IV, duc de Zahringen. Elle servait de bastion aux Zahringen contre la noblesse de la contrée. A l’extinction des Zahringen, en 1218, la ville passa à leurs parents, les Kybourg (Ulrich III). Avec les Kybourg la ville se trouvait dans la sphère d’influence de la Savoie. Plus tard, elle passa de nouveau de la domination des Kybourg-Habsbourg, qui ne pouvaient la protéger des attaques des Savoyards, sous celle de Rodolphe de Habsbourg et ses fils. Après avoir été tuteurs, ils l’achetèrent en 1277. Il en résulta de terribles combats avec Berne jusqu’en 1341, année où l’on se réconcilia. Dans la guerre de Sempach, Fribourg était encore aux côtés de l’Autriche. En 1403, elle conclut un traité de combourgeoisie avec Berne. Dès lors, l’influence de l’Autriche dans le pays fribourgeois baissa, parce que les intérêts de cette contrée et ceux de Berne se rencontraient. En 1474, l’Autriche renonça à Fribourg. Devant les menaces de Jacques de Romont, allié de Charles le Téméraire, Fribourg dut participer aux guerres de Bourgogne. En 1477, la duchesse de Savoie affranchit Fribourg, et l’immédiateté impériale sous toutes ses formes lui fut conférée. Le jour du « Convenant de Stans » (22 décembre 1481), Fribourg et Soleure furent reçus dans la Confédération. Mais comme les instructions de leurs magistrats n’étaient pas suffisantes, leur entrée devait être encore ratifiée par le Conseil. Fribourg n’eut pas la même égalité de droits que les huit anciens « Orte », mais elle avait une situation de beaucoup meilleure que celle de Zoug et de Glaris. Fribourg, Soleure et Schaffhouse ne reçurent l’égalité de droits qu’en 1502, à l’entrée de Bâle dans la confédération.
Soleure où saint Urs et saint Victor, les deux soldats romains de la légion thébainne, ont donné leur vie pour la foi, garda sa puissance d’attraction même pendant le temps des émigrations. A l’époque des Francs, s’élevait en ce lieu la collégiale des chanoines. Vers la fin du Ixe siècle elle passa à l’Empire allemand pour revenir plus tard au royaume de Bourgogne. En 1033, l’empereur Conrad II devint roi de Bourgogne et Soleure redevint ville impériale. Les Zaehringen l’administraient comme bien de la couronne. Après les Hohenstaufen, la ville, assez grande, dut veiller sur ses libertés. Pour comprendre l’histoire postérieure de Soleure et ses relations avec Berne, il est nécessaire de se souvenir de son alliance militaire avec cette ville, conclue en 1295. Dans la lutte pour la couronne entre Frédéric le Beau d’Autriche et Louis de Bavière, elle conclut avec Berne et les autres villes, un « traité de paix générale », dirigé contre la puissance conquérante de l’Autriche. En réponse, le duc Léopold Ier assiégea la ville en automne 1318. en 1344, Soleure en rivalité avec Berne, acquit l’avouerie sur la ville, mise en gage par l’Empereur, et commença à se créer un territoire propre, en rachetant des territoires mis en gage et en acceptant des « bourgeois forains ». Cependant Berne l’emporta. Ainsi, s’explique l’extension territoriale de Soleure vers le Jura. La ville se garda bien d’en arriver à une rupture avec Berne. C’est en vain qu’en 1382, le duc Léopold III essaya de dégager les territoires hypothéqués que Soleure possédait. Une surprise de la ville par les comtes de Kybourg échoua et se termina par la répartition des terres des Kybourg entre Soleure et Berne. Les deux villes se protégèrent contre les « Gugler » et sauvegardèrent le Mitteland que l’Autriche avait livré en proie à ces hordes. Soleure entra en relations pour la première fois avec l’ensemble de la Confédération en tant que co-signataire de la « lettre de Sempach ». A l’époque de l’ « ancienne guerre de Zurich », la ville de Soleure offrit sa médiation, mais ensuite elle se créa un territoire aux dépens de l’Autriche. Pendant les guerres de bourgogne, elle se tint toujours du côté de Berne et des Confédérés et combattit à Pontarlier, à Montbéliard, dans le canton de Vaud, à Grandson et à Morat. Après cela, la ville pouvait à bon droit frapper aux portes de la Confédération. Mais les « Orte » intérieurs, mécontents, refusèrent de la recevoir. Le « convenant de Stans » (1481) trouva une heureuse solution à la situation politique qui en résulta. La Confédération n’eut pas à se repentir d’avoir accepté Soleure car, en 1499 déjà, durant la guerre de Souabe, elle mérita par sa fidélité et son courage militaire, à Dornach et ailleurs, la confiance qu’on lui avait faite. La Confédération et les deux villes se promirent aide et assistance mutuelle contre tout ennemi. Pour la Confédération, l’engagement se limitait au territoire des villes, tandis que, pour les villes, il s’étendait à toute la Confédération. Les deux villes étaient aussi tenues de participer aux guerres offensives des Confédérés, mais ne devaient pas conclure de nouveaux traités sans le consentement de la majorité. Elles pouvaient accepter des bourgeois ; dans leurs guerres, elles étaient tenues, selon l’avis de la Confédération, de conclure la paix ou non. Pour les uns et les autres, les alliances antérieures l’emportaient sur celle-ci.
 
les Chartes fédérales de Schwyz
Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article