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Lors de l’exposition nationale suisse de 1939 à Zurich, comme auparavant et comme par après, l’armée se présentait. Peut-être différemment que lors des autres manifestations nationales du genre, étant à la porte d’un conflit mondial qui promettait d’être sévère. La leçon de 14 allait ce répéter.
A la différence de 14, en 1939 l’armée s’était plus ou moins modernisée dans certains domaines, mais en négligeant d’autres. Par exemple, aviation et défense aérienne étaient plutôt bien dans le coup, sans être pourtant à la pointe d’une défense pouvant repousser les éventuelles agressions d’une armée plus pointue comme celle de l’Allemagne Nazie.
Ne parlons pas de l’infanterie qui était celle de 14 pour son armement et pour ses déplacements sur le terrain et ses prises de positions sur le terrain. Peu ou pas mécanisée, l’infanterie était trop statique.
Par contre, l’avion de combat Maurane était bien un avion moderne et performent bien que la malheureuse France n’ait pas pu démontrer ses véritables aptitudes au combat face à l’agression allemande.
La Suisse avait donc acheté 2 Maurane à la France et comme à son habitude elle étudia l’avion et améliora celui-ci à son idée et fini par en produire 82 unités sous licence (plus deux autres unités avec des pièces détachées).
Sur le stand de l’Armée on pouvait lire : « Le premier avion monoplace de chasse « Morane » construit en Suisse et qui peut atteindre une vitesse de 500 km à l’heure, mérite un intérêt spécial. »
http://fr.wikipedia.org/wiki/Morane-Saulnier_MS.406
Pour sa défense anti-aérienne, le canon de 20 mm fabriqué par la Fabrique de Machine-Outils Oerlikon, Buehrle & Cie., Zurich-Oerlikon, était un très bon outil de guerre qui fit ses preuves dans de nombreux conflits après la Deuxième Guerre Mondiale. La mécanique de précision et le savoir faire dans les armes fit de ce canon une arme redoutable jusqu’à l’introduction des technologies électroniques. Il a été présent sur tous les fronts, même là où la Suisse n’aurait pas du vendre de telles armes.