750 grammes Tous les blogs Top blogs Cuisine Tous les blogs Cuisine
Tous nos blogs cuisine Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Site consacré à l'histoire de la Suisse. Curiosités suisses.

Publicité

La SSLL

SOCIÉTÉ DE SAUVETAGE DU LAC LÉMAN

 

En juillet 1935 est publié un livret commémorant le cinquantième anniversaire de la fondation de la Société de Sauvetage du lac Léman.

 

On y apprend l’histoire des origines de cette société, ses difficultés à son développement pour couvrir la totalité du périmètre que représente le Léman. Les personnages de cette époque héroïque avec la ténacité nécessaire à toutes œuvres bénévoles telles que le sauvetage des naufragés.

Dommage que nous n’ayons pas l’origine de l’emblème de la société, Étoile d’azur à cinq rais sur champs d’argent, qui est toujours (un peu modifié) celui d’aujourd’hui.

De tous temps des sauvetages ont étés réalisés par de courageux hommes, partout dans le monde, dans toutes sociétés, c’est la nature de l’être humain que d’essayer de sauver son semblable. C’est une chose de savoir qu’un jour de grande difficulté dans une embarcation en train de couler, que quelques témoins vont peut-être « bouger » et intervenir et d’avoir connaissance de l’existence d’un poste de sauvetage dans la zone où l’on se trouve.

C’est donc une question d’organisation et d’administration, voilà donc à quoi étaient confrontés les premiers hommes du sauvetage sur le lac Léman.

Le premier à penser une vision globale de la situation du Léman a été, en 1880, Joseph Mégemond, pilote et capitaine des bateaux à vapeur, qui eut l’idée de grouper autour de lui des gens de bonne volonté que la question intéressait. Il réussit à fonder à Genève, en cette année 1880 la « Société des Sauveteurs du Lac Léman, Rhône et Arve » avec caisse de secours mutuels à l’usage des sauveteurs.

Son action occupait beaucoup de son temps et d’autres sociétés analogues existaient déjà depuis longtemps, Joseph Mégemond sentant qu’il n’était pas en son seul pouvoir de redonner à son entreprise une vie suffisante, s’adressa à l’un des vice-présidents d’honneur de la Société, M. le Colonel William Huber.

D’un caractère exclusivement genevois, la Société se devait d’être Internationale et inclure les cantons riverains. Les sociétés de sauvetages françaises ou suisses ayant toutes les mêmes buts et donc des statuts similaires, il devint facile à William Huber d’aboutir dans ses démarches.

Après différentes séances préliminaires à Versoix, auxquelles assistaient les groupements de Genève, Nyon, Ouchy, Thonon, Versoix, une assemblée générale réunie à l’Hôtel de Ville de Thonon le 6 septembre 1885 et à laquelle prirent part de nombreux délégués des villes et villages riverains, vota les statuts de la « Société de Sauvetage du Lac Léman ».

Pour l’organisation, le Colonel s’inspira de la Société Centrale de Sauvetage des Naufragés à Paris.

Grâce à ses relations, le Colonel Huber réussit à intéresser à son entreprise La Société Centrale des Naufragés, qui lui avait servi de modèle. Cette puissante société accepta bien volontiers le parrainage de la nouvelle société et dota celle-ci du matériel de sauvetage d’une valeur de 1750 fr., somme énorme pour l’époque, et en lui assurant une subvention de 800 fr. pour les canots de la rive française (soit 200 fr. par canot)

 

Une anecdote d’un sauvetage digne de faire exemple.

Des jeunes gens se baignaient sous l’Hôtel Byron près de Villeneuve ; l’un d’eux disparaît sous l’eau.

Un jeune homme se porte à son secours, mais le sinistré le saisit par une jambe et risque de l’entraîner avec lui. Ne se sentant plus alors la force de réussir dans sa tentative, le sauveteur crie au secours.

Gérard Aubort, âgé de 16 ans, se jette à l’eau et arrive sur le lieu du sinistre pour constater que le corps gisait par 6 mètres de fond. Il plonge mais doit remonter sans avoir pu atteindre le sinistré. Il plonge une seconde fois et peut enfin saisir le malheureux, le remonter à la surface et le transporter au bord à la nage. La respiration artificielle a ramené le noyé à la vie.

Aubort a d’autant plus de mérite qu’il sortait de maladie et était encore faible. Il a couru un danger très sérieux et il a fait preuve de grand courage et d’abnégation complète.

 

Pour la Société de Sauvetage aujourd’hui, suivez le lien suivant :

http://www.sisl.ch/

 

 

Colonel William Huber

président de la Société

 

 

Albert Dunant

président de la Société

 

 

Fédor de Crousaz

président de la Société

 

 

Juste Lagier

président de la Société

 

 

Louis Schwitzguébel

secrétaire gnéral

 

 

Arthur Teysseire

secrétaire général

 

 

Les sections en 1935

 

 

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
G
Super, te voilà sur une bonne route, j'ai trouvé très interessant,si tu popuvais me trouver des archives sur l'histoire de Jean-Pierre Dapples car il a aussi bcc fait pour Lausanne et le reste du canton, je pourrais le montrer à ma fille. A bientôt GR
Répondre