Site consacré à l'histoire de la Suisse. Curiosités suisses.
Né à Carouge le 16 mai 1872 et décédé le 11 mars 1954 à Lausanne
Architecte de la tour Métropole Bel-Air, du cimetière du Bois-de-Vaux, de la façade de la gare CFF, du tribunal fédéral, le jardin botanique sur la colline de Montriond, l’ancienne banque fédérale qui est aujourd’hui le restaurant Manor à St-François, et du parc du Valency.
Médaillé d’or aux Jeux Olympique de 1912 à Stockholm en architecture
Si la Suisse voit dans les Concours d’art un moyen de devenir l’un des pays pouvant trouver la gloire Olympique, c’est peut-être parce que l’architecte Laverrière fit très fort lors du premier concours organisé par le CIO en 1912. La protestation des suisses lors de l’abandon des Concours d’art ne changera rien au fait que cette curiosité culturelle n’avait pas rassemblé toutes les volontés dans ce domaine.

Laverrière aimait les concours!
Premier médaillé en architecture, Laverrière et la Suisse rêvèrent de gagner dans cette discipline des nouvelles médailles d'or, d'argent et de bronze.
Les espoirs suisses s’arrêtent…
La protestation suisse.
À propos des Compétitions d’art aux Jeux Olympiques. Le groupement des artistes suisses pour les jeux olympiques est mécontent.
Suivez le lien…
http://www.la84foundation.org/OlympicInformationCenter/RevueOlympique/1952/BDCF31/BDCF31o.pdf
Le Sport et la Culture au CIO aujourd’hui.
La nécessité d’une éducation interculturelle.
Par Zhenliang He
L’Olympisme allie le sport à la culture et à l’éducation. En quelques mots, tout est dit et aussi tout est à développer. Le programme est immense et sa réalisation sans fin. Coubertin écrivait qu’en restaurant les Olympiades, il n’avait pas regardé près de lui mais très loin. Il prévoyait en effet, le développement des Jeux Olympiques avec tout ce qu’ils englobaient dans l’Antiquité, c’est-à-dire le sport et la culture. Ce mot de culture est à comprendre dans son sens général, avec tout ce qui caractérise les différentes civilisations dans leurs expressions, dans leurs comportements et dans leurs relations avec l’éthique. L’art, au sens courant du terme, et l’éducation étant des parties de la culture.
Coubertin avait compris la difficulté de son projet qui était d’insérer dans le programme des Jeux Olympiques des concours d’art au même titre que les épreuves sportives. Il attendit la Ve Olympiade pour entamer la réalisation de son plan. Il ne fut guère soutenu par l’enthousiasme des organisateurs des Jeux de cette Olympiade à Stockholm ; pourtant les concours eurent lieu et on aurait pu croire qu’ils entreraient définitivement dans le programme. Des concours furent encore organisés jusqu’à la XIVe Olympiade à Londres en 1948, et ils s’arrêtèrent. Rétrospectivement il est intéressant de noter que très peu d’artistes qui participèrent à ces concours ont laissé un nom impérissable. Il n’est pas dans mon propos de chercher une explication à ce phénomène. Ce que je constate, c’est que la suppression des concours d’art aux Jeux Olympiques ne rompit pas l’association sport-culture, qui est l’essence de l’Olympisme ; cette alliance s’est tout simplement développée différemment. Des Olympiades culturelles, de plus en plus grandioses sont organisées. Leur programme s’étale sur les quatre ans qui précèdent la cérémonie d’ouverture des Jeux de l’Olympiade aussi bien que des Jeux Olympique d’hiver.
Les comités d’organisation entrent en contact avec tous les pays du monde et les plus grands artistes prêtent leur concours à ce prestigieux festival, qui permet avant tout à la population du pays hôte des Jeux de découvrir, d’entendre et de voir des artistes et des œuvres des autres continents.
Depuis la fin du XIXe siècle, le monde a connu de profonds changements, la société s’est transformée, et le sport crée sa propre culture. C’est ce qui a été constaté par le Forum organisé par la Commission culturelle du CIO en 1997. Le dynamisme de cette nouvelle culture a fait éclater les barrières artificielles de la culture en tant que chasse gardée, réservée à une élite. Les cérémonies d’ouverture et de clôture des Jeux Olympiques sont un des meilleurs exemples de cette évolution. Ces cérémonies sont le résultat d’un travail de création qui combine la culture et les traditions qu’elles soient nationales ou continentales avec les traditions et les symboles olympiques. Ce message envoyé et reçu grâce à la télévision par des milliards de spectateurs, devient universel. Les barrières multiculturelles s’effritent, la communication se développe grâce au sport et le monde artistique n’est plus séparé du monde sportif.
Nous avons pu le constater en organisant récemment un concours olympique d’œuvres graphiques et de sculptures à l’échelle internationale. Ce concours était ouvert à tous les étudiants des écoles d’art mais aussi à tous les athlètes affiliés à une fédération de sport. Le succès de participation à ce concours (cinquante-quatre CNO annoncés l’ont organisé à l’échelle nationale) a démontré, et c’était nécessaire que ce soit fait, que le sport et l’art se côtoient sans cesse et que la jeunesse ne fait plus de différenciation plus ou moins péjorative entre ces deux sphères.
On sait que l’autorité du CIO dépend pour une large part des efforts continus et des nouvelles initiatives dans le domaine de la culture et de l’éducation. La Commission exécutive et la Commission pour la culture et l’éducation olympique sont bien conscientes de leur mission dans ce domaine.
En effet, la nécessité d’une éducation interculturelle n’a jamais été plus manifeste que dans notre monde global actuel. L’éducation olympique doit devenir davantage multiculturelle aussi bien qu’interculturelle en explorant et en célébrant la diversité culturelle au sein du Mouvement olympique. En un mot, l’Olympisme est le carrefour universel et le trait d’union de la jeunesse du monde où se retrouvent les aspirations de tous et de chacun.
Zhenliang He, membre de la Commission exécutive du CIO ; président de la Commission pour la culture et de l’éducation olympique.
gtell, internet, CIO, epfl