Site consacré à l'histoire de la Suisse. Curiosités suisses.
Sainte-Hélène, octobre 1816 Les jours se traînent, le vent alizé souffle, c’est Marchand qui s’occupe de l’Empereur qui s’est emporté contre moi hier pour une question de bottes égarées. J’ai longtemps lambiné avant d’écrire ces lignes, mais il m’a paru...
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Sainte-Hélène, octobre 1816 Il n’est question depuis hier, que de superstitions ! Nous avons aperçu l’Empereur perdu dans la contemplation des nuages… Il a dit au comte Bertrand : « Je cherche des Signes. Le ciel nous envoie parfois des prémonitions....
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Sainte-Hélène, septembre 1816 Beaucoup de malades autour de moi : M. de Las Cases a une hépatite et Gourgaud une dysenterie. Quant au maréchal Bertrand, il a une entorse. Il y a eu une scène violente entre l’Empereur et le gouverneur qui exige des économies...
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Sir Thomas Breame parle assez bien le français. Il m’a aimablement salué comme je passais près de sa maison basse passée à la chaux et décorée de géraniums, comme les maisons de chez nous. Je savais que c’était la ferme de la Compagnie des Indes et je...
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Sainte-Hélène, mai 1816 Cipriani qui servait à table, me dit : « On parle d’un compatriote à toi. » J’entrai sous le prétexte d’apporter une carafe d’eau de source. « Cet homme me fait peur ! disait l’Empereur. Il était une sorte de double de moi-même....
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Sainte-Hélène, 18 avril 1816 L’île a un nouveau gouverneur : sir Hudson Lowe. L’Empereur a refusé, lundi, une invitation à dîner avec lady Moira, la femme du gouverneur des Indes. Sir Hudson Lowe L’Empereur nous a confié ses espoirs secrets, disant que...
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Sainte-Hélène, décembre 1815 Ce qui exaspère l’Empereur, c’est cette surveillance continuelle : le capitaine Poppleton a les yeux partout. Au coucher du soleil, un cordon de fonctionnaires, placés de dix pas en dix pas, investit les bâtiments et le jardin....
Lire la suiteSainte-Hélène, fin décembre 1815 Elbe n’était qu’une toute petite principauté, mais l’Empereur y avait sa Cour, sa Garde, ses calèches, et surtout, on y parlait italien, tandis que Sainte-Hélène n’est qu’une vaste prison. J’ai appris à m’y retrouver :...
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23 décembre 1815 Nous avons guetté toute la journée l’arrivée d’un navire. A bord du « Doris », il y aura le courrier, une provision de livres réclamés par l’Empereur, et de nombreux chevaux. Les frères Archambault se sont dépêchés de débaptiser un alezan...
Lire la suiteSainte-Hélène, décembre 1815 Peut-être que le pire, c’est le temps : comment s’habituer à ce vent perpétuel, pire que notre bise : l’alizé du Cap ? Impossible de prévoir le temps : on se lève au soleil, et les premières grosses gouttes de pluie tombent...
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