Site consacré à l'histoire de la Suisse. Curiosités suisses.
Paris, mars 1810 J’ai acheté « L’eau admirable » chez un apothicaire, rue de la Harpe, mais cela ne m’a pas guéri et mon ami l’Auvergnat m’a conseillé d’aller voir un de ses lointains cousins qui a le don de guérir les maux de dents dont je souffre. Je...
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Paris, mai 1811 Parce qu’il voudrait présenter une supplique à l’Empereur, M. de Trouville veut m’inviter à dîner. Il m’a fait choisir : le restaurant Grosse-Tête de la Place Gaillon est, dit-il, la seule table de Paris qui serve encore des saupiquets...
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Paris 1811 Roustan m’a emmené dîner chez lui. Il avait épousé en 1806 une bien jolie demoiselle qui avait à peu près mon âge et que j’avais déjà remarqué parce que la petite Douville était la fille d’un huissier de l’Empereur et c’était lui qui avait...
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Paris 1811 On parle beaucoup de bals, de jeux et spectacles et les femmes ne savent pas qu’inventer pour se faire remarquer : jupes fendues, robes transparentes ; on leur voit les épaules et même plus bas ! On veut oublier les années terribles. Grâce...
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Paris 1811 Constant a été bon pour moi, m’inculquant de bonnes manières, corrigeant mes fautes, souriant avec indulgence de certaines de mes expressions et de mon accent. Le plus difficile a été de distinguer les Messeigneurs des Altesses et, la première...
Lire la suiteParis, décembre 1810 Je me suis lié d’amitié avec un homme de mon âge qui travaillait près de moi quand j’étais encore aux Ecuries. Il s’appelle Le Goff. Il est franc comme l’or et il a toujours le sourire. Hier, il m’a emmené avec sa petite sœur au Cercle...
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Paris, 17 novembre 1810 Constant m’a dit de faire très attention aujourd’hui, parce que, pour l’Empereur, le 17 n’est pas un jour comme les autres ! Et il se montre encore plus tatillon qu’à l’ordinaire. Le Pédant m’a parlé des superstitions de l’Empereur,...
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Septembre 1810 Je suis toujours mal à l’aise devant lui. Il est « tatadzenille* ». Sa nervosité est contagieuse. Il est plein de tics. Il prononce parfois des paroles si brèves que je ne les comprends pas, et j’ai peur qu’il me prenne pour un idiot, mais...
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Paris août 1810 Constant m’a fait voir une montre bien étrange avec un cadran décimal. Heureusement, m’a-t-il dit, depuis le 11 nivôse de l’an XIV, on avait supprimé tout cela, parce qu’avant, la Convention avait voulu adopter une réforme éclatante :...
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Paris, 20 juillet 1810. Le temps me dure bien mais la vie est meilleure depuis que je suis piqueur. Je visite Paris en compagnie d’un valet auvergnat dont les parents tiennent boutique, rue du Bac, où son frère est charbougnat. (charbougnat = charbonnier)...
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