Site consacré à l'histoire de la Suisse. Curiosités suisses.
Elbe, 18 juillet 1814 Je suis monté en grade mais je le vois moins. Aujourd’hui, je m’embarque pour Livourne où j’ai des rendez-vous. J’ai entendu l’Empereur dire, en débarquant à Portoferraio : « Ce sera l’île du repos ! » Portoferraio Mais, une semaine...
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Elbe, juin 1814 Le bateau de Livourne est arrivé apportant le courrier et la triste nouvelle de la mort de l’Impératrice. L’Empereur a seulement dit : « Pauvre Joséphine, elle doit être bienheureuse maintenant. » Puis il s’est retiré dans sa chambre et...
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Orgon, fin avril 1814 Partout, l’Empereur n’entend que des cris de haine. Devant l’auberge où nous nous sommes arrêtés, les vitres de la Dormeuse sont brisées à coups de pierres et de bâtons, et ce sont les commissaires étrangers qui tentent de le protéger...
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L’Exil Briare, 21 avril Nous avons roulé toute la journée dans la « Dormeuse », la berline où l’Empereur a son lit, tirée par six chevaux, accompagnés de cinquante cavaliers. Devant nous, il y avait une première voiture avec les généraux Cambronne et...
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Fontainebleau, avril 1814 L’Empereur s’est longuement promené dans le parc en compagnie du Maréchal et du duc de Bassano, et un petit enfant lui tendit un bouquet de violettes. L’Empereur me dit de le mettre dans un vase avec de l’eau, et le lendemain,...
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Fontainebleau, 17 mars 1814 Personne n’a dormi. Dans la nuit du 13, nous l’avons cru perdu. Les docteurs qui entrent et qui sortent prononçaient des mots, « datura stramonium »… « Herbe du Diable ». …On parle d’empoisonnement, on pensa à un attentat,...
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Paris, Les Tuileries, 1814 Des bruits arrivent jusqu’aux Tuileries ; je ne révélerai pas de noms, mais je crois qu’ils disent vrai, ceux qui racontent qu’il y a plus de 100.000 déserteurs. Le tirage au sort, qui datait du 29 fructidor de l’an XI, fournissait...
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1813 Nous n’avons malheureusement retrouvé aucun journal de Noverraz datant de l’année 1813. Nous savons qu’il a accompagné l’Empereur dans ses campagnes : il était auprès de lui à Lutzen, à Bautzen, à Dresde, à Leipzig, bien trop occupé sur les champs...
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Paris, Les Tuileries, fin décembre 1812 L’Empereur est revenu de Russie avec les débris de ce qui fut la Grande Armée. J’étais resté à Paris parce que j’étais malade du foie, mais beaucoup de gens me témoignent de la froideur ou même du mépris. Quand...
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Paris, 1812 J’ai croisé au palais, un être très impressionnant : tout courbé, très âgé et avec un air de grande bienveillance. J’ai questionné Constant. C’est certainement Pierre Le Clerc, me dit-il, l’Empereur le tient en grande estime, et voici pourquoi. Vers...
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